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La fête de fin de Ramadan (épisode n°1) Dr Diaby Bakeba, psychologue-sociologue (France)

juillet 3rd, 2017 | par Leguepard.net
La fête de fin de Ramadan (épisode n°1)   Dr Diaby Bakeba, psychologue-sociologue (France)
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Un sujet à méditer
Alors que notre pays n’a jamais eu autant besoin de développement économique et technologique qu’en ces périodes de crise mondiale, va-t-on encore inutilement soulever, en Guinée, des polémiques et des questions que d’autres pays arabo-musulmans avaient déjà connues dans le passé, à savoir pourquoi tous les pays musulmans ne commencent pas un culte et ne fêtent pas sa fin le même jour? Ce sujet est d’une importance majeure (je l’avoue), mais n’est pas, à mon avis, prioritaire au point de nous opposer et de nous enfoncer encore plus dans la léthargie, dans l’immobilisme et dans des débats polémiques sans fin. Visiblement, la ville sainte de Touba n’en a pas encore fini avec des attaques dont elle est, ces dernières années, la cible préférée des envieux et des détracteurs impitoyables. Elle continue d’occuper les esprits et d’alimenter des discussions houleuses. Aujourd’hui, elle est encore pointée du doigt (comme il y a deux ans) par des gens qui cherchent; soit à s’informer par curiosité sur un événement particulier (simplement pour connaitre la vérité), soit à (dés)’informer et nuire à la bonne réputation de cette ville respectée, par pur dépit, par sentiment de jalousie et de haine viscérale qui frôle un état de dégénérescence complète relevant de la psychopathologie.
Notre intervention dans ce débat peut apparaitre à certaines personnes sensibles et susceptibles comme un « parti pris » affiché et assumé pour Touba (qu’à cela ne tienne!). En réalité, ce n’est pas tout à fait cela, pour des raisons évidentes de recherche d’objectivité scientifique.
Tout d’abord, on ne peut pas aussi comparer les différents cas de fêtes chez les musulmans, les juifs et les chrétiens, dans la mesure où, bien que tous monothéistes, ils divergent sur les pratiques et n’ont pas les mêmes sensibilités et vécus cultuels et culturels ou le même état d’esprit en la matière.
Ensuite, le bon sens veut qu’en principe, tous les musulmans s’entendent sur une formule unifiée à propos des fêtes musulmanes. C’est ce qu’on appelle « la majorité ou « djama’a ». Mais, est-on prêt aujourd’hui pour vivre ce genre d’expérience, sommes toutes, souhaitable ?
Certes, il est de coutume en islam que les fidèles commencent et terminent le ramadan le même jour, et que ceux qui n’ont pas vu la lune (pour x raisons), une fois informés, suivent ceux qui déclarent l’avoir vu. S’il y a une méprise ou une erreur quelconque de la part des responsables religieux, alors la faute incombe, non pas aux fidèles, mais à l’imam ou à l’institution religieuse qui officialisé la date de la fête. C’est le même principe dans la déclaration ou la qualification de la viande de « halal », dont la responsabilité incombe au seul boucher « halal » qui atteste la qualité « halal » de sa viande.
Mais, il peut arriver que la viande ne soit pas halal, que des gens ne veuillent pas en acheter pour diverses raisons (raisons sanitaires, politiques, économiques, idéologiques, identitaires, personnelles, sociales, groupales (ex. l’appartenance à d’autres groupes ou majorité « jama’a »).
Le diagnostic d’une situation paradoxale et une solution proposée:
Pour information, au Maroc (pays musulman très familier aujourd’hui à la technologie numérique en Afrique), au Sénégal, à la Réunion et au niveau de certaines personnes en France et ailleurs (qui ne s’affichent pas), la fête de fin de ramadan était actée le lundi 26 juin 2017, alors qu’elle l’était le dimanche 25 juin dans le reste de la Guinée et un peu partout dans le monde entier.
Justement, en Guinée, d’après des informations de sources concordantes, il n’y aurait pas qu’à Touba que la fête a eu lieu le lundi. En effet, en dehors des grands chefs-lieux des villes, la fête aurait eu lieu le lundi dans de nombreux grands villages de Boké, de Labé, de Pita, de Mamou et de Télémélé. Comme par hasard, c’est seulement Touba qui est mise en avant et attaquée dans une émission religieuse de grande écoute nationale. L’argument publiquement avancé dans ces bourgs est l’attachement à la tradition du prophète Mohammad (PSL) et la mise en cause -indirecte) de la parole de certains dirigeants religieux locaux et nationaux. Il ne s’agit pas d’un petit nombre de fidèles dans ces différentes localités, mais de larges populations gagnées par ce qui s’apparente à une contestation d’un ordre socioreligieux établi. De-là à y voir le spectre d’un conflit larvé entre ténors de la ligne de la pratique religieuse traditionnelle « locale » et de la ligne des pratiques inspirées de l’étranger, voilà un sujet qui mérite d’être étudié et analysé de manière fouillée et documentée. Il serait réducteur de dire que tous ces millions de gens issus de différents pays (et forts d’un certain pourcentage statistique non négligeable) seraient « en tort » et que c’est la « majorité issue de la fête du 25 juin » qui aurait raison. Bonne fête de fin de Ramadan à tous les musulmans y compris ceux qui ont fait la fête le dimanche ou le lundi. Nous sommes tous des musulmans (de bons musulmans, n’est-ce pas?!). C’est Allah seul qui peut évaluer la validité et la réception des cultes de ses créatures. Si nous disons tout ceal ce n’est pas pour justifier oi que ce soit, mais de dire tout simplement que tout n’est pas aussi clair, aussi tranché qu’on veut bien nous faire croire.
Il faut reconnaitre d’emblée que cette année (et l’année dernière), les musulmans ont quand-même fait des efforts pour s’entendre, a minima, contrairement à ce qu’ils avaient l’habitude de nous faire voir depuis environ plus de 20 ans, où c’était carrément près de leur moitié qui ne commençait pas le ramadan ou ne le terminait pas le même jour. Ils nous avaient tellement habitués à ces comportements « individualistes » et ces contradictions flagrantes qu’aujourd’hui – avec le recul et avec cette bonne volonté affichée de tout harmoniser – il serait malvenu de critiquer certaines personnes, d’autres villes ou d’autres pays qui, à tort ou à raison, perpétuent ces habitudes en toute bonne foi et en toute sérénité affichée.
Certes, la meilleure manière de « dés-habituer » quelqu’un est de travailler avec lui sur le long terme sur la question à déconstruire et non de l’agresser et de proférer des invectives à son encontre; quand le donneur de leçon n’est pas (lui-même) aussi propre qu’il le prétend ou le dit en public.
C’est un phénomène éminemment social et sociétal, et le problème, c’est évidemment nous (tous) : vous constaterez que les frères, les voisins, les groupes, les quartiers, les pays ne s’écoutent pas (parfois ne se parlent même pas). Beaucoup d’hommes religieux ne sont pas assez courageux pour dire la Vérité. C’est la richesse matérielle qui est vénérée et « ce sont toujours les (mêmes) pauvres qui doivent payer ». On ne se respecte pas (ou peu); les plus jeunes ne respectent pas assez les aînés ou les parents ou les aïeux.
Même les « gamins » qui viennent de naître osent manquer de respect à Touba et d’autres lieux de valeur dans notre pays, et ne savent pas être polis pour respecter les « Anciens » ». Le matériel, l’argent facile, l’ignorance et l’impolitesse prennent le dessus (au nom des slogans du type « droit à la liberté d’expression » sans limites, « nous sommes dans l’ère numérique, etc…). En plus, il n’y a pas beaucoup de communication entre nous (et on veut que tout aille de go, comme si c’était facile !).
Le phénomène du suivisme (selon les pays et les alliances occultes et forcées) est toujours de mise dans le monde musulman. Les financements occultes des lieux de culte tombent également sous le coup de cette comparaison par analogie. En réalité, beaucoup de ceux qui s’autoproclament « Guides religieux » nous menaient souvent en bateau et nous mentaient parfois pour x raisons. Aujourd’hui, c’est comme « l’arroseur arrosé », les nuages commencent à se dissiper peu à peu et la vérité commence à se manifester, à éclater. Les faits sont têtus. Nous n’avons rien oublié du passé et des contradictions de ces « éternels » donneurs de leçons. Nous récoltons aujourd’hui les fruits amers des mauvaises graines que certains avaient semées auparavant. Maintenant, il faut de la pédagogie pour construire un nouveau langage et discours cohérents au niveau de certaines pratiques cultuelles et culturelles et dire la vérité aux gens, toute la vérité A quand donc la fin de l’hypocrisie, des provocations, des guéguerres, des luttes intestines et de l’esprit du « fadenya » qu’on veut mettre dans la religion d’Allah, alors que tout est clair dans le Coran et dans la Sounna ? Il est temps pour ces pauvres « béni-qui-qui » « béni-oui-oui » africains de se réveiller, de s’éloigner de ce suivisme aveugle et de s’affranchir de cette tutelle et loyauté morbides aux maîtres à pensée étrangers qui doivent toujours leur dicter la conduite à suivre, et eux, comme des moutons sages et obéissants, doivent toujours exécuter immédiatement les ordres sans réfléchir, sans chercher à démêler le vrai du faux ! (je dis bien des « maîtres à pensée » étrangers et non des érudits locaux sincères, pieux et droits dans leurs bottes).
Oui, j’en conviens, l’idéal serait que l’on soit à l’unisson dans ce genre de situations, mais le hic est que tout le monde veut être le CHEF (autrement dit : 1000 SHERIFS pour un seul pauvre INDIEN !, mon Dieu !).
Nous ne sommes contre personne et nous ne visons personne en particulier. D’ailleurs, nous ne mettons en cause aucune institution par nos propos. Nous ne faisons que décrire des faits sociaux têtus et donner des conseils fraternels pour le bien-être de tous.
A mon humble avis, il y a des solutions à tout ce qui vient d’être dit: nous devons travailler d’abord à l’union des musulmans sur un certain nombre de grands sujets en commun, travailler à la propagation de la bonne parole, de la bonne voie (la bonne voix) de l’islam, donner le bon exemple et purifier nos âmes faibles défaites de l’intérieur et à l’intérieur. Le reste sera ensuite plus facile à parfaire grâce à la volonté de Dieu. Il faut amorcer un retour à nos valeurs africaines originales, nos bonnes coutumes guinéennes, nos pratiques islamiques « malikites » de nos pieux ancêtres qui sont conformes aux pratiques de notre prophète
Ce ne n’est pas facile de changer des habitudes. Il y a trop de ressentiments et de gâchis, trop de pertes de temps et d’énergies, beaucoup d’anciennes histoires d’injustice non oubliées, non définitivement réglées. Il y a des gens (comme à Touba) qui s’attachent au terme et à l’esprit du hadith prophétique sur « la vision de la lune par deux témoins oculaires véridiques (majeurs et vaccinés) pour commencer ou finir un culte de ce genre. Ils ont parfaitement raison). D’autres voix avancent l’argument du progrès scientifique et les calculs mathématiques faits par de puissants ordinateurs calculateurs occidentaux (ils ont eux aussi raison).
Les deux versions de ces événements sont toutes valables, mais ne s’analysent pas tout à fait de la même manière. En fait, toutes ont raison ou plutôt chacune a ses raisons. Il n’y a pas une différence énorme en termes d’heures entre ces deux moments de fête. En réalité, entre les deux visions, il n’y a pas de contradiction. Je dirai même, pour citer le célèbre psychologue Jacques Lacan :  » Il n’y a pas de malentendu. Il n’y a que des malentendants « .
Je pense moi aussi que le problème est qu’il y a peu de communication entre les porteurs de ces deux visions des choses. A propos de ce manque de concertation et de communication, un des grands savants et dignitaires de Touba (Elhadj Sankoung Diaby, âgé de plus de 90 ans) nous a confié qu’aucune autorité religieuse nationale et aucune personne n’a contacté les gens de Touba sur l’harmonisation des positions concernant le jour de l’Aid El-kabir (le dimanche 25 juin 2017) et que les Toubaka, non informés et n’ayant pas vu la lune, avaient jugé qu’il y avait un doute sur l’apparition de la lune, dans la mesure où le mois de « Chaaban » (au 29ème jours) n’était pas complété à 30 jours, idem pour le 29ème jour du mois de ramadan, conformément aux termes du hadith du prophète (PSL). Toutes ces questions peuvent se discuter entre les fidèles loin des feux des projecteurs.
Oui, Dieu est avec le groupe « jama’a » à condition que cette majorité soit qualifiée et juste et qu’elle ne se soit pas trompée dans la religion. Mais de quelle majorité parle le prophète Mohammad (PSL)?
Il parle d’une majorité parfaite qui réunit toutes les conditions requises pour être une bonne majorité musulmane: application stricte des fondements de l’islam, dont le principe de la fraternité, de l’amour du prochain, de la sincérité dans l’action pour Allah, la concertation et la communication entre les musulmans qui s’aiment et se respectent mutuellement.
D’ailleurs, je pense qu’il y a beaucoup de choses à régler d’abord avant qu’on voit un jour tout le monde faire les fêtes religieuses le même jour. On y vient petit à petit. C’est Allah seul qui connait toute la vérité. Qu’Allah accepte notre ramadan, nos prières et nos sacrifices (fidaou). Qu’il nous guide vers le chemin du salut, son chemin béni et bien balisé. Amen
 
Touba, ville des Lumières, cité des sciences, ville de la République :
Oui, il y a toujours à Touba des sommités en matière de sciences religieuses, littéraires et connaissances occultes et manifestes. Ce savoir est intarissable. Il est dans chaque famille à Touba, abondant et accessible à volonté (hier, aujourd’hui et demain in Cha Allah). Oui, il n’y a pas qu’à Touba où la fête a eu lieu le lundi 26 juin 2017. Nous avons déjà développé les arguments des uns et des autres. Mais, on peut se poser légitimement la question suivante : est-il opportun, logique et innocent de parler encore ainsi de Touba, trois semaines après l’attaque qu’elle a subite sur le fidaou, pour « je ne sais quoi encore » ? L’histoire du fidaou et celle de la fête représenteraient des situations différentes, à mon avis. Il y a souvent beaucoup de calculs (politiques ou politiciens) dans les déclarations des débuts et des fins des périodes de culte. Tout ne serait pas dit.
Touba n’est pas une ville « à part » et encore moins « un Etat dans un Etat », comme tentent désespérément ses détracteurs malveillants à démontrer (il n’y arriveront pas, croyez-moi). Il n’y à Touba qu’une seule autorité, celle de l’Etat guinéen, celle de la Constitution guinéenne. Touba est une ville guinéenne qui vit dans le respect des lois de la République et du culte d’Allah dans toutes ses dimensions.
Son statut de « ville sainte » lui donne le droit de vivre sa vie cultuelle, spirituelle et culturelle selon les traditions coutumières et religieuses de chez nous.
Touba ne pratique pas la religion selon des pays étrangers ou des individus « vendus-achetés-recyclés ». Elle n’est pas obligée de s’arrimer à tel ou tel pays pour vivre pleinement sa religion. Elle pratique la religion selon le livre d’Allah et la sounna de son prophète Mohammad (PSL). Depuis plus de 200 ans, elle continue d’être source de lumière et de guidance pour des centaines de milliers de gens en matière de religion et de savoir théologique. A Touba, il ya une autorité religieuse et spirituelle reconnue historiquement et officiellement. Celle-ci respecte les lois de la République et les traditions des dignitaires religieux de notre pays. A ma connaissance, Touba n’a jamais cherché à imposer sa vision des choses à qui que ce soit, elle a toujours cherché à respecter le consensus, les compromis justes et à s’engager dans le dialogue fraternel constructif tout en gardant sa « liberté de penser », sa spécificité et son originalité culturelle et religieuse.
Touba est une ville bénie sur tous les plans, grâce à la bénédiction d’Allah et au dou’aou de son fondateur Elhadj Karamokhoba Salim Diaby. Oui, il y a toujours des savants et des érudits de qualité à Touba (comme par le passé), il y en aura toujours, n’en déplaise à nos détracteurs haineux et nos concurrents déçus et désespérés.
Le problème est que chez nous (comme un peu partout en Afrique et dans le monde arabo-musulman en général) il y a beaucoup de choses à améliorer au niveau de la coordination, de l’organisation et de la communication en matière d’affaires religieuses. Le pauvre citoyen musulman lambda y perd son latin. Il ne sait pas à quel saint se vouer ! En plus, la Guinée est un pays, certes à majorité musulmane, mais dont le Gouvernement et la Constitution sont basés sur les principes de la laïcité qui garantissent (heureusement) des libertés individuelles et collectives (dont celles d’égalité et de culte) à tous les citoyens toutes tendances confondues.
Que de fois des fêtes religieuses n’ont pas eu lieu en même temps dans beaucoup de pays musulmans par le passé et pourtant leur culte était valide et validé par leurs oulémas sans que personne n’ait fait la moindre remarque ou levé le petit doigt pour dire pourquoi tel pays fête tel jour et non tel autre jour! Est-on dans la configuration suivante : quand il s’agit du singe, le tir est parfait, pour parodier un proverbe soussou!?).
Pourquoi s’en prendre à la « pauvre » Touba et ne pas évoquer le cas des autres pays qui ont fêté le 26 juin ???
Pourquoi n’a-t-on pas informé les habitants de Touba des décisions prises au sujet de la date de la fête?
Y aurait-il deux poids deux mesures?
Quel intérêt les habitants de Touba ont-ils dans le fait de faire cavalier seul (je n’en vois aucun?
Questions importantes et graves qui exigent des réponses convaincantes.
Les gens de Touba ont fait du mieux qu’ils pouvaient: ils n’ont pas de satellites pour observer la lune, ni de super calculateurs pour la précision la date de la fête. Ils ont fait avec ce qu’ils avaient ; le Coran et le hadith du prophète Mohammad (PSL).
La vérité n’est pas de dire « il y a des pays, des villes et des individus qui ne fêtent pas le même jour que la majorité des musulmans » et leur pointer du doigt. La vérité est de se demander intelligemment » : Pourquoi y -t-il tant d’animosité et d’incompréhension entre les musulmans dans le monde? Pourquoi ne s’entendent-ils pas ou ne cherchent-ils pas à s’entendre? Quelle est la démarche pour unir les rangs des musulmans?
Il faut dépasser le stade de la critique stérile et facile pour proposer des solutions concrètes, acceptables par tous. Pour incarner la solution véritable, il faut être propre, bon musulman au cœur pur et à la démarche sincère, pas un démagogue, pas une personne imbue de préjugés, pétrie de haine, partiale, jalouse, rancunière et irrespectueuse de nos normes sociales guinéennes.
Conclusion
Touba n’est pas un cas particulier en Guinée bien qu’elle soit considérée comme une ville religieuse. Elle n’est pas une « exception à la règle », elle ne fait qu’exercer son droit à la pratique du culte selon la bonne tradition musulmane. A celui qui trouve quelque chose à y dire incombe le devoir d’aller à Touba communiquer avec les savants et les sages de Touba pour un débat contradictoire, constructif et éclairé. Je lance ici le concept de « souveraineté spirituelle et religieuse » pour renforcer celui de « souveraineté nationale ».
Touba se porte bien, mes amis, « circulez, rien à voir ». Karambaya et Diakha (avec leurs érudits et savants en théologie) étaient unanimement d’accord sur la date de la fête et en parfaite entente sur toutes les questions religieuses. Ils sont animés par la bonne foi et ont des savants spécialisés en théologie musulmane et cela depuis des lustres. Alors, ne jugez pas de manière hâtive avant de vous informer et connaitre la vérité des choses. C’est par le contact, la communication et le dialogue des cultures et des civilisations qu’on arrive à se comprendre. Cette communication doit se faire des mois avant le ramadan ou les autres fêtes musulmanes. C’est ce qui se fait dans les autres pays, d’après mes expériences, pourquoi ne le fait-on pas chez nous pour éviter de se trouver dans de telles situations ?
Qu’Allah protège notre ville sainte et bénisse ses pieux habitants, ses illustres imams et ses sages bien éclairés. Amen ya Rabbi.
De toute façon, on peut toujours répondre aux questions posées, on est en démocratie participative.
Nous appelons les responsables religieux à un dialogue franc et direct avec les érudits de Touba et d’autres villes de notre pays pour mieux se concerter et se coordonner sur les grands événements religieux qui ont lieu dans notre pays afin de rapprocher les points de vue et échanger sur des pratiques religieuses dans un esprit de fraternité et de respect mutuel comme cela se fait dans d’autres pays.
Mosquée Karamokhoba fondée en 1818
 

 

 

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