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Question de monsieur SOW : Comment se fait-il qu’à chaque moment décisif de l’histoire de notre pays, ceux et celles qui prétendaient en être les « REPRÉSENTANTS », sont plutôt imposés ou subis, que librement désignés et acceptés par nos compatriotes ?

avril 20th, 2017 | par Leguepard.net
Question de monsieur SOW : Comment se fait-il qu’à chaque moment décisif de l’histoire de notre pays, ceux et celles qui  prétendaient en être les « REPRÉSENTANTS »,  sont plutôt imposés ou  subis,  que librement désignés et acceptés par nos compatriotes ?
Article
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Question de monsieur SOW à M. Mamadou Billo Sy Savané

Post 25 du 27 mars 2017 :

 

« …. comment Dadis et Sekouba ont pris le pouvoir et dirigé la Guinée? Quel est leur niveau d’éducation et de formation? Au de leur implication ou non dans les évènements du 28 Septembre, ce sont là des questions auxquelles il faut répondre pour comprendre les ressorts de leur comportement. Est-ce que des types de leur espèce existent ou peuvent accéder au pouvoir et présider aux destinées d’autres pays africains?….. Des militaires de leur type n’existent ni au bénin, ni au Togo ni en cote d’ivoire, ni au burkina faso encore moins au Senegal . C’est en Guinée seulement que cela peut arriver. Pourquoi? Pouvez-vous nous expliquer SVP ». (SOW)

 

Pour SOW : mes éléments de réponse à votre interpellation.

 

Les questions à mon avis essentielles, posées par notre compatriote SOW dans son petit commentaire, devraient pouvoir être ramenées à une seule question, et éventuellement prolongées par une autre : Comment se fait-il qu’à chaque moment décisif de l’histoire de notre pays, ceux et celles qui prétendaient en être les « REPRÉSENTANTS », sont plutôt imposés ou subis, que librement désignés et acceptés par nos compatriotes ? Et pourquoi, une fois au pouvoir s’organisent-ils en mode oligarchique pour conserver le pays et ses ressources dans le même milieu, c’est-à-dire le leur, et exclusivement là.

Je pars donc de l’hypothèse que SOW est intrigué par la succession   ininterrompue à la tête de notre pays, de personnalités aussi improbables que loufoques, à commencer par M. Lansana CONTÉ, ensuite Moussa Dadis CAMARA, Sékouba KONATÉ. Comme beaucoup d’autres Guinéens, je ressens une GÊNE à dire que mon pays a été «  dirigé », ne fut-ce qu’une seule seconde, par des personnages de l’espèce de ceux qui sont cités ici. Pourtant, à l’intérieur comme à l’extérieur, la Guinée ne manque pas de personnalités solides, structurées, crédibles, bien formées, ayant une certaine « épaisseur », capables de réunir autour d’elles des équipes compétentes de tout âge, de toute extraction sociale et régionale, pour faire de notre pays, un espace vivable pour tous ses enfants. Mais un tel choix, pourtant normal en tout autre lieu, n’est jamais advenu chez nous, ou pas encore. Pourquoi ?

Il y a une étrangeté guinéenne. La malédiction de notre pays commence en 1954 avec la disparition prématurée du Député Yacine DIALLO, une personnalité d’envergure reconnue, au sens de, être légitimé par l’immense majorité du pays. Homme modéré, mais porteur de changements profonds au bénéfice de tous, marqué dans sa formation politique par les débats parlementaires au parlement français, il était insoupçonnable de dérive totalitaire. Son éducation politique et universitaire humaniste le prédisposait à mon avis, à préférer la modération, le dialogue dans la recherche de solution à tout problème. Et semble-t-il, il y arrivait. Sa disparition prématurée a laissé un « vide » aussitôt rempli par un groupe d’aventuriers incultes dont Sékou TOURÉ, peu éduqué, sans projet autre que celui d’occuper les chaises des BLANCS.

On ne peut donc apporter d’éléments de réponse à la question initiale, sans remonter jusqu’au « choix » malheureux porté en 1958, sur Monsieur Sékou TOURÉ. Car depuis, la vie socio-politique de notre pays, ne tourne plus qu’entre une préférence calculée ou pas pour des « représentants » non représentatifs, et la détestation haineuse de leurs concitoyens les mieux formés, plus éclairés, et donc plus aptes à construire, ou à reconstruire un ETAT républicain LÉGITIME, respecté et accepté par nos populations, parce qu’il est mis au service du plus grand nombre, parce qu’il les protège effectivement, parce qu’il ne le brutalise pas, ne les rackette pas, les met à l’abri de l’insécurité et de l’arbitraire.

N’ayant pas de réponse totale et définitive, je me limiterai donc à fournir quelques éléments de réflexion que voici.

 

Premier élément de réponse : contrairement à l’idée répandue, de toutes les colonies françaises de l’Afrique de l’Ouest, la Guinée était vraisemblablement l’une des moins pourvues en personnel autochtone éduqué (intellectuellement), de moyen et haut niveau. Des commis aux écritures, des postiers, des cheminots, des électriciens, des ébénistes….., mais peu de cadres de haut niveau comme les Fodé Mamoudou TOURÉ(avocat), Boubacar Telly DIALLO(administrateur Civil),   Sako CONDÉ, BARRY III(tous deux inspecteurs des impôts), Koumandian KEITA(Enseignant syndicaliste visionnaire), Gnan Félix MATHOS, et tant d’autres.

Ces intellectuels, pour la plupart issus de grandes familles riches, ou de l’aristocratie traditionnelle, et parfois de la féodalité nobiliaire de l’époque, en raison de leur éducation familiale policée, de leur formation intellectuelle occidentale française, privilégiant la discussion, le débat et l’argumentation cohérente, n’imaginaient pas prendre la tête du pays, après le référendum gaulliste, autrement que par la persuasion, et sur la base du libre consentement de leurs compatriotes. Pendant qu’ils s’inscrivaient presque naïvement dans une démarche démocratique, Sékou TOURÉ et sa bande ne s’embarrassaient pas de scrupule. Ils étaient déjà dans la confiscation du pouvoir laissé vacant par la puissance coloniale. Or le tyran sanguinaire et son P.D.G., expurgé des « modérés», recourraient abondamment et exclusivement à l’intimidation, à la brutalité et à la violence extrême, pour s’implanter dans tout le pays, afin de prendre et conserver le pouvoir. Leurs militants de la première heure, sans être tous des marginaux, étaient quand même composés pour l’essentiel de foules analphabètes, parfois importées de pays voisins (Sierra-Leone), ou de petits métiers, de marchandes de poissons, de jeunes désœuvrés des faubourgs …qui voyaient en leur nouvelle idole, l’espoir d’une possible ascension sociale, d’ailleurs vite déçu. En cela, il ressemblait à ses militants, ou l’inverse. Faible niveau de formation professionnelle, pas ou peu de niveau intellectuel, haine viscérale de la compétence, intellectuelle ou professionnelle. Et il faut bien le dire, une ahurissante propension à développer des discours démagogiques anti-intellectuels, teintés d’un faux patriotisme anti-blanc, plus exactement anti-français contre ceux ou celles qui sont susceptibles d’être en désaccord avec eux. C’était la certitude

C’est d’ailleurs dans ce contexte que le P.D.G. « gagnera » toutes les  élections à partir de 1956, nommera à des postes de responsabilité des quasi-analphabètes, en fait des individus désouvrés, violents, sans éducation, avides d’humilier les « gens qui comptaient » avant Sékou TOURÉ. Ils étaient plus aptes à donner des coups de poings qu’à réfléchir. Des infirmiers sont promus Docteur (médecin), de simples commis aux écritures deviennent par décret « administrateurs civils », ensuite ministres, sans avoir la personnalité qui va avec la fonction, ni la formation intellectuelle, ou professionnelle. Voir Mme Mafori BANGOURA Ministre de la santé, M. Chérif Nabhaniou Gouverneur…Dans l’armée, de petits caporaux commandaient aux Officiers supérieurs….

La soumission forcée au parti et à la personne de Sékou TOURÉ, érigée dans les faits, en norme juridique d’Etat, tenait lieu d’outil magique qui pouvait faire d’un ébéniste un ambassadeur, un Ministre, un ingénieur par décret. Ces nouveaux promus devenus la nouvelle « élite » du pays, avaient tout intérêt à écraser, humilier la fraction ÉDUQUÉE de la Nation puisque, elle risquait d’imposer des idées nouvelles, différentes des routines bureaucratiques du P.D.G. A l’inverse, la compétence professionnelle, la formation intellectuelle, le souci de bien faire son travail, est perçu comme un grand défaut susceptible de vous conduire au camp BOIRO, ou à une destination semblable. Dans l’armée, le caporal ordonnait au capitaine, ou au commandant. Il en est ainsi dans tous les secteurs de la vie sociale, politique et économique de notre pays.   Dans tous les cas, la recherche individuelle ou collective de l’excellence, était perçue comme un signe annonciateur d’un possible complot à venir, et il ne manquait d’ailleurs jamais d’être inventé. Ainsi on a un monde inversé, où toutes les procédures d’organisation rationnelle d’un pays, éprouvées partout et par le temps, sont mises à bas, la vacuité, le cynisme et l’improvisation promus. N’importe qui pouvait faire n’importe quoi, pourvu que le pouvoir du tyran en soit renforcé. En résumé, un système singulier, spécifique à la Guinée est durablement installé. Il me semble qu’on peut le caractériser par :

—l’écrasement de générations éduquées (intellectuellement, ou professionnellement), contraintes de faire allégeance à des groupes incultes violents dont le seul talent est l’aptitude à violenter, à saccager toutes les intelligences.

—la promotion d’illettrés à des postes dont ils n’avaient aucune qualité. Exemple : de simples ébénistes nommés quasi-analphabètes nommés Gouverneur, c’est-à-dire l’équivalent d’un préfet de Région. Des Directeurs d’entreprises publiques qui ne savent pas lire un simple compte d’exploitation. Je peux donner des exemples à l’infini.

—l’idée que le « président » est omnipotent. Il est le « propriétaire du pays et de ses habitants. Il n’a pas de compte à rendre.

Deuxième élément de réponse : La défaite des groupes des intellectuels était ainsi actée et définitive, ou presque. Car ils répugnaient à recourir à la violence. Il semble bien qu’ils n’étaient pas tout à fait disposés à bourrer les urnes lors d’élection avant 1958 comme le faisaient les loubards de Sékou TOURÉ lors des élections organisées par le pouvoir colonial. Ensuite, au motif d’unité nationale, ils avaient abandonné leur propre capacité de mobilisation en acceptant de faire absorber leur parti par le P.D.G. Or contrairement à eux, Sékou TOURÉ était déjà dans la construction d’une hégémonie absolue, mais pas de l’unité nationale. Ainsi, des loubards sans scrupule comme Momo JOE, un certain MOMO Koulikhagnè, pouvaient lyncher sans rencontrer de résistance. De ce fait, le chef du P.D.G. a eu les mains libres, il pouvait disposer du pays et de ses habitants comme bon lui semble. Il ne s’en privera pas, comme la suite nous l’a démontré. J’ai eu le sentiment, à écouter certains acteurs de l’époque que j’ai interrogés, que le pouvoir colonial se disait à peu près ceci : « s’ils se trichent entre eux, laissons-les faire. C’est une affaire entre indigènes. Ne nous en mêlons pas. » A mon avis les sympathisants et militants des partis politiques d’intellectuels, avaient commis à cette date, d’immenses ERREURS fondamentales de lecture de ce que sont le P.D.G., et son chef :

— Contrairement à ce qu’ils croyaient eux, Sékou TOURÉ et ses amis étaient imperméables à un débat civilisé. Puisque pour les Pdgistes, la retenue, le respect dû à un concurrent n’était pas un signe de maturité dans le combat politique, mais la preuve que l’adversaire a peur, et qu’il faut donc l’achever.

— le P.D.G. et Sékou TOURÉ ne luttaient pas pour la souveraineté du pays, comme eux. Sékou TOURÉ était certes un agitateur, mais il n’avait pas les capacités intellectuelles lui permettant d’envisager une souveraineté nationale et ses implications diverses.

—n’avoir pas perçu que l’objectif ultime de Sékou TOURÉ et de ses amis, c’était d’occuper la place du BLANC dans toute sa plénitude, avec les mêmes pratiques, parfois légèrement élaguées. Par exemple le travail forcé fera son retour sous une nouvelle dénomination, « l’investissement humain », les fournitures obligatoires en nature sont rétablies sous forme de « tour-tour ».   La « lutte » pour l’indépendance, de ce point de vue, n’était qu’un moyen, certes habile, mais juste un moyen au service d’une ambition oligarchique. Car la famille de Sékou TOURÉ et alliés occuperont le pays de 1958 à la mort du tyran, presque de la même manière que l’occupant colonial étrange, parfois avec plus de cruauté. Cela est si vrai que dans nos villages, nos parents posaient discrètement la question de savoir quand est- ce que l’ « indépendance » prend fin ? Personnellement, j’avais cru qu’il s’agissait d’une blague inventée, jusqu’au jour où ma propre maman m’a posé la même question un jour de juillet 1969 dans mon village à LINSAN.

Troisième élément de réponse : toutes les références de gouvernance rationnelle d’un Etat Républicain, communément admises (obéissance à une certaine hiérarchie intelligible, distinction entre Etat et parti politique, ascension sociale par le travail, la formation professionnelle ou intellectuelle, le sens du Bien public, la récompense du mérite….) sont abolies, remplacées par l’adoration imposée du Chef (Sékou Touré) et par la soumission au parti unique devenu Etat, d’où la notion de « parti-Etat ». Ce système a perduré une génération durant, et un peu plus, environ trente ans. L’idée fausse mais installée que les Ignorants sont aussi ou plus compétents, plus capables que ceux et celles qui sont formés, intellectuellement et professionnellement est intériorisée par les Guinéens. Ils en ont fait une stratégie d’ascension sociale, sans aucun mérite, et à partir de là, une voie facile d’accès aux ressources publiques.

C’est ce cadre juridico-politique et une culture du « n’importe quoi, n’importe qui » que le tyran lègue au pays à sa mort en 1984.

On peut donc parler de rupture brutale, difficilement réversible dans les procédures quasi-universelles de « fabrication » d’une élite administrative, économique et militaire compétente, efficace, susceptible de consolider un vrai ÉTAT RÉPUBLICAIN. Et se persuadant elle-même que les fonctions qu’elle occupe, elle n’en est pas propriétaire, pas non plus celle de sa famille, de son clan, ou de son extraction ethnique. Il faut néanmoins préciser que M. Sékou TOURÉ et son P.D.G. ne sont ni coupables, ni responsables de la DÉCHÉANCE dans laquelle notre pays est plongé, depuis Lansana CONTÉ, même s’ils ont créé une situation qui ne pouvait nous mener que là où nous en sommes aujourd’hui.

Quatrième élément de réponse : l’absence de société civile organisée sur une base non ethnique, le poids d’une prégnance indéniable du népotisme sur la vie socio-politique du pays et une pléthore de « chefs » de partis politiques qui n’en sont pas, créent une anarchie dont ne peut sortir qu’un désastre encore plus grand. Car le népotisme le renouvellement et la diversification de l’ « élite » administrative, gestionnaire ou militaire, puisqu’on n’intègre que ceux et celles issus de la famille plus ou moins proche. Au plan politique, mis à part l’U.F.D.G., l’U.F.R. et le R.P.G., tous les autres ne sont que des sigles, improprement baptisés « parti politique », dont l’unique rôle est de   faire remarquer par le président de la république les prétendus « leaders » auxquels il octroiera quelques prébendes, afin de les maintenir tranquilles. Toutefois, on ne peut conclure que ces parti-sigles sont inutiles. Mais ils n’ont aucune représentativité, d’aucune sorte. Ce qui amène à considérer qu’il y a trois partis politiques représentatifs.

La conjonction de ces trois phénomènes rend sinon impossible, tout au moins très difficile le choix d’une équipe sérieuse, crédible, et efficace, lors de moment décisif comme à la mort du tyran en 1984, ou lors de la transition de 2009-2010.

Mars 1984 : Sékou TOURÉ meurt. L’armée prend le pouvoir. Mais pour l’essentiel, cette armée est constituée de miliciens quasi-illettrés, munis d’armes, mais sans vraie formation militaire.   Les vrais militaires sont tout aussi analphabètes. Lansana CONTÉ et ses amis proches, tous analphabètes s’emparent de tous les postes régaliens. Exemple : le Ministre de la Défense, est un petit mécanicien automobile, ami personnel et proche de Lansana CONTÉ. Chacun peut imaginer le dégât attendu et qui se produira. Lansana CONTÉ, devenu président par le coup d’Etat, se convainc d’ailleurs facilement qu’il est le propriétaire du pays, et de la Banque Centrale.   Le drame est que, par ignorance, sans intention malveillante, il s’approprie tout à la banque centrale : devise, or, francs guinéens. …..Ses ministres dont certains sont dans les gouvernements de M. Alpha CONDÉ lui font comprendre qu’à subtiliser les ressources publiques, lui et ses amis sont dans leur « DROIT », puisqu’au pouvoir, le pays leur appartenait désormais. La suite chaque Guinéen la connait.

Décembre 2008 : Lansana CONTÉ meurt : une bande de voyous (Sékouba KONATÉ, Moussa Dadis CAMARA, PIVI dit coplan….), tous recrutés dans l’armée pour le compte personnel du défunt général, par un coup d’Etat improvisé, s’emparèrent du pouvoir, mais pas pour longtemps.

A l’exemple de leurs aînés qui les avaient précédés, leurs premiers actes de président et ministres, furent de s’emparer de tout ce qu’il y a avait à la banque centrale. On parle de 800 kg d’or et de plusieurs dizaines de millions de dollars disparus comme par magie. Des copains, frères, cousins, sœurs….sont tous nommés ministres, ambassadeurs, préfets…….Là encore, continuité de ce qui a été initié depuis bien longtemps.

Les putschistes en désaccord, se canardent entre eux. Dadis K.O., une transition est ouverte. A qui confie-t-on cette transition ?- A un commandant ou colonel alcoolique, Sékouba KONATÉ qui, comme ses compères, sait à peine lire. Il continue ce qu’il sait faire le mieux : le pillage. La Guinée tombe dans les mains de Tibou KAMARA une année durant. A part le bagout, et les intrigues parfois sanglantes, il ne sait rien faire. Lui aussi profite de ce bref passage dans les bureaux de Sekhoutoureya pour faire fortune et brader quelques gisements miniers du pays.

Peut-on honnêtement dire que Mme Rabiatou Sera DIALLO était la mieux indiquée au C.N.T. ? Qui et pourquoi l’y a-t-on mise ? Pour quel résultat ?

 

La question principale à mon avis, n’est pas de savoir comment des « délinquants » connus comme Sékouba, Dadis et d’autres se sont emparés du pouvoir.

 

Pourquoi, à partir de Janvier 2010, alors qu’il n’était absolument plus nécessaire de recourir à une armée devenue CRIMINELLE, BOURREAU de son propre peuple, a-t-on imposé Sékouba KONATÉ à la tête de la transition ? Il y a là quelque chose de mystérieux qui mérite éclaircissement. M. Alpha CONDÉ lui-même prolonge le système Lansana CONTÉ, en emmenant dans ses bagages quelques éclopés de PARIS alors en voie de clochardisation en France, pour les mettre ici, ou là, par exemple à la caisse nationale de Sécurité Sociale. La Caisse est en faillite, mais son Directeur peut acheter   des appartements et pavillons dans la région parisienne et dans la SARTHE.

NB : interrogation personnelle en marge de la question traitée :

Il y a trop d’opacité dans la gouvernance de M. Alpha CONDÉ. Par exemple : Pourquoi a t-il placé notre pays sous la tutelle de personnes étrangères ? Pensez-vous vraiment que M. Jacques DIOUF apporte quelque chose à l’agriculture en Guinée, alors qu’il ne l’a pas fait dans son propre pays, le SÉNÉGAL ? Que Tony BLAIR, chassé du pouvoir dans son pays pour des mensonges criminels, peut devenir un saint au point de faire de la Guinée un paradis ?

Des dossiers sont interdits d’accès aux Citoyens Guinéens, mais accessibles à d’étranges »conseillers » maliens, burkinabès… Pourquoi ?

 

 

 

Mamadou Billo SY SAVANÉ (France)

 

 

 

 

 

3 Comments

  1. dioubaté mamadi says:

    C’ est simple mon frère en Guinée c’est la culture de la médiocrité depuis très longtemps.En suivant le journal de ce jour je fus écoeuré par un reportage sur un individu qui se prend pour un érudit or l’Islam bannit tout mysticisme et sorcellerie.
    Comment une télévision républicaine peut diffuser ces genres de choses,elle fait même du prosélytisme c’est l’arriération totale.
    Que c’est triste!

  2. Abdou says:

    Mr Sy je vous tire le chapeau pour ce regard combien pertinent sur l’histoire tumultueuse de la Guinée.

    Je crains fort que la vraie histoire de notre pays soit délibérément révisée par ceux qui ont intérêt à ce que la génération montante ne connaisse la vérité sur le passé douloureux de la Guinée qui justifie en grande partie nos difficultés actuelles.

  3. Sadio says:

    Les causes reelles et profondes de la tragedie guineenne racontee par un temoin oculaire

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