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Les mines de Boké/ Corruptions, conflits d’intérêt, sociétés écrans, actionnariats dissimulés, pillages accélérés à l’échelle industrielle y compris par le sommet de l’État guinéen !

juin 25th, 2018 | par Leguepard.net
Les mines de Boké/ Corruptions, conflits d’intérêt, sociétés écrans, actionnariats dissimulés, pillages accélérés à l’échelle industrielle y compris par le sommet de l’État guinéen !
Analyse
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Pendant que le président Alpha Condé et son premier Ministre Kassory FOFANA promettent de combattre la corruption en Guinée, bon nombre d’observateurs estiment qu’il s’agit simplement d’écran de fumée destiné à cacher les corruptions dont eux-mêmes sont les véritables instigateurs et bénéficiaires. Pour preuve, depuis son arrivée au pouvoir, le président Alpha Condé a toujours dénoncé la corruption dans son propre administration dès qu’il se rend compte que le peuple a découvert la corruption en question. Une façon selon certains, de se désolidariser de la corruption dont il est le chef d’orchestre en laissant porter le chapeau par son complice. D’ailleurs, ces complices sont très souvent nommés à des fonctions encore plus élevées,  seulement quelques mois après la dénonciation de leurs corruptions par le président Alpha Condé. S’il n’était pas le chef d’orchestre des pillages des deniers publics, alors, pourquoi n’a-t-il pas pris des sanctions exemplaires à l’encontre de ceux qu’il avait lui-même accusés preuves à l’appui, de détournement de plusieurs millions de dollars ?
La Guinée a aujourd’hui à sa tête, un président et son premier ministre qui ont toujours pris la Guinée pour une grosse vache à lait pour leurs intérêts égoïstes sans aucune volonté réelle de combattre la corruption dont ils semblent être les principaux instigateurs. Vous constaterez que le limogeage de Paul Moussa Diawara pour des cas de détournements avérés de plusieurs millions de dollars, n’a pas pour but de combattre la corruption, mais de remplacer un voleur par un autre voleur. Dans la Guinée d’Alpha Condé, chaque fonctionnaire nommé a un parrain à savoir, celui qui a obtenu sa nomination d’Alpha Condé. Et c’est avec ce dernier qu’il partage les fruits de ses détournements, non seulement en contrepartie de sa nomination, mais aussi pour sa protection contre la justice guinéenne totalement soumise à l’exécutif. Les deux personnes avec lesquelles Paul Moussa Diawara partageait les fonds pillés à l’OGP sont connus et ils occupent encore aujourd’hui des poste au près du président de la République. Ceux qui ont obtenu le limogeage de Paul Moussa ne l’ont pas fait  pour mettre fin aux pillages à l’OGP, mais, pour le remplacer par un autre voleur c’est-à-dire, leur propre homme de main avec lequel ils partageront les fonds qui y seront détournés dans le futur. Vous verrez que le remplacement de Paul Moussa ne se fera sur aucun critère de compétence. Seule l’appartenance aux réseaux de pillards comptera. Certaines personnes soutiennent que c’est le premier ministre Kassory qui serait à la base du limogeage de Paul Moussa afin de le remplacer par l’un de ses hommes de main comme il l’avait  fait à de nombreuses reprises y compris à la direction nationale des impôts et sa récente tentative de placer ses proches à la LONAGUI connue pour ses pratiques de pilages à l’échelle industrielle auxquels le sommet de l’État guinéen participe activement.
Le premier Ministre Kassory n’a pas bonne presse en Guinée. Quand il était Ministre d’État à la Présidence chargé des questions d’investissements et du partenariat public et privé, il relevait directement du Président de la République et non du Premier ministre. Les mines et les prospections pétrolières relevaient de son portefeuille ministériel. Les Guinéens connaissent Kassory Fofana qui a débuté sa carrière ministérielle au poste de ministre délégué à l’économie et aux finances dans le gouvernement du Premier ministre Sidya Touré en 1996. Il s’était illustré entre autres  par son recours massif  à la planche à billet à travers une officine de Londres. Une aubaine pour s’enrichir illégalement. Sous la pression du FMI et de la Banque mondiale, il avait finalement été limogé par le président CONTE et il s’est exilé en Amérique où il dispose de biens immobiliers que les 1.000 ans de ses revenus réguliers de ministre guinéen ne peuvent justifier.
En sa qualité de Ministre d’État à la Présidence chargé des questions d’investissements, il présidait  le comité des investissements en conformité avec les attributions que lui conférait  le président Alpha Condé. Cependant, tout laisse croire que, comme le feu président Conté, Alpha Condé aussi avait eu des doutes sur la sincérité de Kassory Fofana dans les relations cachées qu’ils (Alpha Condé et Kassory) entretiennent avec les sociétés minières. C’est sur le fondement de sérieux doutes que le président de la République avait tenu une importante réunion le vendredi 28 juillet 2017 autour des relations que Kassory Fofana alors ministre, entretenait à son insu  avec la société Rusal. En effet, il a été prouvé au président que Kassory Fofana a fait valider des avenants à toutes les conventions minières concernant la société Rusal, leur accordant des facilités qui dérangeaient toutes les autres sociétés minières en Guinée. Cependant, d’autres facilités accordées à Rusal par ce couple minier formé du président Alpha Condé et de Kassory Fofana concernaient notamment les Convention 9 et 11 relatives au permis des mines de Dian-dian où, par un avenant N°2, monsieur Kassory, sur instruction du président Alpha Condé, a exempté la société Rusal de construire une usine d’aluminium prévue par la première convention contre des pots de vin. Un des exemples de haute trahison auxquelles se livrent la majorité de nos gouvernants qui préfèrent freiner le début d’industrialisation de la Guinée pour leurs intérêts égoïstes. C’est entre autres, ce constat qui avait incité le FMI lors de son dernier passage en début d’année 2018 Guinée, à exiger des autorités guinéennes de publier les contrats miniers et leurs différents avenants.
Selon des sources bien informées, les revenus tirés dans les mines de Boké par Kassory Fofana sont de 40.000 dollars par jours, donc 400.000 dollars tous les dix jours et 1200.000 dollars tous les mois. Une grande part de ces revenus sont tirés des investissements en matériels d’extraction et de transport d’origine douteuse réalisés par Kasory Fofana en flagrante contravention avec l’incompatibilité de sa fonction avec de tels contrats qu’il s’est auto-attribués.
Le président Alpha Condé et son premier ministre Kassory doivent aussi éclairer les Guinéens sur l’information selon laquelle, certains dirigeants placés au sommet de l’État participeraient au partage des 18 millions de dollars payés tous les mois pour l’exploitation des mines de Boké et qui ne sont jamais versés dans les comptes de l’État.
Bon nombre d’observateurs soutiennent que le président Alpha Condé est à la fois au départ et à l’arrivé de tous les pillages de denier publics en Guinée, raison pour laquelle il n’a jamais sanctionné les ministres et autres haut cadres pourtant, soupçonnés de détournements massifs de deniers publics avec des preuves accablantes à l’appui. Ce constat d’impunité conforte les affirmations selon lesquelles les fonds publics détournés par les ministres et autres haut cadres sont repartis avec des personnes placées au sommet de l’État ; ce qui expliquerait l’impunité flagrante dont ils bénéficient. Toutes les déclarations de lutte contre la corruption venant du président Alpha Condé ne sont que l’expression de mépris qu’il a pour le peuple de Guinée. Sinon pourquoi ne sanctionne-t-il pas des personnes dont lui-même avait désignées comme auteurs de détournements massifs de biens publics ? Il est évident qu’on ne peut pas réprimer les pillages dont on partage les fruits.
Si l’objectif du président Alpha Condé n’est pas de piller la Guinée, il n’allait pas s’entourer des ministres qu’il avait lui-même qualifiés publiquement de voleurs de la République. Certains observateurs disaient qu’avec Alpha Condé, plus tu as le courage et la technique de piller la Guinée, plus tu as de la chance d’occuper des hautes fonctions. Pour preuve, tous ceux qu’il qualifiait de grands voleurs sous Lansana Condé sont aujourd’hui ses collaborateurs directs au lieu de se retrouver en prison comme l’exige la loi.
Pour sa défense, Kassory dit très souvent qu’il n’a signé aucun document de nature à engager sa responsabilité pour corruption en Guinée. Mais, pour détracteurs, ce n’est pas parce qu’on n’a pas posé sa signature sur un contrat minier frauduleux qu’on ne s’est pas rendu coupable de corruption. Vendre une tonne de bauxite à moins de 3 dollars à Boké contre plus de 10 dollars à KAMSAR, pour des pots de vin qui se chiffrent par des dizaines de millions de dollars, faisant ainsi perdre des milliards de dollars au peuple martyr de Guinée est le pire des crimes économiques. Cependant, il est important de savoir qu’avec la constitution actuelle, les crimes économiques sont imprescriptibles. Les auteurs des pillages doivent savoir que le temps est un juge très sévère et que les dirigeants aussi changent avec le temps. Monsieur Mamoudou Thiam, ancien ministre des mines actuellement emprisonné aux États-Unis n’avait lui-aussi laissé aucune signature dans les documents contractuels de l’État guinéen, de nature à engager sa responsabilité pénale pour corruption. Pourtant, il est aujourd’hui en prison pour cause de pillages de deniers publics guinéens dans le secteur minier. Si Kassory dit qu’il n’a pas pillé la Guinée, alors qu’il n’a jamais réellement travaillé dans un autre pays, alors qu’il justifie l’origine de sa fortune insolente qui ne peut absolument pas être justifiée par ses revenus tirés de ses différentes fonctions dans l’administration guinéenne.
Cependant, Kassory n’est qu’un des maillons de cette chaine de pillages accélérés des ressources minières et financières de la Guinée. Il faut signaler que, par la volonté du président Alpha Condé, les mines de Boké servent désormais d’appas aux charognards de toute sorte. Les permis miniers servent aussi de cadeau aux amis européens du président Alpha Condé au grave préjudice du peuple martyr de Guinée.
 Dans cette chaine de pillages, le fils du président Alpha Condé,  en la personne de Mohamed Alpha Condé occuperait une place non négligeable.
Le fils du président a des ascendances ivoiriennes qui le rattachent à la grande chefferie Sénoufo. Ce qui explique une vraie connexion entre la Guinée et la Côte d’Ivoire dans le domaine des affaires, notamment avec Guillaume SORO, actuel président de l’assemblée nationale de la Côte d’Ivoire. Polyglotte, Mohamed servait d’interprète officiel auprès de son père, avant d’être nommé en août 2011, conseiller à la présidence, chargé de missions. Un intitulé suffisamment large qui lui permet d’intervenir sur tous les dossiers sensibles, notamment les dossiers miniers. Il suit pour le compte de son père, des dossiers de coopération, notamment avec l’Afrique du Sud, le Brésil et la Chine. Il est influent mais discret, quasi invisible à Conakry, il est de tous les déplacements de son père à l’étranger. Mohamed Alpha Condé  détiendrait des actions de la Société Minière de Boké (SMB)  sous la couverture de monsieur Fadi WAZNI. Le fils du président aurait mis en place une société écran appelée « CAM Services » qui a rejoint la Société Minière de Boké (SMB) via le groupe Guinée Mining Resources (GMS) qui est aussi un appendice de la SMB pour une production annuelle de 11, 5 million de tonnes de bauxites. Cette société est dirigée par monsieur Soriba Camara un ancien de BHP Billiton. La SOGUIPAMI est aussi actionnaire de CAM services (la société du fils du président) qui a financé cette société et récupère un pourcentage dont nous n’avons pas pu obtenir le montant. Monsieur Mohamed alpha Condé est aujourd’hui installé à Dubaï et au Portugal où il travaille avec la fille de l’ex-président Angolais  Edouardo Dos Santos notamment dans le commerce de l’or et le bâtiment.
Cependant, quand on parle du fils du président Alpha Condé, on est dans l’obligation de parler de monsieur Fadi WAZNI qui lui sert parfois de prête-nom pour la création des sociétés écrans.  Monsieur Fadi WAZNI a réussi par la corruption à bâtir un véritable empire économique qui emploie des milliers de personnes en Guinée. Arrivé en Guinée il y a plus de vingt ans, il s’est rapidement intéressé aux services de logistique proposés aux sociétés industrielles, minières et pétrolières. Il est aujourd’hui, pour bon nombre d’experts et de fonctionnaires guinéens, le vrai ministre des mines. Il est reçu par le président Alpha Condé même sans rendez-vous. D’aucuns le soupçonnerait même de gérer certaines affaires financières du président de la République. Il s’avère aujourd’hui que FADI Wazni  et le premier ministre Kassory Fofana sont des hommes incontournables dans le domaine minier en Guinée. FADI Wazni  détiendrait 10% de participation à la SMB. Selon nos informations, il envisagerait de se retirer de la SMB afin de se consacrer uniquement à son entreprise UMS.
Le consortium SMB Winning-UMS dont FADI Wazni  est le PDG, a inauguré son siège social à Tombo 1 dans la commune de Kaloum. Ce nouveau siège social abrite les entités suivantes : SMB, Winning Guinée, UMS, UTS et le Consulat Honoraire du Royaume des Pays-Bas en Guinée. Le consortium est issu de l’union entre Winning Shipping, UMS International, Shandong Weiqiao et l’Etat Guinéen. Le projet a pris naissance en 2014 sur une zone de Boké non cadastrée et non explorée. La localité de Katougouma située à moins de 30 km des rives nord du Rio Nunez laissant entrevoir des solutions d’évacuation idéales. C’est dans cette bande de terre de la périphérie de Boké  que les géologues de la SMB ont identifié les premières réserves de bauxite. Le 19 janvier 2015, la SMB obtient son permis de recherche qui lui permet de mener pendant six mois, les études d’impact environnemental et social. En juin de la même année, la société présente ses études de faisabilité au gouvernement guinéen. Le 7 juillet 2015, la SMB  obtient son permis d’exportation. Aujourd’hui, la SMB exploite la bauxite en Guinée sans disposer d’un permis d’exploitation régulier, avec un dossier d’étude d’impact de complaisance. Nombreux sont les cadres du ministère des mines qui affirment que la SMB a corrompu toute la chaîne de décision pour travailler en Guinée en toute illégalité.
Alliance  aux contours douteux entre la société française « Alliance Minière Responsable  (AMR) »  et la Société Minière de Boké (SMB)
 
Alliance Minière Responsable (AMR) est la société minière française opérant en Guinée et ayant  comme associés : Anne Lauvergeon qui fut PDG d’Areva de 2001 à 2011, Édouard Louis Dreyfus, Alain Mollard, Xavier Niel, Laurent Musy, Jean Pierre Valentin, Guy Castel et Yannick Naud. Il est envisagé qu’après le retrait d’Anne Lauvergeon, AMR va être repris probablement par la SMB et des négociations seraient en cours selon certaines sources du ministère des mines et de la géologie. Des sources d’AMR ont aussi confirmé que SMB sera actionnaire principal d’AMR et à terme, ce sont les chinois qui seront les maîtres du jeu car ils sont actionnaires majoritaires à la SMB. Par ailleurs, les négociations sont très avancées avec la SOGUIPAMI pour une future association dans les mines de Malapouya, dans la région de Boké. Une rencontre avait eu lieu du 21  au 22 août au Sheraton entre tous les intervenants dans la bauxite en Guinée. Au cours de cette rencontre, un accord de production avec la Société minière de Boké (SMB) a été conclu. Aucun montant n’a été porté à notre connaissance. Mais, nous avons été informés que la SMB va permettre à AMR de lancer une production industrielle en investissant tous les capitaux nécessaires à son démarrage. L’accord a été signé en exclusivité pour quinze ans. Monsieur Romain Guirbal aurait  indiqué au cours de cette réunion que l’AMR compte embaucher entre 400 et 450 personnes, dont 95% de Guinéens, et que grâce aux différents actionnaires, AMR a obtenu 10 millions d’euros. AMR compte devenir le quatrième producteur de bauxite en Guinée, derrière le russe Rusal, la CBG et China Hongqiao.
Au lendemain de la signature de ce protocole d’accord qui avait connu la présence duN°1 de la SOGUIPAMI de l’époque à savoir  monsieur Ahmed Kanté, un consultant dans le secteur minier avait relevé des incohérences du projet en question. La Société Minière de Boké (SMB) et la Société Alliance Minière Responsable (AMR) ont signé un protocole pour concrétiser l’intention d’AMR de modifier son droit d’exploitation des bauxites de Boké conféré par le décret D/2017/125/PRG/SGG du 7 juin 2017 portant octroi d’un permis d’exploitation minière industrielle à AMR SARL. Aussitôt signé le 7 juin 2017, aussitôt amodié, probablement, le 14 juin 2017.
 Sauf que selon l’article 1er de ce décret du président Alpha Condé,  l’AMR est enregistrée au registre du commerce et de crédit  mobilier sous le numéro RCCM/GC-KAL/045.130A/2013.
Et si les archives étaient correctes, sans doute ce numéro d’enregistrement cité appartiendrait plutôt à la société Diandian Bauxite Investment SARL détenue à 97% par la société Guinea Investment Holding Corp  représentée par un certain Guirbal Romain Louis René et à 3% par un certain Mamady Camara. Monsieur Guirbal est en procès avec ce guinéen et la justice guinéenne a révélé qu’AMR exploiterai la bauxite en guinée sans détenir de permis ni de recherche ni d’exploitation. Ce qui est illustratif de la pagaille introduite par Alpha Condé dans la gestion des biens du peuple martyr de Guinée. D’ailleurs, Monsieur Ahmed Kanté qui était défavorable à cette alliance entre AMR et SMB a été limogé de son poste de Directeur Général de la Société Guinéenne du Patrimoine Minier (SOGUIPAMI) par le président Alpha Condé. Il a été remplacé à son poste par Mamadi Fofana, fonctionnaire à la Banque Africaine de Développement. Le limogeage d’Ahmed Kanté est donc dû à la  signature de cette convention entre la Société Minière de Boké et la Société française « Alliance Minière Responsable ». Comme quoi, seule la volonté de certains cadres guinéens de défendre les intérêts stratégiques du peuple de Guinée peut leur exposer aux sanctions du Président Alpha Condé ! Il est plus que légitime de se demander si le projet du président Alpha Condé est de servir la Guinée ou de se servir de la Guinée pour ses propres intérêts et ceux de ses amis européens et africains, à l’exclusion des filles et fils de Guinée ?
Le fils du président Alpha Condé et le Dynamics Mining SARL
Dynamics Mining est une société de droit guinéen qui évolue dans le domaine de la bauxite dont les promoteurs sont respectivement le groupe Anshul Gupta (51%) et Jaguar Group (49%) basé aux Emirats Arabe Unis. Cette société a obtenu un permis de recherche suivant l’arrêté n°A2013/6666/MMG/SGG en date du 30 décembre 2013, enregistré au CPDM sous le noA2013/179/ DIGM/CPDM pour une superficie totale de 250 km2. Le projet est situé à 42 km au nord-est du port fluvial sur le Rio Nunez dans la région de Boké.
L’investissement attendu est autour de 80 millions de dollars US. Elle a déposé une étude de faisabilité en date du 19 septembre 2016 au Ministère des Mines et de la Géologie.
A l’examen de validation des études de faisabilité, d’importantes insuffisantes ont été révélées. Dynamics Mining SARL elle-même soutient que les ressources minérales mesurées et indiquées sont considérées par la norme JORC comme étant suffisantes pour faire l’objet de production et d’exportation de bauxite.  En plus, l’examen de l’étude de faisabilité version corrigée, présentée par Dynamics Mining SARL est de par la forme et le fond, jugée irrecevable par les membres du Comité Technique en charge de la Validation des études de faisabilité (CTVEF). Toutefois, pour des considérations inavouées, le Ministre des Mines a autorisé l’octroi de permis d’exploitation industrielle à la société Dynamics Mining SARL conformément aux dispositions de l’article 30-II du code minier. Le fils du président serait aussi actionnaire de cette société.
Les acteurs privés guinéens et l’eldorado minier de BOKE
 
La hausse exponentielle de la demande chinoise en bauxite a transformé la Guinée en un véritable eldorado. Aux côtés des géants : la Compagnie des bauxites de Guinée et la Société minière de Boké, de nouveaux acteurs étrangers tentent de se positionner, tandis que quelques Guinéens  essayent aussi de profiter de la manne. La bauxite suscite ainsi des vocations chez des entrepreneurs guinéens. Thierno Madiou Barry, dit Barry Angola, proche du Président a obtenu un périmètre au nord du pays via son groupe de distribution pétrolière Kebo Energy. Ayant déjà tenté de s’immiscer dans la bauxite, il avait, en 2014, remporté les blocs de Boffa, désormais convoités par le chinois Chinalco. La société Kébo et Monsieur Saloum Cissé, Secrétaire général du RPG-Arc-en-Ciel, qui l’appuie dans ses démarches sont tous deux actionnaires de la SMB.
La société Huawei Mining Group, représentée en Guinée par un certain Mamadi Alex Diallo, un proche du président Condé avait dénoncé les manœuvres qui ont permis à la Maison Kebo de s’octroyer l’exploitation des mines. Pour mettre fin à cette guerre d’intérêts entre proches du président, Alpha Condé  avait  pris un décret pour mettre les mines convoitées dans l’escarcelle de la Soguipami qui, aujourd’hui a trouvé un partenaire « Chinalco » qui exploitera les mines à travers sa filiale Chalco qui est le premier producteur chinois d’alumine et numéro deux mondial dans l’aluminium dont l’actionnaire majoritaire est Chinalco.
Woula Mining, détenue par Lancinet DABO, PDG du groupe Begec-TP et partenaire en affaires d’Ansoumane Kaba, président du Conseil national du patronat guinéen et frère de la première dame Djéné Kaba Condé, s’est positionné sur la bauxite du plateau de Batafong, dans la région de Boké. Il est aussi membre du parti au pouvoir et actionnaire de la Société Minière de BOKE (SMB).
La société Guiter-Mining Company d’Ansoumane Kaba et Forécariah-Guinée-Mining Company (une société chinoise) exploitent le fer dans la région de Forécariah situé à une centaine de kilomètres de Conakry. Pour Forécariah-Guinée Mining, il est question d’un million de tonnes de minerais de fer exportées de la Guinée et dont on n’a trouvé aucune trace dans le tableau des recettes à la direction du Trésor ni à la Banque Centrale. Alors, où sont passés ces milliers de milliards de FG apparemment détournés au préjudice du peuple ?
Selon nos informations de première main avec des documents à l’appui, ces deux entreprises sont directement sous contrôle de la famille du Président Condé. En effet, c’est la première dame Djéné Kaba Condé qui a introduit cette entreprise chinoise dans les mines guinéennes. Elle est actuellement l’ambassadrice de China Power Investment Corp qui pilote un projet de mine de bauxite dans la région de Boffa.
C’est le frère de Djéné Kaba à savoir Mamadi Guiter Kaba (de son vrai nom Ansoumane Kaba), qui a pris le secteur des diamants dès 2011, après l’investiture d’Alpha Condé, en retirant la concession de diamants d’AREDOR à Elhadj Bouna Keita qui avait le droit d’exploitation, sans la moindre formalité administrative.
Ce beau-frère du Président (Mamadi Guiter Kaba) est également PDG de la société des travaux publics de Guinéenne de terrassement à laquelle le président Alpha Condé a octroyé plusieurs contrats de gré à gré. Monsieur Kaba a été élu à la présidence du Conseil national du patronat guinéen. Sa société est aussi actionnaire de la SMB mais, nous ne connaissons pas le pourcentage de sa participation au capital social.
De tout ce qui précède, il y a lieu de se poser la question de savoir, comment le vaillant  peuple de Guinée s’est retrouvé dans cette situation comparable à celle d’un Lion qui se laisse dépecer vivant par un braconnier armé seulement d’un couteau mal aiguisé ?
Fidèles à nous mêmes, notre site internet(Leguepard.net) est totalement ouvert aux droits de réponses de tous ceux qui pensent être injustement accusés dans cet article.
Par Mohamed Lamine Bayo correspondant du guepard.net en Guinée.

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