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ET SI LA CLASSE POLITIQUE REFUSAIT LA DÉMOCRATIE EN GUINÉE.

avril 23rd, 2017 | par Leguepard.net
ET SI LA CLASSE POLITIQUE REFUSAIT LA DÉMOCRATIE EN GUINÉE.
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Ce titre tire son essence d’un livre qui sera dédicacé ce samedi 29 avril 2017 à Cocody Saint Jean, auteur Geoffroy-julien Kouao. C’est de lui que nous tenons ce titre. La classe politique dans son entièreté semble avoir trahi le peuple ou du moins tous les signataires de l’accord de Ouagadougou. En effet, si l’on se réfère aux propos du Président du PEDN Lansana KOUYATÉ lors de l’interview que lui a accordé M. Macka BALDE, l’on peut tirer la conclusion que le peuple a été trahi par ses politiques. Dans cet entretien, l’homme politique nous fait savoir que la constitution actuelle sur laquelle deux élections présidentielles ont été organisées n’est qu’un texte politique à valeur juridique qui, pour devenir une constitution au sens juridique du terme, devrait passer au référendum comme dans tous les pays du monde. Et dans les conclusions de l’accord, il était dit que le futur président devrait commencer par ça. Mais qu’avons nous constaté ?

Durant deux mandats, nous ne nous rappelons pas où un parti politique se serait indigné pour exiger le respect de l’accord de Ouagadougou, donc rendre constitutionnel le « texte ». A tout le moindre, ceux (les partis politiques)qui l’ont fait, ont manqué de beaucoup d’énergie. C’est choquant et c’est révoltant. Mais cela nous permet tout simplement de comprendre nos partis politiques qui disent se battre pour le peuple.

Maintenant que des suspicions font état de la volonté du Président de la République à aller à un référendum qui, à la vérité, ne serait pas source de stabilité, les partis politiques se montrent des ardents défenseurs de la constitution. Tout référendum accepté va conduire au déverrouillage de la limitation de mandat, ce qui aura des conséquences néfastes sur le pays et ses populations.

Cela est inquiétant en ce que des constitutionnalistes taillés pour la circonstance ont pris d’assaut les réseaux sociaux pour faire accepter à l’opinion nationale et internationale les limites juridiques de notre contrat social actuel. C’est alors le lieu de leur rappeler leur malhonnêteté intellectuelle. En effet, la constitution en cours est sur laquelle le Président a prêté serment de la respecter et de la faire respecter, est une constitution et celle qui régularise et légalise l’exercice des pouvoirs sous le Président Alpha CONDÉ. Ce qui revient à dire que ce texte comme ils aiment à le dire s’impose à lui comme une constitution au sens juridique du terme.

Par ailleurs, toute action politique ou juridique nécessite une analyse à l’aune de son opportunité. Pour ce qui est notre constitution, toute tentative de révision à l’effet de se maintenir au pouvoir est un parjure, qui est considéré comme une haute trahison. Le parjure est condamné par les lois guinéennes et même par la morale guinéenne surtout pour quelqu’un qui veut être une référence pour la jeunesse.

A côté de cela, tout forcing  est un coup d’État dont les conséquences sont rarement salvatrices. Ce faisant, le mieux serait, pour le Président de la République, de faire son dernier mandat et céder sa place à d’autres, à défaut la violence serait justifiée pour faire respecter la constitution.

Somme toute, l’avenir politique de la Guinée fondé sur la démocratie avec pour pivot central l’alternance démocratique dépend de l’attachement du Président au bonheur du peuple. Toutefois, le peuple a aussi compris la maladresse de nos politiques dans cet enjeu démocratique. Nous finissons par cette précision de taille pour dire que 2020 est le plus grand rendez-vous d’examen de notre marche démocratique vers le développement humain et durable.

Fodé BALDE, JEUNE  RÉPUBLICAIN GUINÉEN. POUR L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE EN 2020, JE M’ENGAGE.

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