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Biens mal acquis : Inégalités de traitement pour l’Afrique (par Alexandre Saint- Paul )

juillet 15th, 2017 | par Leguepard.net

 
Plusieurs pays africains dont le Congo Brazzaville sont épinglés dans l’affaire des biens mal acquis en France.
Il est utile de constater que seuls les dirigeants africains sont traînés devant les tribunaux. Il y a clairement une rupture d’égalité de traitement avec les oligarques russes qui spolient leur pays et surtout leur peuple pour investir en France et ailleurs en Europe. Reçus avec tous les égards dus à leur nouveau rang, ils fourmillent dans les grandes réceptions où leur sont déroulés les tapis rouges. Dans cet article publié par le journal l’Express, dont le titre est : Heureux comme un russe en France, on ne s’émeut pas du goût prononcé des oligarques russes pour l’immobilier de luxe français ni de leurs prises de participations dans les secteurs très sensibles. Cet autre article du très sérieux la Tribune est révélateur de cette politique à deux vitesses. On y relève les pratiques malsaines de certains hommes d’affaires russes en complicité avec le régime de Moscou. Pourtant ces personnes ne sont jamais inquiétées dans l’hexagone, on loue même parfois dans les médias la fulgurante réussite de ces nouveaux riches.
Tout ceci montre clairement le traitement inégal appliqué aux pays en raison de leur poids politique et économique. En clair, selon que vous êtes économiquement faible ou puissant, vous serez soumis ou pas à l’ingérence des Etats les plus forts. Et comme le dit cette maxime de Jean de la FONTAINE : «  Selon que vous serez riche ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».
Pour revenir au cas spécifique du Congo Brazzaville, nous connaissons le caractère autoritaire du régime de Denis Sassou NGUESSO et sa réticence à partager le pouvoir avec une opposition en laquelle il a peu confiance. Le referendum contesté et la réforme constitutionnelle soutenue par la France ont suscité beaucoup de réactions et altéré le climat politique. En dépit de ces problèmes qui sont bien réels et contrairement aux autres pays qui sont cités dans l’affaire des biens mal acquis, il faut reconnaitre que le Congo Brazzaville a aujourd’hui des résultats qui plaident en sa faveur et qui contrastent avec son image en occident.
Une diplomatie active
Depuis la fin de la guerre civile et le retour du président Denis Sassou NGUESSOU au pouvoir, le pays connait une relative stabilité, entretient de bonnes relations avec ses voisins et la communauté internationale. Ce qui lui a permis de présider l’Union africaine en 2006, et de siéger au Conseil de sécurité des Nations Unies entre 2006 et 2007 et au Conseil des droits de l’Homme entre 2011 et 2014. Le président Sassou NGUESSO a été très actif dans la résolution de la crise en Centrafrique, en sa qualité de Président du comité de suivi des accords de Libreville conclus le 11 janvier 2013 entre les parties centrafricaines sous l’égide de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. Le Congo a par ailleurs été actif financièrement avec un prêt de 38 M€, dont 6 M€ pour le paiement des salaires des fonctionnaires centrafricains. Les forces armées congolaises participent également à la MINUSCA. Brazzaville est aussi active dans le règlement de la crise des Grands Lacs et signataire de l’accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs. En novembre 2016, le président congolais a été désigné à la tête du comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye. A ce titre il a organisé, le 27 janvier à Brazzaville, une réunion du comité associant les représentants des pays voisins de la Libye. Il vient de rencontrer le président Bouteflika avec qui il a évoqué le dossier libyen et la nécessité d’un règlement inclusif de cette crise.
Une économie en croissance
Le pays a connu une période de forte croissance, notamment en 2014, avec près de 7% de croissance du PIB et une maitrise relative de l’inflation et des dépenses publiques. Selon la Coface, les prévisions de croissance économique, devraient se situer autour de 5 à 6% cette année. Sans compter la politique de construction de barrages hydroélectriques. Le pays est doté aujourd’hui d’infrastructures électriques de dernière génération, comme celle d’Imboulou et la toute dernière en date celle de Liouesso. Certains pays comme la Guinée Conakry qui multiplie les constructions de barrages, s’enorgueilliraient d’une telle réussite dans un secteur aussi stratégique que l’énergie.
En définitive, l’histoire des biens mal acquis ne peut venir occulter ces résultats on ne peut plus éloquents qui démontrent que le Congo est sur la voie de l’émergence. Et aujourd’hui, rien ne prouve de façon incontestable que l’Etat Congolais soit impliqué dans cette affaire encore moins la famille de Denis Sassou NGUESSO. Par ailleurs, le Chef de l’État congolais a déposé plainte en 2015, par la voie de son avocat Maître Jean Marie Viala auprès du Doyen des juges d’instruction de Paris contre la section française de l’ONG américaine Transparency International pour tentative d’escroquerie au jugement.
Toutes ces procédures abusives, aux relents néocolonialistes sont de nature à ralentir le processus de développement du pays.
Le financement et la proximité de certaines associations de parties civiles, se prévalant de la défense du droit des peuples, avec des individus aux réputations sulfureuses et douteuses comme Georges SOROS posent un sérieux doute quant aux motivations réelles de celles-ci. Se soucient-elles vraiment du sort des populations africaines ? Manipulées malgré elles dans un combat stratégique qui les dépasse.
Élections Législatives 2017  
Une délégation d’observateurs de l’Union Africaine, conduite par le Malien Django CISSOKO a été reçue par le président Denis Sassou N’Guesso jeudi dernier à Brazzaville. Les échanges ont été qualifiés de très positif par la délégation de l’Union Africaine. Cette dernière s’est dite satisfaite de la bonne tenue des débats, du bon comportement des populations et des candidats aux législatives. Des rencontres avec les partis politiques sont d’ores et déjà programmées. L’Union Africaine se réjouit du bon déroulement de cette campagne électorale 2017 au Congo Brazzaville.
Au fond tout cela est à mettre au crédit du président congolais qui, quelque soient les résultats du scrutin, aura réussi à maintenir le jeu démocratique ouvert et à favoriser le retour de la paix dans son pays. Ces enjeux sont nettement plus importants que les polémiques actuelles sur les biens mal acquis.

 

 

 

 

Alexandre Saint- Paul

One Comment

  1. Momo says:

    un vrai demagogue cet auteur du post, qui veut defendre l’indefendable

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