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ASPROG / CONFERENCE-DEBAT SUR L’ETAT DU FOOTBALL GUINEEN ORGANISEE A PARIS

août 25th, 2016 | par Leguepard.net
ASPROG / CONFERENCE-DEBAT   SUR L’ETAT DU FOOTBALL  GUINEEN  ORGANISEE A PARIS
Sport
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PARIS, LE SAMEDI 16 JUILLET ET BRUXELLES LE 5 AOUT 2016.

La crise qui secoue actuellement le football guinéen préoccupe tous les guinéens et surtout ceux qui ont défendu les couleurs de notre pays.

Dans le cadre d’une réflexion sur l’état du sport guinéen en général et en particulier du
football, une conférence-débat s’est tenue, le samedi 16 juillet 2016 au Pavillon Carré
Baudoin, sis au 121rue de Ménilmontant dans le XX ème arrondissement de Paris et le vendredi 5 août à Bruxelles.

L’ordre du jour était articulé autour du diagnostic du football guinéen pour en faire des recommandations aux Autorités compétentes.

Monsieur Morlaye Mazo SYLLA, Président de l’ Association pour le Soutien et la Promotion du Sport Guinéen à l’Étranger (ASPROGUE) en qualité de Président de la séance a ouvert la conférence, à 15 heures, sur un aperçu sur le football guinéen du temps colonial à nos jours. Il était entouré des collaborateurs suivants notamment par les Messieurs:
– KONE Daouda <<Sixeau>>, Conférencier, Docteur en Anthropologie, ancien international guinéen;
⦁ SOUMAH Flavio, Conférencier, ancien Capitaine du 7èmè Arrondissement de Conakry;
⦁ SANKHON Abdoulaye, Conférencier, Ancien footballeur professionnel , Entraineur des jeunes d’Orléans;
⦁ KEITA Sekou, Conférencier, Éducateur sportif à Aubergenville, France
⦁ KOUYATE Diaraba, Ingénieur des mines-économiste, rapporteur.

La liste des participants figure en annexe.

C’est dans un climat d’échanges fructueux et riches que les uns et les autres ont dégagé les pistes pour promouvoir et soutenir le football guinéen qui tombe en déclin. Et cette bataille s’inscrit dans le but de mener à bien notre football au niveau national et international.
Le Président de séance est ensuite revenu sur le problème qui fatigue le football guinéen devant les jeunes et l’assistance. Il a demandé l’implication de près ou de loin de tous les anciens footballeurs et les jeunes à la gestion du football au plan technique et administratif en les exhortant à passer leurs diplômes pour pouvoir venir en aide au football guinéen et d’être utiles à notre pays. Car le football d’un pays ne peut pas avancer sans la contribution de ses anciennes gloires.
Le football a besoin de trois éléments essentiels:
– un homme politique engagé
⦁ un grand technicien
⦁ et les personnes ressources pour assurer le financement du projet.

⦁ HISTORIQUE

Au temps colonial, le football se pratiquait sous l’égide des prêtres des missions catholiques.

Et son père spirituel fut Monseigneur Le rouge vicaire apostolique et évêque titulaire nommé en poste le 20 avril 1920. le Père Roy qui remplacera Mgr Le Rouge sera le le dirigeant du premier district de football affilié à la fédération française, à travers la ligue de l’Afrique Occidentale Française (AOF). Il sera remplacé par Maître Albert KOUROUMA qui occupera le poste de Président de district de Conakry jusqu’en 1958.
Le premier club guinéen au point de vue typologique fut la Jeanne d’Arc crée en 1929 suivi la même année par le club l’Aigle Noir composé de joueurs Sénégalais et Sierra-Léonais et dont le Président aurait été Monsieur Soriba TOURE.
Il y eut par la suite, la création d’autres clubs qui emboîtèrent le pas aux précédents. Les plus remarquables furent l’Étoile de Guinée (1930), le Racing Club de Guinée et le Mamaya (1945), qui participa deux fois à la coupe de l’AOF.
⦁ LA PROBLEMATIQUE DU FOOTBALL GUINEEN

Le football se pratique dans la rue, dans les écoles et dans les quartiers.
A l’indépendance, notre Chef de l’État, le Président Ahmed Sekou TOURE n’avait pas de club approprié. Il était sympathisant; mais il a su mettre en place, à travers les Nfamara CAMARA, Yoro DIARRA et tant bien d’autres dirigeants, une politique de restructuration du sport et du football en particulier. Au niveau local chaque Comité de base, chaque Arrondissement, chaque Préfecture ou chaque Gouvernorat se devait d’avoir un club qu’il parrainait et entretenait. L’État s’occupait financièrement et matériellement de tous les clubs sportifs que ce soit de football, d’athlétisme, de natation, de boxe parmi tant d’autres,
c’est ainsi qu’on verra l’émergence de clubs tels le Gangan de Kindia, les équipes de Labé, de Kankan, de Conakry I et Conakry II qui seront les pépinières pour la fourniture de joueurs à l’équipe nationale, le Syli National.

La première République a pris en charge le sport et la culture comme vecteur du développement économique. Tout était fait pour que les objectifs fixés soient atteints grâce à un encadrement conséquent dans tous les domaines.
Des stages de formation furent organisés en Allemagne puis en Hongrie à l’intention des jeunes talents recrutés en vue du renforcement des équipes de Conakry I et Conakry II devenues respectivement le Kaloum Star de Conakry I, le Hafia Football Club et le Horoya Athlétique Club. Monsieur Mamadou Portos DIALLO, jeune Ministre de la Jeunesse et des Sports en fut le principal instigateur et mit en place les Espoirs de Guinée pour constituer la relève de l’équipe nationale.
Au fil des succès obtenus par le Hafia FC au niveau national (championnat et coupe de Guinée) et international (trois coupes des clubs champions d’Afrique remportées en 1972, 1975 et 1977), ce club devint l’ossature du Syli National. Et le football guinéen fut honoré à travers le décerne ment du Ballon d’or africain à Monsieur Souleymane CHERIF et le ballon d’argent africain à Monsieur Naby Laye CAMARA dit Papa CAMARA.

Pendant la seconde République eut lieu la politique de libéralisation du sport guinéen qui n’a pas été suivie d’effet d’accompagnement. Avec la retraite sportive des Souleymane CHERIF,

Soriba Édenté SOUMAH, Ibrahima Sory KEITA dit Petit Sory, Papa CAMARA, Mamadou Aliou KEITA alias Njo Léah et tant d’autres, le football guinéen a commencé à décliner. La formation des jeunes talents a été délaissée au profit d’une privatisation à outrance qui a donné des joueurs insuffisamment qualifiés pour entrer dans la sphère du football professionnel. Il faut aussi retenir que tous les anciens joueurs des équipes tels le Hafia, le Horoya ou le Syli National sont abandonnés dans l’indifférence totale et sont entrain de végéter dans une retraite <<sans solde>>, minés par la maladie et sont entrain de mourir à petit feu. La jeune génération doit y prendre garde sinon elle subira un jour le même sort.

Aujourd’hui le football guinéen n’a pas de joueurs qualifiés, ni d’infrastructures sportives pouvant accueillir des événements de classe internationale. Par conséquent, l’État Guinéen se doit de reprendre la place qui lui échoit. Il a un rôle fondamental à jouer dans la gestion du sport et il a besoin d’hommes de qualité dans le souci de préserver l’intérêt général.
Le problème du sport guinéen est d’ordre structurel car il faut créer des stades, des centres de formations gérés par des ressources humaines qualifiées.
Le football guinéen est dans un état de désolation qui appelle une contribution constructive de tous les guinéens- de l’étranger et de l’intérieur-pour sa refondation. Force est de constater aujourd’hui qu’il faut une expertise du football guinéen accompagnée de moyens financiers nécessaires.

La Guinée a perdu son rang de nation sportive africaine. Elle est non qualifiée dans la plupart des compétitions internationales en Afrique et dans le monde. Et l’on est en droit de se poser la question pourquoi?
La Guinée n’a pas su adapter une politique conséquente pour développer le sport au niveau local. La pratique du sport a été quasiment délaissée dans les écoles, les quartiers etc.
il y a lieu aussi de se pencher sur la mise en place d’un outil de référence juridique et réglementaire qui doit statuer sur l’organisation des structures sportives, le contrôle de la gestion des fonds mis à la disposition des clubs et la fixation des attributions de chaque entité. L’ État doit donc prendre en main le financement des infrastructures sportives et des instances sportives par le biais d’une Loi fixant les modalités de levée des fonds et leur mode de répartition.

Dans le contexte actuel, l’État se doit de répondre efficacement à la régulation du sport en se dotant de structures et d’organismes dirigeants efficients pour limiter les conflits de compétence, car trois structures jouent le même rôle d’encadrement: le Ministère des Sports, le Comité de Normalisation et la Ligue Professionnelle.
Il y a le problème de la ligue qui appelle à réflexion: 10 étrangers peuvent être recrutés et 8 peuvent prendre part à un match au niveau d’un club en championnat sans aucune limitation. Cette situation affaiblirait le niveau de construction de notre équipe nationale car le niveau du championnat serait biaisé par l’apport des étrangers. Ce qui peut faire régresser le niveau de notre football.
C’est aussi le lieu de remercier tous les sponsors et les mécènes qui ont acceptent d’investir dans le championnat et la coupe nationale. Mais ils doivent savoir se limiter au rôle que doit jouer un sponsor.
Par ailleurs, la gestion du sport ne doit pas être dépendante d’une seule personne. Ceux qui

ont l’argent en Guinée font ce qu’ils veulent du football par exemple. Ils sont juges et parties. Pour une bonne image de notre football, il faut arrêter le cumul de mandats. Le football guinéen est monopolisé par certaines personnes. Il est prépondérant de construire en Guinée un football propre loin de toute corruption ou de toute main mise personnelle par des financements occultes. Nous nous devons de l’assainir à tous les égards pour le rendre plus crédible au niveau de l’opinion nationale et internationale. Nous sommes en zone de
professionnalisation sans infrastructures, sans équipements sportifs et sans fédération.
Le football c’est la pratique, la formation.
Il faudrait avoir une vision impartiale et mutualiser les compétences et les expériences pour impulser le sport, car personne n’a le monopole du patriotisme quelque soit son lieu de résidence. Sinon, c’est la débâcle assurée. Il est temps de mettre en place un comité de réflexion indépendant pour la relance du football guinéen associant les représentants des anciens footballeurs, ceux du comité olympique, du comité de normalisation, du ministère des sports, de la ligue professionnelle, les représentants des différents clubs et des ligues régionales.
Il est encore temps que l’État assure la mise en place d’une politique nationale du sport en se fondant par exemple sur le cadeau que la Confédération Africaine de Football vient de faire à la Guinée d’abriter la Coupe d’Afrique des Nations en 2023. Personne n’en parle car il est temps de créer des infrastructures aux normes internationales sans cela nous perdrons l’honneur d’organiser cette manifestation sportive si noble.

Le sport guinéen a besoin d’un engagement politique fort et d’un homme politique de haut rang pour asseoir la culture du sport. La décentralisation du football est plus que nécessaire pour développer un championnat digne et renommé.

⦁ RECOMMANDATIONS
Le sport guinéen a plus que besoin d’être refondé. Cette refondation passe par la prise en considération de certains éléments que nous jugeons utiles. Après un tour de table et les avis des uns et des autres, les recommandations suivantes ont été formulées. L’État doit:

⦁ mettre en place une politique nationale du sport dotée d’une charte;
⦁ restructurer et délocaliser le football à l’intérieur du pays;
⦁ jouer un rôle éminent en apportant au sport la base juridique, réglementaire et financière nécessaire pour le financement des infrastructures décentralisées et pour l’encadrement et le contrôle de la gestion et des performances sportives;
⦁ améliorer les conditions de vie des sportifs;
⦁ permettre à tout guinéen de prétendre à un poste électif au niveau de la fédération ou à n’importe quel organe de football guinéen;
⦁ réglementer les droits télévisés et le sponsoring;
⦁ associer tous les guinéens -de l’étranger et de l’intérieur à la gestion des structures sportives;
⦁ réorganiser le football amateur en semi-professionnel;
⦁ parrainer les clubs informels;
⦁ valoriser les anciens professionnels en les associant à l’encadrement du sport et dans l’animation des instances sportives.
⦁ organiser sur le territoire national des championnats de première division, de deuxième division, semi professionnel et corporatif;
⦁ développer le football corporatif, scolaire et universitaire;
⦁ organiser la compétition des jeunes et leur encadrement dans des centres techniques de football;
⦁ arrêter de subventionner les personnes qui ignorent les fondements du football et de les associer à sa gestion car cela ne ferait qu’accroître son retard;
⦁ revoir le quota du nombre d’étrangers à accepter dans notre championnat.

Enfin, nous saluons la mise en place de la ligue professionnelle qui est une mesure salutaire mais il faut qu’elle soit accompagnée par la signature d’une convention entre les deux organes, c’est-à-dire entre la fédération guinéenne de football et la ligue et que la fédération veille sur l’évolution de cette mise en place.
Nous les guinéens de la diaspora vous apportons cette contribution que nous voulons à la portée des guinéens pour assurer le développement du sport en Guinée. Et Nous sommes disposés à apporter tout le concours nécessaire pour la réussite du sport guinéen.

 

 

Morlaye Mazo SYLLA

Président de l’ASPROGUE
Ancien Capitaine du Syli National de Guinée

Tel 00336 22 9374 39/e-mail: morlayesylla5@yahoo.fr
ANNEXE: LISTE DES PARTICIPANTS

 

MESSIEURS:

⦁ SYLLA Morlaye Mazo, Président de l’ASPROGUE, ancien Capitaine du Syli National;
⦁ SOUMAH Flavio, Ancien footballeur;
⦁ KONE Daouda Sixeau, Ancien joueur international du football;
⦁ KOUYATE Diaraba, Rapporteur;
⦁ KEITA Sekou, Éducateur sportif, Aubergenville;
⦁ CAMARA Abdoulaye, Sympathisant;
⦁ YOULA Sekou, Ancien footballeur;
⦁ SANKHON Abdoulaye, Entraineur des jeunes d’Orléans;
⦁ DIALLO Souleymane, Sympatisant;
⦁ CAMARA Sekou, Ancien footballeur;
⦁ GARANTE Peter Patrice, Consultant commerce international;
⦁ CISSE Morlaye, Éducateur sportif;
⦁ CAMARA Jacques Diver, Agent de Joueur;
⦁ SOUMAH Nabbie Ibrabim Baby, Juriste Anthropologue;
⦁ GASSAMA Mohamed, Sympathisant;
⦁ BANGOURA Sambegou, Ancien joueur international du football;
⦁ FOFANA Yéboudou, Ancien footballeur;
⦁ SADOU, Journaliste;
⦁ CAMARA Mohamed, Joueur de football;
⦁ JOE Gallé, Ancien joueur international du football;
⦁ DIALLO Mamadou Dian, Ancien footballeur;
⦁ KANASSE, Ancien footballeur;
⦁ BAH Bounasse, Sympathisant;
⦁ DIARRA Daouda, Sympathisant;
⦁ CAMARA Ousmane Ngom, Ancien joueur international du football;
⦁ KEITA Dinn, Sympathisant;
⦁ SYLLA Abdoul Karim Dakino, Ancien joueur international du football;
⦁ BAMBA Ousmane Tolo, Sympathisant;
⦁ Mamoudou Lobilo, Ancien joueur international du football;
⦁ ElHadj, Sympathisant;
⦁ GASSAMA Djibril, Ancien joueur international de football;
⦁ OULARE Souleymane, Ancien joueur international du football;
⦁ KEITA Jean Louis, Ancien joueur international du football;
⦁ FOFANA Mory, Ancien joueur international du football;
⦁ SYLLA Mohamed Lamine Conti, Ancien joueur international du football;
⦁ TRAORE Kara, Ancien joueur international du football;
⦁ BALDE Djiga, Ancienne joueuse internationale du volley-ball;
⦁ SYLLA Kanfory Cafou, Ancien joueur international;
⦁ SAMPIL Mohamed, Ancien joueur de football;
⦁ ACHKAR Souleymane, Ancien international du football;
⦁ Madame GUIRASSY Fatoumata TOUNKARA Ngakhonyè, Ancienne joueuse internationale du football.
⦁ YATARA Ibrahima dit Pokou, Ancien international du football;
⦁ BARRY Thierno, Ancien footballeur;
⦁ OULARE Aly, Sympathisant;
⦁ FOFANA Mory, Ancien international du football;
⦁ KEITA Jean Louis, Ancien international du football;
⦁ CONDE Vera, Ancien footballeur;
⦁ BARRY Ismaël, Sympathisant.

 

 

 

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