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L’HISTOIRE DU PEUPLEMENT DE CONAKRY ET LA QUESTION DOMANIALE: LA ZONE DE KAKIMBO: (Sylla Abdoul)

septembre 11th, 2018 | par Leguepard.net
L’HISTOIRE DU PEUPLEMENT DE CONAKRY ET LA QUESTION DOMANIALE: LA ZONE DE KAKIMBO: (Sylla Abdoul)
Article
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Le village de Ratoma était à l’origine situé en bordure de mer sur le site de l’actuel collège de Ratoma: ancien foyer des jeunes de l’AOF, un établissement crée en 1952. Ce village existait avant la période coloniale. L’occupation de la zone située en amont de la rue menant à la forêt galérie commença à partir de 1914. La première raison de l’expansion du village était le besoin ressenti par les habitants de protéger leurs champs de riz et de manioc. Ces champs étaient souvent envahis par des animaux sauvages végétariens. Ces animaux venaient de la forêt galérie bordant le cours d’eau de Kakimbo.
Les habitants du village se rendirent compte que leurs enfants perchés sur les miradors pouvaient, dans les champs chasser les oiseaux avec leurs frondes du jour cependant, la nuit ils ne pouvaient rien contre les pachydermes (notamment des elephants), des singes, des gorilles et des chimpanzés qui venaient y patrouiller.
Le périmètre villageois s’étendit jusqu’aux abords de la forêt galérie. C’est un acte présidentiel du Général De Gaulle qui fixera les limites de la zone de Kakimbo en juillet 1944. Cette délimitation se fit avec l’accord des autochtones bagas à travers leurs chefs coutumiers. Il est à souligner qu’à aucun moment, il n’y a eu un bras de fer entre autorités coloniales et autochtones sur le droit d’usage coutumier des fermes de Kakimbo.
Le document de juillet 1944 clarifia une fois pour toutes, un domaine: une réserve foncière de l’État, devant servir à l’adduction d’eau de la ville de Conakry sans préjudice pour les autochtones rivérains de Kakimbo. La limite de ce domaine se situe immediatement après la maison de gardiennage et de contrôle des forages. Elle englobe la forêt galérie.
Puisque cette partie du village est située en amont de l’étendue marine, tout écoulement d’eau usée pouvait par l’effet de la pente, aboutir à la mer sans souiller la réserve d’eau potable des forages construits en 1955.
Ces dispositions administratives et hygiéniques firent l’objet d’études hydro-géologiques avant la signature de l’ordonnance présidentielle de juillet 1944. Les autochtones bénéficiaient du droit de jouir de leurs domaines à des fins agricoles et d’habitations. L’administration construisit dans le domaine qui lui avait été octroyé, des forages avec abris, une maison de gardiennage et de contrôle: située juste à proximité de la limite du domaine de l’État avec le périmètre villageois. Une route corniche fut tracée, elle servit de ligne de démarcation entre le village et la forêt galérie. Cette route bénéficia d’éclairage public avec des lampadaires allumés toutes les nuits afin d’empêcher les animaux sauvages de pénétrer dans le périmètre villageois.
LA GROTTE DE KAKIMBO:
La découverte de la grotte de Kakimbo dont l’entrée se trouve en aval du cours d’eau au point de jonction entre la nappe d’eau douce et le bras de mer suscita un intérêt et conduisit à des recherches archéologiques. Il est à noter que pour les villageois, cette grotte est un symbole mystique de l’existence d’un génie-protecteur qu’il fallait vénérer. On y faisait des offrandes chaque année pour implorer le génie afin que les récoltes soient abondantes, la pêche fructueuse et que les femmes en âge de procréer aient des enfants. Le génie-protecteur de Kakimbo est considéré dans la mythologie baga comme une divinité. C’est pourquoi jusqu’à la période post-coloniale dans les années 1960, des cérémonies rituelles étaient organisées au point de chute des filets de nappe d’eau douce dans le bras de mer.
Entre-temps, pendant la période d’entre deux guerres (1ère et 2ème guerre mondiale), un pont reliant le village de Ratoma au hameau de Kipé fut construit. Des études archéologiques furent menées jusqu’en amont de la riviere Kakimbo à Demoudoula. Ces études aboutirent à la découverte d’objets de la période néolithique (âge de la pierre polie). Ces objets étaient composés de malle de pierre, de cuilliéres et de cuvettes en pierre. Les fouilles dans la grotte permirent de découvrir des signes graphiques néanmoins, leurs origines préhistoriques ne furent clairement établies. Un chercheur français répondant au nom de Adams, qui avait construit à l’intérieur de la forêt une demeure (les vestiges de sa maison y existe encore) fut découragé par la présence d’éssaim d’abeilles qu’il n’arrivait pas à apprivoiser. Il y avait aussi un autre motif de découragement: l’existence de serpents venimeux dans la grotte. Pour les autochtones Mr Adams avaient été chassé par le génie-protecteur qui voyait en lui un bélliqueux agresseur.
Si au-delà des ponts reliant Ratoma à Kipé, il n’y avait pas de maisons d’habitations en dehors des campements abritant une ferme coloniale appartenant à des explorateurs dont l’un des premiers fut Adams, le périmètre villageois quant à lui, fut délimité conformement au dernier tracé de juillet 1944.
Les populations autochtones usent encore de nos jours du droit coutumier d’habitation et de jouissance de leurs domaines terriens. D’autres populations allochtones s’y sont greffées. Il s’agit de personnes ayant bénéficié de droit de cession du fait de leurs rapports avec les premiers occupants. En général, l’administration qu’elle soit coloniale ou post-coloniale, a toujours respecté le périmètre villageois en amont de la rue Ratoma-Kipé-Kaporo.
Sylla Abdoul, membre de la rédaction du journal en ligne: leguepard.net

3 Comments

  1. Doura says:

    Toi va te faire foutre avec tes conneries d’histoire on ne sait quoi qui n’apporte rien de bon

  2. Albert Soumah says:

    @Doura

    Tu viens de prouver que tu es un peulh. Il n’y a que les gens de cette communauté merdique qui insultent sur la toile. Mr Sylla raconte l’histoire d’une partie de la Guinée. Qu’est-ce qui t’empêche d’écrire sur les peulhs. Espèce d’idiot.

  3. I. Mb. SOW says:

    L’administrateur de ce site, qui fait tant notamment pour la bonne image de la Guinée et des Guinéens en général, ne devrait pas laisser ainsi insulter toute une communauté ethnique du pays et ce, de manière qui devienne aussi récurrente.
    A l’instar des autres sites guinéens, Leguepart.net a sûrement des règles que l’on ne peut que suggérer de faire respecter par tous vos internautes. Car sinon, c’est le niveau des débats et leur qualité qui risquent d’en pâtir rapidement; en laissant libre cours à certaines insanités verbales sur ce forum d’échanges. Merci d’avance…

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