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Il ÉTAIT UNE FOIS… QUAND SÉKOU TOURÉ VOULUT RÉINSTALLER KWAME NKRUMAH AU POUVOIR: (par Sylla Abdoul)

juillet 27th, 2018 | par Leguepard.net
Il ÉTAIT UNE FOIS… QUAND SÉKOU TOURÉ VOULUT RÉINSTALLER KWAME NKRUMAH AU POUVOIR:   (par Sylla Abdoul)
Article
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Dirigeant le Ghana indépendant dans un premier temps en tant que Premier ministre en 1957 puis en tant que président de la république à partir de 1960, Kwame Nkrumah  fut renversé le 24 février 1966 par un putsch alors qu’il effectuait une visite d’État en Chine. Statuant sur le sort du président déchu, le nouveau gouvernement ghanéen fut formel : « s’il retourne au Ghana, il sera jugé, s’il reçoit l’asile politique quelque part, son extradition sera demandée… »

Kwame Nkrumah arriva le 2 mars 1966 à Conakry. En effet, dès le 25 février, le Président Sékou Touré lui offrit l’asile politique en Guinée.

Le 10 mars 1966, Sékou Touré annonça qu’en vertu du Traité d’Union entre les deux pays, des troupes guinéennes étaient en préparation pour aller libérer le peuple ghanéen de la dictature instaurée par les « traîtres militaires » selon ses termes. Il laissa entendre que 20.000 anciens combattants de l’armée française et 50.000 soldats recrutés parmi les femmes et les jeunes du PDG se rendraient au Ghana en convois militaires pour aider le peuple ghanéen à se libérer lui-même.

Il y a cependant plusieurs centaines de kilomètres de territoire ivoirien entre la Guinée et le Ghana. Les quelques avions de transport soviétiques dont disposait la jeune armée de l’air guinéenne étaient nettement insuffisants pour de telles missions. Les « troupes libératrices » seraient-elles donc acheminées par voie de terre? À Abidjan, les autorités s’inquiétèrent de ces déclarations belliqueuses.

Le 13 mars, toujours sur les ondes de la Voix de la Révolution, Nkrumah demanda au peuple ghanéen de se tenir prêt, à se révolter contre le Conseil national de Rédemption, mais le congrès des syndicats tenu à Accra prévint la Guinée que les travailleurs et le peuple ghanéens ne veulent plus de Nkrumah ni d’aucun des siens, et qu’en cas de troubles, ils soutiendraient le nouveau gouvernement.

Le 17 mars, le Président Houphouët Boigny, président de la Côte d’Ivoire, annonça l’acheminement des troupes ivoiriennes vers la frontière guinéenne afin d’empêcher les intrusions à travers la Côte d’Ivoire. Le lendemain, il déclara qu’une opération militaire guinéenne serait « une aventure fatale », et rappela que son pays avait un accord de défense avec la France, qui viendrait immédiatement à son aide « avec toute sa puissance » si le territoire ivoirien était attaqué. Après moults tractations et déclarations, cette reconquête du pouvoir Ghanéen par les armes via la Guinée en restera là.

Banni et contraint à l’exil, Kwame Nkrumah passera sa vie en Guinée auprès de son ami Ahmed Sekou Touré avant d’être emporté le 27 avril 1972 à Bucarest en Roumanie, où il etait en traitement, des suites d’un cancer du foie. Sa dépouille fut rapatriée vers Conakry par avion. Le gouvernement du Ghana, avec à sa tête le colonel Acheampong, président du Conseil national de Rédemption, publia alors un communiqué, affirmant que « sa place dans l’Histoire est assurée par son rôle de principal architecte de l’indépendance du pays » et que Kwame Nkrumah fut un « utile artisan de l’unité africaine. » Le gouvernement guinéen opposa une fin de non recevoir à la requête du gouvernement d’Accra qui souhaitait que le corps de l’ancien président reposât en terre ghanéenne. Le Président Sekou Toure refusa le transfert du corps de Nkrumah au Ghana  » jusqu’à ce que l’ancien président soit complètement réhabilité ».

Le 14 mai 1972, la dépouille de Nkrumah fut finalement portée, entre autre, par le président Sekou Touré et solennellement déposée dans le Mausolée des Héros Africains dans le quartier de Camayenne à Conakry, où reposaient déjà les restes de l’Almamy Samory Touré, d’Alfa Yaya Diallo et de quelques autres figures historiques de la Guinée. Des discussions s’engagagèrent alors entre les 2 gouvernements et Finalement, le 07 juillet 1972, le corps de Nkrumah fut remis à une délégation officielle venue du Ghana et rapatrié de Conakry vers Accra.

Une manifestation publique fut organisée le 8 juillet dans la capitale ghanéenne et le président Acheampong vint s’incliner devant le corps de son prédécesseur. Kwame Nkrumah fut inhumé dans son village natal à Nkroful.

En 1992, le Président John Jerry Rawlings fit amener la dépouille de kwame Nkrumah de Nkroful à Accra, elle repose désormais dans le mausolée dédié à la mémoire de Kwame Nkrumah en plein centre de la ville d’Accra, la capitale du Ghana.

 

 

 

 

 

Sylla Abdoul, membre de la rédaction du journal en ligne: leguepard.net

 

5 Comments

  1. I. Mb. SOW says:

    La particularité du putsch qui renversa Kwame Nkrumah en 1966, était qu’il avait été fomenté et exécuté conjointement par l’armée et la police du Ghana. Donc, sur fond également d’un ras-le-bol d’une partie en nette croissance des populations Ghanéennes de l’époque. Faut-il rappeler que ce pays partage une longue frontière et la puissante communauté sociologique et culturelle AKAN avec la Côte d’Ivoire dont le leader, Houphouet Boigny, était le premier adversaire (pour ne pas dire ennemi) politique de Nkrumah et de sa politique d’avant-garde africaine ?
    Au-delà des péripéties politiques qui ont marqué l’histoire des 61 ans d’indépendance de ce pays qui est devenu une véritable référence dans notre sous-région, c’est en visitant ne serait-ce que le Musée Kwame Nkrumah à Accra, que l’on réalise avec le recul, combien de fois les Guinéens s’étaient laissé abuser par l’idéologie creuse et dévastatrice du PDG de Sékou Satan Touré.

    • AOT Diallo says:

       » c’est en visitant ne serait-ce que le Musée Kwame Nkrumah à Accra, que l’on réalise avec le recul, combien de fois les Guinéens s’étaient laissé abuser par l’idéologie creuse et dévastatrice du PDG de Sékou Satan Touré  »

      Mr Sow, je ne comprend pas bien pourquoi on comprend cela en visitant ce musée ?

      • I. Mb. SOW says:

        Cher AOT Diallo,
        Je viens juste de découvrir la question que vous m’aviez posée.
        En visitant ce musée et le parc qui le jouxte en plein coeur de la ville d’Accra qui en compte 8 ou 9 autres et surtout un centre artisanal des plus attractifs du continent, le Guinéen ému et frustré que je suis, aura noté que:
        – les autorités ghanéennes, avaient compris très tôt que malgré les erreurs de NKrumah et d’autres membres des « The big-six of Ghana », qui aboutirent à son renversement en 1966, ce serait surtout suicidaire pour l’unité et la cohésion future du pays, de tripatouiller l’histoire de la conquête de leur indépendance (comme le PDG de SST avait réussi à falsifier quasiment celle de la Guinée). Le panafricanisme de KNK (et de son parti historique l’UGCC) dont se réclament encore, plus lucidement certes, beaucoup d’intellectuels, ne pouvait être mieux valorisé qu’à travers ce musée (où SST est d’ailleurs mis en valeur mieux que je ne l’ai vu nulle part ailleurs…) ;
        – des six précurseurs de la lutte pour l’indépendance (dont KNK et le père de l’actuel PR, qui fut lui-même PR) et des 13 présidents successifs que ce pays a connus depuis 1960, seule la mémoire de KNK est ainsi valorisée par ce musée national pour symboliser (surtout) l’unité, la cohésion et le dynamisme culturel et intellectuel de la nation (toutes valeurs d’évolution que SST avait rapidement bridées ou confisquées par jalousie chez les Guinéens avisés de l’époque…)
        – ce musée avec le tout proche et particulièrement riche National Cultural Centre, font unanimement la fierté des Ghanéens riches ou pauvres, intellectuels ou lettrés tout court (le taux d’analphabétisme du pays est des plus faibles du continent) Autant dire qu’au Ghana, dont l’université d’Accra est antérieure à l’indépendance du pays, l’idéologie y compris du parti unique UGCC ne visait pas l’endoctrinement creux des élites, mais à favoriser prioritairement de l’émulation artistique, culturelle, technique et intellectuelle. Ce qui donne aujourd’hui des populations urbaines entre autres, apaisées et conviviales que l’on ne voit se quereller dans la circulation routière notamment, que très rarement. En termes d’hygiène et de propreté publique en général, les Ghanéens sont à bien des égards, à des années lumières de l’irresponsabilité individuelle et collective que l’idéologie creuse du PDG a instillée irréversiblement chez le citoyen guinéen. Quant à ce qui concerne la discipline civique et citoyenne, le Ghanéen moyen n’en est plus à manquer d’eau courante et d’électricité qu’il payés par avance pour sa consommation. Bref, à défaut d’affirmer que tout a été mieux traité et réussi au Ghana qu’en Guinée, je dirais que l’on y voit plus aisément en quoi les 3 mandats du président J. Rawlings notamment, ont contribué à consolider les bases d’un véritable Etat au Ghana, contrairement à ce que les Guinéens trimbalent aujourd’hui, comme héritage chargé de frustrations, rancunes et de clivages ethniques du PDG de SST.

  2. Boubacar Diallo, Washington says:

    Pour ceux qui s’intéressent au processus des souverainetés des pays africains, à l’établissement de l’Organisation de l’Unité Africaine et au Panafricanisme, il serait utile de chercher à mieux connaitre le patriotisme, la formation exceptionnelle et les contributions du Président Osagyefo Kwamé Nkrumah (KNk) à l’Afrique. Contrairement aux nationalistes qui se sont formés sur le tas dans les rues et quartiers des colonies, KNk a eu une bonne éducation universitaire aux USA et a bénéficié des contacts-mentors et de l’expérience des Pères authentiques mêmes du Panafricanisme. Disciple des Noirs-Américains tels que W. E. B. Du Bois et Paul Robeson auquel le Département d’Etat avait interdit une visite en Afrique (passeport confisqué), du Caribéen George Padmore et du Nigérian Nnamdi Azikiwe qui fut son mentor officiel et de tant d’autres Panafricanistes engagés, KNk était particulièrement bien préparé pour diriger la Côte de l’Or qu’il érigea en l’Historique Ghana.

    Muni d’une Radio Zénith Trans-Oceanic #3000: la BBC, Radio-Moscou, la Voix-de-l’Amérique et Radio France Internationale, il était facile de témoigner les coups et contrecoups au tour du Président KNk. Son ambition de développer ‘trop’ rapidement le Ghana était très mal perçue par l’Occident. Pourquoi ces autoroutes? Pourquoi ces usines dans un pays sous-développé? Pourquoi ce grand barrage au courant excédentaire? En fait, une compagnie française vendait l’énergie électrique au Togo à plus de deux fois le prix que le Ghana proposait à son voisin, mais ce marché aurait été déloyal avec la coopération française. Dans le cadre de l’éducation universitaire, le Ghana formait 6000 étudiants en 1966, alors que le géant Nigeria n’en avait 8000. Dans le cadre de l’agro-industrie, le lendemain du coup d’Etat, le taux de l’unité de cacao à la bourse est passé de 11à 44cents. E.i, j’étais choqué de constater que le Président KNk qui était tant décrié pour l’achat d’une voiture Rolls-Royce, n’opérait l’économie du Ghana qu’avec 25% des valeurs boursières de ses ressources et que la différence de 75% lui était soustraite par ceux-là mêmes qui le vilipendaient.

    Il faudrait préciser ici que le Président KNk n’allait pas en Chine en visite d’Etat, mais passait plutôt par Pékin pour se rendre au Nord-Vietnam où il était attendu par le Président Ho Chi Minh, dans le cadre des négociations cherchant à mettre fin à la guerre du Vietnam. Au cours des mois qui avaient précédés, son Ministre des affaires étrangères et ancien ambassadeur aux NU, Alex Quaison-Sackey, avait été très actif entre Accra, l’US-Département d’Etat à Washington et Hanoi où il rencontrait respectivement, Dean Rusk Secrétaire d’Etat Américain et Le Duc Tho, Ministre des Affaires Etrangères du Vietnam. Parti pour la mission de paix entre les USA et le Vietnam, à son arrivée à Pékin, il apprit la nouvelle du coup d’Etat. Alors, Dr. Alex Quaison-Sackey devait devancer le Président à Conakry, pour les préparatifs d’arrivée en Guinée. Mais, celui-ci repris le chemin d’Accra, où à son arrivée, il prêta fidélité aux nouvelles autorités. Quant au Président KNk, à la suite de cette autre trahison, dès après les slogans d’accueil en Guinée et la propagande destinée à la consommation extérieure, il commença à découvrir la vraie place de «l’illustre hôte qu’il n’était pas.» Président Sékou Touré (ST) avait le verbe facile et une formation anecdotique du marxisme révolutionnaire, mais la finesse et la bonne tenue de la culture intellectuelle réservée, anglo-saxonnes de surcroit, lui étaient de nature ‘bourgeoise’. Selon deux diplomates dont l’un du Nord et l’autre de l’Ouest de l’Afrique, qui ont résidé à Conakry, pour Président KNk, ce fut toute une découverte de surprise qu’était le personnage du Président ST. Ainsi, les relations de choc culturel, l’isolation (hors mise une Dame qui lui donnait des cours de français) et les ingratitudes générales des personnes qui avaient largement bénéficiées de ses faveurs, la maladie de cancer fut une vraie délivrance pour KNk. Bien sûr, tel qu’il se devait, une fois mort, KNk devint tout un trésor de propagande pour ST. Les morts n’ayant pas droit au témoignage, ST qui avait tout à gagner en se montrant vaillant panafricaniste, prit répétitivement les ONDES pour exiger des honneurs exceptionnels dans un esprit de repenti, pour qu’il consente la remise aux Ghanéens des RESTES de leur premier Président.

    NOTES:
    1. Selon ce que nous retenons des informations de l’époque, le Ghana, par le Président KNk, avait offert à la Guinée, la somme de £ 7 000 000 livres sterlings et non pas 10M ou plusieurs autre Millions. Et, c’était en fait un prêt de secours, à rembourser en fonction des moyens futurs de la Guinée.

    2. Les Présidents KNk et Nnamdi Azikiwe ont étudié à Lincoln University non loin de Philadelphie où moi-même j’ai étudié à l’Université de Pennsylvanie.

    3. Ayant souvent rendu visite au Président de l’Université Lincoln qui était le beau-père de mon meilleur ami Américain Noir qui, de Wallace Jourdan, adopta les noms Valfoulaye Diallo, nous avons souvent parlé du Présidents KNk et du Président Nnamdi Azikiwe, son mentor qui l’avait précédé à cette institution et de tant d’autres anciens des Caraïbes.

  3. Africain says:

     » … Bref, à défaut d’affirmer que tout a été mieux traité et réussi au Ghana qu’en Guinée, je dirais que l’on y voit plus aisément en quoi les 3 mandats du président J. Rawlings notamment, ont contribué à consolider les bases d’un véritable Etat au Ghana, contrairement à ce que les Guinéens trimbalent aujourd’hui, comme héritage chargé de frustrations, rancunes et de clivages ethniques du PDG de SST….  » dixit I. Mb. SOW

    Monsieur SOW,

    Comme on le dit trivialement « Comparaison n’est pas raison ». Et pour preuve :

    1- » … l’université d’Accra est antérieure à l’indépendance du pays…  »

    Et en Guinée pour étudier à ce niveau, il fallait partir à Dakar. (1) pour Ghana et (0) pour la Guinée sans que feu Sékou Touré ne soit pour quelques choses…. Idem sur le plan économique.

    2-Tenez cher Monsieur ce passage d’un livre « Le Ghana, l’indépendance et ses problèmes » : https://www.persee.fr/docAsPDF/polit_0032-342x_1957_num_22_2_2492.pdf

     » …Ainsi, le gouvernement conservateur a semblé souscrire à ce que disait M. Nkrumah le 10 juillet 1953 : le seul critère de l’indépendance est la volonté d’un peuple d’assumer la responsabilité de ses propres affaires et il n’appartient pas à des autorités étrangères d’en juger (4). A ce principe la pratique anglaise apporte un complément, à savoir que le transfert institutionnel doit se faire progressivement.
    * * * « …Chose qui a été refusée à la Guinée par la France… « .

    Ghana (1), Guinée (0) en dépit du même discours tenu en substance par feu AST à l’endroit de la France : « SEKOU TOURÉ : ESSAYER DE COMPRENDRE » http://www.politique-africaine.com/numeros/pdf/014121.pdf

    3- » …Cependant, par des méthodes extrêmement souples et discrètes, l’Angleterre s’est efforcée de contribuer à assurer au nouvel État (entendez ghanéen) des institutions stables et une structure cohérente. Pour s’en rendre compte, un certain…  »

    A la place de la contribution de la part de l’Angleterre, la Guinée a eu droit de la part de la France à ça ; je site Jacques Baulin :

    « ….Les autorités françaises avaient mis en place une politique de représailles systématique. La Guinée devait être mise en quarantaine.

    Ce fut le départ massif des techniciens et de tous les fonctionnaires français, la destruction ou le transfert d’importantes archives à Dakar et à Paris, le détournement des bateaux de vivres et de médicaments vers Dakar et Abidjan, la coupure de téléphone jusque dans le palis du gouverneur, futur siège du gouvernement de la Guinée indépendante.

    A Dalaba, les parachutistes français firent sauter à al dynamite et incendièrent les bâtiments administratifs. Les banques n’accordaient plus de crédits, les travaux d’équipement en voie de réalisation furent annulés. Les fonds dégagés pour la réalisation du barrage de Konkouré furent transférés au profit de projets concurrents au Cameroun.

    Le colonel Farret, commandant militaire en quittant définitivement Conakry le 12 novembre 1658, avec ses hommes dépouillèrent les camps de leurs matériels et les militaires guinéens de leurs effets personnels, brisant tout ce qu’ils ne pouvaient emporter. Les magasins s’épuisèrent de leurs stocks qui se renouvelèrent non sans difficulté. La pénurie de riz se fit sentit dans tous les grands centres urbains, les cargaisons ayant été détournés sur Dakar et Abidjan.

    Ahmed Sékou Touré devait échouer (sic) et disparaître de la scène politique. Bien au contraire, ces mesures renforcèrent les Guinéens dans leur détermination à défendre l’indépendance chèrement acquise… »

    (Cf Jacques Baulin, La politique africaine d’Houphouët-Boigny, 3e éditions, Paris, Editions Eurafor-Press, 1985) »

    4-« ….– les autorités ghanéennes, avaient compris très tôt que malgré les erreurs de NKrumah et d’autres membres des « The big-six of Ghana », qui aboutirent à son renversement en 1966, ce serait surtout suicidaire pour l’unité et la cohésion future du pays, de tripatouiller l’histoire de la conquête… » dixit M. SOW

    « Suicide » que les détracteurs de feu AST ont préféré à la place d’un débat dénué de toute passion et de parti pris flagrant.

    5-Tenez enfin, la bombe ethnique que Ghana n’a pas héritée de la part de l’ex puissance coloniale au lendemain de son indépendance, contrairement à la Guinée :

    « …. Le SDECE, qui s’était longtemps appuyé sur les Peuls pour monter ses complots contre Sékou Touré…. Ce fut un échec. »…. » Page 256 le livre la piscine : service secret français 1945-1984 de Roger Faligot et Pascal Krop.

    Pesnot, confirme ce recourt à la communauté peule par la France dans sa lutte contre feu AST , ou plutôt le dit ici (lien vidéo) à haute et intelligible voie :
    https://www.youtube.com/watch?v=7LpVeNow7lM

    Avec tous ces problèmes, impossible pour un pays de s’en sortir indemne. Constat que vous passez à la trappe pour des raisons bien inavouables.

    Pour l’instant, on constate un « effet boomerang » de la « vampirisation » de feu AST.

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