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CALME ET MAITRISE DE SOI DE MONSIEUR SIDYA TOURE ( Par Mamadouba Bangoura )

décembre 9th, 2016 | par Leguepard.net
CALME ET MAITRISE DE SOI DE MONSIEUR SIDYA TOURE ( Par Mamadouba Bangoura )
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 Aujourd’hui, le Président de l’UFR et Haut Représentant du chef de l’Etat parle peu dans les medias guinéens a-t-il remarqué le public qui a l’habitude d’écouter cet éloquent et éminent narrateur politico-économiste guinéen.

Mais, la question que l’on peut se poser, est la suivante:

Ce silence revêt-il les qualités d’un chef ou non ?

Pour satisfaire la curiosité des uns et des autres, je dirai qu’en se fondant sur le principe du spectacle politique de certains politiciens Guinéens, nous risquerons de supporter les stars politiques vides de compétences, d’expériences et de contenu.

Ainsi, pour vos interrogations ou inquiétudes, je vous dirai en quoi ce silence du Président de l’UFR est l’une des meilleures qualités d’un chef.

Le calme (silence) de Monsieur Sidya est-t-il l’une des qualités d’un chef ?

Avant d’aborder cette épineuse question, tentons d’abord de définir les mots « calme » et « maitrise ».

Ainsi, le mot « calme » vient du verbe se calmer qui signifie : qui est sans turbulence, sans agitation tant sur au sens physique que moral, qui n’est pas énervé. Ce mot a pour synonyme : paisible, serein, tranquille, etc.

Quant au mot « maitrise », il est également issu du verbe maitriser qui signifie : avoir ou prendre la maitrise de soi, de quelqu’un, de quelque chose, le gouverner en maitre, avec une autorité absolue. Autrement dit, se rendre maitre d’une situation, d’une chose, d’un évènement, en contrôler le comportement ou le déroulement ; se dompter soi-même, dompter son esprit, son imagination, son caractère, son comportement car pour bien maitriser les autres, il faut se maitriser soi-même.

Alors voyant tout ce qui précède, nous pouvons comprendre aisément que le chef est l’homme qui évite les paroles inutiles, il sait être discret, ne livre pas ses projets ni ses états d’âme. Richelieu prétendait que le secret est l’âme des affaires et qu’il faut écouter beaucoup et parler peu pour agir efficacement.

Pourtant, le silence du chef, indice d’une volonté forte et d’une réflexion intense, inspire le respect. Ainsi, pour rester calme, il faut que le chef ne se laisse jamais déborder, ni par les occupations, ni par les événements, ni même par les hommes et on pourrait ajouter: ni même par lui-même.

Un homme d’action ne s’arrête pas à déplorer ce qui vient contrarier son action; il l’accepte comme une nouvelle donnée du problème qu’il doit résoudre et ce qui fatigue et qui énerve, ce n’est pas tant ce que l’on fait que ce que l’on n’arrive pas à faire; c’est pourquoi il faut qu’un chef sache organiser sa vie, avoir le sens de la hiérarchie des valeurs, établir un ordre d’urgence pour ses activités et proportionner à l’importance de chaque effort le temps qui doit lui être réservé.

Le président Sidya est un homme patient et la patience est une grande garantie d’ordre, dit l’éducateur américain Hughes. Perdre son contrôle sur soi-même, ajoute-t-il avec raison, est toujours le plus sur moyen de perdre son autorité sur autrui. Un maintien tranquille, ayant sa source non dans un tempérament flegmatique, mais dans une discipline personnelle ??????.

Le chef qui veut être digne de commander doit commencer par être capable de se commander à lui-même. Sans maîtrise de soi, personne ne peut prétendre à la maîtrise des choses et encore moins des hommes et toute la personne du chef doit dégager une impression de sérénité pour que ceux qui l’entourent se sentent en sécurité.

Pour garder son calme, il faut avoir pris l’habitude de ne jamais rien dramatiser et, selon la formule de Foch, ne pas prendre au tragique les choses simples et simplifier les choses tragiques.

Le calme donne dans un temps l’impression d’une volonté qui sait ce qu’elle veut et qui ne se laissera pas détourner de son but. Un regard tranquille et ferme suffit souvent pour inspirer une sorte d’insécurité aux indociles.

Pour rester calme, le chef doit savoir se ménager. Un chef fatigué, fourbu, harassé, excédé, ne saura jamais dominer une situation difficile. C’est tout un art que de connaître ses limites et de ne pas donner dès le début toute sa puissance, au point d’être essoufflé au moment où l’on aurait besoin d’un reste de vigueur

 

Tous les meneurs d’hommes sentent le besoin de s’isoler pour méditer au calme et se réservent du

temps pour élaborer leur action immédiate ou lointaine. C’était ce que Gallieni appelait son bain de cerveau. Le chef, à force de donner, se viderait rapidement s’il ne songeait à son ravitaillement intellectuel et spirituel. Il doit organiser son temps de façon à se ménager

Il doit avant tout préserver et cultiver en lui sa faculté de créer: imaginer sans cesse des initiatives nouvelles, des expériences neuves; faire le bilan de ce qu’il connaît de ses jeunes, hasarder à leur sujet des hypothèses nouvelles, qu’ensuite les faits viendront infirmer ou confirmer; rester ouvert à la richesse humaine que pourrait fort bien lui apporter la découverte de ses jeunes.

Être un chef, quelles qualités non professionnelles, mais morales, exige ce rôle sacré entre tous! Quels dons faut-il posséder, en guerre comme en paix, pour être de ceux qu’on suit ou qu’on imite? Je répondrai tout simplement : la Foi, l’Espérance et la Charité.

En disant plus, je dirai que la première qualité que l’on a à monsieur Sidya est d’abord qu’il soit une personnalité, c’est-à-dire, d’après l’étymologie même du mot, un organe à travers lequel le son passe: per-son-nalité.

C’est pourquoi je finirai cette première partie en disant que le calme (silence) et maitrise de soi constituent bel et bien l’une des qualités parmi tant d’autres comme : la foi en sa mission, compétence, esprit de décision et d’initiative, esprit de prévoyance, de connaissance des hommes, sens de l’autorité, etc….qu’un chef doit obligatoirement avoir pour commander.

Avoir le sens du réel, c’est d’abord connaître objectivement la réalité et connaître ce que la réalité peut, dans le présent et dans l’avenir, supporter de possibilités.

Voir clair, voir vrai, voir juste, tel doit être le regard du chef et le pire dérèglement de l’esprit est de voir les choses comme on veut qu’elles soient, au lieu de les voir telles qu’elles sont.

Je ne vous demande pas ce que vous pensez. Dites-moi ce qui est….. Les faits sont là. Il faut les voir. Ils restent. Ce n’est pas avec du sentiment que vous les ferez disparaître. (Foch).

Avoir le sens du réel, c’est se connaître soi-même, connaître ses possibilités aussi bien d’ailleurs que ses limites. Cela fait partie des données du problème et il faut avoir le courage de ce que l’on est avant d’avoir le courage de ce que l’on veut être.

Etre calme est une occasion pour certains leaders qui se prétendent être grands d’avoir l’occasion de se faire voir, entendre et s’écouter et quand Sidya parle, ils se taisent, se cachent car il est un technicien des idées générales et avoir des idées générales consiste à prévoir les rapports, parfois lointains, qui unissent deux problèmes. On donne ainsi à la question présente sa valeur vraie, sans la diminuer parce qu’elle doit avoir des répercussions, sans la grossir parce qu’elle n’est pas la seule à nous intéresser et qu’elle ne doit pas porter préjudice à d’autres affaires ou d’autres intérêts, eux aussi légitimes.

 

 

 

 

 

 

Mamadouba Bangoura

 

 

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