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BREF COMPTE-RENDU du déroulement de la cérémonie d’Hommage à la mémoire collective des jeunes migrants noyés dans les océans de la misère, organisée par l’Union Internationale des Journalistes Africains le 21 juillet 2018

juillet 24th, 2018 | par Leguepard.net
BREF COMPTE-RENDU du déroulement de la cérémonie d’Hommage à la mémoire collective des jeunes migrants noyés dans les océans de la misère, organisée par l’Union Internationale des Journalistes Africains le 21 juillet 2018
Hommage
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Lanciné CAMARA
Président de l’Union Internationale

des Journalistes Africains (U.I.J.A.)
1 Allée du 8 Mai 1945
94140 ALFORTVILLE (France)
Tél 07 58 42 60 41- Tél 06 19 78 84 17
lancine2016@gmail.com
luzpottier@orange.fr
 
 
BREF COMPTE-RENDU du déroulement de la cérémonie d’Hommage à la mémoire collective des jeunes migrants noyés dans les océans de la misère, organisée par  l’Union Internationale des Journalistes Africains,
le samedi 21 juillet 2018, à Paris 10ème.
Après l’introduction du journaliste sénégalais Solly KARA (chargé de la promotion des jeunes à l’U.I.J.A.), la parole a été donnée à Lanciné CAMARA (président de l’U.I.J.A.) qui, à juste titre, saluera la présence de personnalités connues et moins connues qui ont bien voulu répondre à notre invitation en cette période de vacances.
Mais comme la misère ne prend pas de vacances, nous avons commencé par lire les courriers des Ambassadeurs africains en poste à Paris, particulièrement celui de l’Ambassadeur de la République du Niger, Son Excellence, Monsieur Ado Elhadji Abou, qui, par le sérieux de son engagement et la rigueur de ses propositions dans la recherche de solutions crédibles aux flux migratoires, l’U.I.J.A. a salué tout le peuple du Niger.
            Même ovation à la lecture du courrier de l’Ambassadeur du Sénégal à Paris, Son Excellence, Monsieur Bassirou SENE.
   Les décideurs économiques, les fondateurs de grandes universités pour une excellente formation-éducation des jeunes africains les motivant, les encourageant et les conscientisant à rester à Conakry, à Bamako, à Abidjan, à Niamey, à Dakar, à Yaoundé, etc…, peuvent être fiers et honorés par la qualité de la contribution du Docteur Ousmane KABA (Fondateur de l’Université Kofi Annan à Conakry et Président du PADES) qui a expliqué l’urgence et l’utilité d’ouvrir enfin le chemin d’un meilleur avenir pour la jeunesse africaine.
  Afin de rendre le dialogue possible et d’aller vers plus d’apaisement et de mieux vivre ensemble : que ceux qui ont peur des flux migratoires se rassurent : l’immigration n’est ni une tuberculose, ni une peste des temps modernes.
 L’immigration peut même engendrer parfois des Paul POGBA et des Kylian M’BAPPÉ. Sans pour cela tomber dans un angélisme irresponsable, de nombreux intervenants ont mis l’accent sur une pédagogie expliquant qu’il n’est pas trop tard de faire de l’immigration un enrichissement et une nouvelle civilisation économico-culturelle dans un monde en crise.
 De ce point de vue, l’exemple de Donald TRUMP de diaboliser l’immigration est une grave erreur qu’il faut rapidement corriger.
Les interventions, les propositions, les suggestions qui nous parviendront au plus tard le 1er novembre 2018 seront consignées et publiées dans une plaquette qui sera envoyée à l’ONU, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne et à toutes les instances économiques et culturelles afin de prendre de bonnes décisions en matière de flux migratoires.
Ci-après, le texte du Docteur Ousmane KABA ouvrant la voie à des propositions percutantes, convaincantes et pertinentes.
BREVE REFLEXION SUR LA MIGRATION ENTRE L’AFRIQUE ET L’EUROPE
Par Dr OUSMANE KABA
Fondateur de l’Université Kofi Annan de Guinée
Président du parti PADES
Qui n’est pas agressé et choqué par les images insoutenables des hordes de migrants sur des bateaux en perdition ou en naufrage sur la Méditerranée ? Qui peut rester insensible à la détresse humaine qui se dégage des corps sans vie de jeunes hommes et des jeunes femmes épuisés après des jours ou des semaines de soif dans le désert brulant du Sahara ? Quel africain ne s’est pas senti humilié par l’errance sans fin, ballottée de port en port sur la Méditerranée de la cargaison humaine de l’Aquarius ?
Le drame de la migration qui a littéralement explosé ces dernières années interpelle la conscience de chacun et de tous.
Tandis que les flux migratoires mettent à mal l’humanisme européen, font trembler les convictions politiques les plus enracinées, remettent en selle l’extrême droite prompte à fermer les portes de l’occident riche, les africains ont le sentiment humiliant d’avoir échoué. Echec retentissant du désespoir des jeunes.
Il est vrai que la migration massive et incontrôlée ou plutôt l’émigration des forces vives vient d’abord sanctionner la pauvreté matérielle de nos sociétés. Ces pays sont incapables de fournir des opportunités de travail décent et donc bien payé à des millions de jeunes. Ces millions de jeunes émigrés sont le reflet d’une faillite économique évidente : faiblesse de la croissance économique par rapport à la croissance de la population, manque d’infrastructures adéquates, systèmes éducatifs non adaptés au monde du travail, insuffisance de création d’entreprises, insuffisance des investissements locaux et étrangers, systèmes financiers tournés vers les importations et non vers la production intérieure, chômage massif et de longue durée des jeunes éduqués et non éduqués.
L’émigration massive des jeunes est également déclenchée par la violence politique, les instabilités et les guerres civiles ou entre pays. En effet les dictatures qui ballonnent les peuples jettent les milliers de jeunes désespérés sur la route de l’exil. Les élections truquées, les mandats renouvelés à l’infini sur base de corruption à grande échelle sont des ferments  du désespoir. En outre la destruction de l’environnement avec ses conséquences de désertification et de changement climatique est aussi à l’origine de la famine rampante qui pousse inexorablement le monde paysan et les bras valides à l’exil.
Cependant tous ces facteurs ne suffisent pas, à notre avis, à expliquer la soudaine et récente vague migratoire car ces facteurs existent depuis plusieurs décennies. Nous pensons qu’il faut explorer la mondialisation et les technologies de l’information et de la communication.  La mondialisation ne concerne pas   que la mobilité des marchandises.  En effet, le Cinéma, la télévision et internet ont gommé les distances et renforcé l’influence culturelle. Les images de l’Europe et de l’Amérique sont devenues des Eldorados pour la jeunesse africaine. Ces modes de vie idéalisés ou plutôt des paradis ont envahi les consciences des jeunes africains. Le village planétaire a aboli les distances. Celles ci sont devenues virtuelles. L’Europe devient la porte à côté dans le village mondial. En plus le voisin qui est revenu en vacance d’Europe avec beaucoup d’argent devient un exemple irrésistible à suivre.
Comment éviter dans ces conditions le départ des forces vives d’Afrique avec des effets nocifs comparables à ceux de la traite négrière ? Il faut restaurer la liberté démocratique (gouvernance politique) et la bonne gestion économique (gouvernance économique et administrative)
Comment éviter la déstabilisation politique et économique de l’Europe ? Par le renforcement de la coopération économique avec l’Afrique où elle doit investir massivement dans tous les secteurs porteurs de croissance et créateurs d’emplois. Par la facilitation de la circulation des personnes (visas longs plus faciles qui favoriseraient les retours des immigrés). Une politique d’accueil plus humaine et compatible avec les valeurs européennes d’humanisme.
Lanciné Camara, U.I.J.A/Le Devoir, 1 allée du 8 Mai 1945, 94140 Alfortville (France) tel : 06 19 78 84 17 – lancine2016@gmail.com
 
 

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