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Le procès des massacres du 28 septembre 2009 ne doit être ni politique ni ethnique, tous les accusés doivent être jugés quels que soient leurs rangs politiques, militaires ou sociaux.

mars 26th, 2017 | par Leguepard.net
Le procès des massacres du 28 septembre 2009 ne doit être ni politique ni ethnique, tous les accusés doivent être jugés quels que soient leurs rangs politiques, militaires ou sociaux.
Article
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Cela fait très longtemps que les victimes innocentes et leurs familles attendent que justice leur soit rendue. Malgré l’arrestation de monsieur Toumba Diakité, seules la pression populaire et celle de la communauté internationale peuvent permettre la tenue d’un jugement répondant aux exigences d’un procès juste et équitable. Tous les indices laissent penser que la tenue de ce procès n’a pas été la préoccupation de l’État guinéen pour des raisons que chacun peut deviner. Il faut souligner que l’arrestation de Toumba Diakité n’est pas le fait du gouvernement du président Alpha Condé. Le mandant d’arrêt qui a fondé son arrestation a été émis sous le régime du CNDD. Depuis plusieurs années, tous les observateurs avertis localisaient Toumba Diakité au Sénégal. Le gouvernement guinéen et le président Alpha Condé le savaient très bien, mais, ils se sont gardés de toute démarche visant à arrêter le fugitif. C’est le gouvernement sénégalais qui a pris l’initiative d’arrêter Toumba et de le mettre à la disposition de la justice guinéenne au grand désarroi du président Alpha Condé et son ministre de la justice. Certaines sources soutenaient que le Capitaine Dadis Camara et Toumba Diakité recevaient leurs moyens de subsistance du président Alpha Condé. Le refus illégal et inacceptable du retour de Dadis Camara opposé par le président Alpha Condé engendre de nombreuses questions car, aucune loi guinéenne ne peut justifier ce refus. Le préambule du statut de Rome portant création de la Cour pénale internationale(CPI), fait obligation aux États de juger les présumés auteurs des crimes internationaux tels que le crime contre l’humanité et le crime de génocide dans un délai raisonnable, obligation que l’État guinéen n’a jamais observée.

Le peuple de Guinée dans son ensemble, sans aucune considération politique ou ethnique, doit exiger que ce procès se tienne dans une transparence totale afin que justice soit rendue aux victimes qui ont été tuées, violées et blessées par ces barbares dont l’objectif était de garder leur pouvoir et privilèges. Certaines victimes ont été tuées du fait d’appartenir aux partis politiques opposés au pouvoir militaire et d’autres l’ont été du fait de leur appartenance ethnique. Il est insupportable qu’un seul Guinéen soit tué sur le fondement de son appartenance ethnique ou politique. Tous ceux, sur lesquels pèsent des soupçons de participation active ou passive à la réalisation de cette barbarie, qu’ils soient militants politique, militaires, fonctionnaires, hommes d’affaires, leaders politiques de la mouvance ou de l’opposition, doivent être mis à la disposition de la justice le plus rapidement que possible. Cette exigence n’est pas soumise à la discrétion du président Alpha Condé et son ministre de la justice personnel, c’est une obligation légale que les Guinéens doivent exiger l’exécution.

Personne ne doit bénéficier du moindre soutien ou de sympathie à part l’exigence d’un procès juste et équitable pour tous les accusés.

C’est une honte que le gouvernement actuel soit aussi hostile à la justice au bénéfice de la population. Pour le président Alpha Condé, toute justice qui ne lui profite pas personnellement est à jeter aux chiens. Comment peut-on comprendre que le Capitaine malien Amadou Aya Sanogo l’ancien putschiste soit jugé et condamné et que les auteurs de la tentative d’assassinat sur Alpha Condé soient jugés et condamnés alors que ceux qui ont tué plus de 150 personnes et violé de nombreuses femmes bien avant l’attaque du domicile d’Alpha Condé soient encore bien placés dans le gouvernement guinéen et dans le cabinet présidentiel ? Ce constat n’est que le résultat d’un refus caractérisé du président Alpha Condé de rendre justice aux victimes. Du fait que lui et son fils unique ne soient pas concernés par cette tragédie, que les Guinéens soient décapités par millier ne l’empêche ni de dormir ni de voyager comme à l’occasion de toutes les tragédies humaines qui avaient frappé la population guinéenne telles que les cas de Zogota, Galapay et en période du virus EBOLA etc. A part sa personne et ses intérêts, rien ne l’intéresse en Guinée qu’il gère comme un butin de guerre. Il est légitime de se demander ce que cache le sommet de l’État guinéen au sujet de la responsabilité des massacres  du 28 septembre 2009 ? J’ose espérer que les Guinéens sortiront de leurs calculs politiques et ethniques habituels pour exiger ensemble la justice pour tous ceux qui ont été tués, blessés ou violés pour que nous autres accédions au bonheur et à la liberté dans notre pays. C’est le minimum de reconnaissance que nous devons à no martyrs.

Que le bon Dieu sauve notre pays.

Makanera Ibrahima Sory

 

One Comment

  1. Thierno says:

    Bien dit mon frere nous recommendons une justice equitable

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