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IL ÉTAIT UNE FOIS… LE COMITÉ MILITAIRE DE REDRESSEMENT NATIONAL (CMRN) ( Par Sylla Abdoul )

avril 8th, 2018 | par Leguepard.net
IL ÉTAIT UNE FOIS… LE COMITÉ MILITAIRE DE REDRESSEMENT NATIONAL (CMRN) ( Par Sylla Abdoul )
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Il y a 34 ans jour pour jour, le 03 avril 1984, une junte militaire prenait le pouvoir en Guinée. Tout commença, le 26 mars 1984: date de décès du premier président guinéen, Sékou Touré à Cleveland aux USA alors qu’il y séjournait pour des raisons médicales. Quelques jours après, il eut droit à des funérailles nationales et un hommage de la nation en présence de nombreux hommes d’États étrangers. Après les obsèques de Sékou Touré, le bureau politique du PDG-RDA [ndlr: parti démocratique de Guinée-rassemblement démocratique africain: le parti-État], se réunit à Conakry pour désigner son successeur. Les ténors du pouvoir, confrontés à des guéguerres internes de leadership et dans une éffroyable impasse, avaient fini par plonger la Guinée dans une totale incertitude.
Face à l’imbroglio au sommet de l’État, un groupe d’officiers supérieurs de l’armée, issus en majorité de l’establishment du pays prit le pouvoir le 03 avril 1984 sous la banniére de comité militaire de redressement national (CMRN), avec à sa tête, le colonel Lansana Conté. La prise effective du pouvoir fut annoncée sur les antennes de la radio nationale par le capitaine Facinet Touré. Cette annonce raisonna telle un vent d’espoir pour un peuple qui s’en était accomodé aux vicissitudes de l’histoire après 26 années de plomb. Le Capitaine Touré égraina le chapelet de promesses du CMRN: la libéralisation de l’économie, l’acceptation de la critique, la libération des détenus politiques… La junte militaire promit également de faire en sorte que dans l’avenir, il n’y ait plus de dictature. Après avoir entendu le communiqué, des foules immenses sortirent spontanément dans toute la Guinée notamment à Conakry pour acclamer les militaires, désormais considérés comme des libérateurs. Ce vent de renouveau suscita le retour de nombreux exilés ainsi que la libération de tous les détenus du tristement célèbre « Camp Boiro », qui fut d’ailleurs détruit.
L’homme fort du 03 avril 1984, Lansana Conté restera finalement au pouvoir jusqu’à son décès le 22 décembre 2008.
Sylla Abdoul, membre de la rédaction du journal en ligne: leguepard.net

 

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