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BOKE/ La révolte est la conséquence du pillage minier et des dégâts écologiques provoqués par Alpha Condé et les menaces de Kasory Fofana à l’égard de la population de Boké(par Makanera Ibrahima Sory).

avril 26th, 2017 | par Leguepard.net
BOKE/ La révolte est la conséquence du pillage minier et des dégâts écologiques provoqués par Alpha Condé et les menaces de Kasory Fofana à l’égard de la population de Boké(par Makanera Ibrahima Sory).
Article
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« Alpha Condé, Kasory Fofana, Maturin Bangoura et leur clan ont toutes leurs raisons de continuer le pillage et destruction de la Guinée du moment que leurs biens, femme et enfants sont en France, aux États-Unis, à Dubaï, au Maroc, en Guinée équatoriale et en Arabie saoudite entre autres ».

La population d’habitude très docile de Boké vient de se réveiller, totalement martyrisée par les conséquences des pillages miniers d’Alpha Condé avec ses dramatiques conséquences écologiques sur la région de Boké qui semblent difficilement réversibles. Hier lundi 24 avril 2017, une révolte populaire s’était déclenchée sur fond de contestation de manque cruel d’eau, d’électricité, menace sanitaire provoquée par la poussière minière et le manque total de retombée économique et sociale de l’exploitation frauduleuse des mines pour la population de Boké et de la Guinée tout entière.

La population de Boké est à féliciter et à encourager à poursuivre son combat patriotique qui trouve son fondement dans les dispositions de plusieurs articles de la constitution guinéenne tant dans le domaine de la protection des deniers publics contre les pillages, qu’en matière de protection de l’environnement aujourd’hui dévasté par le pillage minier d’Alpha Condé.

En matière de lutte contre les pillages des deniers publics et la préservation de l’environnement, le combat de la population de Boké est fondé entre autres, sur le préambule de la constitution, l’article 16 et 21 de la constitution guinéenne.

En matière de lutte contre la corruption, le préambule de la constitution guinéenne dispose ce qui suit : « (Le peuple) Réaffirme sa volonté de promouvoir la bonne gouvernance et de lutter résolument contre la corruption et les crimes économiques. CES CRIMES SONT IMPRESCRIPTIBLES.

Il faut rappeler aux personnes réputées être impliquées dans ce pillage minier de Boké et dans d’autres régions de la Guinée à savoir entre autres, le président Alpha Condé, Kasory Fofana et la chinoise de leur groupe, que la corruption et les crimes économiques étant imprescriptibles en Guinée, leurs conséquences suivront les auteurs durant toute leur vie, sur leur personne et leurs biens. Même leurs héritiers ne pourront pas blanchir les fruits de leurs corruptions en cas de leur éventuel décès.

En matière de lutte contre la préservation de l’environnement, mais aussi contre la corruption, les articles 16 et 21 de la constitution disposent que :

« Article 16 : Toute personne a droit à un environnement sain et durable et a le devoir de le défendre. L’État veille à la protection de l’environnement.

Article 21 : Le Peuple de Guinée détermine librement et souverainement ses Institutions et l’organisation économique et sociale de la Nation.

Il a un droit imprescriptible sur ses richesses. Celles-ci doivent profiter de manière équitable à tous les Guinéens.

Il a droit à la préservation de son patrimoine, de sa culture et de son environnement.

Il a le droit de résister à l’oppression ».

Au vu de ces dispositions constitutionnelles, la lutte pour la préservation des biens publics et contre la corruption sont des droits imprescriptibles et inaliénables de tout citoyen guinéen. Ces droits peuvent être exercés par la voie judiciaire si et seulement si la justice guinéenne et les autres institutions de la République n’étaient pas inféodées au président Alpha Condé. Étant donné que les institutions guinéennes sont en faillite, le peuple ne doit pas se sentir légalement démuni. Il peut palier à l’absence ou à l’inefficacité des institutions en se fondant sur l’article 21 aliéna 4 de la constitution guinéenne qui dispose que : « Il (le peuple) a le Droit de résister à l’oppression ». Attention, l’oppression n’est pas le fait des crimes si ces crimes sont sanctionnés par la justice. On parle d’oppression seulement si les dirigeants se mettent au dessus des lois. Ce fait est l’illustration par excellence de la faillite des institutions constitutionnelles et celles des représentants du peuple. Ce constat de faillite institutionnelle est l’élément déclencheur de l’application de l’article 21 alinéa 4 qui donne droit au peuple de résister à l’oppression. Dans cette résistance, le peuple n’a aucune obligation légale de s’adresser aux institutions (justice, législateurs et exécutif…) dont la faillite est déjà constatée. En cette période de résistance à l’oppression, le peuple est le seul maître, il fait ce qu’il pense être dans son intérêt. Tout acte posé par le peuple en cette période a force de loi car, la loi n’est que l’expression de la volonté générale ou de la volonté de la majorité du peuple.

Le vaillant peuple de Guinée doit savoir que leur résistance face à la dictature sur fond de pillage à l’échelle industrielle des biens publics accompagné par de graves et massives violations des droits humains s’inscrit en bonne place dans la légalité constitutionnelle.

Population de Boké, ne te laisse pas tromper par certains de tes frères et sœurs corrompus qui viennent te dire de rester inerte et spectatrice passive de la dévastation de ton environnement avec ses conséquences sanitaires et les pillages de tes biens. Peuple de Boké, a bien fait de renvoyer le général Maturin Bangoura qui était venu te dire de rester passif sous les menaces sanitaires sur toi et tes enfants alors que toute sa famille, femme et enfants sont dans l’une de ses maisons en France dans l’opulence la plus insolente. Le peuple de Boké aurait du sévèrement corriger et renvoyer monsieur Kasory Fofana qui, lors de l’un de ses voyages à Boké avait insulté la population qui se plaignait des dégâts écologiques et des accidents provoqués par l’exploitation frauduleuse des mines de Boké. Kasory Fofana a toutes les raisons de s’en prendre aux Guinéens du faite qu’il est en liberté et continue de jouir de ses biens par la bénédiction et la complicité d’Alpha Condé qui, lui-même qualifiait les biens de Kasory de biens volés aux Guinéens. Kasory Fofana a ses maisons de luxe et autres biens aux États-Unis, il peut continuer sa participation à la destruction et aux pillages de notre pays et le moment venu, il se retournera tranquillement aux États-Unis comme d’habitude pour aller y jouir des biens spoliés au peuple martyr de Guinée.

Que faut-il dire des institutions guinéennes complices actives ou passives des pillages du président Alpha Condé alors qu’elles savent bien que le président guinéen est le propriétaire réel de nombreuses sociétés en totale et flagrante violation de l’article 39 de la constitution qui dispose que : «  Durant son mandat, le Président de la République ne peut, par lui-même, par un membre de sa famille et même par autrui, acheter ou prendre en bail un bien qui appartient au domaine de l’État, sans l’autorisation de la Cour Constitutionnelle dans les conditions fixées par la loi. Il ne peut prendre part, ni par lui-même, ni par autrui aux marchés publics et privés pour les administrations ou institutions relevant de l’État ou soumis à son contrôle. Cette disposition s’applique au Premier Ministre, aux Ministres et aux Présidents des Institutions constitutionnelles ».

Peuple de Guinée, tu ne peux compter que sur toi-même. Tout peuple libre aujourd’hui avait déjà payé le prix de sa liberté hier. Bats-toi pour te libérer de l’oppression sous laquelle Alpha Condé et son clan vautour t’a plongé.

Vive le peuple de Guinée, vive le peuple de Boké et vive la liberté pour tout le peuple de Guinée.

Makanera Ibrahima Sory

Président du Collectif contre l’impunité en Guinée.

 

 

 

 

 

2 Comments

  1. Cissé Mohamed Makhily says:

    Merci beaucoup monsieur le juriste de nous avoir expliqué notre droit. Il est clair que ses délinquants à cool blanc à savoir: Alpha Condé, Kassory Fofana et Maturin Bangoura seront poursuivis en justice par nous les ressortissants de Boké au moment venu même leurs progénitures où qu’ils se trouvent. A bon entendeur salut!!!

  2. Toure sekouba says:

    Les trafiquants de notre territoire,ils ne se soucient pas du peuple ces voleurs de la république « du café au lait ils sont capables de volé le lait »

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