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Une Nouvelle Voie (Juillet 2016) : Le Roi du « 1 coup – KO » est KO-té par Rio Tinto

août 1st, 2016 | par Leguepard.net
Une Nouvelle Voie (Juillet 2016) : Le Roi du « 1 coup – KO » est KO-té par Rio Tinto
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 Bienvenue à mon bilan du 7e mois de la Condécratie version 2.0, un modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la FEANF et d’affairisme sans scrupules. Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la Nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.
  1. Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois : « La Guinée a commencé sa marche en avant. L’une des preuves de cette marche est qu’après avoir été privés du pèlerinage pendant deux ans, nous allons le faire cette année. C’est pourquoi, je dirai au peuple de Guinée de garder l’espoir car, après la pluie c’est le beau temps » le 07, à l’occasion de la fête de fin de ramadan) ; « Je dis aux hommes d’affaires, la Guinée n’est pas une chasse gardée. La Guinée est un pays ouvert. Lorsque Hollande voyage, il veut vendre le Rafale ; lorsqu’Obama voyage, il veut vendre le Boeing. Moi aussi quand je voyage, je veux vendre la Guinée à tout le monde. Donc les investisseurs italiens sont les bienvenus… Conakry n’est pas une villeNotre politique urbaine doit être un peu sur le modèle de Singapour. Tout ce que nous allons faire maintenant, c’est pour évoluer vers ce que Conakry va être en 2040 » (le 14, devant des investisseurs italiens lors de ses vacances estivales à Rome) ; « Vous ne pouvez pas être indépendants si vous êtes incapables de vous autofinancer. La plupart des dépenses de l’Union Africaine (UA) sont prises en charge par d’autres. On doit voir comment changer cela » (le 17, au sommeil de l’UA à Kigali) ; « L’argent a peur du bruit et c’est pendant les périodes de 2011, 2012 et 2013 que l’opposition a choisi de mettre les enfants dans la rue pour les faire tuer afin d’empêcher  les investisseurs de venir en Guinée… Nous avons conclu avec une société pour la construction de 100.000 logements. J’ai acheté d’ailleurs une machine en Afrique du Sud qui peut faire 70.000 briques par jour. D’autres machines qui sont en Haute-Guinée peuvent faire 4.000 briques. Dans assez de pays comme la Tanzanie et l’Afrique du Sud, plusieurs gratte-ciels sont d’ailleurs construits avec ce genre de matériaux … Une fois, j’ai demandé à une société de Singapour de me faire un plan de Conakry pour 2030. C’est pourquoi j’ai fait d’ailleurs encercler une partie de Tombo vers l’Hôtel Riviera, pour lancer les travaux. On fera en sorte qu’on harmonise l’habitat dans Conakry… (parlant du barrage de Kaléta) C’est pourquoi nous avons eu l’électricité  si rapidement et que les africains ont eu confiance en moi  (le 24, lors d’une mamaya populiste à sa gloire).
  • Pour : j’ai bien apprécié son affirmation sur l’impossibilité d’indépendance quand on doit mendier pour manger mais il a quand même un sacré culot de le dire à la tribune d’un sommet de l’UA. Voici le champion des chefs d’Etat dans les voyages pour quémander des cadeaux et aides budgétaires, même à d’autres pays africains présents dans la salle (Afrique du Sud, Congo Brazza, Angola, Guinée Equatoriale, Maroc) mais qui ose ensuite donner des leçons de morale en matière d’autofinancement. Comme si tous ceux assis dans la salle ne savaient pas ce qui se passe en Guinée. Les chefs d’Etats de la CEDEAO vont pouvoir en rigoler aux larmes lors de leur prochaine rencontre.
  • Contre : sacré boss, pour justifier l’utilisation des 700 millions USD obtenus en 2011 de Rio Tinto, la meilleure arnaque tropicale de cette boite cette année-là, il nous parle de l’utilisation de 245 millions : 125 millions pour Kaléta et 120 millions pour acheter des groupes thermiques d’occasion et opérant sur du 110 V, 60 Hertz donc non fonctionnels pour la Guinée. Pour le reste il nous balance « au moment venu vous saurez la vérité » sans rajouter que ce sera après sa mort. J’ai toujours dit, pas besoin de l’interroger sur son anti-gouvernance, il suffit juste de lui tendre un micro et il nous satisfait à chaque fois.
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  • Les décisions et actions « positives » du mois : le 04, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté à la majorité les nouveaux Code pénal et Code de procédure pénale qui abolissent la peine de mort par omission (c’est à dire sans l’abolir dans le texte mais également sans en parler) et criminalisent la torture. Il semblerait que pour la peine de mort, c’est la procédure généralement usitée pour confirmer un moratoire de longue durée en cours, avant une abolition écrite ; le 13, la commission de l’Union Européenne a recommandé au conseil des ministres européens la levée des mesures commerciales répressives liées aux produits de la pêche de la Guinée, suite à des améliorations dans la gouvernance de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) ; le 14, l’ambassadeur de France annonce que la France, l’Union Européenne et les États-Unis sont prêts à soutenir la Guinée pour organiser le procès du petit dadais (Dadis) et de sa bande de criminels (présumés !) de manière équitable et transparente. Petite annonce pour dire diplomatiquement « puisque vous êtes fauchés comme les blés nous sommes prêts à financer le procès, mais attention dans ce cas pas de magouilles et de trucages possibles ». Un choix cornélien pour les défenseurs des crimes impunis au bled. A moins que ces mêmes défenseurs efficaces des victimes guinéennes ne l’impose en coulisse, ce procès n’aura surement pas lieu pendant la Condécratie 2.0 ; le 26, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a décidé « qu’aucun militaire impliqué dans la violation des droits de l’Homme ne fasse partie de ses missions de maintien de la paix ». Bon ce n’est pas une décision positive du PPAC mais indirectement une bonne action parce qu’il n’osait pas la prendre et en plus c’est une grande joie pour toutes les victimes du Guinée. Un petit bémol néanmoins, il ne sera plus possible d’envoyer les maréchaux Pivi et Thiegboro, comme cela semblait prévu récemment, à Kidal au nord du Mali, en priant que ce serait juste pour un aller simple.
  • Pour : pour la fin de notre mise au piquet par l’UE en raison de nos magouilles en haute mer nous passons donc d’exclus de l’organisation à dernier de la promotion, vu que nous étions au début sur une liste de 6 cancres mis à la porte en fin 2013 mais sommes restés unique Etat-voyou après fin 2014. Tous ceux qui chantent à tue-tête « Sanseman – Oyé » considèrent que c’est une réalisation historique, notre 1e grand chantier réussi du 2e quinquennat.
  • Contre : toute bonne action au pays est toujours accompagnée de bêtises. Ainsi pour les 2 nouveaux codes les législateurs ont également renforcé l’impunité et les dispositions répressives en faveur les FDS (forces de dépenses et d’insécurité) renforçant ainsi le blocage de toute expression de dissidence civile contre l’anti-gouvernance actuelle. Comme souligné par l’ONG de défense des droits de l’homme HRW : « Certaines dispositions renforceront la culture de l’impunité pour les forces de sécurité, limiteront la liberté d’expression et de réunion pacifique et viennent assombrir cette victoire historique pour les droits humains, en contradiction totale du droit régional et international sur les droits humains… Certains actes qui répondent à la définition de la torture telle qu’inscrite dans le droit international sont classés dans la catégorie des traitements « inhumains et cruels », pour lesquels aucune sanction n’est précisée. Il s’agit notamment du viol, des décharges électriques, des brûlures, des positions douloureuses, de la privation sensorielle, et des simulacres d’exécution et de noyade… En outre, le Code définit en termes vagues des actes justifiables par des dispositions relatives à la « légitime défense » et l’« état de nécessité », susceptibles d’être utilisés pour protéger les membres des forces de sécurité qui font des victimes en usant d’une force excessive. Les dispositions du Code sur les rassemblements demeurent vagues et floues, conférant aux autorités une grande marge d’appréciation pour interdire les manifestations pacifiques pour des motifs qui ne sont pas conformes aux normes internationales. En outre, les organisateurs de manifestations pourraient être tenus pour responsables d’actes illicites commis par des manifestants. Le Code maintient également des lois répressives qui érigent en infraction la diffamation et l’injure à l’encontre de personnalités publiques que ce soit sous forme de gestes, d’écrits ou de dessins, infractions passibles d’une peine maximale de cinq années d’emprisonnement ». Ainsi l’honneur et le modus operandi restent intacts pour nos commissariats de police et de gendarmeries qui se sont distingués ces derniers mois par 4 cas de « traitements cruels » qui ont estropié à vie des citoyens présumés bandits mais sans aucun jugement.
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  • Les décisions et actions « négatives » du mois : le 01, le boss fait annoncer, avec tout son sérieux, que la journée de samedi 2 juillet, lendemain de la nuit de prières du Laylatoul Khadr est déclarée fériée, chômée et payée. Il ne sait même pas que nous ne travaillons jamais le samedi – ni les autres jours de la semaine d’ailleurs – comme notre Président. L’avertissement est peut-être pour les sociétés privées : si elles demandent à leurs travailleurs de bosser ce jour-là elles seront « décrétées » pour fermeture immédiate ; le 01, les associations de presse dénoncent les nouvelles lois sur la cybercriminalité et le code pénal révisé liées à la liberté de la presse qui seront pourtant adoptées par la presque totalité de nos dépités, mouvance et opposés. Elles dénoncent avec preuves à l’appui des atteintes graves à la liberté de la presse et font aussi des propositions d’amendements de la loi sur la cybercriminalité qui est à leur avis liberticide dans son état actuel. Un juriste cite par exemple les articles 363 et 366 du code pénal qui prévoient les cas de diffamation et d’injure de la part des journalistes sur la cybercriminalité, soit toute critique faite sur net ! Ceci est en opposition directe avec les lois sur la liberté de la presse adoptées en même temps que notre Constitution actuelle ; le 04, la Banque mondiale publie son classement annuel de la gouvernance dans les pays sub-sahariens. Le seul pays de la CEDEAO qui est en dessous de la moyenne (qui est de 3,6 sur 6) est notre république bananière. Encore la faute à LEbola et à nos foutus anciens PM sans aucun doute ; le 04, la confirmation tombe comme un bombe lâchée par un drone ennemi, par la voix du très officiel journal britannique The Times : la major minière australienne Rio Tinto annonce son retrait du projet de la mine de fer de Simandou, soit d’un investissement promis-juré de 20 milliards de dollars. Entre la faiblesse actuelle des cours du fer et l’excès de magouilles et pots de vin locaux, ce que tous les experts avisés savaient n’être qu’un secret de polichinelle est balancé sans ménage sur la place publique internationale. Il est évident que Rio n’a pas pu prendre une telle décision sans l’accord préalable du 2e actionnaire principal (Chinalco avec 41,3 %) et donc du parti communiste chinois. Pas d’inquiétude à moyen terme néanmoins, car elle reviendra en courant et en puissance dès que le PPAC prendra sa retraite. Mais pour le moment nous sommes devenus hélas « absolument inutiles » pour les majors en période de récession minière mondiale. Chaque jour nous regretterons un peu plus l’audace de Benny Steinmetz et son Vale brésilien qui étaient déjà au boulot sur le terrain en faisant exactement comme Rio, c’est à dire en corrompant sans vergogne tous les responsables nationaux afin d’avoir le maximum de profits ; le 07, le porte parole du gouvernement nous interprète en franco-guinéen ce que Rio a voulu dire à Londres : « Rio Tinto a parlé d’une intention. Il a fait une analyse de la situation. Le ministre des mines a répondu en disant que pour la Guinée le projet continue tel qu’il était. Rio Tinto doit respecter les engagements qu’il a eus. Si vous regardez la déclaration du nouveau Directeur Général de Rio Tinto, à aucun moment il a dit que Rio Tinto s’en va. Il faut prendre ces informations avec beaucoup de précaution et de responsabilité.  En ce qui concerne la Guinée, jusqu’à preuve de contraire, nous sommes des partenaires de Rio Tinto. Le ministre des mines a fait un communiqué très clair dans ce sens. Allons jusqu’au bout de ce qui existe avant d’envisager ce qui n’existe pas. Ce qui pour le moment n’est que spéculations. Jusqu’à preuve du contraire, formellement on ne peut pas dire que Rio Tinto est parti ». C’est à croire qu’il s’était trompé de discours en relisant celui de mars 2016 quand Rio offrait une nouvelle salade de promesses devant nos chefs ébahis et admiratifs ; le 08, après Rio c’est au tour de la junior minière Bellzone de mettre en congé technique soixante seize de ses employés de la mine de fer de Kalia. En réalité ce sont nos frères du parti communiste chinois, par leur société mafieuse basée en Angola Sonangol qui sont majoritaires parmi les actionnaires, qui nous lâchent de nouveau. Il parait qu’ils n’auraient même pas accepté de rencontrer les autorités guinéennes pour parler de la poursuite de l’exploitation artisanale de cette mine de fer. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes ! ; le 10, notre Christophe Colomb tropical décolle de nouveau en cachette – cette fois-ci sur le jet privé russe « La Nina » pour une visite officielle de quatre jours en Italie pour relancer le secteur agricole guinéen. Une nouvelle catastrophe dans ce secteur est donc à prévoir dans les mois qui suivront ; le 14, le ministre de la jeunesse nous annonce un vaste programme national d’insertion socio-économique visant plus de 750.000 emplois créés et consolidés d’ici 2020, un vœu pieux ridicule pour préparer un troisième mandat en 2020. Franchement on a l’impression qu’aucun responsable du RPCé ne consulte le web (même Wikipedia) pour éviter que leurs chefs ne promettent de telles absurdités – j’imagine les sourires moqueurs de nos partenaires dans la salle ; le 15, nous apprenons que c’est au tour de la junior minière Forécariah (FMG) de déclarer faillite. Elle vient d’être mise en redressement judiciaire, étape qui précède la liquidation. Cette mésaventure minière constituée opaquement par Belzone (encore elle) et GDC Commercials & Logistics (Chine populaire et Singapour) est un exemple frappant de pratiques de corruption de hauts fonctionnaires, pires que celles de BSGR. La société composée de 2 filiales guinéennes bien séparées des 2 boites-mères – qui sont donc intouchables juridiquement – aurait environ 10 millions USD de dettes rien qu’en Guinée et tout le personnel est au chômage technique depuis 11 mois. Pour couronner cela l’Etat guinéen profitait d’une telle situation pour faire sortir les véhicules, machines et autres équipements miniers par la frontière sierra léonaise (Pamalap) pour les « liquider ». Au final les Guinéens et en particulier les populations locales sont les nouvelles victimes de notre nouveau code minier « révolutionnaire » de 2011. Quand j’entends que la nouvelle stratégie minière du PPAC et de ses proches est de se débarrasser de toutes les majors minières pour se tourner exclusivement vers la Chine pour l’exploitation et l’exportation minière, j’en conclue que nous n’en sommes qu’au début de la descente aux enfers dans ce secteur aussi ; le 15, une émission politique synchronisée par au moins 18 radios privées de Conakry et de l’intérieur du pays, commanditée par les faucons du RPCé, s’est révélée en fait une triste parodie de manipulation et d’achat de conscience de nos millions de pauvres bougres amnésiques, le tout avec la finesse d’une émission préhistorique. En particulier les observateurs ont relevé que les intervenants se sont engouffrés dans la pensée inique des faucons de service, seuls invités, une sorte de disque rayé passé pendant plusieures heures ; le 20, nous apprenons que notre garde des sots à la tête d’une équipe composée surtout d’experts de l’UE a sillonné pendant près d’un mois les 33 prisons du pays afin surtout de procéder à un recensement des agents pénitentiaires. L’objectif était d’avoir enfin une liste nominative du personnel pénitentiaire comportant des données professionnelles, personnelles et administratives. Vive les PEV (perdiems, essence, véhicules) et bravo pour cet effort d’amélioration sensible du taux d’absorption des financements externes des projets ; le 20, le ministre de la défense en tournée de mobilisation des miliciens mateurs dans les 7 régions à la veille des nouvelles manifestations de l’opposition a reçu une doléance étonnante du chef des mamayeurs RPCistes à Nzérékoré : « (nous vous demandons) d’assurer l’emploi des jeunes diplômés très actifs au sein du parti, favoriser le recrutement des jeunes membres de la brigade de défense du parti au sein des forces nationales de défense et de sécurité ». Au lieu de corriger immédiatement et d’expliquer que cette requête était une idiotie démocratique (il ne le sait peut-être pas ?) il a répondu avoir pris bonne note et ferait un compte-rendu fidèle (Castro) au grand-père de la Nation. Une nouvelle confirmation que leur plan est de remettre en place leurs miliciens dans l’armée nationale, comme au bon vieux temps de Satan Touré ; le 26, le gouvernement révèle la liste de l’équipe guinéenne aux JO de Rio : 5 athlètes et 14 responsables. Le nombre de ministres n’a pas fourni dans le communiqué officiel donc ils doivent être une dizaine. Le comité olympique avait proposé 17 responsables mais Satanya aurait trouvé que ce chiffre était exagéré ! ; le 26, suite à la découverte par un enseignant d’une erreur flagrante dans l’épreuve de mathématiques du bac unique 2016 la corporation des enseignants de Guinée a déclaré devant la presse que « l’erreur en question ne serait pas de nature à remettre en cause l’intégrité du sujet et que le jeune enseignant aurait dû ignorer cette coquille contenue dans le sujet… Ces cas sont récurrents à d’autres examens où des erreurs se seraient glissées et où les services des examens ont laissé passer, les jugeant mineures ». Plus fort que Satan Touré qui annonçait « la mort du français en Guinée » le PPAC renforce l’objectif, avec la mort programmée de la science également ; le 28, au titre du premier point de l’ordre du jour du sommeil des ministres, le PPAC a « exigé aux membres du gouvernement d’organiser leurs déplacements en tenant compte, d’une part, du calendrier de travail du gouvernement et, d’autre part, des programmes de visites des délégations étrangères pour les négociations d’accords de coopération et de partenariat ». Et moi qui pensais que c’était plutôt, comme partout ailleurs, les visiteurs étrangers qui devaient s’arranger pour trouver des rendez-vous dans les « calendriers très chargés » des ministres, pour vendre leur marchandise. Après cela qui sera le boss, entre les délégations étrangères et les ministrons déculottés ? Tous en répondu en chœur « c’est le PPAC » ; le 28, Christophe Colomb emprunte cette fois-ci « la Pinta » pour aller en cachette chez lui à Paris puis à Djakarta pour participer au « Davos Islamique » et à Pékin pour participer au « Davos communiste tropical ou sommet Chine-Afrique ». Il ne lui manque plus que les Davos des centristes, des juifs et des Bouddhistes pour boucler la boucle. Et comme d’hab. il va se planquer à l’étranger juste avant la marche de l’opposition du 04 Août, en pensant ainsi se dédouaner des crimes de ses miliciens, comme le petit dadais l’espérait parce qu’il n’était pas physiquement présent au stade le 28 septembre 2009 – pauvres naïfs.
  • Pour : comme chaque mois : R.A.S. (Rien A Signaler)…
·         Contre : un compatriote avisé (Condé Abou, « Mines – Simandou : pourquoi la décision du gel par Rio Tinto était prévisible et incontournable ? » sur Guinéenews, 08 juillet 2016 » nous offre une analyse économique fine et détaillée que je vous recommande fortement pour bien comprendre l’ampleur de ce nouveau gâchis national. Il démontre la stupidité et l’amateurisme de ceux qui gèrent notre secteur minier depuis des lustres : « En quoi, l’exploitation du Simandou va-t-elle changer radicalement l’avenir de l’industrie de l’acier et du fer dans le monde ? Ce n’est absolument pas du tout le cas. Le problème n’est pas du tout à ce niveau. Rien qu’à voir les chiffres du marché, Simandou c’est environ 90 millions de tonnes à mettre sur le marché, alors que les Chinois à eux seuls ont produit 1 milliard et 380 millions de tonnes de minerai de fer pour la seule année 2015. Ne parlons même pas des autres grands producteurs qui suivent les Chinois, notamment les Australiens, Brésiliens, Indiens et Russes (soit au total plus de 3 milliards de tonnes par an). Cet argument défendu par certains responsables du secteur minier guinéen est totalement absurde, c’est une pure fuite en avant, inacceptable ». Ce saboteur du Sanseman sera maudit-grave au prochain conseil hebdomadaire des ministres du RPCé, Walahi ! Finalement notre nouveau P.M. numérique me fait vraiment pitié : ce bonhomme timide qui était béni des Dieux à l’ombre de qataris milliardaires s’est retrouvé sans rien comprendre à la tête d’un gouvernement aussi démuni qu’incapable de sortir des griffes d’un micro-manager à demi fou. Le pauvre et sa famille doivent passer toutes leurs nuits à pleurer, mais en silence pour ne pas réveiller les soupçons de leurs geôliers. Pour rajouter son grain de sel à l’anarchie ambiante et se rappeler au bon souvenir des mamayeurs qui l’avaient déjà enterrée, la passionaria blonde Konaté nous balance « Alpha Condé est là avec 58% de la population guinéenne. Ce n’est pas rien. Ils n’ont qu’à essayer, ils sauront que c’est nous qui sommes au pouvoir ». Elle propose d’organiser en riposte à la marche de l’opposition du 04 Août et avant celle-ci, des marches du RPCé dans chaque commune. Bref les faucons du boss parlent des troubles publics programmés par les autres et proposent pour les empêcher de faire exactement la même chose. Il n’y a quand même point commun entre les deux camps : leur volonté acharnée de chasser les derniers investisseurs, même les ripoux et pirates mafieux restants, afin de planter le dernier clou dans le cercueil du Sanseman. Le PPAC devrait plus craindre ses partisans que ses opposants, Walahi !
 
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4)      Formations, séminaires, ateliers, colloques et autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois : atelier préfectoral de formation des prestataires de service en planification familiale ; forum des femmes parlementaires de Guinée ; atelier de formation des chefs des centres de santé sur la surveillance cas par cas de la méningite en Guinée ; forum national sur la situation et les enjeux du foncier rural en Guinée ; 5e Forum Social Ouest-Africain (FSOA) ; atelier national de dissémination des outils méthodiques de documentation des bonnes pratiques en Santé ; atelier de formation des cadres ministériels sur le suivi  et la gestion des projets au niveau central et régional ; séminaire de formation sur la gestion logistique (payant !) ; atelier national de validation de l’avant-projet de loi fixant les conditions de participation de l’armée au développement économique de la Nation (!) ; atelier de lancement du projet de renforcement de la surveillance à base communautaire des maladies à potentiels épidémiques dans les préfectures de Guéckédou et de Macenta ; renforcement des capacités des agents préfectoraux sur la maitrise du processus sur l’enregistrement des naissances et autres faits de l’état-civil ; formations sur la gestion des conflits pour des jeunes volontaires des Nations-Unies ; séminaire de formation des députés et des fonctionnaires parlementaires sur le processus électoral (!!) ; 5e forum social Ouest-Africain ; séminaire de restitution du volet non contributif de la politique nationale de protection sociale en Guinée ; atelier de réflexion sur la qualification de la fiscalité immobilière et foncière de la Guinée pour accroitre la rentabilité fiscale de la contribution foncière unique (CFU) ; séminaire de formation des étudiants et acteurs socioéconomiques de la Guinée sur les théories du système commercial multilatéral (OMC) ; atelier de formation gratuite en informatique à l’intention des cadres administratifs de la préfecture de Kouroussa (Wow !) ; 7e session de la plateforme de restitution et d’échanges entre le gouvernement et la société civile sur les réformes engagées au ministère des mine ; renforcement de capacité des formateurs préfectoraux de la région de Boké sur la surveillance et la riposte intégrées des maladies ; formation des responsables des administrations fiscales  africaines de  pays membres du Centre de Rencontres de d’Etudes  des Dirigeants des Administrations Fiscales (CREDAF) sur le thème «outil de renforcement des capacités et d’accompagnement des réformes » ; séminaire de formation et de plaidoyer des députés et des cadres d’appui de l’Assemblée nationale sur le thème « renforcer le parlement en tant que gardien des Droits de l’Homme et garant du processus de réconciliation nationale en Guinée, c’est contribuer à la consolidation de la paix » ; table ronde régionale (Nzérékoré) sur la problématique de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ; atelier de renforcement de capacité des officiers de la police judiciaire et des magistrats de Conakry sur la prévention et la protection des violences basées sur le genre(VBG) au sein des forces de défense et de sécurité ; atelier d’échanges sur les enjeux et opportunités des investissements sociaux miniers en Guinée ; atelier d’élaboration du programme cadre pour l’offre de formation professionnelle par l’apprentissage DUAL dans le secteur de l’artisanat urbain et péri-urbain de la République de Guinée (!).
  • Pour : le séminaire-bizness retrouve la bonne moyenne de la perdiemite mensuelle (26). Bravo pour le thème sur le foncier rural en Guinée, un véritable casse-tête national mais hélas très peu de mesures concrètes pourront en sortir car les problèmes sont dus pour 90% à la malhonnête et la cupidité spéculative de tous ceux qui en ont la charge. Et ça, ce n’est surement pas un séminaire qui pourra y mettre fin. Et pourtant un succes story existe juste à notre porte, au Mali. Pour y arriver il nous faudrait hélas importer aussi des administrateurs maliens et des contrôleurs toubabs – de toute façon le boss a déjà dit que nous sommes tous des malhonnêtes et incapables.
  • Contre : quand je vois que c’est le PNUD qui doit financer une simple réunion entre nos femmes dépitées alors que ce sont les mêmes qui se tapent la poitrine à longueur d’interviews pour parler de la souveraineté nationale et de notre lutte éternelle contre la néo-colonisation des « blancs », cela me conforte dans ma certitude de l’hypocrisie et de la cupidité sans bornes de nos dépités. Et oui, on chante qu’on n’a pas besoin de leurs sales sous pour organiser nos élections mais ils sont par contre indispensables pour organiser nos réunions arrosées de perdiems, carburant et autres cadeaux. Et les activités principales de leurs plans d’actions 2016 et 2017 présentés sont essentiellement des réunions avec les partenaires étrangers et l’organisation sur financement externe de voyages d’études pour l’ensemble des femmes parlementaires d’abord au Maroc et Rwanda, ensuite au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Pour ça il n’y a pas mouvance contre opposition, juste un amour intéressé parfait. Eh Allah, maintenant notre armée veut s’occuper du développement économique de la Nation ? Au secours, pitié ! Le forum social Ouest-Africain ? Il parait que c’était un flop total, dans la forme et dans le fond – pas étonnant vu la diversité hostile de nos différentes centrales de la société servile, égales en nombre à nos particules politiques (plus d’une centaine).
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  • Pour conclure quelques suggestions SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalisables, Temporellement définies) pour changer le changement :Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd’hui est le 222e jour du « nouveau changement radical » et de l’ancien « Guinea is back » devenu en 2016 « Guinea is really in back », déjà 7 mois et 10 jours ! Ce mois-ci je voudrais citer un compatriote avisé (M. Sacko) : « Ce qui en Guinée est pire qu’un système proprement dit, vous avez le communisme communautaire érigé en mode de gouvernance, et ce depuis son indépendance mais qui s’est radicalisé avec ce régime. Ce système est exclusif, ségrégationniste, et même pire que le système soviétique. Parce que ce système n’a aucun objectif pour développer un pays mais au contraire entretenir les clans mafieux au pouvoir qui voient l’Etat comme une manne financière, un butin qu’il faut à tout prix garder, peu importe le résultat économique du pays ou le niveau de vie de la population jusqu’au prochain transfert du pouvoir par la mort naturelle du leader suprême à vie ». Voici le meilleur résumé selon moi de la situation actuelle en Guinée. Quand la majorité l’intégrera et acceptera que c’est ce combat qu’il faut mener pour tuer la pieuvre nous aurons enfin une chance de sauver notre pays. Mais comment ? That’s the main question today ! Une autre personne avisée décrivait bien récemment nos chefs «  tous des crocodiles avec grandes bouches et de petits bras qui ne peuvent travailler ».
  1. Un peu d’humour noir à la Guinéenne pour terminer : un corps sans vie a été retrouvé récemment accroché au mûr d’une concession familiale à l’aide de pointes métalliques en haute banlieue de Conakry. Selon l’enquête de la police nationale « tout laisse croire qu’il s’agit bien d’un meurtre » !
  2. Cher Papounet de la Nation, puisque vos mamayeurs du RPCé ont passé tous les samedis de ce mois à nous pomper l’air avec votre œuvre géniale de réconciliation des Guinéens, moi aussi je vais continuer à décrire pour les naïfs et les amnésiques toutes les coulisses de votre parodie digne des Monty Python. Votre hoba-hoba de pré-réconciliation avec une équipe composée de religieux au dessous de tout soupçon et de militants RPCistes a complètement raté. Nous avons compris dès son démarrage votre tromperie enfantine et ce processus devra être repris à zéro par votre successeur. Passez à autre chose maintenant, Yandi. En fait vos 2 religieux ont fait une bonne affaire digne de fonctionnaires nationaux : 1- Quatre ans et demi de perdiems, voyages à l’étranger, véhicules neufs carburés, séminaires et repas copieux…etc. pour essayer de vous créer une belle image de sauveur des victimes. 2- Recrutement sur financement des Nations Unies, quelques mois avant la fin leur financement, d’une boite de consultants étrangers pour venir pondre un rapport vite-vite pour atténuer les crimes de l’État et nous dire que nous sommes « tous victimes – tous bourreaux ». 3- Organisation d’un peu de tintamarre pendant un mois sur les ondes locales et dans toutes les régions, permettant surtout aux consultants externes de visiter le pays profond avant de nous quitter définitivement. 4- Organisation de quelques séminaires finaux folkloriques dont seuls les Guinéens ont le secret de fabrication, pour prouver que nos « hommes de Dieu » ont sué pendant 5 ans pour nous gratifier de ce document de pré-réconciliation qui demande en fait de commencer le vrai travail, mais sans eux désormais. Bref rendre la patate chaude à l’envoyeur parce qu’ils ont d’autres chats juteux à fouetter maintenant. Franchement penser que les victimes goberaient cette mamaya organisée par les bourreaux est aussi triste et déplorable que d’aller en public pour insulter toute une communauté régionale. Ils pourront chanter tant qu’ils voudront « tous bourreaux – tous victimes » mais cela ne deviendra jamais « bourreaux = victimes, faites ce que vous voulez mais vous ne pourrez rien pour que la Vérité soit dite ». Ces dinosaures et leurs héritiers révisionnistes cyniques prouvent ainsi leur arrogance stupide et leur ignorance de la réalité de l’histoire de l’Humanité : les faits reconnus par la majorité et la Vérité ne seront écrites ni par les bourreaux ni par les victimes. Ce sont des spécialistes universitaires neutres qui l’écriront demain et nous savons tous ce qu’ils décriront avec preuves à l’appui. Mettre en place ce processus est bien documenté et si précis que c’est « facile » de le réaliser mais tant que vous voudrez en créer un « sur mesure à la Guinéenne » nous ne vous laisserons pas faire un seul pas en avant dans ce dossier. Pour réussir ce processus il y a un préalable devenu indispensable dans le contexte actuel du pays : il faut mettre en place un groupe totalement indépendant d’experts universitaires (historiens, sociologues, ethnologues….) guinéens et étrangers qui n’ont ni d’attache politique ni d’intérêts directs en Guinée, pour écrire la vraie histoire de la Guinée de 1955 à 2015. Sans mélos, sans fioritures, sans caresses – des faits et rien que des faits. Loin de nos frustrations individuelles biaisées qui ne peuvent plus permettre de discuter sereinement de réconciliation ou pire, de la faire piloter par les bourreaux. Ces hommes existent – j’en connais en Guinée, au Sénégal, en France et au Canada. Il ne manque en fait que la volonté du sommet de l’Etat et la garantie que personne, en commençant par vous bien sur, ne lui fera subir des pressions externes ou des peaux de bananes jusqu’à la fin de leur boulot (12-18 mois max). Il faudra donc innover intelligemment par un processus avec 2 étapes devenus désormais non superposables : un « processus de Vérité et Justice » piloté par des professionnels expérimentés dans la matière et totalement indépendants des parties prenantes. Et ensuite seulement un « processus de réconciliation » qui permettra de parler enfin de reconstruction nationale. Il n’y aucune autre option qui marchera chez nous. « Tant que des individus s’imaginent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent parce qu’ils l’ont décidé, la société ne pourra pas avancer ». (H. Gandhi).
31 Juillet 2016
A.O.T. Diallo
NB : vous pourrez suivre chronologiquement cette série et les précédentes (depuis le début du changement en Guinée en janvier 2007) sur mon nouveau blog: https://aotdiallo.wordpress.com/

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