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Bientôt c’est le Cinquante huitième anniversaire de l’indépendance nationale de la GUINEE

août 27th, 2016 | par Leguepard.net
Bientôt c’est le Cinquante huitième anniversaire de l’indépendance nationale de la GUINEE
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QUELQUES RAPPELS HISTORIQUES DANS LES RELATIONS ENTRE LA GUINEE ET LA FRANCE.

Chers compatriotes, nous avons eu beaucoup de chance d’avoir la Guinée des Grands Hommes comme : Ahmed Sékou Touré, Saïfoulaye Diallo, Diawado Barry, M’Ballia Camara, Alpha Yaya Diallo, L’almamy Samory Touré, Zébguéla Togba, pour ne citer que ceux-là. Mais force est de reconnaître, que cinquante et huit ans après l’accession à la souveraineté nationale, notre Pays quant à lui semble avoir eu beaucoup moins de chance, de nous avoir eu comme fils. L’espèce de ces hommes cités ci-haut est en voie d’extinction.

A qui la faute ? Les intellectuels sans lesquels aucun développement socioéconomique n’est possible, ont été les fossoyeurs. Nous avons renié notre histoire ; ce qui nous a fait perdre tous les repères. Un peuple qui ignore son histoire ne saurait construire son avenir. Je ne suis ni historien, ni écrivain. Mais je reste convaincu que nous avons le devoir impérieux de dire la vérité et rien que la vérité à nos enfants, pour qu’ils aient de vrais repères et qu’ils soient aussi fiers que nous l’avions été, d’être guinéens.

A cette brillante et dynamique jeunesse guinéenne, je vous demande très sincèrement ceci : Apprenez à passer de l’ignorance à la connaissance. Car l’ignorance est la cause de la plupart des maux que nous vivons actuellement. Développez votre intelligence et vos connaissances pour apprendre à discerner. Toute votre vie, vous aurez à discerner le vrai du faux, le juste de l’injuste, le positif du négatif, le nécessaire du superflu. La bonne connaissance de vous-même et de l’histoire de votre nation, de sa culture et du monde vous rendra libres et capables de faire les justes choix pour mener une vie bonne. Un sage disait : « Connais-toi toi-même, et tu connaîtras le monde et Dieux. »

J’écris donc dans l’espoir que chaque ligne, chaque mot sorti de ma plume servira à reconquérir, millimètre par millimètre ma dignité longtemps piétinée.

« Discorde rime avec concorde pour ceux qui savent tourner les pages du temps sans rancune. Ainsi va la vie » disait un sage !

 

ARRIVEE DU GENERAL DEGAUL EN GUINEE

Discours de M. Saïfoulaye Diallo Président de l’Assemblée Territoriale de la Guinée (Conakry, le 25 août 1958)

Monsieur le Président du Gouvernement

de la République Française,

Au nom de l’Assemblée Territoriale, du Conseil de Gouvernement et du Peuple de Guinée, il nous échoit le devoir de souhaiter au Président du Gouvernement de la République française et aux Hautes Personnalités qui l’accompagnent dans son voyage la bienvenue en Guinée et un bon séjour parmi nous.

Nous vous souhaitons la bienvenue avec un plaisir contenu mais réel, réjoui et heureux à la fois de ce que les atermoiements et les confusions vont enfin faire place aux décisions hardies et sans équivoque.

Nous vous accueillons aussi avec émotion parce que nous réalisons parfaitement que nous franchissons une étape capitale de notre histoire, un tournant dans nos relations avec la France.

Le long périple que vous avez bien voulu entreprendre à travers l’Afrique, à un moment où tant de préoccupations et tant de problèmes devraient vous retenir à Paris, prouve à nos yeux et à la face du monde votre détermination d’en finir avec la politique d’hésitation, de réticence et de tâtonnement. Ce voyage indique aussi votre volonté d’apporter une solution claire et définitive aux rapports nouveaux entre la France et ses anciennes colonies.

Nous voudrions vous affirmer ici, avec force que l’Assemblée Territoriale et le Conseil de Gouvernement de la Guinée, Forts de l’appui sans réserve des masses populaires et de la confiance totale de l’écrasante majorité des populations guinéennes et en parfaite identité de vues, mesurent toute la gravité de cette heure où se joue le destin de l’Afrique. Ils ont aussi conscience de l’importance de l’option à faire. C‘est donc en toute connaissance de cause qu’ils vont, comme toujours, prendre toutes leurs responsabilités devant l’histoire appelée à les juger.

Monsieur le Président du Conseil, Vous avez devant vous des patriotes résolus à travailler pour le bien-être matériel et moral de leur Patrie Africaine.

Nous sommes très à l’aise dans cette position, persuadés d’avance d’être bien compris par notre hôte, le Général de Gaulle, le fervent patriote, l’homme qui incarna et anima la résistance française contre l’Allemagne victorieuse, enfin l’homme des mieux indiqués pour réaliser et admettre que d’autres puissent éprouver pour leur Pays, leur Patrie, les mêmes sentiments que M. le Président du Gouvernement de la République éprouve lui-même vis-à-vis de la France.

Loin d’être un élément de discorde, nos patriotismes respectifs constituent plutôt le sûr garant d’un rapprochement et d’un attachement durables, le motif rassurant d’une Association libre et fraternelle à bases égalitaires.

Tout comme vous, nous avons foi en notre destin et confiance en l’avenir.

Tout à l’heure Monsieur le Président du Conseil de Gouvernement de la Guinée vous exposera, dans ses grandes lignes, notre point de vue sur les problèmes de l’heure.

Avant de lui passer la parole, je termine en disant :

Vive l’Afrique Noire !

Vive la France !

 

Chers Compatriotes, chers amis des différents réseaux sociaux, le grand Discours historique du Président AST ayant été suffisamment publié, je me contenterais juste de ce petit extrait dudit Discours, qui à mon humble avis illustre à suffisance toutes les raisons pour nous d’être fiers de ces Grands Hommes, fiers de notre Pays et de l’Afrique Noire.

 

« Notre option fondamentale qui, à elle seule, conditionne les différents choix que nous allons effectuer, réside dans la décolonisation intégrale de l’Afrique : ses Hommes, son économie, son organisation administrative, etc… en vue de bâtir une Communauté franco-Africaine solide et dont la pérennité sera d’autant plus garantie qu’elle n’aura plus dans son sein des phénomènes d’injustice, de discrimination ou toute cause de dépersonnalisation et d’indignité.

« En effet, le monde évolue rapidement et les impératifs de la vie moderne posent avec brutalité le problème du choix entre la stagnation et le progrès, entre la division des Peuples et leurs union fraternelle, entre l’esclavage et la liberté, enfin entre la guerre et le paix.

« Pour l’Afrique Noire d’influence française, ces problèmes doivent être abordés avant tout avec un esprit réaliste, compréhensif. Notre cœur, notre raison, en plus de nos intérêts les plus évidents, nous font choisir, sans hésitation, l’interdépendance et la liberté dans cette union, plutôt que de nous définir sans la France et contre la France. Et c’est en raison de cette orientation politique que nos exigences doivent être toutes connues pour que leur discussion soit facilitée au maximum ».

 

 

 

 

Mohamed Lamine Kéita M L K.

 

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