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Alpha Condé et ses pansements sur jambes en bois

octobre 15th, 2016 | par Leguepard.net
Alpha Condé et ses pansements sur jambes en bois
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Selon les spécialistes de l’économie mondiale, la libre circulation des biens, des capitaux et des idées fait progresser le niveau de vie des populations. Ils ajoutent même que les pays qui ouvrent leurs frontières, la paix et la démocratie y progressent inéluctablement.

Malheureusement, cette mondialisation risque, par la faute des hommes de l’acabit d’Alpha Condé, de se fracasser sur l’expansion non contrôlée de la finance de l’ombre et des flux financiers.

En effet, depuis qu’il est président, Alpha Condé a pour principale occupation le trafic effréné de devise. Il fait désormais partie des dangereux flibustiers de la finance mondiale. Il s’est finalement spécialisé dans le transfert illicite de l’ombre, profitant ainsi des « avantages » de cette fameuse « mondialisation ».(la saisie de devise par la douane sénégalaise est un exemple parmi tant d’autres).

Alpha Condé déçoit. Il déçoit même ses plus fervents supporteurs. Il déçoit forcément parce que dans son univers, il ne se préoccupe que de lui-même, c’est à dire sa poche.

Depuis qu’il est président, il n’y a ni paix, ni stabilité dans notre pays. La situation politique, économique et sanitaire de la Guinée est insupportable.

Alors, en vertu de quelle loi, le président guinéen a-t-il été chargé de la mise en action du plan d’investissement dans les énergies renouvelables, en attente de subventions de l’Union Européenne ?

Les dirigeants africains ont commis une grave erreur en confiant cette tâche à Alpha Condé. Partout où ça sent de l’argent, Alpha fait tout pour être présent. Après tant d’années au pouvoir, les Guinéens s’interrogent aujourd’hui sur son bilan, surtout quand ils mesurent à quel point le fossé creusé entre ses mensonges et la réalité se révèle profond.

Voilà un « président » qui aura passé le plus claire de son temps à diviser et à tuer ses concitoyens, à monter des dossiers bidons et à attiser les fractures de la société guinéenne.

Depuis son arrivée au pouvoir, les guinéens attendent toujours d’avoir régulièrement le courant et l’eau comme dans tout bon pays. Par son incompétence avérée, les principaux domaines productifs de l’économie guinéenne sont durablement affaiblis par la perte de productivité et le manque de rénovation.

Sa pratique de pansements sur jambes en bois pour guérir le mal guinéen ne peut tromper personne. Les guinéens continueront de croupir dans la misère tant qu’Alpha Condé sera à la tête de notre pays.

J’invite l’opposition guinéenne, la société civile, les associations des jeunes, les organisations des femmes et les syndicats à regarder du côté du Burkina Faso. La chute du Président Blaise Compaoré ne concerne pas que le seul Burkina.

C’est vrai, vous me direz que les pays sont différents. Chaque pays a ses réalités propres. Mais les tendances profondes qui font évoluer les nations sont les mêmes.

Aujourd’hui, les Africains veulent plus de démocratie, plus de responsabilités et plus d’alternances. Le temps des « Présidents charismatiques », « Pères de la Nation » est révolu. C’est ça la réalité.

C’est pourquoi la nouvelle génération de la classe politique africaine parle de plus en plus de pays émergents. Mais que vaut cette émergence si l’alternance qui sert de soubassement n’a pas de règles préétablies ? Elle risque fort d’être tout simplement accaparée par ceux qui entourent le pouvoir et peut être même au détriment du pouvoir lui-même. En Guinée, les Ministres courtisans et certains hauts cadres de la galaxie Condé en sont une parfaite illustration.

Il faut donc impérativement des règles à l’alternance. La désacralisation du pouvoir passe par là. Et pour y parvenir, il faut absolument respecter la diversité d’opinion, la diversité des talents et surtout l’équilibre des Institutions.

Même la Chine populaire, pays socialiste par excellence, organise régulièrement la relève de ses dirigeants. Le régime imposé à notre pays par le citoyen Alpha Condé, champion toute catégorie de la pensée unique et du trucage, est à des années lumières de ce principe hautement démocratique.

D’après le Nigerian Ken Wiwa, « un pays ne peut pas avancer sans tirer les leçons du passé ».

En accédant au pouvoir, quelle leçon le citoyen Alpha Condé qui s’est opposé à tous les régimes guinéens, a-t-il tirée à l’issue de son long combat pour faire avancer la Guinée ? Il a plutôt repris exactement les méthodes sanguinaires et rétrogrades du régime que lui-même a longtemps combattu, celui du défunt Sékou Touré.

A-t-il vraiment compris qu’un chef qui commence par tuer ses semblables devient facilement gardien de cimetière comme l’écrivait Hampaté Bah ?

 

 

 

 

Cécé Roger HABA

Reims France

 

 

 

 

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