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Facebook / Comment un site web de surcroit gratuit peut peser plus de 300 milliards de dollars ? (Par Mohamed Lamine Makanera)

février 10th, 2017 | par Leguepard.net
Facebook / Comment un site web de surcroit gratuit peut peser plus de 300 milliards de dollars ? (Par Mohamed Lamine Makanera)
Informatique
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A l’attention des internautes du guepard.net ! L’informatique et ses implications ont révolutionné les relations et les activités des peuples sur le plan mondial.  La très grande majorité de la population mondiale utilise l’informatique ou les éléments de ses implications à travers les ordinateurs, les tablettes, les Smartphones, etc. L’une des économies les plus florissantes en a résulté, symbolisée entre autres par les sociétés comme Facebook, Google, Yahoo, etc.  Cependant, la majorité des utilisateurs les plus acharnés de l’informatique et ses implications sont quotidiennement confrontés aux questions dont ils ignorent les réponses telles que l’origine de l’internet et sa gouvernance actuelle, le web et son évolution, comment Facebook dont l’utilisation est gratuite gagne-t-il de l’argent, comment se prémunir contre la cybercriminalité, etc. C’est pour permettre aux internautes non informaticiens d’avoir des réponses à certaines de leurs questions, que nous avons décidé de nous attacher les services d’un consultant en informatique en la personne de monsieur Mohamed Lamine MAKANERA qui produira des articles de façon fréquente sur les questions que les internautes se posent en informatique.  Son premier article donne le ton sur ce qui nous attend. Bonne lecture.

Facebook / Comment un site web de surcroit gratuit peut peser plus de 300 milliards de dollars ?

Cette question a tenu en haleine surement bon nombre de personnes et une personne me la posant m’a dit ceci : Je ne peux pas comprendre que du GRATUIT, surgisse une somme aussi pharaonique, aussi renversante.
Ce qui n’est pas faux. Une chose est sûre, l’argent ne tombe jamais du ciel. Des dons et soutiens qui grimpent à cette hauteur n’existent pas. Alors, je l’ai renvoyé à la question suivante :

1.      Comment Facebook gagne t-il de l’argent ?

Avant d’aborder la question, voyons un peu Facebook en Chiffre.
Pour les friands du raccourci, ils peuvent aller directement au point 2 : Comment Facebook gagne de l’argent grâce à moi (grâce à mon compte) ?

Facebook est aujourd’hui le réseau social le plus populaire du monde. Plus de 1,79 milliard d’utilisateurs s’y connectent par mois dont 1,66 milliard (environ 93%) en mobile.
Son chiffre d’affaire de Juin 2016 certes en baisse par rapport à 2015 est de 11,82 milliards de dollars avec un bénéfice annuel net de 3,56 milliards de dollars. Facebook c’est un peu plus de 10 000 salariés.
La portée de ces chiffres peut laisser indifférents les connaisseurs de Google avec ses 57 148 salariés, 74,5 milliards de dollars de CA avec un bénéfice annuel de 23,4 milliards de dollars ou Microsoft avec ses 117 354 salariés, 93,58 milliards d’euros de CA annuel (Chiffres 2015).

Bien que ces chiffres soient parlants et que certains services communs soient proposés par les acteurs de ce secteur (comme la publicité, les moteurs de recherche etc.), très souvent ils opèrent dans des domaines différents.
Facebook, le junior qui s’est improvisé dans la cour des grands, est aujourd’hui le modèle de progression par excellence.
En matière de progression, quand Google table depuis 2013 sur 20 % par an, Facebook culmine à plus de 50% par an.

Mais pourquoi je parle de Google dans un article qui traite de Facebook ?

Je parle de Google dans un article relatif à Facebook du simple fait que ce sont les deux sérieux courtisans d’une même prétendante « LA PUBLICITE », les autres en dehors de Yahoo ne sont pas de taille face à eux.
La publicité représente 85 % du chiffre d’affaire de Facebook, 89 % pour Google. Ceci nous mène à notre question :

Comment Facebook gagne de l’argent ?

Comme dit plus haut, 85 % du CA de celui-ci viennent de la publicité et les 15% restants proviennent des éditeurs de jeux et d’applications intégrés, ou associés, à Facebook.

a)      Les éditeurs de jeux et Facebook :

Que celui qui n’a jamais harcelé ses amis Facebook ou ne s’est jamais fait harcelé avec Candy Crush me jette la première pierre !

Candy crush et bien d’autres éditeurs, utilisent le réseau social pour permettre aux joueurs d’interagir et de s’entraider. Facebook prélève une commission de 30 % sur les revenus de ces applications.

b)     La publicité et Facebook :

La publicité mondiale sous toutes ses formes, engendre plus de 500 milliards de dollars chaque année. C’est environ 1, 33 fois le budget 2016 de la France.
De quoi faire tourner la Guinée pendant au moins 250 ans, évolution démographique comprise en nous tenant à son budget 2017 estimé à 1,5 milliard de dollar.
Le futur du marché table sur des chiffres qui donnent le vertige. L’impact « du tout en ligne » sur notre quotidien constitue le gage de cette croissance à couper le souffle.

Un peu plus de 163 milliards de cette manne, correspond à la part de la publicité en ligne détenue par Google, Facebook, Yahoo le trio à la tête du peloton, les autres concurrents étant loin derrière.
Cette publicité en ligne : moteur de recherche, réseaux sociaux, site d’informations etc. assoit une domination écrasante de Google avec une avance de plus de 31 % contre un peu plus de 9 % pour Facebook.

Mais comment se fait-il qu’aujourd’hui tout le monde parle de Facebook ?

La raison est simple, Facebook c’est d’abord l’humain avant le profit. Il s’est intéressé à nous et nous l’avons intégré dans notre vie.

L’ambition première de Facebook était de connecter les gens, d’ailleurs son slogan c’est :
Facebook is a social utility that connects you with the people around you.
« Facebook vous permet de rester en contact avec les personnes qui comptent dans votre vie. »
Sur ce plan, Facebook n’a pas laissé de miette aux concurrents.

Qui de nous aujourd’hui n’a pas de compte Facebook ? Combien parmi nous connaissent Google+ l’équivalent Facebook de Google ? Qui l’eut utilisé ?
Facebook a su exploiter le potentiel du web 3.0, le web sémantique.  Organiser la masse de données d’internet, et ne présenter à l’utilisateur que les données qui ont de la valeur pour lui.

L’homme, c’est son égo. Tout homme se définit par son carnet d’adresse, on est ce que les autres font de nous.  Facebook l’a bien compris et nous accompagne dans cette quête effrénée de notoriété, de popularité qui se mesure par des « likes », des « partages », des « commentaires » etc.
Aujourd’hui ces petites icones qui forgent notre identité virtuelle, sont devenues un indicateur d’auto-évaluation dans le milieu social virtuel qui nous entoure.

Au delà de sa magie de nous unir, Facebook est devenu aussi un facteur de STRESS, d’angoisse sociale,  pour ceux qui n’ont pas de groupe de « likers» permanents (RIRE) à moins qu’ils aient recours aux sociétés qui proposent des « Likes » moyennant finance ou bien qu’ils fassent parti d’ un groupe d’amis de « Likers » qui s’apprécient ou se détestent mais qui se plient au jeu du ping-pong de Likes, parce que chacun y trouve son compte (nécessité oblige).

Sur ce plan du « Social Network », Facebook assoit son hégémonie, les chiffres parlent d’eux même :
FacebookPartMobile
Facebook, c’est plus de 68 % devant Twitter 24%, qui de loin dépasse les autres qui sont à la remorque avec 8% de part.Sur ce marché de plateformes sociales, estimé à 33 milliards, Facebook s’accapare d’environ 22,4 milliards de dollars.

Facebook, ce n’est pas que Facebook, c’est aussi une extension de ses autres réseaux sociaux acquis comme WhatsApp (coût d’acquisition 19 milliards de dollars), Instagram (coût d’acquisition 1 milliards de dollar), SportStream etc. une liste d’environ 64 autres sociétés.
Ci-contre la liste de ces sociétés : http://www.webmarketing-conseil.fr/la-liste-des-entreprises-rachetees-par-facebook/.

Quelle est alors la place de la publicité mobile dans ce secteur ?

Mark Zuckerberg, en patron visionnaire, a su mettre le mobile au cœur de son organisation. Il a réussi à faire de sa société, le parfait exemple de cette transition du fixe au mobile comparativement à ses concurrents.
La publicité mobile, selon une étude d’eMarketer, pèserait dans les 100 milliards de dollars, environ la moitié de l’ensemble des dépenses publicitaires en ligne. Selon la même étude, elle va croitre et atteindre 70,1% en 2019, avec plus de 195 milliards de dollars.
Pour le cas Facebook, le noyau de l’ensemble de ses revenus publicitaires est bien le mobile, qui représente au premier trimestre 2016, 82% de celui-ci.

Avec ces chiffres en milliards, j’ai le vertige et je suis sûr que bon nombre de mobinautes (utilisateurs de mobile) que vous êtes ne s’y retrouvent plus.

Parlons alors de nous, personnes ordinaires qui utilisons Facebook avec INSOUCIANCE.

2.      Comment Facebook gagne de l’argent grâce à moi (grâce à mon compte) ?

D’emblée, il faut retenir la règle d’or des réseaux ou medias sociaux qui est la suivante : Quand c’est gratuit, c’est qu’on paye avec nos données personnelles. Ou plutôt c’est vous le produit.
Je vous épargne de la littérature, on va y venir ci-dessous.
Les moyens ou stratégies qu’a cet outil pour gagner de l’argent sont nombreux et puissants.
Il y a le Facebook que vous et moi voyons tous les jours, et le Facebook du côté des lanceurs de campagnes publicitaires (ceux qui sont prêts à payer chers pour nos données personnelles).

Ci-dessous un arrêt sur image depuis mon profil :

MonProfil

Sur le schéma, on distingue nettement deux parties.
Sur le côté droit de la page, vous avez des publicités classées, ce sont des actualités sponsorisées. Ces sociétés payent au réseau social pour apparaitre à cet emplacement.
Dans la même logique, au centre, il y a des publicités qui s’affichent sur mon fil d’actualités en l’occurrence ici « Air France ». A mon fort désarroi depuis que j’ai voyagé pour la Guinée en 2015 à bord d’Air France, la compagnie et moi entretenons une vraie amitié, elle est toujours présente sur mon fil d’actualités. Cette finesse de ciblage qu’a Facebook et qui séduit ceux qui lui donnent de l’argent sera traitée ci-dessous.
 
Comment Facebook se rémunère de ce simple affichage sur mon profil ? 

Il faut savoir, que le simple fait pour Facebook d’afficher cela sur votre profil, lui rapporte de l’argent.
Si vous cliquez sur une de ces publicités, liker, ou partager, vous renflouez leurs caisses.
Que vous soyez un acteur passif ou actif, du moment où vous avez un compte et que vous vous y connectiez quotidiennement. Vous demeurez un produit à part entière.

Il y a plusieurs stratégies, plusieurs types de contrats de publicités chez Facebook.  On ne pourra pas tout détailler. Traitons-en donc les deux stratégies les plus utilisées : le CPM et le CPC.

a)      LE CPM (coût par millier de vues) :

Une société qui souhaite mettre sa publicité sur Facebook et qui souscrit au CPM, cela signifie qu’à chaque fois que sa publicité est présentée dans le fil d’actualité d’une personne, le fil d’actualité sur mobile ou dans la colonne de droite, cela compte pour une vue.
Si son CPM est négocié avec Facebook à hauteur de 1$ par exemple, elle sera facturé(e) 1 $ toutes les 1 000 vues (1000 affichages sur les profils).
Donc en tant qu’utilisateur, sans rien faire, le simple fait que cette image se convoque sur mon profil, rapporte de l’argent à Facebook.

b)      LE CPC (coût par clic) :

Une société qui souscrit au CPC, signifie qu’à chaque fois qu’une personne clique sur sa publicité, la société paye quelque chose à Facebook.Si la société optimise sa publicité (choix des critères répondant à son besoin) pour les clics sur son lien, Facebook optimisera sa diffusion en recherchant les personnes les plus susceptibles de cliquer dessus.

Donc en tant qu’utilisateur, si une entreprise souscrit au CPM à hauteur de 1$ par clic, par exemple, mon simple clic sur sa publicité rapporte 1$ à la société de Mark.

En tant qu’utilisateur accroc qui passe 2/3 de son temps sur Facebook, combien de publicités s’affichent par –ci par-là, et durant toute la journée. C’est énorme comme profit.
C’est pourquoi selon l’étude d’eMarketer, en moyenne, chaque utilisateur rapporterait de nos jours environ 11 à 13 dollars par an à Facebook.
Mais qui sont ces sociétés (peu stratèges), qui acceptent de donner autant d’argent à Facebook pour de simple affichage ?

Ces sociétés ne sont pas aussi peu stratèges que ça. La meilleure façon d’atteindre une personne, c’est de la connaitre.
Facebook nous connait plus que nous même. Il m’arrive d’oublier mes activités de 2009, où je me suis rendu, ce que j’ai fait etc. Facebook connait tout sur nous, ou dirai-je, on oblige Facebook à connaitre tout sur nous.
Au-delà des données personnelles de chacun, l’outil exploite le contenu de votre page (quel produit vous avez aimé, quel commentaire vous avez écrit, qui vous venez d’ajouter comme ami etc.).
Il sait si vous êtes mariés, célibataires, divorcés, quel âge vous avez, comment vous voyagez, est ce que vous aimez le cinéma, le foot, ce que vous avez fait exactement à la même date l’année dernière etc.

Qui d’autres mieux que Facebook m’aiderait à lancer mon business qui cible les femmes de 25 à 30 ans, célibataires, vivant à PARIS et de surcroit cadres dans le secteur de l’informatique.

C’est bien celui qui détient toutes ces informations. C’est pour cette raison que ces sociétés font confiance à Facebook et c’est cette finesse de ciblage qui charme.

Revenons à ma première question à savoir, Comment un site web de surcroit gratuit peut peser plus de 300 milliards de dollars ?

Le schéma s’interprète tout seul :
LaBourse
Quoi de plus simple, qui ne tente rien n’a rien. Quand ça fleurit, on peut se perdre d’investir dedans.
Lorsqu’on voit la progression de la publicité en ligne ces quatre dernières années et en tenant compte des prévisions des experts, il n’y a pas de secteur plus porteur.
Les actions de Facebook ont bondi et de la plus folle manière, comme on dit « La mayonnaise Facebook a pris ». La bourse s’est affolée et résultat des courses, Facebook en un an, entre 2014 et 2015, a doublé sa capitalisation boursière qui était de 150 milliards au début de l’année 2014 est passé à 300 milliards. En 2016, le marché était moins excité mais la progression suit son cours.

Je n’en dirai pas plus sur la bourse et sa folie pour ne pas dire des bêtises.
Avant de conclure, je me suis posé la question suivante :
En tant qu’informaticien, qui lit les revues informatiques plus que la moyenne de la population, est-ce que je connais une autre figure de Facebook en dehors de son fondateur ? La réponse est OUI.

Et vous, pouvez-vous en citer plus de trois ? J’en doute.

Mark Zuckerberg et Facebook font UN.  J’ai voulu savoir comment son image associée à Facebook est protégée, en l’occurrence comment gère-t-il sa page Facebook ?

Que vaut l’image d’une personnalité de son gabarit et par extension, l’image d’une personnalité publique (politique, scientifique etc.) ?

Mark Zuckerberg est un bon exemple pour nos politiques guinéens qui n’y portent aucune attention.
Mark Zuckerberg, c’est aussi 12 personnes pour gérer sa page. Elles sont chargées de lire, répondre et modérer les commentaires, pendant que d’autres employés, dont des photographes professionnels, se chargent de ses statuts.

Et l’avenir de Facebook ?

Bon nombre de sceptiques avaient annoncé le déclin de Facebook et ont mis son succès sur le dos de l’effet de mode et bien d’autres théories qu’on ne va pas énoncer. Mais celles-ci ont eu le dos cassé car le réseau social a su se diversifier. De la mise en contact des gens, il est passé en sources d’information.

Qui de nous se rend sur leguepard.net, sur Guineenews, Mediaguinee etc.  directement ?
Aujourd’hui, un site d’information s’identifie par sa page Facebook, son groupe de membres (abonnés), s’y dérober est synonyme de lecteurs perdus en milliers.
Facebook est devenu un TOUT qui englobe le TOUT du web. Il suffit de l’avoir on a tout le reste.
Lorsqu’on partage nos photos de vacances, d’anniversaires, nos sorties dans les restaurants etc. avec insouciance on ne se rend pas compte que nos données personnelles valent autant de milliards.

En conclusion, répondre à la principale question de cet article à savoir : « comment un Site Web de surcroit gratuit peut valoir 300 milliards de dollars ? » on n’est dans l’obligation de dire que cette pharamineuse somme ne tombe pas du ciel, qu’elle est le fruit de la publicité en ligne commandée par les sociétés, dont les usagés de Facebook sont à la fois des acteurs et cibles ».

MAKANERA Mohamed Lamine
Consultant en Informatique

NB : Pour ce qui est du titre, Facebook est assimilé au site web par abus de langage (c’est une application web ayant un ensemble de services).

Les sources :
http://www.blogdumoderateur.com/chiffres-facebook/
http://www.webmarketing-conseil.fr/chiffres-de-facebook/
http://www.capital.fr/evenement/le-guide-du-numerique-1183889/google-ou-facebook-qui-est-le-plus-fort-1162591
http://www.lafinancepourtous.com/html/IMG/pdf/fiches_reperes/Fiche_repere_budget_Etat.pdf
http://www.leptidigital.fr/reseaux-sociaux/marche-publicite-reseaux-sociaux-8730/
http://www.frenchweb.fr/la-publicite-mobile-un-marche-a-100-milliards-de-dollars-des-2016/189198
http://www.blogdumoderateur.com/publicite-internet-mobile-depassera-publicite-desktop-2017/
http://www.offremedia.com/82-des-revenus-publicitaires-sont-mobiles-pour-facebook-au-1er-trimestre-2016
http://www.ad-exchange.fr/chute-de-revenus-publicitaires-de-yahoo-en-2016-prevoit-emarketer-29702/

3 Comments

  1. Conseiller says:

    Bel exposé, très enrichissant ! Cependant,au vue de la qualité de l’article, je conseillerai d’ utiliser le pronom « nous » de connivence au lieu du « on » qui est plus utilisé à l’oral pour des formules impersonnelles.

  2. Pingback: Facebook : Comment un site web de surcroit gratuit peut peser plus de 300 milliards de dollars ? (Mohamed Lamine Makanera) | Rivières du Sud | Site d'informations Guinée

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