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Gouvernance LONAGUI, du grand n’importe quoi. Défaillance hiérarchie Conseil d’Administration : Devoir d’alerte et de cohérence dans l’adhésion à la vision présidentielle( Par  Ibrahima Sory KEÏTA employé de LONAGUI)   .

Gouvernance LONAGUI, du grand n’importe quoi. Défaillance hiérarchie Conseil d’Administration : Devoir d’alerte et de cohérence dans l’adhésion à la vision présidentielle( Par Ibrahima Sory KEÏTA employé de LONAGUI) .

juin 9th, 2017
Flash info

La direction des sociétés d’Etat dans notre pays est caractérisée par un diptyque Directeur Général (DG)/Directeur Général Adjoint (DGA) et la Lonagui, société d’Etat, obéit à ce schéma de direction, mais en théorie seulement. Le poste de DGA est en effet toujours demeuré une coquille vide depuis septembre 2014, et depuis les changements intervenus en 2016, il demeure dans un flou paradoxal du fait d’une part que ce poste n’apparait pas dans la Direction Générale nommée en octobre 2016, et d’autre part, que ce titre de DGA est toujours attribué dans des documents officiels de la Lonagui : fiches de paie, badge, etc. Tout semble indiquer qu’un tel schéma de direction a été jugé, par la hiérarchie constituée par le Conseil d’Administration (CA) et ayant voix au chapitre dans la désignation de la Direction Générale, conforme à leurs appréciations, et il faut alors en prendre acte. Il n’en demeure pas moins cependant que tout acteur impliqué dans la vie de la Lonagui, entreprise d’Etat, a ce devoir civique de mettre en exergue les graves dérives d’un tel schéma de direction, aux antipodes d’un Etat de droit conforme à la vision du Chef de l’Etat, et bridant de ce fait le développement efficient de cette société. Un tel devoir prend les allures d’une impérieuse nécessité si l’acteur concerné est impliqué à 3 niveaux qui font qu’il ne peut absolument pas se dérober à ce devoir d’alerte sur ces dérives, d’autant plus que le modèle de la Lonagui, intégrant les changements de 2016, est censé faire l’objet d’une retranscription dans d’autres entreprises d’Etat, d’où nécessité d’un modèle à vulgariser dégagé de ses imperfections.

Sens de mon intervention 

C’est le sens de cette intervention, d’abord en ma qualité d’employé de la Lonagui soucieux de la préservation de son outil de travail comme tous les autres employés. Il y a ensuite ma qualité de DGA nominal qui m’oblige, plus que tout autre à ne pas contribuer à entretenir le flou sur cette fonction sans substance, car cela relèverait de ma part d’une faute lourde, à l’image d’un recéleur dissimulant une chose indélicate ; la clarification à ce niveau s’impose : si c’est une gouvernance Directeur Général tout court, on en prend acte dans ce cas, mais alors on ne fait pas apparaitre en même temps une fonction de DGA sans substance dans des documents officiels, comme si on voulait enrober la gouvernance de la société d’un label de direction conventionnelle en dissimulant donc la véritable réalité y afférente. Il y a enfin ma qualité de militant politique engagé pour la réussite de la vision de son leader sur le terrain, ici le terrain notamment de la bonne gouvernance d’une entreprise d’Etat, surtout que j’ai l’honneur de faire partie de ces Guinéens ayant été faits venir de l’étranger et censés contribuer à la bonne gouvernance au profit, en dernière instance, de notre pays : mais à ce niveau d’annonce, cela n’est pas une particularité pour moi, car tout militant politique, de quel que parti qu’il soit, est engagé pour la réussite de son leader. Cependant, là où pour moi cela peut davantage relever d’un devoir de cohérence, c’est qu’en plus de cet engagement agissant comme tout le monde, je ne manque pas une occasion de mener des réflexions sous formes d’articles pour défendre ou promouvoir telle position, par exemple sur ce qui a été qualifié comme fronde des Jeunes du RPG/AEC (Rassemblement du Peuple de Guinée/Arc-en-ciel) où je préconisais la légitimité d’être ambitieux pour servir son pays, mais la nécessité de ne pas être prétentieux, ou encore dans mon dernier article du mois de mai passé où je défendais une position sur la question de limitation ou non de mandat présidentiel en Afrique ; je ne peux donc pas être dans des préconisations et ne pas prêcher d’exemple sur le terrain de la servitude envers son pays dans le cadre d’une entreprise d’Etat en l’occurrence. Ce n’est d’ailleurs pas anecdotique qu’un militant ait réagi au 1er exemple d’article ci-dessus mentionné en écrivant à mon encontre que «les masques sont tombés» ! Une clarification dans le type de direction unilatérale ou duettiste éviterait ce 1er niveau de grand n’importe quoi se traduisant par une gouvernance solitaire du Directeur Général aux conséquences désastreuses pour la Lonagui, comme des détournements dans la plus grande impunité au détriment de la société.

Détournement de fonds : la jurisprudence Lonagui

Le jeudi 23 février 2017, le DG a convoqué une réunion du Personnel dans l’après-midi pour notamment faire le point sur 2 bus commandés depuis plus de 2 ans pour le Personnel Lonagui. Depuis plus de 2 ans en effet, un acompte de 50%, soit plus d’1 demi-milliard de Francs Guinéens (environ 593 millions FG) a été payé à un fournisseur pour la livraison de ces 2 bus, mais à ce jour aucun bus n’a été livré ! Le DG a donc fait venir le fournisseur à cette réunion, ainsi qu’un Gendarme censé encadrer le fournisseur censé être en état d’arrestation, et le DG de dire en substance que des membres du Personnel ont débité beaucoup de choses sur lui, du genre détournement de fonds. Le DG rétorque alors pour dire qu’il n’a rien détourné, que c’est la faute du fournisseur qu’il avait au préalable présenté à l’assemblée, que celui-ci est d’ailleurs en état d’arrestation et qu’il a été extrait de sa prison pour les besoins de cette réunion, d’où l’encadrement assuré par le Gendarme. Des Responsables des Services Ressources Humaines, Comptabilité et Logistique ont alors fait chorus avec le DG pour dire que celui-ci n’a rien détourné, en exhibant pour preuve la présence du fournisseur fautif ! Ce fut alors une partie d’exutoire où le fournisseur a servi de punchingball en encaissant les ressentiments  des employés, en s’excusant du retard (plus de 2 ans de «retard» quand même !) dans la livraison et en promettant de livrer assez rapidement ! Cependant, un employé prit la parole pour dire qu’il assume d’avoir bien déclaré que le DG a détourné l’argent des bus ; un autre employé intervient pour marquer son étonnement sur cette réunion, car il fait remarquer que si la commande a été faite à partir d’un contrat comme affirmé, il y a des clauses contractuelles qui règlent ce genre de litiges, d’où les appliquer tout simplement au lieu de convoquer une telle réunion. C’est ahurissant de faire sortir des deniers publics pour un objectif déterminé, que ces fonds aient fait un détour pour une autre destination car l’objectif n’a pas été réalisé, que les fonds ne soient de ce fait pas revenus à domicile depuis plus de 2 ans, et d’affirmer qu’il n’y a pas de détournement de ces fonds ! Le DG a une curieuse conception du détournement de fonds, c’est là une nouvelle jurisprudence de non détournement de fonds qui fait qu’on peut faire sortir des deniers publics comme on veut pour un objectif déterminé, dans la durée qu’on veut, et d’affirmer à terme qu’il ne s’agit pas d’un détournement, malgré que l’objectif ne soit pas atteint et que les fonds n’aient pas été restitués ! Pour ce qui nous concerne nous citoyens de notre République, un tel procédé est un détournement de fonds, et dans ce cas, ce n’est pas devant une telle assemblée d’employés victimes que le DG doit s’expliquer, mais devant une Institution républicaine de jugement qualifiée pour cela. Cette affaire est d’autant plus poignante que le DG tourne au ridicule une de nos Institutions républicaines, à savoir la Gendarmerie, en commettant un Gendarme (qui n’était cependant pas en tenue) pour accréditer son cinéma de mauvais goût. Que dire alors de ces Responsables de ces importants Services des Ressources Humaines, Comptabilité, Logistique qui ont la même conception de non détournement de fonds que le DG ! On en tremble pour les finances de la Lonagui. On en tremble davantage, au vu des travaux de construction d’un nouveau siège de la Lonagui qui est une affaire de milliards de FG, avec cette conception de non détournement de fonds ! Sur un autre plan financier, sans doute que le refus du DG de rembourser une facture de 451.500FG au DGA nominal procède-t-il de cette jurisprudence de non détournement ! Il s’agit là d’une demande de documents financiers émanant du Conseil d’Administration en août 2016 pour faire l’état des finances de la Lonagui, d’où le DG, le DGA et le DAF avaient été désignés pour la production de ces documents, mais le DG (à l’époque Administrateur Général) avait argué de «panne de machine» à la Comptabilité pour empêcher la production de tels documents, d’où le CA a fini par demander au DGA et au DAF de s’investir à fond pour la production de ces documents, y compris en prenant en charge eux-mêmes les frais y afférents qui seront remboursés, d’où cela a pu tant bien que mal être fait ; au final, le DG refuse cependant de rembourser au DGA cette somme couverte par la facture du 19 août 2016 déposée à la Comptabilité, et le CA, ordonnateur de cette dépense, bien que saisi de la situation, n’y donne aucune suite conforme à son engagement initial, mais conforme surtout à sa mission et à son pouvoir légitimes dans cette période intérimaire où il était le seul Organe légal et légitime ! On conviendra que cette attitude du CA est surprenante, et c’est encore plus surprenant de sa part d’avoir bien débuté sa mission en s’orientant dans cette démarche de diagnostic de la Lonagui, et depuis lors d’être rentré dans les rangs, selon l’expression courante usitée dans ce genre de situation ! Encore une utilisation de fonds par le DG qui ne sera pas considérée comme un détournement ! Cette attitude qui consiste à prendre des libertés avec les faits et à bafouer nos Institutions républicaines se retrouve dans d’autres domaines de la vie de la Lonagui, au détriment toujours de la société.

Violation délibérée et en permanence de la loi travail par le DG préjudiciant une partie du Personnel

Le Directeur Général est dans une constante violation de la loi vis-à-vis d’une grande partie du personnel, en leur faisant subir une mise au placard (se traduisant par du bore out c’est-à-dire passer ses journées à «tuer le temps», cela pouvant aboutir à de la déprime notamment) interdite par la Loi et non conforme à l’Etat qu’est en train de bâtir le Président de la République. En France, la loi stipule et je cite : qu’ «un employeur est dans l’obligation de fournir le travail qui est prévu dans le cadre de son contrat et le harcèlement moral que constitue la mise au placard est interdit ». La mise au placard est ainsi assimilée à du harcèlement moral, et l’article L. 1152-1 définit les effets d’un tel harcèlement comme « une dégradation des conditions de travail de l’employé susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Je n’ai pas visité la Loi guinéenne sur ce point, mais elle doit au moins être conforme, dans son esprit, à la Loi française correspondant à cet Etat que le Chef de l’Etat justement, consolide chaque jour davantage, se traduisant notamment par un respect des normes de fonctionnement d’une entreprise publique. Or, la LONAGUI étant un démembrement de l’Etat, le Directeur Général est de ce fait dans le bafouement et le mépris le plus total des règles de fonctionnement édictées par les Institutions républicaines compétentes dans ce domaine.

Preuve supplémentaire

La preuve supplémentaire à ce mépris de la Loi Travail dans notre pays, c’est l’empêchement d’accéder à son bureau que fait subir le DG au Directeur Administratif et Financier (DAF). Le DG indique avoir licencié le DAF, soit ; le licenciement en tant que tel n’est pas interdit, il obéit cependant à des procédures dans un Etat de droit, en commençant par respecter les clauses statutaires de l’entreprise prévues dans ce cadre, ce qui n’a pas été fait, ces clauses en la matière ayant été allégrement violées ! On a ainsi du mal à comprendre que le DG en soit arrivé à un empêchement du DAF d’accéder à son bureau en installant un système de badge à l’entrée principale de la Lonagui en mars 2017 (système de badge qui est une bonne chose au demeurant et qui aurait dû être installé depuis longtemps, et non de façon opportuniste par rapport à une situation donnée), alors que la Loi existe, et si le licenciement a été fait selon les formes légales, le volet coercitif de la Loi suffit amplement, si besoin en était nécessaire, pour interdire à un employé licencié de mettre pied dans l’entreprise d’où il a été licencié ! Depuis ce système de badge, le DAF n’arrive plus à accéder à son bureau comme il le faisait malgré son «licenciement» depuis octobre 2016 : où se trouve la Loi dans ce licenciement arbitraire ! Un autre coup de force du DG intervient dans l’ouverture de la porte du bureau du DAF en ce mois de mai 2017 sans la présence de l’intéressé, car depuis l’empêchement, cette porte demeurait fermée, et une telle ouverture en défonçant la serrure du bureau du DAF, en accédant donc à ses effets en son absence, cela interpelle, d’autant plus qu’on ne dispose d’aucun motif sérieux de licenciement ! C’est quand même un DAF qu’on dit avoir licencié, et quand on sait la conception qu’a le DG du détournement financier par exemple et que ne partage pas le DAF, on demeure interrogateur sur les motivations réelles de ce coup de force sous forme de licenciement alors que la Loi permet de trancher correctement ce genre de situation ! Mais sans doute le DG se sent-il investi d’un pouvoir absolu de licenciement sans avoir à en rendre compte, puisqu’il menace régulièrement des employés de licenciement sans aucun motif objectif, surtout qu’il a muselé ces derniers privés ainsi d’organisation syndicale qui aurait pourtant dû être, par ailleurs, une force de propositions dans l’intérêt de la Lonagui ! On peut continuer à être interrogateur sur les motivations réelles du DG, sur un autre plan, celui des revenus des employés : seront-ils passibles de la jurisprudence Lonagui sur les détournements ?

Une demi-année de blocage de catégories de revenus

Un peu partout dans le monde, le parcours professionnel des employés est souvent jalonné de catégories de revenus venant, en sanction positive, s’adjoindre aux revenus salariaux, ce qui aurait dû être le cas de la Lonagui depuis décembre 2016. Cependant, le DG tarde à verser ces catégories de revenus en alléguant chaque fois de propos invraisemblables faisant douter de sa volonté réelle à assurer les paiements concernés. Ses derniers propos allégués reviennent en effet à conclure que 2 Ministres de la République ne savent pas qu’une Economie est faite d’entités diverses aux réalités différentes dans la productivité, le rendement, le marché, etc., dès lors qu’il est prêté à ces Ministres une analyse unanimiste des différentes branches de l’Economie faisant qu’il doit y avoir un alignement strict dans le niveau de ces différents paramètres au sein de toutes les entreprises du pays ! De ce fait, toute sanction positive revenant à telle entreprise doit être généralisée à toutes les autres ou alors rien du tout pour tout le monde ! Ces 2 Ministres ne sauraient donc pas que dans une Economie, il y a des conventions collectives différentes les unes des autres, par exemple celles de la santé, des banques et finances, du secteur minier, etc., ayant toutes leurs servitudes et leurs avantages : ces 2 Ministres ne le sauraient donc pas !!! Le DG de demander alors aux employés de ne pas faire du bruit et de le laisser régler cette affaire ! N’y a-t-il pas là des motifs sérieux de douter de cette démarche préconisée, eu égard d’une part à la jurisprudence «non détournement» servie par le DG aux employés, et d’autre part à cette période écoulée de 6 mois déjà sans attribution de ces sanctions positives dont aucune justification sérieuse n’est à ce jour venue étayer le non règlement en dehors de la volonté ferme du DG de ne pas s’exécuter ! Au demeurant, ce refus délibéré est de nature à entraver, un tant soit peu, la performance de la politique de développement de notre pays menée par le Président de la République. Combien de fois en effet n’a-t-on pas entendu dire, par exemple, que tel pays a un taux de croissance à 2 chiffres et que pourtant des catégories de sa population se plaignent de ne pas ressentir cette performance ! En réalité, une telle performance doit se ressentir notamment dans le pouvoir d’achat, ce qui justifie dans différents pays de ce monde le passage de la notion «SMIG» (Salaire Minimum Garanti) à la notion «SMIC» (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance), la croissance étant retenue ici comme un critère de revalorisation du salaire, et de ce fait la performance du taux de croissance sera mieux à même d’être ressentie par les populations. C’est donc une faute, de la part du DG, que de refuser délibérément de revaloriser les salaires des employés depuis plus de 5 ans maintenant alors que la situation le permet, l’absence de grille de salaires étant d’ailleurs significative de ce refus délibéré où les salaires sont attribués à la tête du client, mais aussi une faute que de refuser, à ce jour, de payer les sanctions positives revenant aux employés. L’entrave, un tant soit peu, dans la politique de développement de notre pays, se retrouve aussi dans cette action de promotion maladroitement menée, car ne reposant sur aucune réalité, censée au final attirer des Investisseurs dans notre pays.

Promotion Lonagui virant en réalité à une image de marque écornée de notre pays

Le DG a participé le 5 décembre 2016 à un reportage de la télévision guinéenne intitulé «Investir en Guinée», émission visant, selon son intitulé, à faire la promotion d’une entreprise installée en Guinée et à attirer par là des Investisseurs à travers la réussite de l’entreprise passant en plateau. Cependant, pour des Investisseurs avisés, le fait de prendre des libertés avec les faits est aussitôt décelé, et le côté dommageable, c’est quand ces Investisseurs vont juger notre pays à travers un tel Dirigeant d’une entreprise d’Etat, en estimant soit qu’il n’y a pas de sérieux, soit qu’il y a des blocages dans le parcours d’investissement d’une entreprise qui viendrait à s’installer en Guinée, toutes choses refrénant leurs envies d’investir chez nous. Le DG de la Lonagui est en effet intervenu pour parler, entre autres, de transparence retrouvée dans les jeux, et dans ce cadre, il dit que la LONAGUI, dès que les moyens le permettront, va se doter d’outils pour intégrer le système de données des Opérateurs en vue d’un meilleur suivi, (d’où un meilleur contrôle). Le DG dit aussi, concernant la fraude, que la Lonagui va se déployer dans les régions et estime cette fraude à 2 milliards de FG. Face à ce discours, un Investisseur va d’emblée se demander pourquoi, pour 2 des piliers d’une réussite des activités de la Lonagui, à savoir la transparence et la lutte contre la fraude, le DG les met au futur, en disant « nous allons… » →alors qu’on en est à notre 5e année de gestion depuis juin 2012 (ce que tout Investisseur intéressé a les moyens de savoir)! Par ailleurs, lier la mise en place d’un système de suivi des données des Opérateurs à une obtention de moyens par la LONAGUI, n’est-ce pas paradoxal dès lors que le DG parle lui-même de la bonne santé financière de la Lonagui disposant de plus d’1 dizaine de milliards FG en banque selon ses propos dans l’émission ! Qu’attendre donc dans ce cas pour procéder aux investissements nécessaires, eu égard à leur importance sur la rentabilité de la Lonagui ! Un Investisseur rationnel va donc soit douter de la véracité des propos, soit croire à l’existence de pesanteurs dans le parcours d’investissement. Si l’Investisseur mène des investigations, il achèvera d’être convaincu du manque de sérieux des propos du DG en se rendant compte de l’inexistence a minima de système informatique en intranet à la Lonagui alors qu’on parle ici d’un système informatique plus sophistiqué de connexion sur les données des Opérateurs de jeux : Qui ne peut le moins peut-il le plus ! De façon collatérale, cela est même de nature à jeter le discrédit sur les activités des braves Opérateurs de jeux, comme cela apparait dans un article de février 2017 sur le site «aminata» incriminant un Opérateur économique, sans que la Lonagui n’ait réagi pour contrer de telles insinuations. Mais la transparence n’est pas ici à un seul volet, celui entre la Lonagui et les Opérateurs, il y a aussi le volet transparence au sein même de la Lonagui. Ainsi l’Investisseur rationnel et menant des investigations va se demander comment on peut parler de transparence si c’est seulement le DG qui détient la signature, d’où met seul en mouvement l’argent de la Lonagui, sans aucune explication à qui que ce soit, dans l’opacité la plus totale ! Enfin, le DG dit que la Lonagui marche tellement bien qu’un Camerounais l’a appelé pour demander la parité FG/FCFA, en vue de venir jouer en Guinée ! On a du mal à croire qu’un Camerounais, dont le pays a un système de Loterie qui n’est pas moins performant que la LONAGUI, dont le marché à recettes en FCFA n’est pas moins important que la LONAGUI, quitte son pays en délaissant sa Loterie pour venir jouer sur la Lonagui alors que l’obtention de gain est incertaine ! On aurait mieux compris que ce Camerounais quitte son pays pour venir spéculer par exemple sur la monnaie guinéenne, en toute connaissance de cause sur les cours monétaires, en étant certain d’y gagner, ce qui va justifier son voyage sur la Guinée. En réalité, ce cas Camerounais donné par le DG est illustratif des contrevérités débitées tout au long du reportage et on voit bien qu’aucun Investisseur rationnel ne viendra sur cette base investir en Guinée! Cela est d’autant plus vrai que les motivations des Investisseurs sur un pays donné passent par une analyse PESTEL permettant de mesurer les risques et les opportunités pouvant se présenter à eux. C’est une analyse structurante sur la vision globale de l’environnement du pays visé, mettant en exergue six grands vecteurs qui forment son acronyme : Politique, Economique, Socioculturel, Technologique, Ecologique et Légal. Ce n’est pas pour rien que des Chefs d’Etat dirigent eux-mêmes leurs délégations dans de grands sommets comme celui de Davos en Suisse où ils sont les mieux appropriés pour rassurer les Investisseurs sur ces grands vecteurs. Pour autant, même si l’Investisseur passe par une analyse PESTEL, une prestation télévisuelle de ce genre d’un Dirigeant d’une entreprise d’Etat pourrait logiquement le faire renoncer d’emblée à son désir d’investissement : et voilà qu’un Dirigeant d’une entreprise d’Etat pourrait contribuer un tant soit peu à décourager d’éventuels Investisseurs qui auraient suivi cette émission sur notre télévision nationale, amoindrissant de ce fait, un tant soit peu, notamment les opportunités de créations d’emplois dont ont besoin nos demandeurs d’emploi ! On est cependant fondé à se demander comment une telle gouvernance solitaire et autoritariste prospère jusqu’à présent alors qu’un Conseil d’Administration a été nommé il y a de cela 1 an, surtout que la mise en place d’une gouvernance correspondant aux normes d’un Etat de droit était inhérente à leurs conditions de nomination ! Y a-t-il défaillance objective ou complicité délibérée au détriment au moins des employés !

Conseil d’Administration, 1 an déjà : quel bilan ?

Le Conseil d’Administration a été nommé en mai 2016, et déjà son décret de nomination stipulait une abrogation de l’Instance dirigeante de la Lonagui, d’où le Conseil d’Administration est resté seul aux commandes pour mettre en place une nouvelle gouvernance conforme aux normes de gouvernance d’un Etat républicain, d’autant plus que la Lonagui a été dotée de Statuts dans le même décret de nomination, statuts censés encadrer le fonctionnement orthodoxe de cette société. Un an après, le constat est cependant amer : la gouvernance solitaire qui avait été sanctionnée d’abrogation est toujours là, apparaissant d’ailleurs plus renforcée que jamais, comme si elle se sentait soutenue par le Conseil d’Administration. Celui-ci ne peut même pas bénéficier de l’excuse de l’ignorance, du fait qu’il peut arriver que même pour des compétences incontestables dans différents domaines, l’on parle de nécessité d’expérience ou à tout le moins de nécessité du besoin, pour ces compétences, qu’elles soient briefées sur la situation nouvelle qu’elles prennent en charge ; une telle excuse d’ignorance n’est pas de mise pour ce Conseil d’Administration car tout au long de la période intérimaire où il était chargé de conduire la nouvelle vision décrétée sur la Lonagui, il n’a cessé de bénéficier d’analyses, de préconisations et d’alertes qu’il lui était loisible d’exploiter à bon escient. Mais tel ne fut pas le cas, et le défilé incessant de Membres de ce noyau dirigeant du Conseil d’Administration dans le bureau du DG est de nature à accréditer la thèse de collusion d’intérêts répandue à la Lonagui. La notion de «noyau dirigeant du CA» est introduite ici pour relativiser les appréciations sur les actes du CA, car il apparait d’une part, que les 2 dames membres de ce CA sont irréprochables, comme pour accréditer la vision du Président de la République dans sa politique de promotion des femmes à de hauts niveaux de responsabilité, et par ailleurs 2 autres Membres ne semblent pas être concernés par ce qui est considéré ici comme de la collusion d’intérêts. Le Conseil d’Administration peut-il présenter un bilan conforme à l’esprit qui a présidé, il y a 1 an, à sa nomination et à l’abrogation concomitante de l’ancienne gouvernance de la Lonagui ! En attendant, eu égard à ce que l’on est censé incarner, je ne peux qu’être porté par ce devoir d’alerte républicain dès lors que mes multiples actions auprès de la hiérarchie Conseil d’Administration demeurent à ce jour sans écho et que la gouvernance du grand n’importe quoi continue. Du grand n’importe quoi qui se traduit par une commande de calendriers et d’agendas en mars et avril 2017 alors que les employés attendent le paiement de revenus de sanction positive depuis décembre 2016, agendas se révélant plus comme support de promotion du DG lui-même que de la Lonagui ! Y avait-il nécessité de passer ces commandes dès lors que la période normale de commande, aux alentours de novembre/décembre, était largement passée ! N’est-ce pas du gaspillage ! Ou alors y a-t-il d’autres motivations à travers ces commandes, car à y regarder de plus près, de telles commandes dans la période normale de novembre/décembre ont déjà été l’objet de litiges avec le DAF que le DG dit avoir licencié, et tout cela parait flou. Or, une personnalité politique française disait tenir de sa grand-mère les propos selon lesquels «quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup » ; or, les loups, ça mange, ou plutôt ça dévore, et quand il s’agit d’un défilé de courtisans, c’est une meute et là ce sera une affaire de grande voracité ! Du grand n’importe quoi qui se traduit assez souvent par des menaces accompagnées de tentatives d’agression physique que l’interposition d’employés permet chaque fois de réduire à cette qualification de tentatives, aussi bien envers des employés, comme ce fut le cas contre le DGA nominal par exemple le 26 juillet 2016, qu’envers des tiers professionnels pratiquant la Lonagui, comme ce Directeur Général d’une grande Multinationale qui avait répondu, en compagnie de son Assistante en état avancé de grossesse, à une convocation du DG de la Lonagui reprochant au DG de cette Multinationale de mener frauduleusement une campagne de promotion, donc sans se libérer d’obligations financières envers la Lonagui, ce que ce Directeur Général de Multinationale a vivement nié, d’où au bout du compte cette tentative d’agression physique de la part du DG Lonagui, d’où par la suite manque à gagner financier pour la Lonagui et l’Etat, si minime soit-il, depuis 3 ans, car cette Multinationale a arrêté depuis lors ses activités avec la Lonagui. Or, quand on est dépositaire de pouvoir public, ici dans le cadre d’une société d’Etat, ou de pouvoir conféré par la célébrité, on ne doit pas être dans de l’agressivité gratuite, il faut respecter sa fonction ainsi que l’Institution qui l’a confèrée ; par exemple un puissant Ministre du Sénégal avait été ainsi sanctionné par le 2e Président de la République de ce pays pour agression sur un autre Ministre ; autre exemple, la star de chanson congolaise Koffi olomidé, suite à son agression sur une de ses danseuses à l’aéroport de Nairobi le 23 juillet 2016, a été expulsé du Kenya, et arrivé au Congo, il a été arrêté et emprisonné pendant quelques jours. Un dépositaire de pouvoir ne doit donc pas être dans de l’agressivité caractérisée et cela doit toujours être sanctionné sans délai. Du grand n’importe quoi, jusqu’à quand !

Ibrahima Sory KEÏTA

Employé Lonagui

 

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