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Guinée : Cellou Dalein Diallo, question d’honneur ( par François SOUDAN)

août 7th, 2015 | par Leguepard.net
Guinée : Cellou Dalein Diallo, question d’honneur ( par François SOUDAN)
Politique
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« On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans », disait André Malraux. Pour le chef de file de l’opposition guinéenne Cellou Dalein Diallo, cette assertion est à l’évidence sans grands fondements. Comment expliquer son pacte avec le diable, si ce n’est par la conviction qui semble être la sienne que les principes de la morale sont incompatibles avec les nécessités de la politique ?

Lâché par Touré, Dalein Diallo vise la présidentielle d’octobre, quels qu’en soient le prix et les moyens

 

Que la manœuvre, purement électoraliste, vaille le coup d’être tentée en concluant une alliance de circonstance avec un homme peu fréquentable mais susceptible de lui apporter un nombre significatif de voix en Guinée forestière, pourquoi pas. Lâché par son ex-binôme Sidya Touré, qui ne cesse depuis de dénoncer son repli identitaire, Dalein Diallo vise la présidentielle d’octobre, quels qu’en soient le prix et les moyens.

Justifications inacceptables

Ce qui est inacceptable en revanche, c’est de se réclamer de la présomption d’innocence due au capitaine Dadis Camara pour justifier son choix, au lieu de se féliciter de l’inculpation et d’exiger le jugement de celui dont la responsabilité – si ce n’est la culpabilité – dans le massacre du 28 septembre 2009 a été mise en lumière par les enquêtes de l’ONU, de la CPI et de la FIDH.

Il n’y a pas si longtemps, Cellou Dalein Diallo réclamait que Dadis Camara soit traduit devant les juges de La Haye pour avoir fait tuer et violer ses militants. Aujourd’hui, il en vient à suspecter la justice guinéenne d’être instrumentalisée parce qu’après avoir inculpé une douzaine de proches du capitaine putschiste, dont certains (les colonels Pivi et Tiegboro notamment) étaient devenus des collaborateurs du président Alpha Condé, elle s’est enfin décidée à inquiéter son nouvel allié.

L’opposition guinéenne semble avoir perdu en chemin une partie de son honneur.

Prise au piège d’une Commission électorale qu’elle a voulu politique plutôt que technique et qui a fini par lui filer entre les doigts (« S’ils veulent en réviser la composition, ils n’ont qu’à déposer un projet de loi organique devant le Parlement », tranche Alpha Condé interrogé par Jeune Afrique), l’opposition guinéenne semble avoir perdu en chemin une partie de son honneur. Nul doute qu’il se trouvera des Guinéens pour s’en souvenir le moment venu.

 

François Soudan   Jeune  Afrique

 

 

 

6 Comments

  1. abdou says:

    Les journalistes alimentaires existent partout. Cet article est dénudé de toute impartialité…

    • Sayali says:

      Je trouve ces ststaitiques un peu bizarres. Le nombre d’internautes dans les pays de l’uemoa n’a pas varie9 par rapport e0 l’anne9e passe9e sur le meame site. C’est le nombre d’habitants qui a change9, baissant du coup la pe9ne9tration d’internet dans la population.Or sur le terrain, nous savons que les choses bougent. Ce n’est pas pour rien que les cybercafe9s s’ouvrent partout.

  2. abou says:

    mon Ami tu connais mal François Soudan. je te recommande de lire le papier de Olivier Roger, de Jean Batiste Placa et autres de la Presse internationale sur cette alliance maudite. Cellou le leader peulh a pactisé avec le diable. il a sacrifier ses militants tombés le 28 septembre…..

  3. Bangoura Lamine says:

    François Soudan qui a été initié au métier du journalisme par feu Siradio Diallo, a un dilemme : la déchirure du Liban, sa patrie, empêtrée dans un conflit ethnique et religieux depuis plus de décennies, est menacé de disparître aujourd’hui par l’Etat islamique après avoir été politiquement dominé par Syrie des Hassad qui dictaient tout et décidaient de tout.

    François Soudan est un des ceux qui, par chantages, sèment la haine en Afrique

    La création du journal Jeune Afrique, fut initié par le socialiste Sénégalais Léopold Sédar Senghor après la naissance des éditions présence africaine.

    Senghor procédera à la demande de Siradio Diallo à la promotion de Jeune Afrique aussi bien en Afrique qu’ailleurs dans le monde.

    Aider par Houphouët et Aimé Césair entre autres, Jeune Afrique obtiendra sa reconnaissance internationale et connaîtra des difficultés auprès de certaines révolutionnaires qui ne marchandaient pas le silence de ce journal inféodé par le néocolonialisme.

    Jeune Afrique larguera dans les 1970 sa doctrine socialiste au profit de sa nouvelle doctrine capitaliste et mercantile. C’était avant l’arrivé des opportunistes d’aujourd’hui, tels Soudan, Placa qui ont colonisé le journal.

    L’apparition des réseaux sociaux, notamment internet, causera de sérieux manques à gagner du journal Jeune Afrique, voué à disparaître bientôt.

    Les cadres actuels de Jeune Afrique, dont François Soudan, Sollicitent ce qui reste de dictateurs en Afrique pour devenir les actionnaires de ce journal désormais dépassé, inutile et qui n’a de réalité africaine que le nom. Tout le reste n’est que propagande, chantage, marchandage sur fond de mensonge et d’escroquerie. Voilà maintenant que ces petits voyous, menteurs et propagandistes des dictateurs débarquent sur réseaux pour y déposer leurs immondices contre les victimes.

    Comment comprendre que les François Soudan et autres Batiste PLaca S’acharnent à plaquer le nom de  » diable  » à un Dadis qui a toujours coopérer avec justice et réclame le droit à la vérité sur les massacres du 28 septembre 2009 ?

    Ces prétendus journalistes professionnels oseraient-ils qualifier un autre présumé innocent européen, asiatique, américain ou australien de  » diable ? « .

    Pourquoi Jeune Afrique et alliés ne dénoncent pas les violations répétées des droits et les libertés en Guinée, les prisons politiques ainsi que les nombreux crimes économiques et politiques du régime barbare de leur ami Alpha Condé depuis 2010 ?

    Soudan, Placa, Diop, Eboté et compagnie, soyez conscients que vous avez perdus votre âmes en cautionnant les actions des derniers dictateurs africains à souiller l’honneur de ses illustres fils  » Dadis, Sankara, N’krouma, Mandala, Lumumba, ect. » et de fouler au sol la démocratie du continent.

    L’histoire démontrera bientôt, je crois, le sort réservé à votre ami Alpha Condé, son clan et son réseau que êtes, bande de propagandistes et de corrompus.

     » Les ennemis de l’Afrique sont les africains et ses prétendus amis « , disait Alpha Blondy.

  4. abdou says:

    Juste pour tirer le chapeau à Bangoura Lamine pour la pertinence de son commentaire. Heureuement qu’on a des compatriotes capables de discernement et qui peuvent sans complexes se faire entendre sur les préoctions de notre pays. Ne soyons pas partisans, soyons objectifs pour que la guinée avance!

  5. barry says:

    mr. Soudan,quand on est ou se dis journaliste on dois pouvoir se comporté ainsi;depius un bon moment je suis trés surpris de vos( VOUS ET HASSAN DIOP en general les journalistes francais)de votre manque de neutralité même si le président actuel guinéen est votre AMI le devoir devais prévaloir.mais vous ête aussi á l´image de votre pays avec sa haine contre la guinée.sachez que la verité vas toujours triomphée.depius 2010 est votre ami au pouvoir en guinée quand il as eu besoin du soutien de Mr.Dadis oú eteiz vous?en 2013 pour les legislatve,en 2010 lors de la campagne de Alpha Conde « TOUS SAUF UN PEUHL »

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