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TOUBA / Bataille autour d’une mosquée : trois morts et 13 personnes interpellées

novembre 20th, 2015 | par Leguepard.net
TOUBA /  Bataille autour d’une mosquée : trois morts et 13 personnes interpellées
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Le procureur de la Cour d’Appel de Conakry,Moundjour Chérif, a annoncé l’interpellation de 13 individus suite aux violences survenues dimanche dernier à Touba (Moyenne Guinée), autour de la construction d’une mosquée, faisant trois morts et d’importants dégâts matériels. Moundjour Chérif qui s’exprimait mercredi à la télévision nationale, ces personnes sont poursuivies pour ‘’association de malfaiteurs, destruction d’édifices, coups et blessures volontaires, vol » Dans un communiqué publié au lendemain de ces incidents, le gouvernement avait promis de faire la lumière sur cette affaire. Les autorités préfectorales de Gaoual, circonscription dont relève Touba, ont précisé que les deux morts sont des frères venus de France pour assister au ‘’FIDAO » un pèlerinage annuel qui a lieu dans cette cité. Sur les circonstances de leur mort, le préfet de Gaoual a expliqué que ‘’ces jeunes ont été pris à partie par une foule en colère pendant qu’ils détruisaient la mosquée qui est l’objet de toutes ces violences. Le premier a eu la tête coupée par une machette et le second a été poignardé et est mort à l’hôpital. » A ces deux décès est venu s’ajouter celui d’une femme qui a succombé à un infarctus, après la destruction de sa maison.

 

 

Source : APA

One Comment

  1. Diaby says:

    Libre opinion

    A propos des événements déplorables de Touba en 2015

    Se déclarant consternée par l’ensemble des actes de violences déplorables qui ont secoué la ville de Touba en 2015 et même un peu avant, la communauté Diakhankée de France, en particulier, et dans le monde en général, se félicite de la volonté des autorités guinéennes de gérer le « contentieux de Touba » pour ramener la paix sociale, la quiétude et l’esprit républicain dans cette ville sainte guinéenne. Elle se dit également choquée par le spectacle pathétique (de désolation et de guéguerre) auquel se livrent certaines personnes mettant en scène, à la place publique et gratuitement, des affaires privées de Touba sans penser aux conséquences négatives d’un tel agissement. Les jeunes Diakhankés de France déclarent aussi se démarquer de toute démarche tendant à la division des diakhankés et à la culture de la violence, d’où leur volonté d’être impartiale dans le conflit qui oppose deux clans d’une même famille de Touba, mais chercher, à travers le compromis et le dialogue fraternel, à ramener dans le bercail les brebis galeuses. Enfin, ils ne cautionnent pas non plus les actes isolés de ceux qui agissent en leur nom, à leur insu, car ce qu’ils veulent pour Touba, c’est plus de justice sociale et de respect mutuel pour tous.
    Bien entendu, les jeunes Diakhankés de France ont confiance en l’impartialité de la justice guinéenne dans cette affaire grave de conséquence dans la mesure où il y a eu mort d’homme (dans les rangs d’une partie) et d’importants dégâts matériels (de part et d’autre). Oui, le sort barbare qui a été réservé aux deux jeunes victimes (Mokhtar et Djelinka DIABY), rappelant des pratiques inhumaines des temps ténébreux (et celui des gangs des barbares), est sans commune mesure avec les dégâts matériels immédiats et collatéraux subis, de part et d’autre, par les deux parties en conflit larvé. Il y a deux jeunes Guinéens innocents qui sont tués sauvagement par des bandits du droit commun qui seraient toujours dans la nature. Les familles de ces deux victimes attendent de la justice guinéenne qu’elle trouve les coupables et les traduise devant la Cour d’Assise guinéenne pour lutter contre la culture de l’impunité dans la tête de certaines personnes dans notre pays.
    La construction d’une mosquée à Touba a été, évidemment, à l’origine des violences commises et surtout la mort tragique, violente et inqualifiable ces deux jeunes citoyens guinéens sans problème mort à cause de la bêtise humaine. Méritent-ils de mourir ainsi dans un simple projet de construction d’une mosquée « controversée » par la quasi-totalité des habitants de Touba » ? Certes, la construction de mosquée est une bonne chose en islam, mais il y a des conditions légales, théologiques et matérielles qui doivent être remplies pour qu’elle soit viable et agrée par Allah. Les savants peuvent être utiles dans l’explication de ces conditions. Or, ces conditions ne sont pas, aujourd’hui, remplies dans le cas qui nous est présenté. On peut même se poser les questions suivantes : N’est-il pas judicieux que les enfants de Touba se rivalisent, à bon escient et de manière encadrée et concertée, à faire émerger à Touba une société civile capable de favoriser l’éclosion ou la réalisation de projets de construction d’écoles (républicaines et religieuses), d’établissement de cliniques privées, d’aménagement de routes et de lieux de socialisation pour aider les autorités à désenclaver cette ville ?

    N’est-il pas prioritaire d’initier des créations d’entreprises qui emploieraient des jeunes de Touba au lieu de cette « guerre des mosquées » contre-productive qui nous divise et est loin des préoccupations réelles des Toubaka ou des Guinéens ?
    Dans ce contexte, aucune provocation (quelles que soient sa provenance et ses nature) n’est à tolérer dans cette affaire. D’ailleurs, dans les conditions que nous venons de décrire, parler à nouveau de la construction de cette mosquée qui divise est une provocation de plus, surtout que la justice guinéenne, seule souveraine dans ce dossier, en est saisie et n’a pas encore tranché dans le vif du sujet. En fait, la question n’est pas tant de se demander : « Faut-il construire ou non une, deux, trois, mille mosquée à Touba ? » que de rechercher les origines du mal qu’il engendre ou a engendré pour l’éradiquer définitivement et laisser la place à un « vivre ensemble » à Touba sous le toit des lois de la République, dans le respect de nos traditions africaines guinéennes.
    A notre connaissance, aucun Touba ou diakhanké, digne citoyen guinéen, musulman, pétri de paix et d’amour pour son prochain, ne remet en cause l’idée de construction de mosquées.
    Les Toubaka ont construit, par le passé, beaucoup de mosquées dans divers lieux en Guinée et en Afrique, pourquoi ne le feraient-ils pas à Touba si toutes les conditions sont réunies ?
    Les Toubaka et l’ensemble des diakhanké de Guinée sont des citoyens à part entière (faut-il le rappeler), des républicains respectueux des lois de la République de Guinée. Ils sont pacifistes et partisans de la non-violence. Ils sont attachés à l’amour de Dieu, à leur patrie, à leur gouvernement élu démocratiquement, et à la terre de leurs ancêtres à Touba. Ils aiment la Guinée (leur pays) et contribuent, comme tous les patriotes Guinéens (de l’étranger comme en Guinée), au développement de leur chère patrie. Touba, la ville sainte de Guinée, ne mérite pas ces feux de projecteurs. Touba, l’éternelle, doit être respectée et demeurer telle que l’avaient laissée son fondateur et les dignitaires successifs de Diakha,
    C’est pour cet état d’esprit que les jeunes Diakhankés de France prient le Tout-Puissant Allah d’aider la Guinée et ses dirigeants à faire prévaloir l’état de droit, la paix durable et la solidarité nationale qui garantissent les droits de l’Homme et favorisent le « Vivre ensemble » dans le respect de notre Constitution et de nos traditions africaines.

    Comité des jeunes Diakhankés de France
    Compte rendu de la réunion annuelle rédigé par Dr. Diaby Bakeba

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