breaking news

L’OBLIGÉ SURSAUT NATIONAL ! (Première partie)

octobre 9th, 2017 | par Leguepard.net
L’OBLIGÉ SURSAUT NATIONAL ! (Première partie)
Article
0
Lorsque Dieu tout puissant, par la grâce de son omnipotence, créa le système solaire, Il proposa à son gouvernement que l’un de ses compartiment, la planète terre, soit réservé à une créature, la plus controversée qu’Il envisage de créer pour y demeurer.
Sachant que cette créature est boulimique, Il décida donc de mettre suffisamment de ressources sur et dans la terre.
C’est ainsi qu’Il convoqua une Assemblée divine extraordinaire à laquelle prendront part, comme de coutume, tous les anges membres proches et lointains du «Gouvernement divin». A l’ordre du jour, le morcellement de la terre et le répartition des ressources naturelles.
Comme dans toutes les assemblées précédentes, ce partage se fit selon le critère habituel : la Volonté Divine.
La terre fut donc subdivisée en plusieurs pays à dimensions diverses. On retrouve ainsi des grands pays comme la Russie, des petits pays comme la Gambie, des îles comme Madagascar, des archipels comme le Japon, etc.
Au moment de la distribution des ressources, Dieu dota chaque pays du minimum vital. Mais lorsque arriva enfin le tour de la Guinée, Il y mit des quantités énormes de toutes les ressources : Or, Diamant, Bauxite, Fer, Pétrole, climat, végétation, hydrographie, relief, la liste est longue, pour en faire un véritable scandale de tout ce qui suscite l’envie des autres.
Cette façon de doter ce petit pays ne laissa pas les anges indifférents et c’est à juste raison qu’ils interpellèrent de concert le propriétaire des jours et du destin.
– Oh ! Seigneur, ne Pensez-vous pas y avoir trop mit pour ce seul petit pays ?
– Attendez de voir les hommes que Je vais y mettre… répondit Il.
Le constat, malheureusement, n’ que peinture de cette triste réalité. Tenez-vous bien ! Parmi nos devanciers, on peut se souvenir de ceux qui ont été déportés, vendus par leurs pairs qui sont restés. Comme cet autre qui disait à son frère : « Tu pars je reste ou bien je reste tu pars… ».
Après eux, d’autres ont voulu rompre avec ce signe indien, comme on le dit, en opposant une forte résistance à l’envahisseur blanc. Peine perdue, destiné oblige ils furent, si non tous, pour la plupart trahis par leurs proches et livrés à l’ennemi. Alpha Yaya, Bocar Biro, Dinah Salifou, N’Zegbela Togba, Samory Touré pour ne citer que ceux-là, en sont une parfaite illustration.
Le blanc nous suça plus d’un demi siècle avant que d’autres ne se réveillent en sursaut pour dire NON au colon, Non à ses bottes, à son chapeau, à sa cravate, à son administration, à sa gestion, à ses archives, Non, Non et NON à la COMMUNAUTE FRANCO-AFRICAINE du Général De Gaule. On va tout changer. Nous préférons désormais le kaki, le tergal, le sofi et le syli. « Le peuple est indépendant… craintif ! » dixit A. Fantouré.
Les acteurs de cette indépendance, du moins les bénéficiaires, s’entre bouffent et la nature les bouffe jusqu’à ce qu’il ne reste que des spécimens pour témoigner. Les complots permanents, la fuite des cerveaux, le massacre des contestataires du régime, le culte de la personnalité…jusqu’à ce que la nature et le destin eurent raison du responsable suprême.
Soudain, là aussi, la grande muette surgit de l’inattendu avec le CMRN (Comité Militaire de Recommencement National) et fit table rase du passé. Plusieurs années d’incertitude, le petit pays bascule dans le multipartisme avec un magma de kleptocrates autour du nouveau maître, animés tous d’une seule devise : Prêts à Usurper le Pouvoir, KOUDE !!!
Les mamayas de la honte, les caravanes fumantes et insolentes, les cafouillages aux frontières, l’arrestation des opposants, la torture des soldats, la casse aberrante de Kaporo rails, l’incendie de la poudrière, la frustration indignée des travailleurs, l’insurrection populaire, les massacres macabres de 2006/ 2007/ 2008, la destruction massive du patrimoine, les gouvernements de naufrage collectif, la cacophonie permanente au sommet de l’Etat, la grogne des bidasses, la misère du peuple, les charlatans de consensus, les boubou bouffant bonnet babouche blancs de large ouverture. Tout cela fit boudé dès que la nature balaya la cocoteraie koudé.
Le Général au pouvoir ayant tiré sa révérence, le CNDD surgit de nulle part et s’empara du pouvoir avec à sa tête un capitaine empressé. La mise spectaculaire au grand jour de l’innommable pourriture guinéenne, le NEG (Narco Etat Guinéen), les décrets, contre décrets et regrets, les Dadis shows et autres, le MDDR (Mouvement de Démagogues pour Distraire la République) qui se mis à la amuser la galerie jusqu’à ce qu’il y ait l’ignominie du stade du 28 septembre suivi de la balle de Toumba.
Le sort de la Guinée poursuit sa destinée et sa destination. Il s’envole avec le bouillant Capitaine en catastrophe pour Rabat puis avec la même catastrophe il atterri à Ouaga, le laissant là en convalescence et en connivence avec la nouvelle donne qu’on imposait au vaillant peuple de Guinée.
Désormais le sort du bled est confié à un Tigre. Et comme « le tigre ne réclame pas sa tigritude, le tigre saute », celui – là n’aimait pas le pouvoir, il en jouissait et pour lui c’était tant mieux.
Il commence par s’indigner de ce qui est arrivé au chef de la junte d’alors. Pour lui, «c’est une honte pour l’armée» et finit par confesser à un moment donné qu’en réalité, « Le Capitaine était un faux type ».
On se croirait dans une chaine alimentaire où chacun mange celui qui le précède et devient la nourriture de celui qui le suit.
La transition que le Tigre avait pour mission de conduire pendant six mois s’est terminée avec l’organisation d’un premier tour réussi des élections présidentielles. Pour la première fois en Guinée un événement d’envergure national fut il une célébration ne se solde pas par des morts et des blessés graves grâce à la CENI (Commission Nationale Electorale Indépendante) du regretté Ben Sékou, paix à son âme.
Pour une fois aussi il y avait des candidats de toutes les pointures et de toutes marques. Ceux qui avaient fait la campagne, ceux qui étaient à la campagne, ceux qui ont fait couler le champagne, ceux qui accompagnent et bien sûr celle qui portait un pagne.
Dans une adresse à la nation, le Tigre rend compte au peuple de l’accomplissement de sa mission, marquant ainsi la fin de la TRANSITION et le démarrage des TRANSACTIONS.
Cette autre étape du destin commence pour le bled par les contestations à dessein du premier tour, puis l’érection de la CENI, d’abord en Commission Electorale Nationale Insuffisante, avec 24 points d’insuffisance. Ensuite, en Commission Electorale Nationale Incapable, puis en Commission Electorale Nationale Inféodée.
Dans cette étape, le Tigre n’avait apparemment pas de responsabilité, il ne faisait qu’«accompagner les autres », parmi lesquels, ceux qui ne veulent pas quitter le pouvoir et ses privilèges et ceux qui s’impatientaient de l’avoir à tout prix. Ce sont ces derniers qui eurent le l’ultime mot après quatre mois de TRACTATIONS au mépris de tout et au prix de manœuvres ethniques les plus paranoïaques, comme cette abjecte histoire de l’eau empoisonnée.
Ce pays et son peuple qui ont traversé la tyrannie du premier régime, suivi de la mauvaise gouvernance du Général, de la non gouvernance du Capitaine et de la félonie du Tigre depuis l’indépendance, tombent dans les mains de celui dont la gouvernance ne trouve pas de qualificatif approprié dans le dictionnaire français.
A la septième année de gestion, le pays qu’il a hérité s’est complètement mué en Etat Sauvage dans lequel la vie, la dignité, la responsabilité, la parole donnée, le droit, la foi, la morale, la règle et le principe sont des mots dont la signification semble complètement escamotée. (A suivre…)
DIALLO Alpha Issagha

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *