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Grand déballage / Indemnisation des opérateurs économiques : Sidya Touré veut qu’elle touche aussi les commerçants de 1985

octobre 21st, 2016 | par Leguepard.net
Grand déballage / Indemnisation des opérateurs économiques : Sidya Touré veut qu’elle touche aussi les commerçants de 1985
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Le président de l’Union des forces républicaines (UFR) Sidya Touré a déclaré vendredi dans l’émission les Grandes Gueules de la radio Espace Fm que l’indemnisation doit concerner tous ceux qui ont subi des dégats dans le pays. « Je connais ici des familles telles que les familles Magassouba, les familles Fofana, les Hadja Fanta Keita, Siré Mady Kouyaté, Ibrahima Bambada, etc., ou des gens que je connais qui étaient en Côte d’ivoire et qui ont investi ici lourdement et qui ont perdu leurs biens en 1985 ». Extraits… L’apaisement Quand aux accords, il y a beaucoup de choses à dire. Je me réjouis de l’apaisement de la vie politique que je constate. L’apaisement pour lequel l’UFR s’est prononcée depuis presqu’un an. Je suis heureux de constater que beaucoup de gens ont fini par se rendre à l’évidence, qu’après les premières années de braise que nous avons connues, et après Ebola, que c’était bon de donner une chance à notre pays pour qu’économiquement qu’il puisse aller de l’avant. Cela n’empêche pas qu’il y a un gouvernement, un chef d’Etat qui reste responsable de la gestion du pays. Les accords Nous avons été à ces discussions, nous avons constaté qu’il y avait des points de désaccord. Je crois que Baidy, Dr Deen et autres vous ont expliqué les détails de tout cela. Mais, le point nodal sur lequel nous ne nous sommes pas entendus, c’est le problème des chefs de quartier et des présidents de district. Nous estimons que nous avons beaucoup de difficultés aujourd’hui dans ce pays et que la politisation menée jusqu’à ce niveau, dans une ville comme Conakry et dans les différentes régions de notre pays, n’était pas quelque chose qu’il faillait encourager. J’estimais qu’il y avait un véritable danger à cela et que c’est quelque chose que nous n’allons pas accepter. Nous n’avons pas signé ces accords. Donc nous estimons que nous sommes en dehors de cela. Dans la mesure où d’ailleurs, certains partis politiques dont l’Ufdg ont fait de la non participation de l’UFR une conditionnalité. Donc, tout c’est très bien. Mais la réalité, est qu’il faut qu’on revienne sur ces accords. Débats à l’Assemblée Nationale sur les accords Nous ne sommes pas les seuls. Je crois qu’une fois arrivé à l’Assemblée Nationale, les députés sont les représentants du peuple. Ils ne votent pas comme un seul homme. Tous ceux qui connaissent notre pays et qui sont contre l’idée de porter la contradiction politique jusque dans les quartiers, jusque dans les maisons, n’accepteront pas ce débat. Et de toute façon, un accord est un accord. La confirmation concernant le processus électoral, la Ceni, ça viendra à l’Assemblée nationale. Nous avons une Assemblée Nationale, les débats et les contradictions se feront jour. Comme étant le troisième groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, nous ferrons connaître notre opinion. Il y a deux choses que nous n’accepterons pas et que nous expliquerons, et je pense que nous rallierons des députés dans ce sens là. Les accords n’ont jamais réglé complètement un problème. Quand il s’agit de choses aussi institutionnelles, qui sont liées à la loi, à la constitution, cela se règle à l’Assemblée Nationale. Les indemnisations ! (Les commerçants de 1985 et de la fin de la révolution) Il y a des aspects sur lesquels nous étions tous d’accords : avoir par exemple un moyen pour indemniser ceux qui, dans ce pays, ont subi des dégâts par la faute des politiques. Bien que là d’ailleurs, moi je connais ici des familles telles que les familles Magassouba, les familles Fofana, les Hadja Fanta Keita, Siré Mady Kouyaté, Ibrahima Bambada, etc., ou des gens que je connais qui étaient en Côte d’ivoire et qui ont investi ici lourdement et qui ont perdu leurs biens en 1985. J’aimerais bien que les accords que nous allons avoir, que le GOHA (Groupe Organisé des Hommes d’Affaires) puisse prendre en compte ces commerçants là. Et qu’on sache que ce n’est pas une partie des commerçants qu’on va indemniser que c’est tout le monde à partir de la fin de la révolution, pour que la quiétude s’étende à tous. Donc, ça, ce sont des points que nous allons appuyer. Le front contre les accords Quand vous essayez d’avoir un accord avec un parti politique, sous prétexte simplement que ce parti veut se démarquer, vous arrivez à ce à quoi il n’y a plus de consensus. Beaucoup de gens ont compris qu’il y avait effectivement des éléments qu’il fallait prendre en compte pour aller de l’avant. Quand ils ont vu que la préoccupation essentielle n’était pas cela, ils se sont démarqués. Vous dites vous-mêmes que la société civile n’est pas d’accord. Pourtant, elle n’est pas politique. Je suis parfaitement en accord avec ces gens. En tout cas, nous n’avons pas signé. Si ce sont les mêmes raisons pour lesquelles ils ne l’ont pas fait, je suis en accord avec eux. Nous allons nous retrouver à l’Assemblée Nationale. Nous défendrons cette position. Et si ceux du front et autres venaient à nous donner des arguments, nous les exposerons à l’Assemblée Nationale. Est-ce un rapprochement politique des mécontents ? Ce n’est pas autour d’un accord que les hommes politiques vont aller créer un front nouveau. C’est un accord sur le problème électoral. Nous allons, je pense le régler. Si nous n’arrivons pas à le régler, effectivement cela peut créer des problèmes, comme ce que nous constatons aujourd’hui dans ce que vous appelez opposition républicaine, qui se résume donc de plus en plus à un parti politique. Rapprochement Alpha Condé-Cellou Dalein Ça fait un an que l’UFR prône cela. Ça se fait en France, au Mali, au Sénégal, en Côte d’Ivoire tous les jours. Donc, cela n’a rien d’exceptionnel. Qui est ce que je suis pour dire que c’est moi qui dois établir le calendrier d’Alpha Condé ? Maintenant, nous en sommes là. Faisons-en sorte que nous nous battons pour faire avancer réellement les choses, non pas à se tirer les balles dans les pieds les uns des autres. La collaboration avec Alpha Condé Ne vous attendez pas à ce que je sois à la télévisons tous les jours en train de monter et descendre avec le président de la république. Ce n’est pas l’objectif des fonctions qui m’ont été confiées et de l’accord que j’ai eu avec lui. Il y a quelques jours, j’échangeais avec lui sur les questions essentielles, des questions qui peuvent faire avancer les dossiers, et des conseils. Si non, je n’ai pas de fonction dans le gouvernement ou dans l’administration. Je connais le président depuis 37 ans, donc il n’y a rien de nouveau ! Dès fois, on ne s’entend pas sur certains sujets, mais cela ne change en rien. Incidences des accords Comme tous les amis, le président et moi, il y a des points sur lesquels vous êtes d’accord et d’autres vous n’êtes pas d’accord. Ce n’est pas que moi. Il y a des gens au RPG qui ne sont pas d’accord sur ces points, mais cela ne veut pas dire qu’ils vont quitter leur parti. L’opposition républicaine Qu’est ce que l’opposition républicaine aujourd’hui si vous ne me comptez pas là-dedans ? Qu’est ce que nous avons fait que l’opposition républicaine ne fait pas aujourd’hui ? Alors de quoi on parle ? Parlez de l’opposition plurielle en Guinée, au moins c’est plus clair pour tout le monde. Nous l’avons dit mille fois, nous ne sommes pas de la mouvance présidentielle. Si l’UFDG signe des accords, et que son Président demande à ses militants de faire confiance au président de la république, qu’il a des accords avec lui, qu’il a un véhicule de fonction, c’est sa position. Il n’y a rien de nouveau là maintenant. Ne mettez pas seulement l’opposition sur le visage des gens. Mettez l’opposition sur ceux qui ont des principes à défendre. Nous sommes en train de défendre des principes. Mais est-ce que cela fait de nous maintenant des opposants parce que l’UFDG a été en accord ? Donc, ils ne le sont plus ? Je ne me vois pas franchir cela.
 

Source: mediaguinee.com

 

 

 

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