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Ingérence extérieure partisane dans les conflits sociaux à CONAKRY :Lettre à Monsieur DENNIS HANKINS ambassadeur des U.S.A. auprès de M. Alpha CONDÉ à CONAKRY( Par Mamadou Billo Sy Savané)

juillet 25th, 2018 | par Leguepard.net
Ingérence extérieure partisane dans les conflits sociaux à CONAKRY :Lettre à Monsieur DENNIS HANKINS ambassadeur des U.S.A. auprès de M. Alpha CONDÉ à CONAKRY( Par Mamadou Billo Sy Savané)
Politique
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     Monsieur l’Ambassadeur,
Dans un contexte sociopolitique caractérisé par des violences quotidiennes inouïes infligées aux populations guinéennes par le pouvoir de M. Alpha CONDÉ, son nouveau premier ministre qui n’est pas connu pour sa probité dans la gestion des Biens Nationaux, décide d’augmenter le prix du carburant, à hauteur de 25% d’un coup, avec bien entendu l’accord de son patron. Tous les deux, pour justifier leur discutable décision, invoquent l’injonction que le F.M.I., la Banque Mondiale, ….leur poseraient.
Les pauvres malheureuses populations guinéennes s’opposent à cette inique décision. Elles commencent à s’organiser  afin d’obtenir l’annulation immédiate de ce qui, visiblement s’apparente à un racket présidentiel, et aussi résister à une incessante tyrannie d’un autocrate pilleur. A l’intérieur du pays, par exemple à LABÉ, un simple préfet s’octroie impunément le pouvoir d’interdire l’exercice d’un DROIT CONSTITUTIONNEL. Sans retenue, il adresse une note comminatoire aux mouvements syndical et social, pour leur signifier que lui le préfet, leur interdit de manifester publiquement leur opposition à une mesure inique. Pourtant la constitution le leur permet.
La détermination des populations à ne plus tolérer l’arbitraire et les VIOLENCES gouvernementales dont elles ont été trop longtemps les victimes innocentes, est désormais visible par toutes les représentations diplomatiques, notamment occidentale, y compris par vous, Monsieur l’Ambassadeur.
Je ne vous apprendrais rien, Monsieur l’Ambassadeur des U.S.A., en vous disant que les violences quotidiennes infligées aux Citoyens guinéens, sont en tout point, semblables au sort réservé par les polices de votre pays à vos compatriotes Noirs. Bien sûr, MM. Alpha CONDÉ et Kassory FOFANA ne sont ni Blancs, ni du KU Klux Klan. Mais les exactions infligées ne changent pas de nature parce que les bourreaux et les pauvres victimes sont de la même ethnie, ou de la même couleur. Mais cela a l’air de vous indifférer. Or, par votre inopportune intervention, vous apportez un vigoureux soutien à un groupe- Alpha CONDÉ et Kassory –qui détruit physiquement le pays, tout en le dépouillant de ses ressources, pour leur propre compte. Vous ne convaincrez pas grand monde dans mon pays, si vous suggérez par votre silence sur ce point, qu’il n’y a pas de preuve des pillages miniers qu’ils font subir à la Guinée. C’est dans votre pays entre autre, qu’ils déposent leurs fortunes.
Monsieur l’Ambassadeur !
Votre soutien au pouvoir en place, suivi de votre HOSTILITÉ à notre peuple, vous ont poussé à faire cette déclaration, aussitôt interprétée et à juste raison par MM. Alpha CONDÉ et son premier ministre, comme un appui que leur apporte les U.S.A. par votre voix.
Monsieur l’Ambassadeur !
Vous dites : « Chaque dollar que le gouvernement devra payer en subvention pour le carburant, c’est un dollar qu’il ne peut pas utiliser, pour l’éducation, pour la santé, alors les populations payent dans un certain sens; alors nous pensons que c’est nécessaire; c’est une pratique globale… » ; dans un moment où toutes les populations de mon pays luttent contre un pouvoir meurtrier prédateur, pour leur survie quotidienne. Étant un homme formé, diplômé de grande Université, et certainement cultivé, vous n’ignorez pas l’impact ravageur de vos propos sur la volonté des populations de mon pays à s’opposer désormais aux violences que le pouvoir leur inflige quotidiennement. Et aussitôt votre déclaration faite, MM. Kassory FOFANA et Alpha CONDÉ prennent la décision d’interdire aux Citoyens, l’exercice d’un Droit pourtant inscrit dans la Constitution, celui de manifester, y compris sur la voie publique, son désaccord avec une politique gouvernementale.
Alors Monsieur l’Ambassadeur, il n’est pas question ici de faire du souverainisme de village creux, inapproprié et totalement ridicule. Comme la CHINE, la RUSSIE, la France… et d’autres, les U.S.A. sont une Grande Puissance. Ils cherchent, par leur ambassadeur, à consolider en Guinée, une domination de fait. On pourrait leur reconnaître par réalisme pour nous douloureux, une certaine « autorité morale internationale » leur permettant de façon implicite et respectueuse d’« intervenir » pacifiquement pour aider à régler certains conflits. Vous auriez pu avoir cette « légitimité morale ». Le conditionnel employé ici n’est pas innocent. La Guinée est un petit pays, sans force, non gouverné, abandonné dans les mains d’un président prédateur. En apparence il n’y aurait rien d’INACCEPTABLE à ce que les U.S.A., par leur ambassadeur à Conakry, proposent leur médiation pour sortir d’un conflit social et politique. Seulement, il y a un HIC. Un GROS HIC.
 
Alors lequel est est-il, ce HIC ?
La légitimité d’un médiateur de fait, repose sur la confiance « naturelle » qu’il peut inspirer aux parties en conflit. Cette légitimité repose elle-même sur un crédit dont la source est morale ou éthique. C’est-à-dire, si par le passé le médiateur de fait, ici l’ambassadeur des U.S.A., dans ses rapports avec les pays Noirs Africains avaient été marqués par le sceau d’une éthique, d’une morale perçue ou perceptible par le Citoyen lambda, personne ne songerait à lui prêter la moindre arrière-pensée. Or le pays dont vous portez la politique extérieure par votre profession, n’est pas connu pour sa probité, sa bienveillance pour les déshérités, les plus faibles, en tout cas pas en Afrique Noire. Je n’aurai pas la cruauté de citer des cas malheureux où vos gouvernants, pas le peuple américain généreux, sensible et toujours bienveillant, mais les gouvernants ont abîmé des millions de populations pour des dizaines d’années. De ce fait, je perçois mal le crédit moral ou éthique dont vous pouvez vous prévaloir au nom de votre pays pour prêcher une sorte de morale qui n’a jamais été le souci de vos gouvernants à l’égard de l’Afrique Noire.
Monsieur l’Ambassadeur !
 
Vous établissez un curieux principe de vase communicant dans votre déclaration de soutien à un pouvoir discrédité, parce que peu honnête. Etes-vous sûr que l’augmentation brutale du prix du carburant de 25% se traduira mécaniquement comme vous le suggérez par l’augmentation immédiate du nombre de salles de classes ? Des dispensaires et de leur propreté ? Des voies de circulation entretenues ….. ? Aussi, je m’interroge sur les raisons pour lesquelles le racket pétrolier présidentiel bénéficie votre soutien, alors que vous ignorez précautionneusement les détournements, les pillages miniers. Surprenant.
Monsieur l’Ambassadeur DENNIS HANKINS !
Sachez que je parle en mon nom personnel, parce que je me sens HUMILIÉ en tant que patriote guinéen par votre inopportune intervention. Mais je ne suis pas le seul à éprouver ce sentiment. Des millions de Guinéens le ressentent aussi, même s’ils ne peuvent pas ou n’osent pas l’exprimer comme je le fais ici. Après tout, même pauvres et faibles, nous aussi, nous sommes attachés à notre pauvre PATRIE, comme vous l’êtes à la vôtre. Comme vous, nous sommes sensibles à l’humiliation, et peut-être plus que vous, parce que nous sommes pauvres et faibles.
 
Monsieur L’Ambassadeur DENNIS HANKINS !
 
Pour nous, votre personne n’est pas en cause. Comme l’immense majorité du peuple américain, vous êtes certainement une personne agréable, bienveillante, et attentive à l’humanité qui est en chaque être humain, quel qu’il soit. Mais il y a une « énigme » que personnellement j’appelle énigme « U.S. ».
Le Peuple américain (U.S.A.) est pour l’immense majorité   habité par un humanisme authentique, presque naïf parfois. Il est sympathique, agréable, pacifique, viscéralement hostile à l’injustice, et accueillant. Pourtant, il se donne rarement des gouvernants à la hauteur de ce qu’ils sont eux, le peuple américain. Laissons de côté le sort réservé par les polices américaines à vos compatriotes d’ascendance noire africaine à BALTIMORE, LOS ANGELES, NEW-YORK, Las VEGAS…., car affaire intérieure. Aussitôt foulé le sol Noir Africain, les représentants officiels U.S. s’y comportent comme s’il était dans leurs plantations en LOUISIANE, il y a plus d’un siècle, c’est-à-dire au temps de  «  Autant en emporte le vent ». Vous en êtes l’illustration parfaite.
Question à Monsieur l’Ambassadeur ! : Pourquoi, arrivé en Afrique Noire, vous refusez le moindre effort dans le sens de la mise en conformité de vos merveilleux idéaux intérieurs dont j’ai parlé plus haut avec vos pratiques personnelles, surtout sur le plan politique ? C’est pour moi une « énigme ».
Enfin, Monsieur l’Ambassadeur  DENNIS HANKINS! En vous interpellant si longuement, vous m’en avez fourni l’occasion, je ne cherche ni débat, ni polémique. Mais si débat il devrait y avoir, alors sachez que je ne m’y déroberai pas, en aucun cas.

 

 

 

Mamadou Billo SY SAVANÉ.
Mail :mamadoulinsan@wanadoo.fr

 

2 Comments

  1. SY SAVANÉ says:

    Note complémentaire pour Monsieur l’Ambassadeur DENNIS HANKINS.

    J’ai eu par le passé, affaire avec votre prédécesseur, un certain Monsieur Alexander LASKARIS. J’ai cru comprendre qu’il a quitté mon pays avec un souvenir pas agréable de moi. Moi non plus, je n’ai pas un souvenir inoubliable de lui.

    Il ne m’a pas paru correspondre à ce qu’il y a de beau, de sympathique, de généreux aux U.S.A. et chez l’immense majorité de vos compatriotes. Dans mon pays, il a été ARROGANT, MÉPRISANT, s’y comportant avec un IRRESPECT que vraisemblablement vous ne soupçonnez pas.

    Et puisque les hommes politiques en vue dans mon pays n’osaient pas l’interpeller sur son comportement, alors je me suis autorisé à le faire à leur place. Nous avons alors eu des échanges musclés. J’espère pour vous, que vous acceptez le débat, même si vous êtes Ambassadeur, et moi, « rien » du tout.

    Voilà ce que j’avais oublié d’ajouter à ma lettre d’interpellation, Monsieur l’Ambassadeur.

    Et n’imaginez surtout pas que je suis au service d’une puissance, en l’occurrence la FRANCE. Certes je suis attaché à la France. J’y ai des Attaches personnelles fortes. Mais je ne suis pas, je ne serais jamais son »esclave ».

    Mmamadou Billo SY SAVANÉ

  2. Bonsoir monsieur l’ambassadeur,je voulez vous faire ma reconnaissance de votre travail et travaille pour vous sollicité de votre grand et grande effort pour faire la lumiere a mon projet que je cherche a initier,selon moi c’est un Grand pas que je vois entrainent de realisé vraiment c’est un satisfaction ne faut pas vous enquietés je suis petit mes je connais maintenant comment occuper de mon affaire propre et comment marcher pour la realisation de mon projet avec vousjai besoin de votre aide financierement, monsieur l’ambassadeur et avoir le visa .

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