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Touba, la vertueuse, dans la joie des festivités cultuelles et culturelles depuis trois mois. Dieu merci

janvier 1st, 2018 | par Leguepard.net
Touba, la vertueuse, dans la joie des festivités cultuelles et culturelles  depuis trois mois. Dieu merci
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< Le grand Fidaou de Touba : symbole de la force tranquille, la voie tracée par nos vaillants Ancêtres, suivie au cours des âges par les Anciens et nous aujourd’hui jusqu’à la fin des temps >.
● Un simple point de vue :
Le grand Fidaou de Touba 2018 est déjà un grand succès avant même sa clôture le 12 janvier 2018 grâce à la volonté de Dieu et les prières et bénédictions de notre guide suprême Elhadj Karamokhoba Salim Diaby (paix à son âme. Amen).
En dépit de tout ce que l’on entend par-ci par-là (propos d’ailleurs souvent contradictoires), pour nous, le Grand Fidaou de Touba a déjà eu lieu et Dieu l’a bel et bien béni (point barre).
La preuve en est que son tout premier bilan (et l’enseignement qu’on peut en tirer) témoigne clairement que l’essentiel des activités traditionnelles demandées et entérinées par les sages de Touba et nos dignitaires religieux (autour de Karambaya et de Diakha) est déjà correctement mis en place et arrive à sa fin le 12 janvier 2018 tout proche. En effet, il est vrai (et vous pouvez facilement le constater vous-mêmes) que les pratiques cultuelles sont majestueusement en cours depuis 3 mois : les grandes lectures collectives et quotidiennes du Saint Coran sont réalisées aussi bien dans les quatre coins de notre pays que dans la sous-région ouest-africaine, les programmes des œuvres de charité sont exécutés, les relations sociales sont intensément renforcées, les fidèles locaux et les visiteurs extérieurs avaient déjà commencé à affluer massivement sur Touba, la ville sainte de Guinée. Plus « islam », plus « Fidaou » et plus « succès » que ça, tu meurs ! Trop tard pour revenir en arrière, mes amis.
Il convient de préciser également que la fixation de la date du 12 janvier 2018 partait d’une bonne intention (c’était la procédure habituelle à Touba), mais des moments de chamailleries futiles et un élan de mésentente « verbale » entre quelques individus sur l’organisation de cet événement ont abouti à la situation actuelle que nous déplorons à tout point de vue. A cela il faut ajouter l’intransigeance « déplorable » de certains de nos frères des différents groupes face à la volonté de leurs grands frères de se faire entendre.
Le principe du Fidaou n’est pas mis en cause, tout comme nos valeurs religieuses islamiques à Touba ou ailleurs dans notre pays. Peut-être, des manœuvres de négociation de sortie de conflit sont en cours, mais en réalité, le report annoncé du Fidaou n’enlève rien à la valeur intrinsèque de Touba en tant que ville sainte et centre lumineux du savoir en Guinée. Au contraire, Touba en sortira grandie à plus d’un titre. Ce n’est que partie remise, car le combat des valeurs et pour les valeurs (pour le bien-être de notre pays) continue, mes frères et sœurs, dans le respect de nos traditions guinéennes et de nos lois républicaines. Pas d’état d’âme donc, pas de relâchement, pas de victimisation, pas de triomphalisme, pas de dérobade au devoir, non plus. Du calme, ce n’est qu’un jeu d’acteurs et l’issue sera, j’en suis sûr, bénéfique pour Touba et pour la Guinée toute entière.
Je remercie, à cette occasion, les autorités de notre pays pour l’encouragement et l’encadrement réguliers de nos manifestations culturelles et cultuelles. C’est normal. Le calme, la sérénité et l’esprit du respect de nos valeurs africaines et religieuses doivent guider nos actions. Il fallait tirer leçon du passé et des erreurs des uns et des autres, erreurs dont nous avons fait le diagnostic et le bilan à notre niveau.
Cependant, les quelques individus qui n’apprécient pas le Fidaou de Touba ne doivent pas aller si vite en besogne dans leurs illusions, dans leur réjouissance d’autrui et dans leur mauvaise foi (habituelle). Le grand Fidaou de Touba se porte bien (in cha Allah). Tout va bien, circulez, rien à voir! En plus, il n’y a pas d’amalgame possible à faire entre les événements déplorables de 2015 (où des responsabilités pénales sont toujours en cours d’identification en justice) et l’organisation du Fidaou 2018 qui, à ma connaissance, est sans faux pas. Ceux qui cherchent à brouiller les pistes et se gargariser d’une « fausse victoire prétendue » en auront pour leurs frais et se déchanteront le moment venu. Le jugement des histoires de 2015 n’est pas encore rendu, donc pas de triomphalisme, pas de vérité qui a éclaté. La vraie « vérité » sera dite après le jugement et c’est en ce moment là que le dossier sera définitivement clos.
Dans cette attente, tout enfant de Karambaya et de Diakha qui ose désacraliser ou dévaloriser l’œuvre immense de Karamokhoba sera maudit dans sa vie par la prière « sacrée » de Karamokhoba. Celui qui veut vérifier cela n’a qu’à l’essayer, il verra le résultat lui-même, de manière radicale et directe.
Au niveau de la grande majorité des habitants paisibles et pacifistes de Touba, tout le Fidaou se passe dans le calme et dans la paix sociale, disons dans l’amour, dans la fraternité et dans la bonne ambiance, et surtout dans le respect de l’esprit de l’œuvre du fondateur de notre vieille ville vertueuse (Touba la glorieuse), sous l’encadrement de nos sages éclairés et le haut patronage de notre vaillant gouvernement qui, à aucune moment, n’a jamais abandonné Touba dans sa recherche de son développement socioculturel et économique harmonieux (même si nous demandons maintenant des actions plus concrètes, plus continues).
Pour nous, c’est exactement ça l’esprit du grand Fidaou de Touba, et c’est seulement cela que nous attendons le plus de cet événement culturel et cultuel majeur heureux dans notre pays. Aucun incident (de quelque nature que ce soit) n’a donc été enregistré ou déploré à Touba au cours de ce Fidaou en cours (à moins qu’il s’agisse des retentissements (à retardement et à rebondissement) d’anciens actes déplorables et de faits têtus qui sont régulièrement remis au goût du jour par nos détracteurs). Nous devons tous tirer des leçons individuelles et collectives de tout ce qui s’est passé dans le passé récent, car les responsabilités sont diffuses et se situent à plusieurs niveaux, nous le savons, nous ne sommes pas dupes !
En vérité, l’affaire du Fidaou n’est pas la victoire d’un groupe sur un autre groupe (loin s’en faut). D’ailleurs, il faut savoir que le Fidaou d’Allah (celui de nos pieux anciens et vaillants parents) n’a rien à voir avec les gesticulations des « va-t-en-guerre », des comportements des partisans du « Fadenya » et encore moins avec des affairistes affamés des butins ou ceux assoiffés d’un pouvoir imaginaire (inexistant). Il n’y a pas de véritables gagnants ou de perdants dans la tournure des événements successifs autour de ce Fidaou (édition 2018). Le vrai gagnant, c’est l’esprit de notre guide spirituel Karamokhoba Diaby auquel il faut davantage s’attacher sans relâche, et les perdants sont les groupuscules de brebis galeuses (de Karambaya et de Diakha) que les sages bergers doivent désormais réfléchir à faire rentrer immédiatement dans l’enclos).
● A qui la faute des maladresses commises ?
Depuis le début, nous avions bien fait de ne soutenir aucun des groupes des frères en conflit (bien sûr, par conviction et par souci d’impartialité), mais de soutenir (sincèrement et uniquement) la cause de notre guide spirituel (Karamokhoba) avec tous les frères et sœurs de bonne volonté. Aujourd’hui, je suis déçu et peiné par la tournure qu’a prise la situation actuelle. J’aurai du mal à m’en remettre tant nos efforts de réconciliation pendant deux ans ont été grands, intenses, enfin vains (peut-être) ou pas, je n’en sais quoi dire !
En fait, le Fidaou (en soi) n’a aucun problème, il aura toujours lieu à Touba même sous d’autres formes et évoluera positivement dans le temps : soyez-en sûrs, vous qui vous délectez aujourd’hui en secret de ce qui arrive actuellement au Fidaou en Guinée. Vous n’avez rien compris! Un jour viendra, vous comprendrez et vous regretterez tout ce gâchis, peut-être !). On dit bien « report du fidaou  » et non « annulation » pour des raisons de « craintes pour insécurité ». Qu’à cela ne tienne! Il n’y a pas d’insécurité à Touba. Il ne faut pas non plus se fier aux ragots et aux démarches malsaines de ceux qui n’aiment pas habituellement Touba.
Quant à ceux qui prennent des initiatives unilatérales hasardeuses (en dehors de nos rangs serrés et de nos pratiques traditionnelles saines et bien balisées), il faut qu’ils se rendent compte qu’ils sont les vrais grands perdants, pas les populations paisibles de Touba qui souvent ne sont même pas bien informées de tout ce qui se passe autour d’eux ou bien associées aux décisions qui sont prises en leur nom ou aux actions qui sont menées sur le terrain « pour eux », dit-on !
Je dirais même que la majorité des habitants de Touba avait été prise en otage (à son insu) dans les situations créées par des forces occultes sur place ou à distance. Par conséquent, elle n’a pas du tout à subir les conséquences désastreuses des erreurs qu’elle n’avait pas du tout commises. D’où la nécessité d’un travail de fond sérieux et sincère sur la question de la « vérité-réconciliation », pour oublier définitivement cette petite « page sombre » de l’histoire glorieuse millénaire de Diakha. Finie la démarche unilatérale, individualiste et intéressée dans des projets collectifs qui engagent notre responsabilité collective. Il y a aujourd’hui une nouvelle génération de gens et de jeunes dont la mission et l’engagement sont la défense de Touba et de l’héritage de son fondateur par la science et le combat des valeurs (dans le strict respect des traditions diakhankés). Il faut désormais compter avec elle, voire compter sur elle pour tout projet de changement socioculturel à Touba.
● Devoir de mémoire et de reconstruction :
 » لجنة تقصي الحقائق والمصالحة في كرامبايا والأخوة والحوار الدائم مع جاغا « 
Pour rappel, il ne faut pas oublier la « Commission d’enquête pour la réconciliation à Karambaya, pour la fraternité et le dialogue constructif avec Diakha », une initiative qui a été mise en place à Paris en 2016 pour réfléchir sur la réorganisation de l’action socio-économique à Touba. Oui, il y a un travail de longue haleine à faire au niveau de Karambaya et de Diakha : un travail basé sur la sincérité dans les propos et dans les actions, débarrassé de toute violence et mené par des gens crédibles qui suivent la voie tracée par nos parents bénis et nos vaillants ancêtres diakhankés.
Maintenant, quelles que soient les actions et les démarches des hommes dans l’ombre, le Fidaou de Touba reste pour nous la première référence en matière de festivités culturelles et culturelles collectives. Touba (ya bakoko) est au-dessus de tous les calculs des hommes mal intentionnés. Elle restera toujours grande dans les cœurs des hommes et des femmes sincères dans notre pays. Touba brillera dans la temporalité et sera toujours protégée par la volonté de Dieu et la prière originale de son fondateur (au 18ème siècle, Elhadj Salim Karamokhoba Diaby). En effet, selon un consensus jamais remis en cause, Touba est une des lampes de la science, du savoir théologique et des connaissances humaines, allumées en Afrique de l’Ouest dans les ténèbres des hérésies religieuses, pour nous guider vers les plages sécurisées de l’islam pure d’Allah et de son Prophète Mouhammad (paix et salut sur lui).

La prière de Karamokhoba pour la prospérité de la Guinée (prière faite depuis Kankan et retentissante sur les collines de Binani en 1715), sont les mêmes prières qu’avaient faites ses enfants, ses petits enfants et ses descendants dont ceux de ces derniers temps, et parmi lesquels il y a, à titre d’exemple, feu Elhadj Bakasso (Kéba) Diaby, d’autres diakhankés avant lui, et aujourd’hui son jeune frère Elhadj Soriba Diaby, l’actuel calife de Touba. Ces prières bénies ne sont pas des vains mots, ceux qui en connaissent l’importance les apprécient à leur juste valeur. Mon Fidaou à moi, c’est le Fidaou de ces personnes pieuses (dignes califs, représentants et successeurs de Karamokhoba), pas le Fidaou des politiques politiciennes, des affairistes véreux et des détracteurs de Touba qui font autre chose que ce qui leur est demandé par la grande majorité de la pauvre population désabusée et trompée.
Depuis quelques temps, j’avais l’impression qu’on s’acheminait vers deux temps distincts du Fidaou : un temps spirituel du vrai Fidaou des Anciens (plus cultuel et culturel, celui-là), et un temps officieux non affiché, animé en cachette par des milieux occultes qui n’ont rien à voir avec notre état d’esprit. Mais, Dieu merci, le vrai Fidaou d’Allah à Touba (celui de la prière sincère pour nos morts) a bien eu lieu, et Allah « ta’ala » a exaucé nos prières pour nos morts, tous nos morts en Guinée et ailleurs. De plus, le Calife Général de Touba est toujours là, représentant l’autorité religieuse et sociale, veillant imperturbablement à l’unité de Karambaya et de Diakha, qui est aujourd’hui intacte, voire renforcée dans nos cœurs, et Touba se porte bien, à merveille même, comme toujours, vivant paisiblement au rythme du temps qui passe. C’est ça l’essentiel, mes frères et sœurs, le reste n’est que formalité et feu de paille. De toute façon, la vérité finira toujours par se manifester au grand jour, un jour. J’espère que dorénavant nous serons entendu et écouté par nos frères dans certaines de nos analyses de situation. Je l’espère vivement.
● En conclusion
« Touche pas à ma porte »
Les sages vont terminer leurs travaux religieux comme prévu le 12 janvier 2018. Ils ont le droit de pratiquer leurs activités cultuelles. A Touba, il y à six symboles et monuments cultuels et culturels (emblématiques de l’héritage de Karamokhoba) auxquels il ne faut jamais jamais jamais oser toucher (et cela quelles que soient les circonstances). En effet, « les saboter et les désacraliser » signifie la déclaration de la guerre nucléaire à Touba et aux diakhankés dans le monde entier :
1) le grand Majliss historique (l’école des sciences) de Karamokhoba, vieux de plus de 200 ans,
2) la Mosquée historique de Karamokhoba (également vieille de plus de 200 ans)
3) Kamoula, la rivière sacrée historique de Karamokhoba
4) le Salikègnè, le grand cimetière collectif de Karamokhoba à Touba
5) le Boulounda, l’Assemblée-Parlement bicentenaire de Karamokhoba.
6) les coutumes et traditions millénaires de Diakha (qu’on peut certes faire évoluer, mais dans la démarche « positive », non dans la démarche « négative »).
A bon entendeur, salut!
Vive la Guinée, vive Touba et les villes citoyennes de Guinée.
Vive le grand Fidaou traditionnel de Touba, hier, aujourd’hui et demain.
A bientôt, chers ami(e)s, pour d’autres rendez-vous importants devant nous et pour d’autres aventures à Touba, la radieuse.
Merci de votre écoute et de votre compréhension.
Dr Diaby Bakeba, psychologue sociologue (Guinée-France).
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Les figures ci-dessous nous montrent dans l’ordre:
1- Elhadj Soriba Diaby (actuel Calife général de Touba, la haute autorité traditionnelle religieuse locale de la ville);
2- Feu Elhadj Bakasso (Kéba) Diaby, ancien Calife général de Touba (2004-2008)
(Les 2 califs et leurs prédécesseurs mènent le même combat, portent les mêmes valeurs, ont le même respect pour la tradition de Diakha et pour la Guinée, notre pays bien aimé).
3- La case traditionnelle du guide suprême des diakhankés (vivante depuis 1705 et régulièrement entretenue par toutes les familles de Diakha),
4- la carte de la Guinée-Conakry qui abrite la plus vielle des 4 villes portant ce nom « Touba » en Afrique et dans le monde. Touba est fondée dans le Fouta-Djalon vers 1705 par le célèbre savant-érudit diakhanké Karamokhoba Salim Diaby, originaire de Boundou-Didé (situé dans l’actuel Sénégal en Afrique de l’Ouest).

 

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