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Guinée: l’ex-chef de la junte Dadis Camara nie son implication dans le massacre de Conakry (avocat)

juillet 16th, 2015 | par Leguepard.net
Guinée: l’ex-chef de la junte Dadis Camara nie son implication dans le massacre de Conakry (avocat)
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L’ex-chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara, interrogé lundi à Ouagadougou par des magistrats guinéens, a nié son implication dans le massacre du stade de Conakry en 2009 mais a reconnu une « responsabilité morale », a rapporté mardi son avocat. « En ce qui concerne la responsabilité pénale, cette responsabilité est personnelle, individuelle. En l’état actuel de la procédure, il a dit qu’il ne reconnaissait pas les faits », a déclaré l’avocat de M. Dadis Camara, Me Jean-Baptiste Jocamey Haba. « Ça n’a été qu’une manière de réitérer ce qu’il a toujours dit: il n’a pas reconnu les faits », a insisté le défenseur, interrogé par plusieurs journalistes. Également inculpé pour sa « responsabilité de commandement », selon son avocat, Moussa Dadis Camara a à l’inverse « reconnu sa responsabilité morale », « à l’image d’un père de famille qui répond des actes posés par ses enfants », car il était chef de l’Etat et commandant en chef des armées au moment des faits, a révélé Me Haba. Le capitaine Camara, en exil au Burkina Faso depuis 2010, a été inculpé le 8 juillet à Ouagadougou pour « complicité d’assassinats, séquestrations, viols, coups et blessures » par trois magistrats guinéens enquêtant sur le massacre d’au moins 157 opposants, perpétré le 28 septembre 2009 alors qu’il était chef de la junte militaire au pouvoir. Ces trois magistrats l’ont pour la première fois interrogé sur le fond lundi, au cours d’une longue audition qui a duré de 9H00 à 20H00 (locales et GMT), a constaté l’AFP.

Le 28 septembre 2009, les forces de défense et de sécurité avaient battu, poignardé et tué par balles des opposants au régime militaire, rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour réclamer que le président autoproclamé depuis décembre 2008, le capitaine Dadis Camara, ne se présente pas à l’élection présidentielle. Au moins 157 personnes avaient été tuées et plusieurs dizaines sont portées disparues depuis, selon un rapport de la Commission internationale d’enquête de l’ONU, qui avait conclu à la « responsabilité pénale individuelle » de plusieurs cadres de la junte, dont Dadis Camara. De même source, au moins 109 femmes avaient aussi été violées dans ce stade et ses environs. Moussa Dadis Camara a annoncé en mai son intention de se présenter à la présidentielle d’octobre en Guinée. Le chef de l’opposition Cellou Dalein Diallo, avec qui il a fait alliance, a dénoncé une « instrumentalisation de la justice ».

 

 

Source: AFP

2 Comments

  1. Bangoura, L says:

    Alpha Condé qui ne pourra jamais remporter d’élections libres et transparentes en Guinée, remuera terre et ciel pour transformer la candidature de Dadis et son désormais statut politique, en un véritable Kouroukan Fouga , qui signifie Gros mensonge à transformer comme une réalité évidente, en utilisant de corrompus réseaux d’informations nationaux et internationaux pour le valider momentanément.

  2. Bangoura Lamine says:

    Quand la vérité judiciaire se réveillera dans notre dans notre pays, la famille des patriotes contemporains incarnée par la jeune génération dont Dadis est partie, la République et le principe de la séparation des pouvoirs triompheront pour le grand plus grand bonheur des citoyens guinéens et les amis de la Guinée et de L’Afrique.

    Dadis est prié de tenir bon contre vents et marrées. Un justicier épris de liberté et de paix pour son peuple ne peut ni ne doit être complaisant des tyrans.

    L’histoire retiendra qu’après la période coloniale et celle des indépendances, l’Afrique continua après les Thomas Sankara, d’enfanter illustres fils, révélés comme étant des messies qui auront contribuer à réveiller et à booster les consciences collectives africaines vers la prise en mains de leur liberté et de leur responsabilité éternelles, gages de l’indépendance et de développement économiques et social. Le sacrifice de Dadis fera école. Les générations à venir enseigneront des nobles idéaux et ta dignité patriotique, consistant à ne jamais céder à la facilité pour ton confort personnel et au détriment de ton vaillant peuple, aux sirènes de l’éphémère qui s’autoproclament héros démocratique pendant qu’ils divisent, pillent et tuent leur propre peuple sans défense. Mais il y a aura une justice pour tout, tôt ou tard . Le procès de Hissain Habré, qui aura régné durant les huit et douloureuses années au Tchad ( 1980-1990 ) en est d’ailleurs une illustration historique.

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