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GUINEE / L’ÉPOPÉE DU LITTORAL GUINÉEN: ( Sylla Abdoul )

septembre 8th, 2018 | par Leguepard.net
GUINEE / L’ÉPOPÉE DU LITTORAL GUINÉEN: ( Sylla Abdoul )
Article
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Le Royaume de Dubréka fut fondé vers 1600 par un Soso, chasseur d’éléphants, nommé Soumba Toumamy. Il délivra les populations autochtones des pillages d’éléphants. Les Bagas en guise de remerciement, lui céda une partie de la région et le proclamèrent prochain roi. Ses descendants règneront jusqu’à la conquête coloniale, en 1890. En 1885, le dernier roi, Balé Demba, accorda une concession aux Français, dans l’île de Tombo, futur quartier de Conakry.
Le royaume de Dubréka regroupait 3 provinces:
1) Kaloumi ou Kaloum: la bonne terre en Baga avec pour capitale Kaporo, regroupant un territoire correspondant aux 5 communes de Conakry et les Îles de Loos.
2) la province de Manéah avec pour capitale Maneah 
3) le Tabounssou qui avait pour capitale Dubreka.
QUI EST SOUMBA TOUMANI? 
Soumba Toumani naquit vers 1571 à Kita dans l’actuelle république du Mali. Il était le dirigeant de la confrérie des chasseurs, un redoutable guerrier qui obtenait des victoires dans toutes les guerres dans lesquelles il était engagé.
 Comme le dit un dicton: <<Nul n’est prophète chez soi>>, il finira par quitter sa région natale avec sa troupe.
Dans un premier temps, Soumba Toumani s’installa à Faranah. Ensuite il quitta cette localité pour l’actuelle préfecture de Telimélé où il s’installa à Soubekrou. Après un court séjour dans cette cité, il décida d’émigrer vers le littoral, il se rendit à Toumbolia dans l’actuelle commune de Matoto à Conakry où il sera reçu par le roi des Bagas, Tombo Ali Sylla. Peu de temps après son installation dans la contrée, il demanda au roi de lui accorder la permission de s’installer avec sa troupe à Dubreka.
Soumba Toumani était tellement rompu à l’art de la guerre, qu’il était surnommé par les Bagas: « SOMA », qui signifie l’homme qui combat l’ennemi jusqu’à la victoire finale et la paix retrouvée. C’est ce surnom qui deviendra par la déformation des sousous « SOUMAH », qui est aussi le nom de famille des descendants de Soumba Toumani.
En 1610, il épousa la fille de Tombo Ali Sylla, le roi des Bagas. Le couple eut trois (3) enfants. Il fut nommé par son beau-père, ministre de la défense, afin de barrer la route aux envahisseurs. À la tête d’une armée puissante, il agrandit le territoire du royaume.
En 1621, Tombo Ali Sylla mourut, il sera remplacé par son beau-fils Soumba Toumani, il prit le titre de « GALI MANGUÈ », le roi des guerriers en sousou. Il restructura l’armée et le territoire en 3 en provinces: Kaloumi ou Kaloum, Maneah et Tabounssou. 
Il mourut en 1657, il fut enterré à Dubreka non loin de sa maison, dans une localité qui porte encore son nom: TOUMANIA. Après sa mort, le pouvoir revint à ses descendants. Ceux-ci jouèrent des rôles importants dans l’histoire de la Guinée, puisqu’ils sont les principaux acteurs de la signature du traité d’amitié et de protectorat avec la France en 1830 ainsi que l’attribution de la concession de l’île de Tombo, l’actuelle commune de Kaloum, pour servir de chef-lieu des représentants de l’administration Française en 1885. C’est cet acte qui conduisit à ériger Conakry, capitale de la Guinée.

 

 

 

 

Sylla Abdoul, membre de la rédaction du journal en ligne: leguepard.net 

8 Comments

  1. AOT Diallo says:

    Mr Sylla, si je vous lit et comprend bien depuis les années 1600 une grande partie de la la Basse Guinée (conakry, Dubreka, Maneah) est dirigée par un non soussou, plus précisément un Malien, et vous en êtes tout fier.

    – Expliquez moi alors pourquoi en 2018 Abdoulaye Bah ne pourrait pas gérer tout simplement une ville parce qu’il est selon vous « étranger » a la région ?

    – Il faudrait vraiment nous expliquer le fil conducteur dans votre raisonnement ethnique…

  2. Africain says:

    Monsieur SYLLA Abdoul,

    Merci pour cette communication pour ce qui concerne son volet pédagogique.

    Je pense qu’il est plus qu’important qu’on connaisse notre histoire, notre passé et plus particulièrement nos passés qui ne font pas tous les jours la « une » des médias ou du moins qui ne sont pas autant médiatisés.

    Néanmoins, je trouve cette sortie inopportune.

    Même si je pourrais voire là une réponse PLUS pédagogique au duel acrimonieux Albert Soumah vs Aicha ; mais je vois SURTOUT là une manière d’appuyer le discours de l’imam pour une seconde fois. Cette manière, n’est d’ailleurs pas très « futée ». En effet, vous nous prouvez que les sousous ne sont pas des « autochtones » de cette partie de la Guinée et qu’ils viennent d’ailleurs comme les peuls, mais qu’ils ont été les premiers étrangers. Les « autochtones » sont et restent donc les « bagas ». A vous lire et de ce qu’on connait de la démographie ethnique dans cette partie de la Guinée et de son aspect politique ; les sousous ont fini par « coloniser » au fil des siècles cette partie de la Guinée. D’ailleurs, il y quelques années un sage baga s’offusquait officiellement devant AC de l’assimilation des jeunes bagas. On comprend bien ici qui a refusé de s’« intégrer », chose qu’on reproche aux peuls.

    Pour être bref, je paraphrase la question de M. DIALLO AOT :

    – Alors pourquoi en 2018 Abdoulaye Bah ne pourrait pas gérer tout simplement une ville parce qu’il est selon vous « étranger » à la région au même titre qu’un citoyen soussou qui est aussi « étranger » dans cette partie de la question ?

    PS : Aujourd’hui, c’est Abdoulaye Bah, demain ce sera Cellou Dalein Diallo pour ne citer que lui. Il y a bien un corollaire.

    J’ose espérer que l’UFDG et CDD tiendront bons pour maintenir Abdoulaye Bah à sa place et le placer ainsi à la tête de cette mairie.

  3. SY SAVANÉ says:

    J’ai lu et relu (peut-être mal, ce qui est toujours possible),les deux articles de M. Abdoul SYLLA. J’y ai compris son désir de présenter vaguement une « histoire » brève de la région dont il est originaire. Mais son hostilité à Cellou,ou aux PEULS m’a échappé. Je crains qu’il y ait « confusion » entre deux SYLLA distincts : Mohamed SYLLA qui parle effectivement d’élection, d’imam, et ce Abdoul SYLLA qui dans ces deux textes successifs présente un récit « historique » de son pays, pays au sens de pays mandingue, pays peul, pays kpèlè, pays basque….

    J’ai tendance à penser qu’il y a peut-être erreur sur le SYLLA.

    Personnellement, je n’arrive pas à cerner l’intérêt à ramener sans cesse le moindre écrit à la question ethnique. Que quelqu’un fasse le récit du groupe auquel il appartient, ou de la région dont il est originaire,ne me choque pas, ne me délégitime pas à briguer une fonction politique. Et s’il y en a qui pensent pouvoir me délégitimer, c’est tant pis pour eux. Ce n’est pas mon problème, c’est le leur.

    Moi je revendique le Fouta théocratique avec ses qualités et ses faiblesses, avec le même enthousiasme que je m’approprie le récit que fait M. SYLLA Abdoul. Chaque fois que j’entends la musique traditionnelle du MANDÉ, je la ressens comme si cette musique venait du BHOUNDOU. Je n’ai aucun problème avec ça.

    Le concept d' »autochtone », de mon point de vue,n’a rien de violent, ni exclusif. Il y a des autochtones partout. L’autochtone, c’est celui ou ceux qui ont occupé les premiers un espace territorial avant les autres. Un point et c’est tout . L’idée qu’on vient tous de quelque part, est exacte, mais à manier avec précaution.

    Enfin, à vouloir traquer partout, et tous ceux qui ne sont pas sur notre ligne « ethnique », je crains qu’on ne réveille ou exalte chez les autres, notamment chez les minorités, le réflexe identitaire, et surtout le fantasme que les deux groupes ethniques majoritaires en nombre (Mandingue et Peul) auraient des intentions hégémonistes cachées. Nous ne pouvons pas vouloir tout le temps faire le récit de peuplement de nos régions, et soupçonner les autres d' »ETHNISME », à la moindre écriture de leur propre récit. A mon avis c’est contre-productif. Car on les rend eux-mêmes soupçonneux à notre égard, puisque, la question qui leur viendrait tout de suite, c’est : Eux le font, pourquoi pas nous ? Nous serions des moins que rien ?

    A mon avis, ce débat ne profite que à Alpha CONDÉ qui a favorisé son éclosion. Cela lui permet d’amplifier encore plus le niveau de pillage qu’il inflige à notre, pendant que nous,nous sommes embarqués dans des discussions ou mêmes des querelles oiseuses.

    Mamadou Billo SY SAVANÉ

  4. AOT Diallo says:

    Doyen Sy Savane,

    Il n’y a aucune erreur de Sylla de la part d’A. et de moi car comme vous je trouve ces débats basés sur les autochtones/étrangers en Guinée comme de l’eau bénite pour des ennemis de notre pays comme le PPAC.

    – Les paroles s’envolent mais les écrits restent pour toujours – je vous invite donc a relire le texte que Mr Abdoul nous avait offert suite aux propos de l’imam de Kindia. Fouillez plus bas dans les posts et on pourra en reparler plus tard…

  5. Albert Soumah says:

    @AOT DIALLO

    Pouvez-vous me donner l’origine exacte des peulhs? Contrairement à vous, les Sousous ont une origine connue et clairement établie. Contrairement à vos idées consistant
    à diviser les gens de la Basse-côte, les Sousous n’ont aucunement colonisé la région. Le Sosokhui est devenu la langue commune de la Guinée Maritime à partir de la fin du 18 ème siècle par le biais des liens matrimoniaux et par le fait que le Sousou était la langue commerciale de la région. Il n’y a aucun problème entre Sousous et Bagas: les 2 sont cousins, je suis moi-même le fruit de l’union entre un baga et une femme sousou. Je ne comprend pas pourquoi l’histoire de la Guinée Maritime irrite tant les extrémistes peulhs. La Basse-côte n’était pas un No man’s Land, il y avait des gens qui y habitaient, le fait de le dire ne doit aucunement constitué un crime. Je remercie l’auteur de ce texte pour la mise en exergue de notre histoire. Les extrémistes peulhs sont dans la négation de l’histoire de cette région. Car ils ont 2 principaux buts: le premier c’est l’assimilation des habitants de la Basse-côte comme ce fut le cas au Fouta. Il ne faut pas oublier que les 3/4 des peulhs sont des Djallonkés assimilés. Le second but c’est d’asseoir l’hégémonie peulh sur la région avec pour technique: l’envahissement des villes et campagnes du littoral ensuite le contrôle de leurs executifs locaux. Aujourd’hui, les Sousous ont découvert ce projet c’est pourquoi ils commencent à agir.

    Pour finir, je vous dirai que les Sousous sont arrivés en Basse-côte au début du 17ème siècle alors que les peulhs n’ont commencé à venir dans la région embarqués dans des camions qu’à partir du milieu du 20 ème siècle. Les sousous se sont très vite fondus dans la masse, ils ne sont pas sectaires comme les peulhs. Ce n’est pas pour rien que les 14 ethnies autochtones de la région parlent la même langue.

  6. AOT Diallo says:

    @ASoumah, comme je l’ai écris juste au dessus de vous vos propos basés sur les autochtones/étrangers en Guinée ne méritent pas de polémique supplémentaire avec vous – les nombreux lecteurs du site se feront leur idée sur nos souhaits opposés pour notre pays.
    – Quant a me traiter « d’extrémiste peul » cela prouve seulement que soit vous ne me lisez pas, soit c’est votre seul argument (bien mince et puéril) pour justifier notre différence de point de vue – la aussi les nombreux lecteurs apprécieront……

  7. AOT Diallo says:

    Au fait @A.Soumah, il n’existe que 2 ethnies en Guinée : les assassins/voleurs et les victimes du système qui a pourri notre pays depuis 60 ans.

    – Ce n’est que quand tous les Guinéens comprendront et accepteront cela qu’ils pourront sereinement entreprendre ensemble et réussir a reconstruire leur pays…

  8. Albert Soumah says:

    @AOT

    Il existe bel et bien une ethnie qui a des volontés hégémoniques en Guinée: elle est connue de tous, c’est l’ethnie peulh. Cette communauté agit de façon surnoise, quand elle arrive dans une localité, elle reste en périphérie, refusant tout contact avec les populations autochtones. C’est pourquoi, il y a pleins peulhs nés en Basse-côte qui ne parlent pas un seul mot Sousou. À force de migrations et d’augmentations des naissances, quand elle voit son nombre augmenté: elle cherche à conquérir l’executif local afin de transférer la richesse de cette cité au Fouta. Si les gens de la Basse-côte ne prennent pas leurs dispositions, ils seront comme des palestiniens dans leur région. En vérité c’est ça l’objectif de la communauté hali pular.

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