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Monsieur le Président Alpha Condé, mon coeur saigne, ma plume s’ebranle. Pourquoi ne pas laisser ces jeunes consommés une disposition de la même constitution au nom de laquelle vous vous arrogez tout le pouvoir ?

mars 15th, 2018 | par Leguepard.net
Monsieur le Président Alpha Condé, mon coeur saigne, ma plume s’ebranle. Pourquoi ne pas laisser ces jeunes consommés une disposition de la même constitution au nom de laquelle vous vous arrogez tout le pouvoir ?
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Monsieur le président.

Mon coeur saigne, ma plume s’ebranle, ma génération se meurt à petit feu, mes parents s’appauvrissent, ma dignité s’envole, mes raisons de croire et d’espérer disparaissent .

Monsieur le président je vis dans un désenchantement et désespoir total, l’heure est grave et ma sécurité je ne la vois plus, je pleure tous ces morts en majorité jeune. Je suis sans mot, car si ce n’est que par les décomptes je ne peux me rendre compte du nombre d’amis, de frères, de parents qui meurent dans des contextes pénibles et déshonorant.

Je ne suis ni la justice, ni l’autorité. Je ne suis qu’un citoyen avec un coeur meurtri et froissé, un citoyen dont la sécurité et la survie vous incombent, dont l’amélioration et la création de meilleurs cadres de vies vous sont confié. Je m’étais réjouie au lendemain de votre élection à la tête de notre chère nation, mais à présent je m’ennuie.

Par peur de me faire abbattre je préfère la maison, sans pour autant vexer ceux qui sortent pour une cause qu’ils ont à coeur, je suis triste et abasourdi par le comportement des forces de l’ordre.

Monsieur le président n’avez vous pas bénéficié du privilège que vous donne la constitution guinéenne ?

Pourquoi ne pas laisser ces jeunes consommés une disposition de la même constitution au nom de laquelle vous vous arrogez tout le pouvoir ?

Monsieur le président, je suis triste et la peur m’anime pour notre case commune. Je pleure nos 93 morts tués sur un champ de bataille, même si je ne suis de l’opposition républicaine, à la place d’un coeur je ne peux avoir une pierre, ou un fer.

À ces innocents tués, à mes amis, frères, parents, collaborateurs et connaissances endeuillés. Je m’incline pieusement et prie pour le repos des âmes de nos victimes. La justice, elle sera rendu, soit par Dieu ou par les faits de la nature.

 
 
 
ABDOULAYE MOHAMED DOUKOURE CITOYEN GUINÉEN ET RESPONSABLE ADMINISTRATIF ET FINANCIER DE L’ONG AIDDA GUINÉE.

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