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La presse guinéenne dénonce le passage à tabac d’un reporter par des militaires

juin 30th, 2016 | par Leguepard.net
La presse guinéenne dénonce le passage à tabac d’un reporter par des militaires
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Plusieurs associations de la presse guinéenne ainsi que l’ONG Reporters sans frontières (RSF) ont dénoncé mercredi 29 juin le passage à tabac d’un journaliste par la garde présidentielle à Conakry, lors d’un reportage au siège du parti au pouvoir samedi dernier.

Abdoul Malick Diallo, collaborateur de l’hebdomadaire guinéen Le Populaire et du site Aminata.com, s’était rendu au siège du parti au pouvoir afin de couvrir les travaux de son assemblée générale hebdomadaire quand un membre de la garde présidentielle l’a pris à partie.

Amadou Tham Camara, secrétaire général l’Association guinéenne de la presse en ligne et président du conseil d’administration de la Maison de la presse revient sur le déroulé des évènements : « C’est un journaliste qui faisait son travail, tout simplement. Il était sur le terrain, comme beaucoup d’autres journalistes. Le président passait et il voulait faire des photos. D’après les informations qu’on a eues, il a été empêché, il s’est présenté, il a montré sa carte de presse. Malgré tout cela, il y a eu des coups administrés par la garde présidentielle. Ensuite, il a été arrêté et conduit manu militari au palais présidentiel. Il a reçu des coups sur place, là-bas. C’était assez brutal, il a vraiment passé de sales moments. Il a encore des séquelles sur le corps. »

Amadou Tham Camara se dit par ailleurs prêt à soutenir Abdoul Malick Diallo s’il entreprend une action en justice : « Nous, en tant qu’association, nous allons accompagner la victime si jamais elle décide de porter plainte. Nous allons nous constituer partie civile. Parce que ce genre de pratiques doit cesser. La liberté de la presse est une liberté constitutionnelle dans notre pays, et doit s’exercer en tout lieu et en toute circonstance. Donc il n’y a pas de raison que des journalistes soient violentés dans l’exercice de leur fonction. »

RSF, de son côté, dénonce des « actes de violence arbitraires » et « intolérables ». L’ONG demande également que les militaires auteurs de l’agression soient sanctionnés.

Source: RFI

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