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Comprendre l’UFDG de Cellou Dalein Diallo. (Alpha Ousmane Barry)

février 8th, 2016 | par Leguepard.net
Comprendre l’UFDG de Cellou Dalein Diallo. (Alpha Ousmane Barry)
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 Le phénomène de Cellou Dalein Diallo (CDD) et son groupe. Je suppose que nous avons tous en mémoire le parcours de l’homme (CDD).

Il est venu avec son groupe et derrière lui un grand Lobby. Après avoir voulu en vain récupérer l’UPR, il ira faire la proposition à l’UFDG. La « naïveté » de Mr. Bah lui a value ce qu’il est entrain de subir aujourd’hui.

  1. CDD, a servi tous les régimes qui ont érigé un système de gouvernance qui a conduit la Guinée là où elle était en fin 2008, quand un groupe de soldats mal instruits et indisciplinés (le CNDD) s’empara du pouvoir. Ce qui manque aujourd’hui à Cellou Dalein Diallo, c’est le fauteuil présidentiel

Sa stratégie de conquête du pouvoir est ambivalente et parfois contradictoire. Mais il faut reconnaitre qu’il est charismatique et d’autres lui qualifieront d’ouragan. Toutefois, en observant de près le mouvement UFDG (Mouvement de soutient…), il ressemble à ce que William H. White a décrit en 1952 (le phénomène du Group Think) et que Lewing Janis a ensuite approfondi et détaillé en 1972 en décrivant le processus selon lequel,

« Les individus d’un groupe ont tendance à chercher prioritairement une forme d’accord global, plutôt qu’à appréhender de manière réaliste la Situation. C’est un phénomène Psycho- sociologique de Pseudo-consensus survenant parfois lorsqu’un groupe se réunit pour penser et prendre une décision: le groupe se donne l’illusion de penser un problème et de parvenir à une bonne décision, alors qu’en réalité la pensée individuelle et collective est paralysée par des mécanismes nocifs de dynamique du groupe. »

 

Les huit symptômes de la pensée de groupe :

 

  1. L’illusion de l’invulnérabilité : lorsque les groupes se croient intouchables, ils ont tendance à réprimer la dissidence;

 

  1. La rationalisation: un groupe est plus soudé lorsqu’il justifie collectivement ses actions ;

 

  1. La croyance en la supériorité morale du groupe : lorsqu’un groupe pense qu’il est moral, il a tendance à ignorer sa propre immoralité ;

 

  1. La transformation de l’opposant en stéréotype: lorsqu’un opposant est considéré avec partialité ou avec des préjugés, les affirmations qui contredisent les convictions du groupe sont ignorées ;

 

  1. La pression de la conformité: une forte pression est exercée sur les individus pour qu’ils s’alignent sur la volonté du groupe et pour qu’ils ne soient pas en désaccord avec lui, sinon ils sont ostracisés, c’est-à-dire écartés des débats, voire sanctionnés ou expulsés ;

 

  1. L’autocensure: tous les membres du groupe préfèrent garder leurs opinions divergentes pour eux, plutôt que de déserter le navire ;

 

  1. L’illusion de l’unanimité : les dissensions internes sont cachées au groupe. Ainsi, elles semblent inexistantes ;

 

  1. Les gardiens de la pensée : certains membres du groupe s’engagent activement à protéger le groupe de toute dissidence ou information contraire. 

    La pensée de groupe se produit généralement lors des réunions de groupe où peuvent se prendre de « mauvaises » décisions ou des décisions « irrationnelles », alors que tout ou partie des individus du groupe aurait à titre personnel ou individuel pris une toute autre décision.

 

 

 Ce résultat paradoxal provient de ce que, dans une situation de pensée de groupe, chaque membre du groupe essaye de conformer son opinion à ce qu’il croit être le consensus du groupe, en vue d’aboutir à un accord global, en évacuant plus ou moins fortement certaines questions pourtant légitimes : « est-ce bien réaliste ? « , « est-ce bien ce que je souhaite vraiment ? « 

 La conséquence est une situation dans laquelle le groupe finit par se mettre d’accord sur une décision :

 

 * que chaque membre du groupe – dans son fort intérieur – croit peu sage ou peu pertinente (cas limite) ;

 

 * qui, de manière moins dramatique, est le résultat d’une décision collective qui ne satisfait personne car elle ne résulte pas d’une réelle prise en compte ni d’une concertation à propos des différents besoins de chaque individu.

 

Chaque membre du groupe essayant de se rassurer en se persuadant que l’on est arrivé à une « sorte de compromis », pour lequel « tout le monde » a du faire un effort et consentir des « concessions ». »

Chers frères et sœurs, je voudrai juste attirer votre attention sur ce phénomène : un homme qui écrase ou permet qu’on écrase l’adversité ou la contradiction dans le parti, ne peut être qu’un dictateur dangereux pour son pays.

Bien à vous !

Alpha Ousmane Barry

Économiste indépendant

Dépuis Allemagne

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