breaking news

Guinée: plusieurs blessés dans des affrontements à Touba

octobre 29th, 2015 | par Leguepard.net
Guinée: plusieurs blessés dans des affrontements à Touba
Informations
10

 

Conakry- Le village de Touba, situé dans la préfecture de Gaoual a été secoué ce mardi par des violences entre deux communautés de la localité autour de la construction d’une nouvelle mosquée. Ces heurts ont fait plusieurs blessés du côté des forces de l’ordre, a appris Afrinews.org A l’origine du conflit, la famille Karambayah pose un refus catégorique de voir les Toureah posséder une autre mosquée que la leur. Depuis les temps anciens, cette famille monopolise les privilèges liés à la mosquée au détriment des autres communautés religieuses vivantes dans la cité. Entre autres avantages, le pèlerinage annuel effectué par plusieurs fidèles se réclamant de la communauté de part le monde. Malgré l’implication des autorités au plus haut niveau, ce problème perdure et porte atteinte à la quiétude sociale dans cette partie du pays. Sur les affrontements de ce matin, notre rédaction a pu joindre une source sécuritaire présente sur les lieux: ‘’Avant-hier, les gens des Toureah ont commencé de poser des briques pour la construction de la mosquée. C’est ainsi que les membres de la famille Karambayah sont venus s’attaquer à eux. Il y a eu affrontement. Les autorités ont dépêché trois pick ups de gendarmes venus de Mamou et de Labé qui se sont rajoutés à un autre pick up qui était déjà sur place pour s’interposer. Ce matin pendant que les forces de l’ordre prenaient leur petit déjeuner, la famille karambayah qui s’oppose à la construction de la mosquée est venue se jeter sur les gendarmes blessants trois d’entre eux et des policiers. Les véhicules des agents de la sécurité ont été endommagés’’, raconte-t-il sous l’anonymat. Aux dernières nouvelles, les trois gendarmes blessés ont été évacués dans la journée à Gaoual Centre. A suivre….

 

 

Source:  Abdoulaye Maci Bah pour Afrinews

 

 

10 Comments

  1. Diaby says:

    Cet article ne me parait pas totalement crédible. Quelque peu tendancieux sur le plan du fond et de la forme, il comporte des erreurs, des affirmations non vérifiées, des interprétations que je qualifierais de « partisanes ». Non, Karambaya n’est pas tel qu’il est décrit dans cet article. Je le sais, car j’en fais partie, bien que natif de Kindia. Un Diakhanké né à Boké, à Kindia ou ailleurs et dont les parents et ancêtres sont nés à Touba, n’a pas à prendre parti pour tel groupe contre tel autre groupe dans cette soi-disant « affaire de mosquée « . D’abord, le mot « famille Karambaya » n’est aps politiquement correcte, il ne s’agit pas d’une famille (ou plus exactement une petite famille », dans le sens clanique et sociologiquement construit qu’on veut faire croire. Karambaya nous réfère à de nombreux citoyens Guinéens qui descendent du père fondateur de la ville de Touba. Interrogez les sages de Diakha pour vous parler de la naissance de Touba, au lieu d’écouter des jeunes égarés, « mondialistes » et « alter-mondialistes ». La question de Touba est loin de ces éclats médiatiques ou des événements déplorables. L’article évoque la question de « construction d’une mosquée ». Mais, le fond du problème n’est pas la construction de mosquée. Poussez un peu l’analyse, l’investigation ou renseignez-vous bien sur les tenants et aboutissants du problème posé pour connaitre la vérité (avant de faire des jugements hâtifs et définitifs). A ma connaissance, Karambaya n’a jamais posé la question de la moquée de la manière dont il est question ici. Quant aux privilèges dont vous parlez (ou plutôt dont certains de vos informateurs vous parlent), il ne s’agit que d’états d’âme, de susceptibilités, de jalousies entre des groupuscules qui ne représentent pas l’ensemble des habitants de Touba qui ignorent tout et ne comprennent pas ce qui leur tombe sur la tête. A bon entendeur salut. Diaby Bakeba (psychologue, France).

    • dansoko says:

      toi qui est si bien renseigné , pourquoi ne nous dis tu pas alors (les origines , création et le reste du blabla que regorge l’histoire de Touba) LA VERITE EST QU’UNE AUTRE FAMILLE (OU CLAN) VEUT CONSTRUIRE UNE AUTRE MOSQUÉE ET QUE KARAMBAYA S’INTERPOSE VIOLEMMENT !!! SI CE N’EST PAS POUR LES INTÉRÊTS ECONOMIQUES ET LES PRIVILÈGES , QUELLE EST DONC LA RAISON ??? le but dans l’islam ne serait-il pas d’attirer plus de croyant ??? si la mosquée de TOUREA peut accueillir 1000 pèlerins ou croyants , avec la deuxième mosquée ne seront t’ils pas PLUS NOMBREUX ????? SI LE BUT DE SES MOSQUEES EST BEL ET BIEN LE BUT DE L’ISLAM !!! MAIS PAR CONTRE SI IL S’AGIT DE PRIVILEGES , ses 1000 pèlerins de TOUREAH qui ont chacun 1euros auront au total 1000euros pour la mosquee TOUREA

  2. Aboubacar says:

    Je commencerai par dire que cette affaire de touba ne se résume pas au tour de la construction d’une seconde mosquée ,il y’a un problème du respect de la hiérarchie coutumière,dont la partie adverse de karambaya veut se servir pour diviser touba…

  3. diaby Mohamed kasso says:

    La question sur la construction d une mosquée à touba reste non comprise par le reste de la population et pourtant elle est simple. Au 16e siècle un érudit musulman de nom de karamokoba en compagnie de sa famille et amis ont créés le village de touba. En rentrant ils se sont consertes pour donner a chaque famille des responsabilités chacune à son rôle et lui étant considéré comme le maitre. Ce mot karambaya signifie descendant de ce vieux érudit qui a eu l initiative de créer cette localité dite touba sinon ils sont tous diakhanke. Ce petit village a une largeur de 1km et demi dont la mosquée centrale est située au beau milieu. La famille en charge de la mosquée est celle des sylla et non pas de karambaya, cette tâche leur a été confié par ce grand érudit karamokhoba et c est un peu touba d avant. De nos jours la question de la mosquée n est pas bien comprise, elle est loin d etre ce qu on raconte par preuve: l islam interdit la construction de Toutes mosquées sur base d une division par ce qu elle est synonime d union. La dite mosquée est à peu située a 500 mètre de la grande mosquée qui a été rénové par toutes les familles de touba. Alors la véritable cause est: la famille touraya est venue après de longues années et comme l érudit karamokhoba a mis toutes les familles deux à deux donc touraya se joint à fodeguinya qui était la famille de l oncle de karamokhoba. Le prestige de cette famille par la sortie massive de la descendance a fini par être pour les touraya et au fil des temps ça leur a été repris d où la frustration et c est la cause réel du conflit actuel. Bref un village aussi petit que touba ne peut pas abrité deux mosquées de par sa grandeur ou de par la population. Maudit soit toutes personnes ayant ou soutenue de près ou de loin une telle idée. Diaby Mohamed kasso

    • dansoko says:

      toi qui est si bien renseigné , pourquoi ne nous dis tu pas alors (les origines , création et le reste du blabla que regorge l’histoire de Touba) LA VERITE EST QU’UNE AUTRE FAMILLE (OU CLAN) VEUT CONSTRUIRE UNE AUTRE MOSQUÉE ET QUE KARAMBAYA S’INTERPOSE VIOLEMMENT !!! SI CE N’EST PAS POUR LES INTÉRÊTS ECONOMIQUES ET LES PRIVILÈGES , QUELLE EST DONC LA RAISON ??? le but dans l’islam ne serait-il pas d’attirer plus de croyant ??? si la mosquée de TOUREA peut accueillir 1000 pèlerins ou croyants , avec la deuxième mosquée ne seront t’ils pas PLUS NOMBREUX ????? SI LE BUT DE SES MOSQUEES EST BEL ET BIEN LE BUT DE L’ISLAM !!! MAIS PAR CONTRE SI IL S’AGIT DE PRIVILEGES , ses 1000 pèlerins de TOUREAH qui ont chacun 1euro auront au total 1000euros pour la mosquee TOUREAH mais cette deuxieme mosquee devient alors UN PROBLEME parce que le croyant ou pèlerin a pour but (que DIEU enttende ses prières , donc il ira et chez toure

      • Diaby says:

        Droit de réponse:

        Cher frère ou fils ou oncle … (peu importe qui vous êtes), d’abord, je m’adresse à vous en vous vouvoyant, par respect pour votre personne (oui, c’est aussi ça être Diakhanké: respect entre les anciens et les plus jeunes, c’est très culturel et éducatif, vous voyez? c’est la voie de Karamokhoba, paix d’Allah sur son âme, voie pour laquelle tous les Diakhankés, à travers l’histoire, lui accordé respect, amour et statut de chef incontestable et in contesté. Ensuite,vous me demandez de vous parler de l’origine de Touba et des problèmes que cette ville vit aujourd’hui. Sans prétention, je suis prêt à communiquer avec vous si vous le souhaitez pour échanger avec vous sur ces questions si importantes pour nous tous. Vous posez beaucoup de questions. il ne m’est pas possible d’y répondre ici. Une chose est sûre: Touba n’est pas le Vatican, ni la Mecque et encore moins le mur de la lamentation! Touba est une ville sainte de Guinée, gouvernée par le gouvernement de la Guinée. En vérité, Touba n’appartient à personne; elle appartient à la Guinée, à tous les Guinéens. Le but de l’islam n’est pas, comme vous l’affirmez, d’attirer plus de croyants (même si je suis d’accord avec vous que cette religion a vocation à se propager). L’islam est d’abord une question de relation entre Dieu et son serviteur, loin de toute politique politicienne, de toute pulsion mondaine. Ensuite, il peut y avoir effectivement une démarche d’ordre social. Du coup, l’islam n’est pas une question d’argent, de course à la gloire, au communautarisme et au pouvoir. L’islam (religion divine)est plus noble que ces choses mondaines que nous voyons aujourd’hui. Ce que je suis en train de dire n’est pas du bla-bla (croyez-moi). Je pense que beaucoup de musulmans « Africains » manquent aujourd’hui de bonnes informations sur la bonne lecture de l’islam. Ils ont besoin de comprendre certaines choses et doivent être informés, éclairés, voire coachés par des mains de confiance, des têtes détentrices d’une capacité de réflexion en théologie. Touba n’a pas besoin de guerres de religion à la Saint-Barthélemy, mais de fraternité, de solidarité, de développement territorial (économique et social). Après, c’est Allah seul qui sait où se trouve la vérité et à qui il la donne. A bon entendeur, salut. Diaby Bakeba (France).

  4. Diaby says:

    Touba, ville sainte de Guinée

    Je souhaitais réagir à l’article paru sur http://www.nlsguinee.com intitulé « Guinée : A TOUBA Dans la Préfecture de Gaoual, les héritiers peuls et diakanké violent le pacte des anciens » rédigé par Alseni DIALLO, AGP Gaoual, avec la collaboration de Bouba BAH Correspondant à Gaoual (Source : Néoleadership : Dernière Mise à jour : 19/08/2008), http://gn.telediaspora.net/fr/texte.asp?idinfo=11064.

    Chers frères, votre article ne me parait crédible, malgré qu’il renferme, à première vue, quelques aspects intéressants. C’est en réalité un article biaisé qu’en tant que Diakhanké et connaissant bien l’histoire de Diakha et de Touba, je ne peux l’accepter en l’état tant il est truffé d’erreurs, d’interprétations tendancieuses et d’affirmations de mauvaise foi. À vous écouter attentivement, les peuls seraient les premiers habitants de Touba (Pourquoi pas du village sarakolé de Manda ou de la Guinée toute entière?, pour ironiser un peu sur votre état d’esprit regrettable de journalistes censés être impartiaux!). Je suis ami des peuls, tout comme des autres composantes du peuple guinéen, mais je n’apprécie guère cette manière archaïque de concevoir la Guinée, mon pays. Vos propos relèvent-ils de la provocation ou sont-ils l’illustration d’une volonté de recherche de terre promise au profit d’un groupe ethnique ? Vous parlez d’un « pacte des anciens », mais vous n’étayez pas vos arguments avec des preuves tangibles en dehors de paroles recueillies par-ci par-là, dont la véracité, la crédibilité, la constance, la cohérence et la consistance sont à vérifier à plusieurs égards. Chercheriez-vous à reprendre à votre compte des légendes historiques ? Est-ce que le fait d’être voisin de quelqu’un fait de vous le propriétaire de sa maison et des dépendances de celle-ci?

    Lorsque le Vénérable et Honorable érudit hors pair Karamokhoba Diaby est venu fonder Touba en Guinée1815, l’emplacement actuel de Touba n’était qu’un amas de terre inhabité. Vous parlez, je vous cite, « de voisins peuls des districts de Semo, Solou Bombi, Kalia, Sali… [ainsi que la zone disputée de Kamaya autour de laquelle il y avait, le 30 juin 2008, des remous entre les deux communautés]… »» et vous insistez sur le fait que « l’ancêtre diakanké a été hébergé par les peuls de Sémo ». Etiez-vous présents lors de cet hébergement et pouvez-vous nous dire avec exactitude et sans généralité dans quelles circonstances cet accueil s’était passé ? Je sais, vous allez me dire que je suis en train de mettre en cause l’historicité de « faits relatés ou allégués » ! Pas du tout, je suis tout simplement en train de relativiser vos propos et vous inviter à plus de prudence quant à l’affirmation de « faits dits historiques » relatés sans preuve à l’appui.

    Vous évoquez, ensuite, un pacte qui aurait existé entre Diakhankés et Peuls à l’époque ! Pouvez-vous en présenter une copie ? et s’il s’agit d’un acte verbal, comment pouvez-vous affirmer la véracité de sa teneur quand vous n’avez que des « paroles des uns contre celles des autres » comme maigre éléments d’argument ? D’abord, vous ne connaissez pas les circonstances dans lesquelles ce soi-disant pacte se serait conclu. Ensuite, il y a beaucoup à dire sur le Fouta d’alors que vous décrivez, notamment en termes de réalités politiques, religieuse, humaine et géographique. Enfin, puisque vous ne pouvez que relater des faits en demi-teinte, approximatifs et généralistes sans preuve matérielles à l’appui de vos allégations, nous sommes en droit de considérer vos propos de simples prétentions sur fond de revendications territoriales irréalistes, provocatrices voire dangereuses dans les temps modernes.

    Là où votre mauvaise foi ou capacités journalistiques limitées se manifestent, c’est lorsque vous tentez d’expliquer ces affrontements par l’histoire (en flagrante contradiction, d’ailleurs, avec votre confirmation et affirmation du fait que ces populations vivaient en paix depuis 2 siècles). Vous qualifiez le « grand érudit des toubakas » (et non des guinéen) de «savant islamiste ».

    Attention aux mots qui créent des maux. Connaissez-vous le sens du mot « islamiste » ? Cernez-vous la différence entre « islamiste » et « musulman » ? (à ma connaissance, Elhadj Salimou DIABY n’était pas Elhadj Omar Tall). Je continue en vous citant : « Ce savant islamiste a quitté Boundou (Ancien empire Songhaï) pour l’actuelle sous-préfecture de Touba ». Il est vrai que ce grand érudit est originaire de Bondou (merci de reconnaitre, une fois de plus, que ses origines remontent aux vieux temps glorieux de l’Afrique de l’Ouest, mais dites-moi : quels Guinéens autochtones ne viennent-ils pas des grands empires du Ghana, du Mali, du Songhaï ?

    Intitule de vous suivre dans le ton « souverainiste et biaisé » de nombreux passages qui vont dans le sens de mes soupçons de partialité (on dirait que vous cherchez à imposer une lecture ou pensée unique de l’histoire), notamment dans la description de ce fameux pacte. Ah, une dernière critique est à faire (j’allais oublier) : vous qualifiez Touba, je vous cite encore, de « ville sainte très conservatrice. Souvent, on assiste à des purges pour vider des étrangers considérés dépravateurs de mœurs et blasphémateurs religieux. Pour cela, une milice locale appelée Comité de vigilance, existe et réprime fort. Parfois, elle inflige des amendes illégales à des citoyens. Elle surplombe même l’autorité locale. Selon certains observateurs, un tel esprit ne pourra plus résister au temps à cause de l’évolution des mentalités. Les réalités n’étant plus les mêmes. Heureusement, ce Comité de vigilance et une Radio de libre fréquence à l’image de celle des Milles Collines ont été suspendus par le Préfet Fodé Ousmane SYLLA ».

    Quels mensonges journalistiques ? Quelles contre-vérités ? Quelle volonté de semer la zizanie et de créer des animosités dans les esprits des ? Les Toubakas pacifistes et bons prédicateurs musulmans pieux (qui n’ont jamais connu de guerre ni dans le passé ni dans le temps présent) seraient maintenant des Tutsis Rwandais « génocidaires » tout simplement parce qu’ils défendent légitimement la terres de leurs ancêtres, parce qu’ils développent la ville sainte de Touba et renouvellent la gloire des « Anciens »!

    Vous voyez ? Avec vos états d’âmes, vos états d’esprits ethniques, la Guinée aura du mal à décoller. Ce qui est important, c’est de se dire : pourquoi ne pas sortir de ces archaïsmes et récits légendaires pour respecter le paysage naturel de la Guinée tel qu’il est dessiné dans le schéma de l’aménagement des territoires ? N’est-ce pas que seule l’autorité suprême en Guinée, avec ses fonctions régaliennes, est habilitée à gérer le pays (même s’il y a matière à envisager des politiques de décentralisation à l’occidentale pour plus de démocratie et de bonne gouvernance ?) Qu’il y ait des nostalgies à prendre en compte, des synergies à trouver, des aspects d’interactions sociales entre les différentes couches sociales de la Guinée, j’en conviens. Delà à vouloir nous replonger dans le passé lointain, dans les bras des états théocratiques d’antan, voilà ce qui n’est ni possible ni à envisager. Autrement, ce serait la porte ouverte aux nettoyages ethniques dignes de Sarajevo.

    Sachez, cher frère, que Touba est une ville guinéenne habités par les Diakhankés, eux-mêmes citoyens Guinéens à part entière (tout comme d’autres villes de Guinée sont peuplées de citoyens natifs de ces villes. Aucune parcelle de Guinée n’est interdite à aucun citoyen. Les Diakhankés vivent en paix depuis toujours. Ils n’ont de problèmes avec personne. Alors, cessez vos provocations à leur égard, et si vous vous estimez fondés dans vos prétentions, alors adressez-vous à la justice guinéenne, elle est là pour gérer des situations pareilles.

    Quand vous parlez des faits historiques, tâchez de les restituer dans leurs contextes réels. Je vous conseille de faire des recherches anthropologiques plus poussées, des fouilles archéologiques bien documentées avant de vous livrer à des provocations dont la Guinée se passera bien pour rattraper son retard et être au diapason du monde moderne et émergent.

    J’ai entendu des Sylla diakhanké dire que leurs ancêtres étaient déjà installés à Fouta avant l’arrivée des peuls (ne parlons même pas de Pordaka et d’autres contrées ayant appartenu aux dialonkés).

    Des siècles sont passés et la première république fut proclamée en 1958 (merci, prési à l’infini) pour créer la nouvelle Guinée (Guinée ya sika) et nous débarrasser définitivement du joug et du cauchemar d’un passé à la fois glorieux et douloureux, car témoin de progrès humain, mais aussi de crises et conflits que je trouve qu’il est de mauvais goût de les remettre au goût du jour alors que nous sommes entrés de plein pied dans la civilisation et la modernité loin des ténèbres des guerres de religion. Que voulez-vous chers compatriote, Alseni Diallo et Bouba Bah? Davantage de terres ? Les Diakhankés de Touba vous font-ils peur ? N’est-il pas vrai que la diaspora toubaka ou diakhanké contribue énormément, comme d’autres Guinéens, à l’essor économique, culturelle et scientifique de la Guinée ?

    Oui, au bon voisinage, aux formules « cousins à plaisanterie » et tout ce que vous voulez, mais respectez les faits, les autres et leur histoire. Laissez Touba en paix comme elle vous laisse en paix. Karamokhoba ambitionnait d’intégrer les habitants autour de Touba à la cause d’Allah par sa politique de paix et de rassemblement des Guinéens. Il en a islamisé un grand nombre. D’ailleurs, Touba, au temps de Karamokhoba et ses descendants, fut la ville du savoir, des sciences et de la fierté guinéenne, un des centres névralgiques de l’islam ouest-africain avec son université visitée et fréquentée par les étudiants de toute la sous-région. Touba n’est pas aux Toubakas, mais à la Guinée toute entière. Touba est certes de petite taille, mais est célèbre et grande par la grandeur de ses savants et de ses habitants.

    Et si nous arrêtions de déterrer les morts, d’entrer dans ce jeu insipide, stupide, sordide et morbide d’insinuation, de prétentions sans fondement, de manipulation « intellectualiste » qui dénote un complexe, voire une volonté d’orientation délibérée des récits historiques vers des connotations tendancieuses! Qui a dit qu’en Guinée telle terre, telle contrée, tel village, telle ville appartenait à tel groupe ethnolinguistique ? La Guinée n’est-elle pas aux Guinéens, une et indivisible ? Raisonne-t-on toujours selon les régimes théocratiques d’antan ? Est-on toujours animé par l’esprit de supériorité numérique, de jalousie, de tentations hégémoniques, de prédation de territoires réels ou imaginaires, des relents de la culture ethnique et ethnocentrique ?

    Dr Diaby Bakeba, psychosociologue (France)

    Lire en encadré l’article critiqué, consultable sur : http://gn.telediaspora.net/fr/texte.asp?idinfo=11064

    Guinée : A TOUBA Dans la Préfecture de Gaoual, les héritiers peuls et diakanké violent le pacte des anciens. Source : Néoleadership : Dernière Mise à jour : 19/08/2008
    Touba est une des 7 sous-préfectures de Gaoual situé à 53 km du centre-ville. Les populations diakanké qui y habitent et leurs voisins peuls des districts de Semo, Solou Bombi, Kalia, Sali… vivent ensemble depuis 1815, date à laquelle l’ancêtre diakanké a été hébergé par les peuls de Sémo. Mais, le 30 juin passé, à cause de lopins de terre, ces cousins à plaisanterie frôlaient de justesse l’irréparable. Le conflit domanial tourne autour de la zone de Kamaya située à l’Ouest et au Nord-Ouest du district central de Touba. C’est ici que se trouvent les plus grands espaces cultivables, les blocs de pierre, les bois d’œuvre et les carrières de sables. Chacune des communautés y tire son intérêt. Le 30 juin donc, date des remous qui ont occasionné la casse des vitres extérieures du bâtiment à étage d’Elhadj N’Famady, coté diakanké et le pillage de plusieurs boutiques et marchandises, coté peul. A un moment donné, la désinformation a pris le pas sur la vérité des faits, c’est pourquoi, au feu de l’action, un contingent de 50 gendarmes d’une brigade d’intervention rapide venant de Conakry atterrira à Touba par la complicité de Maimouna Bourama marabout dit-on du Président CONTE. Il faut au passage condamner ces attitudes qui n’ont pour seul but que de mettre en mal les populations. Par ailleurs, au lieu de s’occuper de leur mission de protection, deux soldats, actuellement à l’Escadron de là Gendarmerie départementale de Gaoual, se sont livrés à la perquisition et au pillage du village de KEITAYA situé à environ 2 km de Touba. Ils attacheront certains citoyens et voleront une somme de 26.480.000 GNF qui représente la fortune de 8 personnes qui étaient venues se réfugier chez Bora Keita un Commerçant. Fort heureusement, les autorités à la base, la société civile, les sages se sont vite impliquées pour limiter les dégâts. Pour comprendre les raisons, il faut rappeler l’histoire de cette cohabitation qui remonte depuis Elhadj Salimou DIABY connu sous le nom de Karamoba, grand érudit des toubakas. Ce savant islamiste a quitté Boundou (Ancien empire Songhai) pour l’actuelle sous-préfecture de Touba. Selon l’histoire très célèbre, Karamoba, de Boundou, s’est tout d’abord installé à Mali (Guinée) dans la contrée de Touba Bakoni. Mais, à cause des multiples agressions dont ses Talibés étaient victimes, Karamoko Alpha Mo Labé lui autorisera de venir s’installer vers l’autre côté du Fouta. C’est ainsi, qu’il choisira Touba Gaoual qu’il a fondé en 1815. Arrivé là, il sera accueilli en bon musulman par la communauté Foulbhé de Semo où il faisait d’ailleurs ses prières de vendredi durant 7 années avant de construire la mosquée de Touba en 1822. Ainsi, cette portion de terre lui a été octroyée pour habitation. Et depuis lors, entre les deux voisins musulmans, le respect, la loyauté et la fraternité caractérisent les rapports. Jusqu’à la fin de la période coloniale Karamoko Bano de Saaly était Président du Tribunal de Province de Touba. Toute la première République c’est un diakanké qui a dirigé les destinées du Binani. A rappeler que dans l’esprit des communautés peuls et diakanké, le nom Binani englobent Touba et Malanta. On voit donc que les premières générations passées ont su respecter à la lettre ce pacte. Ne dit-on pas que les anciens s’aimaient au point qu’ils s’entre-octroyaient des femmes et terres pour entretenir les liens ?
    Pour illustration, on le sait bien aussi qu’Elhadj Banfa DIABY grand érudit a épousé la fille de Alpha Aliou de Singuety et celle de Alpha Oumar Saali ancien chef de Binani. Mais voilà que cette génération des 20ème et 21ème siècles n’y arrive malheureusement. Aujourd’hui, les héritiers diakanké ont tendance à nier ce passé et quant aux héritiers peuls, ils veulent toujours vivre dans ce passé. Voilà tout le problème. Pour défendre sa position, la tendance ‘’Hal Poular’’ insiste que cette histoire est bien vraie et que les cousins diakanké doivent suivre ce pacte signé par Karamoba pour davantage respecter sa volonté. De l’une ou l’autre version, il semble important de signifier la loi aux deux communautés puisque nous sommes dans un Etat de droit. Le Code civil guinéen dispose qu’au-delà de 30 ans d’occupation légale, le domaine occupé rentre dans le patrimoine de l’occupant. Or, on ne parle plus d’années mais de siècles. On le sait bien : « La terre appartient à celui qui l’a travaillé ». A l’état actuel, aucunes des deux communautés ne doit chasser l’autre. Surtout, elles sont condamnées à vivre ensemble. Faut-il ternir l’image de ces bonnes relations tissées par les anciens depuis près de 200 ans ? La question revient aux deux communautés peuls et diakankés de Binani.
    Touba est une ville sainte très conservatrice. Souvent, on assiste à des purges pour vider des étrangers considérés dépravateurs de mœurs et blasphémateurs religieux. Pour cela, une milice locale appelée Comité de vigilance, existe et réprime fort. Parfois, elle inflige des amendes illégales à des citoyens. Elle surplombe même l’autorité locale. Selon certains observateurs, un tel esprit ne pourra plus résister au temps à cause de l’évolution des mentalités. Les réalités n’étant plus les mêmes. Heureusement, ce Comité de vigilance et une Radio de libre fréquence à l’image de celle des Milles Collines ont été suspendus par le Préfet Fodé Ousmane SYLLA.
    Alseni DIALLO, AGP Gaoual – Avec la collaboration de Bouba BAH, Correspondant à Gaoual
    Pour http://www.nlsguinee.com

    • bibi says:

      c’est triste une des victime était un très bon amis ils laisse une femme et un petit garçon de 3 ans. c’est un couple qui étais très heureux .Mustapha repose en paix.

    • mimi says:

      c’est triste une des victime était un très bon amis ils laisse une femme et un petit garçon de 3 ans. c’est un couple qui étais très heureux .Mustapha repose en paix.

  5. Camara says:

    vraiment c’est malheureu même la religion les gens vons en commerce

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *