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Rapport d’ Enquête sur les émeutes suite à la grève des enseignants du 20 au 21 Février 2017

avril 16th, 2017 | par Leguepard.net
Rapport d’ Enquête sur les émeutes suite à la grève des enseignants du 20 au 21 Février 2017
Article
1

La Guinée est en proie ces 20 dernières années à des manifestations populaires sur fond de tensions dues à la crise sociopolitique et économique que traverse le pays.
Une crise qui n’a que trop durée, mais face à laquelle les autorités politiques et administratives ne font rien pour trouver de façon objective des solutions à cette situation. Pire ces autorités font usage de la force pour empêcher cette population appauvrie d’exprimer son mécontentement lors des manifestations populaires que les acteurs politiques et syndicaux organisent à chaque fois que le gouvernement fait la sourde oreille vis à vis de leurs plate-formes revendicatives.
Membre des Nations unies, la Guinée est partie à la plupart des conventions internationales relatives aux droits de l’homme notamment :
la déclaration universelle des droits de l’Homme, le pacte international relatif aux droits civils et politique, le principe de base des Nations-Unies sur l’usage de la force et des armes à feu par les autorités chargés de
l’application des lois. À cela, s’ajoute la constitution du 7 mai 2010 dont le Titre II consacre des droits aux citoyens notamment en ses articles 5, 6 et suivants.
Malgré tous ses engagements nationaux et internationaux, les différents gouvernements guinéens continuent à faire usage de la force et des armes à feu lors de la repression des manifestations en toute violation de ces
textes de lois.
Mieux, ils continuent également d’élaborer des lois qui rétrécissent la liberté de manifester en confèrant plus de possibilités aux forces de sécurité d’user de la force lors des opérations de maintien d’ordre; c’est le cas de la loi organique sur le maintien d’ordre adopté en 2015 et le code pénal adopté en 2016. Comme de par la passé, la République de Guinée a traversé du 20 au 22 Février 2017 une crise sociale due à une grève déclenchée par L’inter-centrale syndicale de l’Education Nationale.
En effet, c’est suite à la publication des résultats du concours organisé par les Ministères de l’enseignement pré-universitaire et de la fonction publique pour le recrutement des enseignants, que les contractuels qui ont servi pendant plus de 7 ans dans le systeme educatif guineen ont lancé un vaste mouvement de protestation contre les conditions d’affectation du personnel admis qu’ils ont jugé opaques, situation aggravée par la revendication des centrales syndicales de l’éducation qui réclamaient l’amélioration de leurs traitements.
Dans le but de maintenir la pression sur les autorités en charge de l’éducation, le personnel enseignant a pris la décision d’abandonner les salles de classes, ce qui a suscité la colère des élèves qui sont descendus dans les ruee
( cas des manifestation des élèves de Kankan et de Kaloum) amenant le Gouvernement à accorder un congé forcé aux élèves pour une période de 10 Jours. Alors que la reprise des cours était prévue le Lundi 13 Février 2017, le Gouvernement n’ayant pas pu trouvé un accord avec les syndicats a pris la décision de prolonger le congé forcé des élèves pour une durée indéterminée . Le 15 Février 2017 à l’invitation du Président de la République, les Syndicats en charge du système Educatif, le Gouvernement et le patronat se sont retrouvés en vue de trouver des solutions à la grève en cours. Au cours de cette rencontre, des propositions de sortie de crise ont été trouvées;

Cinq (5) points sur les neuf (9) faisant objet de la plate-forme revendicative ont fait l’objet d’un accord.
A l’issue des discussions, les représentants du mouvement syndical ont convenu de rendre compte à leurs mandants au cours d’une assemblée générale convoquée à cet effet le jeudi 16 Février 2017 à la Bourse de Travail.
Mais la grève restera maintenue car la majorité des syndicats rejetera la proposition faite par le gouvernment.
Ainsi, le 20 Février 2017 l’inter central syndical de l’éducation FSPE-SLECG, sortira un communiqué pour rappeler que toute levée ou maintien de la présente grève relève d’un consensus des structures à la base, et dénoncera des déclarations radiotélévisées qui informe de la levée de la grève et rappelera qu’elle reste maintenue jusqu’à la satisfaction de tous les points de revendication.
Face à ce durcissement de la situation et au ras-le-bol des populations(élèves, étudiants et parents d’élèves), des voix se sont élevées pour denoncer l’attitude du gouvernement de garder les enfants à la maison sans aucune raison valable et de rétrograder l’indice salarial des fonctionnaires.

Pour lire la suite du contenu du rapport, cliquer sur le lien du rapport ci-dessous :

Rapport final- COJEDEV – CPDH sur les violences du 20 au 21 fevrier 2017

One Comment

  1. Bravo pour l’engagement et srtt émergence pour le reste.

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