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PROGRAMME POLITIQUE DE L’UNION DES FORCES REPUBLICAINES(UFR) 2015-2020

septembre 26th, 2015 | par Leguepard.net
PROGRAMME POLITIQUE DE L’UNION DES FORCES REPUBLICAINES(UFR)  2015-2020
Politique
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Sidya Touré campagne                                                          

 

  PROGRAMME POLITIQUE DE L’UFR  2015-2020

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Le programme que je vous propose se fonde sur la nécessité de promouvoir un développement centré sur l’homme et plus durable à long terme, avec un accent particulier sur le renforcement des capacités humaines, la promotion de la femme et des jeunes, la lutte contre la pauvreté et une croissance équitable sur la base d’un partenariat dynamique entre les différentes parties prenantes au processus de développement de la Guinée.

A cet effet, nous élaborerons des plans d’actions nationaux et nous adopterons une approche programme comme cadre d’harmonisation des interventions de tous les partenaires au développement pour atteindre plus efficacement les objectifs communs ainsi définis.

 

Le programme que je vous propose s’articule autour de 10 points :

  • la réforme de l’Etat ;
  • Nouvelle politique économique et financière ;
  • Restauration des institutions et renforcement de la démocratie ;
  • Promotion de l’emploi ;
  • Lutte contre la pauvreté particulièrement celle des femmes et des jeunes ;
  • Reforme du système éducatif et sanitaire ;
  • Financement des infrastructures et aménagement du territoire ;
  • Développement de l’agriculture, sécurité alimentaire et environnement ;
  • Développement du secteur minier ;
  • Lutte contre l’insécurité intérieure et extérieure.Le programme ci-dessus qui sera donc mis en œuvre a pour ultime finalité de gouverner la Guinée autrement au profit du plus grand nombre de guinéens.

1.      Réforme de l’Etat

 

L’appréciation des problèmes de gouvernance intègre aussi bien la mise en place des institutions que l’application des textes législatifs et réglementaires. Elle est jaugée à travers la volonté politique réelle d’aboutir à une société entièrement participative où les gouvernants et élus locaux sont investis d’un mandat précis dont ils répondent devant leurs mandants, où la gestion de la chose publique est transparente et soumise à un contrôle indépendant, où la justice fonctionne de façon indépendante et où la société civile joue son rôle de partenaire à part entière.

 

La mise en place d’un cadre de concertation au niveau national en vue de nouer un dialogue avec l’ensemble des forces politiques de la Nation s’avère donc être une nécessité à laquelle nous nous engagerons.

 

Je vais donc initier avec la plus grande vigueur les actions visant à :

 

  • Mettre en œuvre un véritable programme de refondation de l’Etat ;
  • Faire de l’Adminisration Publique une administration professionnelle au service des adminisrés par la mise en place des critères objectifs de nomination et de promotion des agents publics ;
  • Reformer les appareils repressifs d’Etat en vue de les mettre au service des citoyens ;
  • Renforcer les appareils idéologiques d’Etat en vue de créer une mentalité nationale favorable au développement de la Guinée;
  • Renforcer les institutions publiques ;
  • élaborer et à mettre en œuvre un plan de formation des élus locaux et des agents de l’administration centrale, communale et décentralisée ;
  • promouvoir une décentralisation effective au bénéfice des collectivités locales à travers un renouvellement régulier de leurs organes basé sur un mandat et un plan d’actions précis ;
  • renforcer la société civile pour lui permettre d’avoir un droit de regard sur la manière dont sont gérées les affaires publiques ;
  • promouvoir la culture du service public, la bonne compréhension de la citoyenneté et le bon exercice des libertés publiques  dans un débat contradictoire à travers la libéralisation effective des médias d’Etat ;
  • Apporter l’assistance administrative adéquate aux guinéens de l’étranger et la diaspora ;

 

2.      Nouvelle politique économique et financière

 

L’application des réformes économiques et financières adoptées en Guinée dans le cadre des programmes convenus avec les IBW se caractérise par de brèves périodes de bonnes performances suivies de dérives, parfois induites par des chocs externes mais aussi souvent, par un manque de volonté politique : les causes de ces insuffisances résident dans l’opacité des pratiques de contrôle, un environnement de corruption alimenté par l’impunité, la faiblesse des capacités de gestion et l’insuffisance de conditions incitatives pour les investissements directs étrangers.

Le poids du secteur public demeure encore important dans l’économie nationale, l’Administration publique est peu efficace du fait de l’absence de motivation chez les fonctionnaires qui ne disposent pas des moyens à la réalisation de leurs missions. La gestion macro-économique souffre de faiblesses de capacités en matière d’anticipation et d’orientation de politique : si la Guinée s’est souvent dotée d’une vision à long terme, le constat est que les actions conduites ne s’intègrent pas dans cette vision.

 

Notre action en la matière va consister à :

 

  • Faire une reforme pronfonde des administrions financières ;
  • Faire rupture avec l’actuelle gestion budgétaire par l’instauration des budgets programmes appuyés par la décéntralisation budgétaire tel que prévu par la nouvelle loi organique de finances;
  • mener une politique économique et financière qui donne la priorité aux secteurs de production, porteur de croissance et à favoriser un climat propice à l’investissement privé ;
  • assurer un développement économique équilibré de la Nation par une répartition équitable de la richesse nationale ;
  • mettre en œuvre des politiques sectorielles qui favorisent une croissance forte et durable grâce à une gestion transparente dans le cadre d’une bonne gouvernance institutionnelle ;
  • réhabiliter les chambres consulaires et en faire des partenaires privilégiés dans la définition et la mise en œuvre des politiques économiques ;
  • lutter efficacement contre la corruption en renforçant les contrôles et en sanctionnant les responsables de malversations ;
  • renforcer la coordination des régies financières, assurer une bonne discipline budgétaire et une gestion transparente des finances publiques ;
  • maintenir des relations de qualité avec les partenaires extérieurs en honorant scrupuleusement les obligations prises par l’Etat dans le cadre des programmes de coopération ;
  • mettre en place une nouvelle politique de gestion de l’aide publique au developpement ;
  • Promouvoir une économie de marché et de mondialisation des échanges ;

 

  • Restauration des institutions et renforcement de la démocratie                                                               Afin de cerner de façon précise la problématique, nous allons procéder à une analyse sous l’angle politique et institutionnel pour apprécier l’état d’enracinement de la démocratie ainsi que la participation et le dynamisme de la société civile guinéenne.Après un quart de siècle de centralisme politique et économique, la Guinée s’est engagée à partir de 1985 dans la construction d’une société libérale et d’un Etat de droit ; dans ce cadre, le pays s’est doté d’une Loi fondamentale qui instaure le régime présidentialiste et consacre la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. La charte des partis politiques et ses Lois Organiques ont été promulguées, ainsi que toute une série de Lois sur la presse, sur l’Assemblée Nationale et ses membres, sur l’organisation et le fonctionnement de la Haute Cour de Justice, de la Cour Suprême et du Conseil National de la Communication. Des consultations électorales avec la participation de plusieurs partis politiques ont été organisées par le Gouvernement et la Commission Electorale Nationale Indépendante; elles ont été souvent entachées par des fraudes et des violences.Récemment, à la faveur de la transition vers un régime civil démocratique, le Conseil National de la Transition faisant office de Parlement a élaboré et adopté une nouvelle Constitution et un nouveau Code Electoral actuellement en vigueur ainsi que de nombreux autres textes.Bien qu’on note quelques tentatives d’affranchissement progressif du législatif vis-à-vis de l’exécutif et d’une manière générale les Institutions Républicaines mises en place, il existe des problèmes notamment l’absence de moyens visant à assurer leur bon fonctionnement et leur efficacité.      

 

  1. Au regard de cette situation, les problèmes de gouvernance ne peuvent s’expliquer que par des insuffisances d’ordre politique que nous nous engageons à corriger à travers les mesures ci-après :
  2. Concernant les droits humains, même s’il n’existe pas encore de cas graves de violations des droits fondamentaux, les arrestations et détentions arbitraires, les abus de pouvoir et les cas de tortures ont souvent été dénoncés par les organisations de défense des droits de l’homme. Les entraves à la liberté d’expression des partis de l’opposition sont fréquentes et souvent émaillées de violences avec des morts, des viols et des blessés ; l’accès aux médias publics ou l’organisation de manifestation et de cortège pourtant reconnus par la Loi est souvent limité voire interdit.
  3. Le système judiciaire, à l’instar du Parlement, souffre également du manque de moyens de travail adéquats et de personnel suffisant et qualifié, ce qui entame sa crédibilité du fait de sa lenteur excessive ; en outre, le poids de la tutelle est encore important et le système est à la recherche de plus d’indépendance. L’adhésion de la Guinée à l’OHADA qui devrait lui permettre de rassurer les investisseurs n’a pas encore produit les effets escomptés du fait de certaines résistances.
  4. On note en ce qui concerne le Parlement, que les débats ne sont pas enregistrés et les résultats des délibérations ne sont pas archivés ; de même l’absence d’assistants parlementaires ne permet pas aux élus d’approfondir l’étude des dossiers et de maîtriser véritablement les enjeux qui sont en arrière plan des lois votées. De plus, l’insuffisance de culture démocratique ne permet pas encore la prise en compte des vues des partis d’opposition et les entraves à l’expression sont encore nombreuses.
  5.  
  • rétablir effectivement la séparation des pouvoirs tout en renforçant le bon fonctionnement et la qualification des institutions républicaines et assurer un accès équitable aux médias audio visuels ;
  • promouvoir l’indépendance du CES et de la Haute Autorité de communication vis-à-vis de l’Exécutif en modifiant notamment le mode de désignation de leurs dirigeants ;
  • rendre sa crédibilité et son efficacité au système judiciaire en renforçant son indépendance vis-à-vis de la Chancellerie et en améliorant le traitement et les conditions de travail des juges ;
  • Informatiser le système judiciaire (casiers judiciaires, archives juridiques, etc.) ;
  • Renforcer la lutte anti-corruption.

 

  • Promotion de l’emploi

 

  1.  

Le poids du secteur public reste encore prédominant dans l’économie nationale même si des efforts sont en cours pour le désengagement de l’Etat des secteurs productifs. Les activités du secteur privé concernent principalement les services et le commerce et très peu l’agriculture. Ce faible intérêt pour l’agriculture traduit une certaine désaffection des opérateurs économiques pour ce secteur en raison de l’absence de mesures incitatives et d’une politique cohérente de développement du secteur qui recèle pourtant d’énormes potentialités de développement pour le pays. La plus grande partie du secteur manufacturier formel est constituée aujourd’hui par les entreprises publiques privatisées ; leur viabilité et parfois leur survie sont encore précaires. L’amélioration de la productivité du secteur primaire constitue le levier sur lequel on doit s’appuyer pour promouvoir l’emploi. Or, ce secteur qui emploi 70% de la population active du pays et qui est incontestablement celui dont l’essor aurait les plus fortes répercussions positives en chaîne sur l’ensemble de l’économie, se caractérise par un phénomène de sous emploi considérable. Le développement du secteur privé agricole n’a pas encore répondu aux attentes des populations. L’Etat continue donc d’être, sur le marché du travail, le principal employeur du pays.

Par ailleurs, l’environnement juridique et financier rencontre de nombreuses faiblesses d’ordre institutionnel et organisationnel qui entravent le développement du secteur privé.

Les actions que nous allons mettre en œuvre dans le cadre de la promotion de l’emploi se résument comme suit :

·         simplifier davantage la fiscalité guinéenne en diminuant les taux d’imposition en matière douanière pour les intrants agricoles ;

  • faire une large diffusion des textes juridiques et améliorer conséquemment les conditions de travail et de vie des magistrats ;
  • intégrer progressivement le secteur informel dans l’économie formelle et améliorer le taux de monétarisation de l’économie ;
  • mettre en place un secteur financier adapté aux besoins du secteur privé ;
  • mettre en œuvre une politique dynamique de développement des infrastructures de base dans le domaine de l’électricité, de l’eau, des transports et des télécommunications pour accélérer les effets induits de la croissance.

5.      Lutte contre la pauvreté particulièrement celle des femmes et des jeunes

 

L’incidence de la pauvreté s’est accrue au niveau national passant de 53% en 2007 à 55,2% en 2012. Sur la période, la pauvreté a augmenté de 4,9 points en milieu urbain et de 1,7 points en milieu rural. L’accroissement de la pauvreté sur les deux dernières années s’explique par l’inflation galopante et le manque d’emploi. Deux éléments principaux ont impacté négativement l’évolution des revenus réels en milieu urbain au cours des dernières années, à savoir l’inflation et l’emploi. Ils ont été affectés par la hausse mondiale des prix des produits alimentaires et énergétiques, la politique macroéconomique inappropriée conduite jusque-là et la faiblesse du niveau de croissance économique.

 

La pauvreté touche principalement les jeunes et les femmes. Ces deux couches de la population comptent les plus fortes proportions de personnes victimes d’exclusion sociale.

En effet, selon le DSRP 3, les jeunes sont confrontés au chômage touchant 86% des filles diplômées et 61% des garçons diplômés. Quant aux femmes, elles comptent 62% de personnes actives économiquement et seulement 8,5% des salariés. Paradoxalement, les femmes forment 70% de la population agricole et elles produisent 90% des denrées alimentaires mais n’ont que 2% des terres. Très peu de femmes ont accès au crédit (5%).

La pauvreté est un phénomène complexe et multidimensionnel qui s’analyse selon des critères monétaires et non monétaires, en termes d’accès aux services sociaux de base, selon la catégorie socioprofessionnelle, selon le genre et le lieu d’habitation. Il ressort que le faible niveau de développement social et humain découle de la mauvaise orientation de l’action politique, de l’insuffisance structurelle des forces productives et de l’environnement institutionnel.

 

Notre politique de lutte contre la pauvreté va permettre de :

 

  • réaliser une stabilité macro-économique durable et porteuse de croissance profitable aux pauvres ;
  • rendre opérationnelle notre stratégie de développement en vue d’une politique globale et à long terme de réduction de la pauvreté ;
  • renforcer les capacités d’exécution des projets et programmes de lutte contre la pauvreté ;
  • mettre en place un observatoire de la pauvreté permettant un meilleur suivi/évaluation des stratégies et programmes de lutte contre la pauvreté ;
  • combattre la corruption et la mauvaise gouvernance causes de la pauvreté des populations ;
  • renforcer la promotion du secteur privé pour la résorption du chômage ;
  • réorienter et utiliser de façon optimale les ressources dégagées par l’allégement de la dette en faveur de la réduction de la pauvreté ;
  • maintenir la paix sociale et la sécurité des biens et des personnes vivant sur le territoire de la République de Guinée ;
  • prendre en compte les besoins des femmes et les questions de genre dans les politiques et programmes de développement, notamment en matière de lutte contre la pauvreté ;
  • faire participer les femmes à la prise de décision dans les domaines qui les concernent, notamment le domaine politique et dans la gestion de l’environnement.

 

6.      Réforme du secteur éducatif et sanitaire

 

Le sixième point de notre programme traite respectivement la réforme du secteur éducatif et la reforme du secteur sanitaire.

 

a.      Réforme du secteur l’éducation

 

L’insuffisance de l’offre éducative, le faible revenu des parents et les pesanteurs socioculturelles sont les principales causes de la sous scolarisation en Guinée.

En effet, l’offre éducative demeure très faible par rapport à la demande potentielle et réelle, maintenant ainsi la Guinée dans le groupe des pays à plus fortes proportions de jeunes illettrés et d’enfants non scolarisés ; à cela s’ajoute l’insuffisance en qualité et en quantité d’infrastructures scolaires et d’enseignants.

 

Nous allons focaliser notre intervention sur les axes qui visent à :

 

  • Mettre en place une nouvelle politique attractive de l’éducation ;
  • améliorer la qualité de l’éducation dispensée tant au niveau de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire que de l’enseignement technique professionnel et de l’enseignement supérieur ;
  • améliorer qualitativement et quantitativement les structures d’accueil au niveau infrastructures et personnels ;
  • réduire les disparités existant entre les régions, milieux urbain/rural et les sexes ;
  • favoriser l’adéquation formation/ emploi ;
  • augmenter les allocations financières à l’éducation ;
  • améliorer le taux d’analphabétisme élevé des parents ;
  • Créer des écoles nationales d’administration et des écoles normales techniques ;
  • Créer des bibliothèques publiques ;
  • Mettre en place le projet de création de l’Institut de veille technologique. Dans le cadre de l’exécution du Programme Minimum d’Urgence, prévoir la mise en place d’un dispositif de gratuité des fournitures et des cantines scolaires dans le Primaire.
  • Reforme du secteur sanitaire

 

 

Pour tenter de résoudre les nombreux et sérieux problèmes de santé des populations, il sera mis en œuvre des programmes et projets dont certains visent à lutter contre la maladie, et d’autres à promouvoir la santé ; les maladies les plus visées par les programmes sont : le paludisme, les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës chez l’enfant, les MST/SIDA, les dix maladies cibles du PEV et les maladies nutritionnelles de l’enfant, les endémies locales telles que la lèpre, la tuberculose, l’onchocercose, les troubles dus à la carence en iode.

Les programmes de promotion de la santé visent à créer les conditions et l’environnement hygiénique susceptibles de réduire autant que faire se peut les causes de morbidité et de mortalité, notamment au niveau des populations vulnérables (enfants, mères, …..). Ils visent également à développer une campagne d’IEC en matière de planification familiale et de maternité sans risques. Ces programmes concernent la santé maternelle et infantile, la vaccination, la promotion de l’allaitement maternel, la lutte contre les troubles dus aux carences en micro nutriments, la consommation de l’eau saine, la santé mentale.

 

La politique de réforme que nous allons mettre en œuvre vise à :

 

  • mettre en place une nouvelle gouvernance des adminisrations sanitaires ;
  • améliorer l’accès des services de santé aux groupes les plus vulnérables ;
  • augmenter l’allocation des ressources financières à la santé tout en assurant une plus grande participation de la communauté à la gestion du système de santé ;
  • créer les conditions et les motivations nécessaires pour palier à l’insuffisance qualitative et quantitative du personnel de santé ;
  • lutter efficacement contre la mortalité infantile, infanto-juvénile et maternelle ;
  • renforcer les services de prévention et la vaccination
  • Etablir une assurance maladie ;
  • Revaloriser la profession médicale par l’octroi d’honoraires décents ;
  • Promouvoir la complémentarité entre médecine moderne et traditionnelle ;
  • Réhabiliter le service de voirie locale, communale et nationale ;
  • Créer des unités industrielles de tri, de récupération et de recyclage des déchets ;
  • Favoriser l’offre de médicaments génériques dans les pharmacies et hôpitaux pour satisfaire les malades à faibles revenus.Dans le cadre de l’exécution du Programme Minimum d’Urgence, prévoir la mise en place d’un dispositif de gratuité des soins au niveau des Services d’Urgence dans les CHU.

7.      Financement des infrastructures et aménagement du territoire

 

La pauvreté se manifeste également à travers l’habitation et ses équipements tant en zone urbaine qu’en zone rurale. La croissance démographique s’est traduite par une forte pression sur l’habitat et les équipements (eau, voirie, assainissement), ce qui a accentué la dégradation du cadre de vie des populations vulnérables, d’où l’énorme déficit en logements décents.

A Conakry, la plupart des logements sont vétustes et offrent en général très peu de confort. Par ailleurs, le nombre élevé de personnes dans les habitations dénote une très grande promiscuité. Cette situation de l’habitat est la conséquence de l’absence d’une politique d’aménagement de l’espace et de promotion immobilière. L’Etat n’a pas mis en place un véritable cadre de développement de l’industrie de construction, ni favorisé l’émergence de structures de financement de l’habitat. En somme, l’immobilier n’a jamais été stimulé ni au niveau de la demande, ni au niveau de l’offre.

 

En ce qui concerne les équipements sociaux, malgré un fort potentiel hydraulique, l’accès à l’eau potable en Guinée demeure encore un luxe notamment en milieu rural.

Si en milieu urbain la qualité de l’eau est relativement bonne, les populations n’en profitent pas assez en raison du coût élevé des abonnements et de la consommation.

En milieu rural cette situation est la conséquence du manque d’infrastructures de base et de valorisation suffisante du parc existant ; l’accès à l’eau potable est également réduit en raison de l’éloignement des points d’eau des lieux de vie.

 

En matière d’hygiène et d’assainissement, la situation n’est pas meilleure. Les comportements à risque des populations, les pratiques hygiéniques néfastes, la déficience des moyens d’évacuation des excréta, la mauvaise gestion des déchets solides et liquides (eaux usées et pluviales) ainsi que la faiblesse des connaissances et l’accès à l’information favorisent la forte prévalence des maladies, notamment celles d’origine hydrique.

 

Dans le domaine de l’électricité, malgré quelques progrès dans le nombre de branchements, l’arrêt des réformes institutionnelles engagées depuis 1994 a contribué  à affaiblir le secteur ; la capacité de production et de gestion sont faibles et nécessite une amélioration conséquente pour obtenir un taux d’accès acceptable ; sans compter un coût de l’électricité qui se trouve être parmi les plus élevés de la région. Le faible taux d’accès,  le prix élevé du Kwh et le nombre insignifiant de branchements nous indiquent le bas niveau de performance du ce secteur.

 

Bien que le principal opérateur de télécommunications soit  privatisé et le marché de télecommunication libéralisé, la télédensité du pays reste en dessous de la moyenne sous régionale d’une ligne téléphonique pour cent habitants ; le nombre de ménages sur les réseaux fixes et mobiles est important, le nombre de publiphones publics ou privés est  inexistant ; la fluidité du trafic entre opérateurs ou au sein du réseau de la SOTELGUI est mauvaise compte tenu de la saturation des principaux commutateurs et du mauvais état des réseaux de câbles.

En outre, il faut rappeler que les améliorations, toutes technologies confondues, l’ont été quasi exclusivement à Conakry où vit seulement 15% de la population.

 

Les infrastructures de transport (routes, aéroports, ports, réseau ferroviaire) sont insuffisamment développés et constituent un frein au développement harmonieux des activités économiques sur l’ensemble du pays. La Guinée dispose de peu de routes bitumées. Le reste du réseau routier peu entretenu devient difficilement praticable en hivernage pénalisant conséquemment le trafic. Le port insuffisamment équipé est, par ailleurs handicapé par les coûts élevés de diverses prestations qui en font le port le plus cher de la sous région. Il en est de même des prestations aéroportuaires. La Guinée n’a plus de chemin de fer fonctionnel destiné au transport de passagers et de marchandises ; les trois réseaux existants appartiennent aux compagnies minières qui les utilisent pour le transport de la bauxite, de l’alumine et des intrants.

 

Pour corriger cette situation, Il s’agira donc pour nous de :

 

  • viabiliser les terrains à bâtir pour baisser le coût de construction des logements ;
  • garantir la sécurité foncière au plan juridique pour un meilleur fonctionnement du marché foncier ;
  • définir un cadre de facilitation pour le financement du logement social ;
  • créer les conditions législatives et réglementaires propices à la mobilisation des ressources humaines et financières indispensables au développement du secteur de la construction ;
  • améliorer l’offre de logements décents par la restructuration des quartiers anciens et la réglementation des loyers ;
  • améliorer l’accessibilité à l’eau potable, à l’électricité, au téléphone et à l’assainissement notamment en milieu rural ;
  • améliorer le cadre institutionnel et les performances des structures de gestion de l’eau, de l’électricité, des télécommunications et de l’assainissement ;
  • réduire les disparités entre régions ;
  • sensibiliser les populations sur les comportements en matière d’hygiène et d’assainissement.
  • Poursuivre la modernisation du secteur énergétique par la construction de nouveaux barrages et la réhabilitation des équipements ;Dans le cadre de l’exécution du Programme Minimum d’Urgence, il faudra relancer les projets suivants : Fluidité du trafic à Conakry ; Programme de Développement Urbain (PDU) ; Zone d’Activités Diverses à Conakry (ZADC) ; Désenclavement des quartiers défavorisés..

8.      Développement de l’agriculture, sécurité alimentaire et environnement

 

La Guinée possède d’immenses potentialités agricoles avec une superficie cultivable d’environ 6 millions d’hectares, soit le quart de la superficie totale du pays, un sol riche et des conditions climatiques favorables.

Malheureusement, seulement 1,6 millions d’hectares sont mis en culture chaque année et l’agriculture reste très traditionnelle, pluviale et extensive. Les gains de productions vivrières ont été essentiellement obtenus par une extension des surfaces cultivées. Les rendements n’ont que très peu évolué.

 

Pour le café, le niveau de la production exportée est resté faible à 12 /15.000 tonnes par an et la production cotonnière à connu des phases de crise marquées par une évolution en dents de scie.

 

Les exportations de fruits demeurent très faibles, loin de leur niveau de 1960.

La diversité des conditions pédoclimatiques permet l’élevage de diverses espèces animales. Dans la filière de la pêche, les espèces hauturières sont exploitées par des chalutiers essentiellement étrangers qui exportent leurs captures ; l’armement guinéen est embryonnaire ; la pisciculture est quasiment inexistante malgré des atouts certains de la Guinée forestière dans ce domaine.

Bien qu’affirmé avec force, la promotion et la consolidation du secteur privé se sont heurtées à de nombreuses contraintes.

Les organisations paysannes, bien que s’étant numériquement accrues, demeurent encore fragiles. Les PME naissantes ne disposent ni de l’expérience requise, ni des appuis nécessaires pour normaliser et gérer leurs relations avec un environnement qui, à l’heure actuelle, se révèle inapte à l’émergence d’un secteur privé dynamique dans le secteur agricole.

Malgré une évolution positive des indicateurs économiques, la Guinée reste un pays à faible revenu et un faible taux de satisfaction des besoins essentiels de la population. Directement liée à l’insécurité alimentaire, la pauvreté est surtout marquée en milieu rural où près de 53% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Elle touche plus particulièrement les couches sociales les plus vulnérables avec des disparités régionales ; les régions les plus touchées étant la Moyenne et la Haute Guinée.

Une réponse durable en matière de sécurité alimentaire dépend de l’engagement politique et des mesures vigoureuses qui seront prises pour développer le secteur rural qui regorge d’un potentiel immense.

En effet, une attention accrue en faveur de la production des cultures vivrières notamment celles qui font l’objet de la consommation de masse permettrait de réduire la dépendance du pays à l’importation de produits comme le riz et soulagerait dans le même temps sa balance des paiements.

 

Notre politique en faveur de ce secteur vital pour notre pays  vise à :

 

·         Mettre en place une nouvelle politique agricole cohérante au service des agriculteurs. Cette politique accorde de traitement de fiscal de faveur dans tous le processus de production ;

 

  • assurer la sécurité alimentaire à travers un accroissement de la production agricole et maraîchèreet une amélioration des circuits de distribution ;
  • mettre en œuvre une politique qui va contribuer à la croissance économique et aux recettes d’exportation ;
  • améliorer les revenus des populations grâce à une diversification de la production et à l’amélioration de la productivité des exploitations agricoles ;
  • promouvoir les investissements privés dans le secteur rural, par la poursuite du désengagement de l’Etat des activités de production et de commercialisation et par l’amélioration du cadre législatif et réglementaire ;
  • renforcer les services et projets et poursuivre le développement des infrastructures rurales notamment les pistes rurales, l’hydraulique villageoise et l’électrification rurale;
  • assurer la protection de l’environnement et l’utilisation rationnelle et durable des ressources naturelles ;
  • Soutenir les secteurs de la pêche et de l’élevage notamment en allouant des crédits aux agriculteurs, pécheurs et éleveurs ;
  • Encourager l’artisanat porte d’entrée du tourisme
  • Développement du secteur minier

 

 

En ce qui concerne les ressources minières, la Guinée a cette mauvaise réputation de « Scandale géologique », tant le sous-sol Guinéen est riche mais très mal exploité.

Nos principales ressources minières sont : la bauxite, le fer, le diamant, l’or, l’uranium, le calcaire, Le chrome, le cobalt, le cuivre, le graphite, le manganèse, le nitrate, le nickel, la pegmatite, le plomb, le sable lourd, le zinc, le granit de toutes les couleurs. Cependant, celles qui sont en cours effectif d’exploitation sont la bauxite (teneur 65% – 18 milliards de tonnes de réserves), le minerai de fer (teneur 70% – 18 milliards de tonnes de réserves), le diamant et l’or.

La plus grande partie de ces minerais reste encore inexploitée ou sous-exploitée à l’instar de la bauxite dont les réserves s’élèvent à 18,8 milliards de tonnes avec plus de 40% d’alumine. Ce qui situe la Guinée au premier rang mondial avec plus de 18 milliards de tonnes contre 5 milliards de tonnes pour l’Australie qui vient au deuxième rang en ce qui concerne les réserves.

Cependant,  la Guinée produit annuellement 13 millions de tonnes de bauxite et occupe le second rang derrière l’Australie dont la production est de 27 millions de tonnes.

S’agissant du fer, les conditions opaques d’attribution des permis ainsi que l’instabilité juridique ont entraîné un retard considérable dans le démarrage de l’exploitationsur le Simandou et le Nimba.

Quant à l’exploitation de l’or et du diamant, les renégociations abusives des permis ont entraîné l’arrêt de la plupart des activités industrielles laissant la place à l’exploitation artisanale.

 

Notre politique pour mettre en valeur nos ressources minières sera de :

 

  • Adapter le code minier au contexte actuel, afin d’attirer les investisseurs et augmenter les revenus de l’Etat ;
  • Mettre en place une convention minière type ;
  • Reviser l’actuel code minier à travers la négociation avec les sociétes minières concessionnaires ;
  • Diversifier les d’exploitation des ressources minières ( concession, association, junt ventur, contrat d’entreprise et l’entreprise publique) ;
  • Lutter contre la corruption principalement dans l’attribution des permis d’exploration et d’exploitation ;
  • Créer un cadre de concertation permanent avec les opérateurs publics et privés ;
  • Encourager la mise en valeur de tous les minerais non encore exploités. Cela créerait 200 000 emplois directs
  • Investir dans les infrastructures routières (principalement les voies reliant les villes de Boké, Koumbia, Paraou-Yamia, Termessè, Hoore-Herinko aux terminaux minéraliers), hospitalières et scolaires, de sorte à créer des conditions propices au renforcement des capacités et à l’accueil des employés et de leur famille.
  • Augmenter la production de bauxite en passant de 13 millions à 25 millions de tonnes;
  • Encourager et favoriser la transformation des minerais dans le pays pour capter une part plus importante de la valeur ajoutée et créer des emplois pour les jeunes ;
  • Favoriser les projets d’intégration avec les pays voisins pour désenclaver les zones miniers et accélérer la mise en valeur de nos ressources ;
  • Redéfinir le rôle de l’Eta tout en renforçant ses capacités en qualité et en quantité tant matérielles qu’humaines ;
  • Créer l’Ecole Nationale d’Administration minière ;
  • Favoriser l’émergence des filières de géologie et de mines dans nos universités et grandes écoles de formation.S’agissant du secteur pétrolier et gazier, les études ont confirmé l’important potentiel dont dispose la Guinée. En effet, plusieurs maux freinent l’émergence de ce secteur dans notre pays, il s’agit notamment :
  • Cependant, la gestion obscure de ce secteur empêche la population de bénéficier des retombées de ces ressources.
  • Du manque de transparence dans l’attribution des permis de recherche et d’exploitation ;
  • De l’attribution arbitraire des blocs ;
  • De la rareté des nouveaux forages due à la gestion opaque du milieu ;
  • Du manque de transparence et de l’incompétence dans la gestion des bénéfices fiscaux découlant de l’exploitation de ces produits.Les ressources pétrolières et gazières ont un rôle très important à jouer dans la croissance économique de notre pays. Les flux financiers générés par ce secteur, s’ils sont bien gérés, pourraient nous permettre d’atteindre nos objectifs financiers et budgétaires. Il est donc nécessaire d’engager une politique vigoureuse qui consistera à :
  • Attribuer les permis de recherche et d’exploitation sur la base de critères financiers et techniques objectifs, dans la transparence et en toute équité ;
  • Présenter chaque année et publiquement le bilan des exploitations et orienter les excédents financiers dans les secteurs sociaux.Les ressources minières et hydrocarbures de notre pays sont gigantesques. Leur exploitation efficace dans un environnement propice aux investissements et dans la transparence pourrait aider l’État à atteindre son objectif d’éradiquer la pauvreté par la création d’emplois et par l’amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base.   
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  • Lutte contre l’insécurité intérieure et extérieure

 

L’insécurité et la violence sont des causes fondamentales de la fragile stabilité politique, sociale et économique du pays.

En Guinée, le secteur de la sécurité se trouve en dessous de toutes normes connues depuis plusieurs années : désorganisation des forces de défense et de sécurité, absence de contrôle civil, absence de moyens, violations des droits humains, etc. L’impunité y a fait son terreau depuis l’indépendance avec de nombreuses violations des droits de l’homme restées sans aucune sanction pour les forfaitaires ou réhabilitation pour les victimes. Les tensions ethniques et communautaires se sont exacerbées autour du processus électoral depuis 2010 et dans les zones minières.

 

Les reformes en cours ont mis à la retraite près de 4000 agents des forces armées. De nombreux jeunes volontaires enrôlés pendant les incursions rebelles aux frontières Sud de la Guinée n’ont pas été recrutés dans l’armée et n’ont pas non plus bénéficié de programme de reconversion. On compte actuellement environ 11500 agents non engagés. Pour toutes ces raisons, les populations guinéennes sont exposées à des crimes de toute nature : braquages routiers, trafic de drogue, viols, vols à main armée, etc. L’insécurité représente un danger pour la population civile et prive le pays d’investissements directs étrangers nécessaires à la promotion du secteur privé.

 

Les graves conflits armés qui ont ravagé depuis 1990 le Libéria et la Sierra Leone ont provoqué une crise humanitaire sans précédent qui a débordé dès le début les frontières pour s ‘étendre à l’ensemble de la sous région et notamment aux pays limitrophes de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. La Guinée a été le principal récepteur en accueillant sur son sol au plus fort de la crise près de 800.000 réfugiés.

Cette situation a dramatiquement affecté les conditions de vie déjà précaires des populations locales. Elle a, d’autre part, contribué à la dégradation de l’environnement et à l’appauvrissent des sols entraînant une baisse continue de la production agricole et des revenus des populations.

Par ailleurs, la multiplication de bandes de jeunes militarisés dans les pays de la sous région et le nombre accru de jeunes au chômage, conjugué avec la prolifération et la circulation des armes légères, ont favorisé une insécurité tant dans les zones urbaines que rurales.

Dans la capitale Conakry et dans la plupart des principaux centres urbains du pays, cette situation a accéléré le développement du grand banditisme et des attaques à mains armées qui traumatisent les populations depuis de nombreuses années et contre lesquels les moyens de lutte humains et matérielles se sont jusqu’ici avérés insignifiants. L’insécurité s’est installée partout dans le pays, suscitant l’établissement d’une multitude de barrages routiers contrôlés par des militaires ou des milices civiles de jeunes sans emploi qui en profitent pour harceler et davantage traumatiser les populations civiles.

 

Pour corriger cette situation, nous allons :

 

  • mettre en place des mesures concrètes pour atténuer les effets de cette instabilité en favorisant un dialogue constructif, qui ne tient compte que de l’intérêt exclusif de la Guinée, avec toutes les parties concernées par ces conflits avec la médiation de nos partenaires de la sous région et de la Communauté Internationale ;
  • mettre en œuvre une politique efficace de lutte contre la prolifération des armes légères en Guinée et dans la sous région ainsi que le commerce illicite des diamants et autres métaux précieux qui alimente les conflits tout en renforçant la coordination et la facilitation des actions humanitaires ;
  • initier des actions en faveur des femmes et des jeunes considérés comme des personnes qui subissent plus que les autres le poids de la guerre et des troubles civiles ; ces actions porteront sur la formation à des activités génératrices de revenus, l’alphabétisation, l’aide à l’agriculture et la scolarisation des jeunes ;
  • augmenter les allocations budgétaires en faveur des services de sécurité pour améliorer leurs équipements et nous mettrons en œuvre un programme de formation en faveur des agents de sécurité.
  • Mettre en place une politique de défense nationale ;
  • Faire une nouvelle programmation des investissements militaires ;
  • Réorganiser les corps de défense et de sécurité nationale avec l’assistance de nos partenaires au développement ;
  • Actualiser les méthodes de travail de l’armée et doter les corps habillés des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ;
  • Construire des casernes et des hôpitaux militaires ;
  • Elaborer une politique stratégique et équiper l’Armée ;
  • Mettre en œuvre des actions sociales en faveur des veuves et des orphelins des agents morts pour la défense du territoire national.
  • La mise en œuvre des differents points de notre programme est accompagnée par un cadre opérationnel et des actions précises.

 

                                                                                                                                 Monsiur    Sidya  Touré

                                                                                                                         Président  de l’UFR

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