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Discours de monsieur Almamy Kaloko lors du colloque du 27 juin 2017 au Sénat français sur l’apport de la diaspora pour l’émergence de la Guinée.

juillet 6th, 2017 | par Leguepard.net
Discours de monsieur Almamy Kaloko lors du colloque du 27 juin 2017 au Sénat français sur l’apport de la diaspora pour l’émergence de la Guinée.
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Discours sur l’apport de la diaspora pour l’émergence de la Guinée

Paris le 27 juin 2017

Lieu : Palais du Luxembourg ; salle Monnerville

 

Excellence Monsieur CAMARA Amara, ambassadeur de Guinée en France

Monsieur le sénateur Jean Yves LECONTE, président délégué du groupe d’amitié sénatorial Afrique de l’ouest pour la Guinée

Monsieur Jean Charles LEDOT, Responsable du suivi de la Guinée au Quai d’Orsay

Chers invités,

Chers compatriotes,

C’est toujours un immense honneur pour moi d’ouvrir les rencontres sur notre pays, la Guinée, que nous aimons tous ici passionnément, et votre mobilisation aujourd’hui, en dépit de vos occupations nombreuses et respectives, est le témoignage éloquent de votre attachement singulier à ce pays au destin si particulier. Particulier par sa géographie, par son histoire, par ses immenses ressources naturelles et naturellement, par la richesse de ses ressources humaines qui se trouvent un peu partout dans le monde. Vous êtes venus d’Amiens, de Tours, de Toulouse, de Poitiers, de Belgique, bref, de France et d’Europe et même de Guinée, pour donner à cette rencontre le caractère inclusif et solennel. Je voudrais ici, au nom de tous mes amis vous en remercier solennellement.

Chers compatriotes,

Nous voulions avec nos amis du groupe de réflexion et d’appui au développement de la Guinée, GRAD GUINEE, poser le débat sur la nécessaire contribution de la diaspora pour l’émergence de la Guinée afin d’inviter les uns et les autres, à mettre notre intelligence collective au service exclusif de l’émergence de notre pays. Car nous le savons bien, et depuis très longtemps, les diasporas sont actrices majeures du développement des pays d’origine. A titre d’exemple, dans un article publié par l’express en 2005, certains maliens qui habitent les foyers à Montreuil envoient jusqu’à 50% de leur salaire au pays pour la construction de postes de santé, d’écoles, d’installations hydrauliques (Source : Article). Préférant ainsi vivre dans les conditions spartiates dans les foyers et mener une vie d’ascète. Et la Banque mondiale d’ajouter dans un de ses rapports, les diasporas peuvent constituer une importante source d’activités commerciales, de capitaux, de technologies et de connaissances pour les pays d’origine et de destination. Selon le même rapport, Les envois destinés aux familles dans les pays en développement représentent un volume trois fois supérieur à l’aide publique au développement. Ainsi, en 2014, les envois de fonds enregistrés vers les pays en développement représenteraient 436 milliards de dollars. A titre de comparaison, pour la même année l’aide publique au développement s’élèverait de 161 milliards de dollars (Source). Il apparait donc clairement que l’apport de la diaspora est un réel antidote à la pauvreté et contribue à la prospérité des familles.

Chers invités,

Chers compatriotes,

Le monde est en mutation permanente les pratiques  évoluent également. C’est pourquoi, je voudrais inviter la diaspora guinéenne à changer de paradigme. Au-delà des montants qui sont envoyés, j’invite chacun à retourner en Guinée, à y investir, à s’installer durablement. Notre pays à aujourd’hui un impérieux besoin de ressources humaines bien qualifiées et de ce point de vue, la diaspora est un atout et un vivier assez conséquent. J’appelle les autorités guinéennes à mettre en place un cadre formel pour le retour de l’intelligentsia guinéenne. Et j’appelle nos partenaires, en particulier la France, à nous soutenir dans cette démarche.

Chers compatriotes,

Le développement de la Guinée n’est pas un vœu pieux. Nous pouvons y arriver par un travail concomitant de tous.

Je voudrais terminer ce discours par cette définition du développement, selon le centre de recherche et d’information pour le développement (CRID). Il le définit comme un « processus global d’amélioration des conditions de vie d’une communauté sur les plans, économique, social, culturel ou politique ». Et le CRID d’ajouter : « Ce développement, s’il doit se montrer économiquement efficace, doit aussi, pour être durable, être écologiquement soutenable, socialement équitable et démocratiquement fondé, géopolitiquement acceptable, culturellement diversifié. Le développement ne se réduit donc pas à la croissance.

Merci à tous ceux qui n’ont rien ménagé pour imprimer à cette rencontre le sceau du succès, en particulier le Sénateur Jean Yves LECONTE et tous ses collaborateurs. Merci à M. Balla CONDE, à M. Mohamed Abdoul Mazid SOUMAH et à tous les membres de GRAD GUINEE.

Excellente rencontre à tous.

 

 

 

 

Almamy KALOKO

 

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