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ALPHA CONDE UN « LEADER HISTORIQUE » AUX ABOIS ( Par Dr Abdoul Baldé )

juin 5th, 2017 | par Leguepard.net
ALPHA CONDE UN « LEADER HISTORIQUE » AUX ABOIS ( Par Dr Abdoul Baldé )
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Depuis 2010, la Guinée offre le spectacle catastrophique de l’effondrement de ses élites et de leur perversion dans la lutte égoïste pour le pouvoir avec Alpha Condé en vedette. On a le casting qu’on mérite.

Le funeste coup KO qu’il pensait avoir réussi l’a rendu lui-même groggy à tel point qu’il est désormais aux abois. Chaque semaine qui passe, il a maille à partir avec la jeunesse guinéenne qui ne cesse de lui rappeler à chaque occasion qu’il n’est qu’un mytho mégalomane.

Ce fut d’abord la jeunesse de Kaloum qui, lors d’un face à face au stade de la mission, scandèrent en présence de son cortège, qu’il n’est qu’un « menteur », « un faux type », « un incapable », qu’ il doit démissionner. Mais, c’était sans compter sur la volonté du sieur Alpha Condé de s’accrocher à son fauteuil vacillant. Il veut son troisième mandat quel que soit ce que cela peut lui couter.

La semaine dernière, ce sont les étudiants qui lui rappelèrent ses fausses promesses de campagne de 2010. Il n’en fallait pas plus pour que PINOCHIO CONDE se mette à insulter les jeunes. Il n’y a pas de surprise à cela, c’est sa culture. Au demeurant, quand on est endurci dans la honte comme c’est le cas de notre Pinocchio national, on est définitivement disqualifié pour faire la morale aux autres.

En réalité, le sieur Condé est pris dans l’engrenage de ses propres mensonges. Pour lui, le mensonge n’est pas seulement un instrument de conquête du pouvoir, c’est aussi une doctrine et une méthode de gouvernement. Comme disent les Sousous :

Sossé nakhè « Woulé guinè Sötöma, kènè, a ma Dökhöma (…) ALPHA kha Nondi birin, a na fala guinè nan barikhi » !

Ce qui signifie : « Le mensonge permet de conquérir une femme, mais ne permet pas de la conserver (…) La seule vérité d’Alpha, c’est quand il affirme que c’est une femme qui l’a mis au monde… »

Les Guinéens sont loin d’être dupes. Ils savent que le TGV du changement promis en 2010 et 2015 ne tracte que des wagons de mensonges et de terreurs. Les Guinéens vivent à nouveau une autre époque aussi effroyable que celle du PDG, du CMRN et de ses héritiers le CNDD dominée par le mensonge, l’hypocrisie, et la terreur érigée en mode de gestion des affaires du pays.

C’est connu, toutes les dictatures reposent fondamentalement sur le mensonge, elles n’ont d’autre objet que le pouvoir pour le pouvoir et le détournement de l’intérêt général au profit des intérêts sordides de quelques privilégiés.

Il est donc très aisé de comprendre pourquoi l’immortel doyen Ansoumane Doré (paix à son âme), dans une de ses pertinentes sorties sur la toile, écrivait à juste titre que : « Je crois que ceux qui ont effectivement exercé le pouvoir politique en Guinée jusqu’ici se sont comportés comme des hommes primitifs. La possession du pouvoir a tout annihilé dans leur tête y compris le pourquoi du pouvoir ; qui y touche, crève, voilà la devise inscrite sur leur blouson ».

La problématique guinéenne est toujours dominée par la question de leadership. En effet, c’est connu qu’un peuple sans modèle est une masse sans orientation, ni ambition. Son avancement est laissé au gré des vagues dangereuses des alternances, et son évolution entre les mains d’individus sans scrupules et médiocres.

Or, depuis son accession à l’indépendance, la Guinée évolue dans une atmosphère dominée par l’incivisme, l’inconscience et l’irresponsabilité érigée en système de gouvernement. Pourtant, il est généralement admis que toute société humaine [de la famille à la Nation entière] a forcément besoin de modèles qui façonnent son mode de vie, dirigent son comportement et bien sûr, orientent son développement.

Mais malheureusement pour les Guinéens, ils sont tombés depuis l’indépendance, dans les filets de mauvais modèles, c’est-à-dire des charlatans de la pensée, des fanatiques politiques et des vampires économiques.

Les Guinéens apprennent à leur dépens que la tenue d’élection, bien qu’indispensable, ne suffit pas à instaurer la démocratie. Notre pays offre toujours le triste spectacle des dictatures africaines saugrenues avec un leader historique qui craint de perdre son pouvoir et qui ne fait pas du tout cas de l’intérêt public. Comme par le passé, le quotidien du Guinéen est fait de la politique du ventre reposant sur un socle de mal, d’impunité, de complot, de tribalisme, de culte de la personnalité, d’opulence et de gabegie.

Depuis 2010, avec l’installation du clan des siciliens à Sékoutouréyah, nous vivons dans une démocratie de type sicilien où la politique n’est qu’un moyen de faire commerce et s’enrichir clandestinement et frauduleusement.

Cette situation délétère illustre encore une fois, le gâchis et révèle une société désemparée sans avant-garde politique qui indiquerait les chemins possibles vers l’espoir pour notre pays pris à nouveau entre les serres maléfiques du clan Condé.

Et pour cause, la quasi-totalité des partis politiques et ce qu’on appelle institutions républicaines ne sont que des véhicules d’intérêts économiques, qui cherchent à accéder au pouvoir pour en tirer des avantages matériels et financiers indus, voire criminels.

Chaque parti pousse son « présidentiable » qui n’est pas nécessairement celui qui guidera le pays avec plus de sagesse en ne s’abritant pas derrière une frange extrémiste ethnique pour diriger la Nation.

En observant de très près ce qui se passe actuellement, on est en droit de se demander si Alpha Condé et ses amis de l’opposition, tout en s’affrontant publiquement, ne vivent pas en privé une coopération amicale de partenariats privilégiés en roulant les Guinéens dans la farine et l’insalubrité.

Depuis l’installation de l’Assemblée Nationale, nos députés sont mis à nu. Ils ne pensent aussi qu’à l’argent à amasser de quelque manière que ce soit et aux éventuels privilèges et richesses à accumuler. Par leurs attitudes mercantiles, ils se sont auto anesthésiés en tombant volontairement dans le guet-apens du rusé et dangereux Pinocchio. Ce sont tous des truands qui sont de plus en plus englués dans « les affaires ».

Nous devons reprendre notre casting pour arrêter la saignée de notre pays. Pour y parvenir, il faut chasser cet imposteur et sa cloque de prédateurs.

 

Dr Abdoul Baldé (France)

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