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Une plateforme de partis politiques et de la société civile désapprouvent l’accord politique du 12 octobre

octobre 19th, 2016 | par Leguepard.net
Une plateforme de partis politiques et de la société civile désapprouvent l’accord politique du 12 octobre
Politique
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Une plateforme de partis politiques et de la société civile ont désapprouvé récemment, le document de l’accord politique inter guinéen signé le 12 octobre dernier, au terme de plusieurs semaines de dialogue politique.

Composée de 10 partis politiques de l’opposition et de 15 organisations de la société civile guinéenne, la plateforme a accusé le pouvoir en place et une partie de l’opposition de violation de la constitution guinéenne qui accorde aux citoyens le droit d’être éligible, lors des élections communales et communautaires.

Selon Faya Millimono, président du parti bloc libéral (arrivé en 4ème position lors des dernières élections présidentielles d’octobre 2015) et membre de la plateforme, certaines « conclusions du dialogue vont en contre-sens de l’ambition légitime des guinéens quant à l’instauration de la démocratie en Guinée et la construction d’un Etat de droits ».

A propos des élections dans les communes, les quartiers et les districts, les conclusions dudit dialogue politique stipulent que les conseillers de quartier et de district seront désignés par les entités (politiques ou autres) dont les listes arrivent en tête dans les dits quartiers/districts, au scrutin communal.

Ce qui constitue en soit, dit M. Millimono, une violation de la loi électorale qui exclut de facto les candidatures indépendantes des citoyens n’appartenant pas à des partis politiques, au niveau de ses collectivités territoriales.

« Les signataires de ce dernier accord ont ainsi décidé de priver les électeurs de leurs droits d’élire directement leurs chefs de quartier et district, et d’élargir l’emprise du politique sur tous les pans de la société guinéenne », a précisé la déclaration de la plateforme lue lors d’une conférence de presse.

Par ailleurs, les membres de la plateforme estiment que « très malheureusement, les guinéens ont plutôt assisté à la confiscation de la liberté du peuple d’élire, librement, directement et conformément aux textes de loi, ses chefs de quartier et de district »

Au regard de ce qu’ils qualifient de « dérives anti démocratiques et anti constitutionnelles orchestrées par le pouvoir avec la complicité de certains leaders de l’opposition guinéenne », les partis politiques et la société civile ont décidé de défendre la liberté légitime des électeurs d’élire leurs chefs de quartier et de district.

D’ores et déjà, ils ont rejeté catégoriquement cette disposition des accords du 12 octobre 2016, qui est un mépris des lois et un refus des principes dictés par la démocratie et l’état de droit.

Parlant de leurs objectifs, les membres de la plateforme comptent dénoncer toutes les violations de la constitution et de la loi, former et informer les citoyens de leurs devoirs mais surtout de leurs droits afin qu’ils puissent les exercer pleinement, et utiliser tous les moyens et compétences juridiques, tous les moyens constitutionnels et légaux pour s’opposer à toute violation ou tentative de violation de la constitution et de la loi.

Pour finir, les acteurs de la plateforme ont déploré l’éloignement de certains acteurs politiques de l’idéal combien noble et exaltant de donner à la Guinée une démocratie véritable dont la conquête a entraîné tant de sacrifices en vies humaines.

« Le peuple de Guinée avait espéré que ce dialogue aurait abouti à la décrispation de la crise politique qui perdure dans le pays à cause de l’inapplication des textes de lois et du non-respect des accords politiques antérieurs », affirme le président du Bloc libéral.

 

 

Source: Conakryinfo

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