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KALOUM ENTRE DANS LA CONTESTATION ( Par Sylla Abdoul )

mars 13th, 2018 | par Leguepard.net
KALOUM ENTRE DANS LA CONTESTATION ( Par Sylla Abdoul )
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Kaloum: le coeur de Conakry, commune abritant la présidence de la république, la quasi-totalité des ministères, les grandes administrations ainsi que les représentations diplomatiques était jusqu’à ce lundi 12 mars 2018 réputé pour son respect des institutions de la république: le stoicisme de ses habitants est parfois considéré par les dirigeants et certains habitants de la banlieue de Conakry, comme de la docilité. Kaloum la paisible a décidé d’entrer dans la protestation face à un pouvoir qui ne fait que lui vendre du rêve depuis bientôt 8 ans. Face au désenchantement et au désappointement, les Kaloumkas ont décidé de clamer leur ras-le-bol. En dépit des rodomontades des gouvernants sur la bonne santé de l’économie du pays, la Guinée subit une paupérisation sans précedant caractérisée par l’éffondrement drastique du pouvoir d’achat des travailleurs. C’est au regard de cette situation que le SLECG (syndicat libre des enseignants et Chercheurs de Guinée) sous la houlette de son leader: Aboubacar Soumah a déclenché une série de grève dont la dernière en date du 12 février 2018 est toujours en cours avec pour corollaire: la fermeture des classes.
La population guinéenne qui jusque là suivait le scénario à rebondissement entre le gouvernement et le syndicaliste, Soumah,  sous un regard éberlué, a décidé de prendre le taureau par les cornes. Au début du mouvement de revendications des enseignants, Aboubacar Soumah était diabolisé, le président Alpha Condé l’avait même publiquement traité de rebel, allant jusqu’à menacer de fermeture tous médias lui donnant la parole. Cependant, face à l’enlisement de la crise, il a fini par recevoir en pompe Aboubacar Soumah et toute son équipe au palais présidentiel. Magré cette implication personnelle, les négociations n’ont jusqu’à présent pas abouti à un compromis. Les manitous du pays et même certains de leurs ouailles poussent des cris d’orfraie face à l’intransigeance du leader syndical Aboubacar Soumah. Le peuple de Guinée toute tendance politique confondue ne voulant pas vivre une année blanche qui se profile à l’horizon, a décidé d’organiser des manifestations spontanées. Le 07 mars 2018 à la veille de la célébration de la journée mondiale de la femme, des femmes de la commune de Matam à Conakry ont organisé une marche réclamant l’ouverture des salles de classes tout en scandant des slogans hostiles au pouvoir. Le lendemain, réunies au palais du peuple pour célébrer ladite journée,  les femmes ont remis ça, cette fois en présence du président Alpha Condé qui, à defaut de trouver une solution à la crise, a promis de procéder à un remaniement ministériel, comme si un changement de l’équipe gouvermentale était le « sésame » à tous les problèmes auxquels les guinéens sont confrontés.
La commune de Kaloum s’est réveillée aujourd’hui avec une manifestation violente digne des émeutes de la « république de Ratoma » (copyright François Soudan), des pneux brûlés à quelques centaines de métres du palais présidentiel, le premier ministre qui échappe de peu à un lynchage, des voitures ainsi que des biens publics et privés pris à parti. Cette vague de contestation n’est pas sans rappeler la fin règne de Lansana Conté.
La question qu’on peut légitimement se poser est de savoir: À quand la fin de ce calvaire  ?
Sylla Abdoul, membre de la rédaction du journal en ligne: leguepard.net

One Comment

  1. Diallo says:

    Une danse qui a connue une fin tragique pour tout être responsable. Un amecon de quelques billets humiliant a fait eu un effet regrettable. La corruption politique a rendu certains mange tout.

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