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IL ÉTAIT UNE FOIS… AIMÉ CESAIRE (Par Sylla Abdoul)

avril 18th, 2018 | par Leguepard.net
IL ÉTAIT UNE FOIS… AIMÉ CESAIRE (Par Sylla Abdoul)
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Il y a 10 ans jour pour jour que nous quittait le poète martiniquais, chantre de la négritude: Aimé Césaire. Son nom restera à jamais associé au courant littéraire de la « négritude », créé durant l’entre-deux-guerres, réunissant des écrivains francophones comme Leon-Goutran Damas, Guy Tirolien, Birago Diop, Leopold Sedar Senghor, Réné Depestre… Un mouvement s’inscrivant dans l’anticolonialisme. Par son succès retentissant, la négritude s’etendit au-delà de l’espace francophone, il influença notamment de nombreuses personnes proches du « Black nationalism ».
Le terme fut utilisé pour la première fois en 1935 par Aimé Césaire dans un article rédigé pour le mensuel « l’étudiant noir »,  qui était le journal de l’association des étudiants martiniquais. La négritude étant un appel à l’éveil de la conscience raciale et l’exaltation à la révolution sociale. Aimé Césaire fit la promotion de la revendication de l’identité noire et de sa culture face à une francité perçue comme oppressante mais également instrument de la comptabilité coloniale française. Il employa de nouveau le terme « négritude » lors de sa première publication : « cahier d’un retour au pays natal » en 1939.
Le terme fut ensuite repris par le sènègalais, Leopold Sedar Senghor dans son oeuvre « les chants de l’ombre » en approfondissant le concept par l’opposition de la « raison hellène » et « l’émotion noire ». Ensuite le sociologue et militant panafricain, W.E.B Du Bois dans son ouvrage « les âmes du peuple noir » évoquera les caractéristiques de la négritude. En France, la revue « monde noir » fut l’un des précurseurs.
Dans la droite ligne de la lutte anticoloniale, Aimé Césaire écrivit « le discours sur le colonialisme »,  un éssai publié par « Réclame », une maison d’édition liée au parti communiste français, le 7 juin 1950: ce pamphlet du colonialisme fut un véritable réquisitoire contre un système injuste caractérisé par la déshumanisation des peuples qui en subissaient. Parallèlement à ses activités littéraires et militantes, Aimé Césaire mena également une carrière politique: député de Martinique et maire de Fort-de-France durant cinquante-six (56) années consécutives de 1945 à 2001.
Le 17 avril 2008, Aimé Césaire rendit l’âme à l’âge de 95 ans dans sa Martinique natale qu’il avait tant aimé et servi.

 

Sylla Abdoul, membre de la rédaction du journal en ligne: leguepard.net

 

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