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Gazoduc Nigéria-Maroc : Le Roi persiste et signe !

mai 24th, 2017 | par Leguepard.net
Gazoduc Nigéria-Maroc : Le Roi persiste et signe !
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Ceux qui, en Afrique ou ailleurs, ne connaissaient pas le Roi du Maroc, sont en train de découvrir quelques-uns de ses traits de caractère, peut-être insoupçonnés jusqu’alors…

Notamment, à la faveur de ce méga-projet de gazoduc Afrique-Europe, que l’on appelle communément «Gazoduc Nigéria-Maroc», mais qui devrait en fait être un gazoduc transafricain partant du Nigéria, servant une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest et allant jusqu’en Europe, suivant un itinéraire total de quelque 5.000 kilomètres.

Que l’on se rassure, les Marocains aussi –qui pourtant croient bien connaître leur Roi- découvrent avec étonnement ces mêmes traits de caractère.

Certes, tout le monde sait, au Maroc, que le Roi Mohammed VI a définitivement rompu avec les «pauses de 1ère pierre» oubliées. Il ne donne le coup d’envoi qu’à des projets ficelés –plan de financement et délais de réalisation compris- dont il suit les étapes d’exécution et lance la mise en service du produit fini.

Mais c’est au fil de ses activités diplomatiques que le Roi est apparu aux yeux de ses partenaires –en même temps qu’aux yeux des Marocains et des observateurs en général- avec ces traits qui le caractérisent désormais: pragmatisme, audace, anticipation, détermination… Et, surtout, constance !

En Afrique, notamment, la méthodologie royale étonne, à la fois, par sa philosophie et son sérieux.

La coopération Sud-Sud avec le partage de ce que l’on sait faire de mieux ; les projets win-win qui s’adaptent à chaque pays ; le cran de concevoir et proposer des mégaprojets ; la rigueur dans le passage à l’acte et à l’exécution des projets signés… Tout cela tranche avec ce que l’Afrique n’a que trop connu en termes de promesses non tenues, flops, tromperies… et réinvente la crédibilité de la parole donnée.

Le projet de pipeline transafricain Lagos-Rabat en est la plus récente illustration.

Depuis que l’idée du projet a été entérinée par les deux chefs d’Etat marocain et nigérian, en décembre dernier, le Roi Mohammed VI n’en a plus démordu.

Quelques semaines après la signature de l’accord, le Souverain convoquait une réunion à Rabat pour une première présentation qui donnait le ton du sérieux avec lequel ce projet était envisagé.

Ensuite, lors d’échanges téléphoniques avec le Président Buhari, le Roi n’a jamais manqué de rappeler l’importance de ce projet.

Enfin, cette semaine, six mois à peine après la visite royale au Nigéria (à l’occasion de laquelle a eu lieu l’accord), voilà les deux parties réunies à nouveau, au Maroc. Au menu, la coopération maroco-nigériane concernant le Gazoduc et les engrais.

Pour le Gazoduc, l’Office national des hydrocarbures et des mines (Maroc) et la compagnie pétrolière nationale nigériane (Nigéria) signent un accord. Le projet de Gazoduc Nigéria-Maroc entre résolument dans le concret… Les sceptiques, qui ont déjà vu projet et proposition similaires tomber dans l’oubli, n’ont pas d’autre choix que de constater: pour ce projet-là, le Roi du Maroc persiste et signe ! Et il n’est pas près de changer d’avis…

D’autant qu’à la veille de l’éventuelle entrée du Maroc à la CEDEAO (l’examen de la candidature déposée par Rabat aura lieu en juillet prochain), la tendance du Royaume serait plutôt de consolider les initiatives, non d’en annuler.

La partie nigériane a dit toute son admiration devant autant de sérieux et de persévérance du Maroc. Dans une déclaration à la presse, ce 15 mai, le nouveau ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lui, a résumé ce qu’il sait être la devise royale. «Quand le Maroc s’engage, le Maroc livre», a-t-il dit.

Constance qui ne peut que réjouir le citoyen africain qui est au cœur de ce projet, sachant qu’outre les emplois que le gazoduc transafricain créera, son avantage incontestable sera l’électrification de toutes les contrées par lesquelles il passera. De la lumière dans les foyers, quel est l’Africain –qui s’en est vu privé jusqu’à présent- qui la refusera ?

Le dernier avantage qui devrait réjouir toutes les puissances occidentales, l’Union Européenne en tête, tient dans le fait que les citoyens africains auxquels ce Gazoduc donnera du travail et de meilleures conditions de vie, ne serait-ce que grâce à l’électricité, sont autant de citoyens qui ne seront peut-être plus tentés par l’immigration clandestine.

L’Europe, en plus, puisque le pipeline va jusqu’à elle, pourra diversifier ses sources d’énergie.

Bahia Amrani   / Source: Autre média. 

 

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