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1958-2018 ! Soixante ans de souveraineté pour les Guinéens ( Par Cissé Oumar )

septembre 24th, 2018 | par Leguepard.net
1958-2018 ! Soixante ans de souveraineté pour les Guinéens ( Par Cissé Oumar )
Article
1
1958-2018 ! Soixante ans de souveraineté pour les Guinéens.
Par O. Cissé de Bma 24 Septembre 2018
1-« Si tu veux que le regard des autres sur toi change, commence par changer toi-même » ;  
2-«si tu veux changer le monde, commence par te changer toi-même ».
  • Y a-t-il équivalence entre ces deux expressions ?
La pensée n°2, est celle du MAHATMA ! La première formulation convient mieux à la problématique de notre unité nationale, dans notre pays naguère proclamé République laïque et sociale en 1958, à la face du monde.
La commémoration en 2018, du soixantième anniversaire de l’évènement exceptionnel, hautement historique, politique et culturel que constitue l’accession à l’indépendance et à la souveraineté, doit revêtir mille éclats ! La Fête de l’Indépendance doit être Nationale, au sens plein du terme, sans  restriction ni retenue car, les seuls nostalgiques de l’époque coloniale sont, soit ceux qui ne l’ont pas vécue, soit alors ceux qui avaient été complices dociles de l’occupant pour soumettre et réduire l’indigène à l’esclavage, au travail forcé, à la terreur et à la répression aveugle ! Un seul exemple de la vie de bagnard, sous le système colonial, était le creusement à coups de pelles et de pioches, du chemin de fer Conakry-Niger, sans rétributions, ni dédommagements des familles qui avaient subi des hécatombes dont personne ne parle.
Nous eussions donc préféré qu’ils ne fussent jamais venus nous coloniser … !
Au sortir de la 2ème guerre mondiale, il y a eu les rencontres de Bamako et la création du RDA. Un vent nouveau souffla, et insuffla de la fierté à nos populations qui, sensibilisées par les faits d’armes de leurs homologues d’Algérie et surtout d’Indochine, aspirèrent à mettre fin à la domination barbare et à la dépersonnalisation honteuse. C’est ainsi que les luttes des patriotes africains, aboutirent, dans la partie guinéenne du continent noir, à l’indépendance totale votée le 28 Septembre, et proclamée le 2 Octobre 1958 ! Deux dates que certaines tribus voudraient vider de toutes significations.
De nos jours, soixante ans après la fin de la colonisation directe, le devoir impérieux consiste à édifier nos jeunesses conditionnées par des décennies de mensonges et d’intoxications dans le but d’escamoter complètement, et travestir les faits du passé.
Il est donc temps de faire le point, très partiellement, sur l’industrie sous la première République, caractérisée à l’époque par le plein emploi jusque dans le transport aérien où nos propres avions convoyaient nos pèlerins, et beaucoup d’autres de plusieurs pays, à la Mecque. Le pays possédait en effet une flotte d’une bonne vingtaine d’avions, qui sillonnaient les airs dans tous les sens, avec des équipages entièrement guinéens. Nombreuses étaient ces réalités occultées, ou révisées par des activistes historiques, complices des puissances coloniales, ou néocoloniales, et qui ont juré d’empêcher toutes formes de développement en punition du fait que notre peuple ait choisi de voter NON, un Brexit avant la lettre.
Le plus désolant encore de nos jours, est que quelques cadres déloyaux, devenus accros à la politique politicienne stérile, feignent d’oublier qu’ils doivent tout au premier régime pour leurs études gratuites. Leurs propos remplis de haine injuste, distillent continuellement des horreurs contre le premier régime, et le premier Président. Ces confusionnistes n’ont que le Camp Boiro à la bouche, réduisant tout le reste au néant en sachant pourtant parfaitement, depuis le début, que le chiffre de cinquante mille, était en réalité la population totale de Conakry en 1958, tout le pays à l’époque de l’Indépendance comptant moins de deux millions d’habitants. C’était un petit pays très convoité.
Il est parfaitement légitime de déconstruire les mauvais clichés sur la première République et ses pionniers vilipendés par la mauvaise foi ; c’est un devoir patriotique parfaitement honorable de rétablir les faits.
Dans les adversités, certains ont constamment utilisé le mensonge comme arme mais le pire est que ces affabulateurs brouilleurs de consciences innocentes, sont tombés dans la mythomanie haineuse parce qu’ils ont fini par croire eux-mêmes aux mensonges qu’ils débitent.
La grande difficulté consistera donc à déconstruire tous les vilains clichés plaqués sur la première République et ses Pionniers. Emboîtons le pas à certains médias qui n’hésitent plus à distiller des éléments pour informer correctement les jeunesses. Rfi même s’y est mis en laissant filtrer quelques éléments de toute la masse des dossiers cadenassés outre-Mer.
Depuis l’dépendance jusqu’en 1984, il faut RENDRE à César ce qui appartient à César :
– La SOGETRAG était probablement, la toute dernière d’un ensemble d’entreprises et de sociétés d’Etat, créées en grand nombre sous le premier régime, et qui n’existent plus de nos jours, broyées, bradées, ou sabotées par le CRMN et les complices mafieux sous la 2ème République !
Inutile de larmoyer sur les cinq mille tracteurs importés de Roumanie pour le développement rural, et qui furent sciemment abandonnés dans les campagnes, aux quatre coins du pays pourtant très fertile ; Ne parlons plus de l’excellente usine de chaussures du camp Alpha Yaya puisque les gens ne savent même pas la signification des mots Tannerie ou ENTA !
– Notre première République avait construit plusieurs dizaines d’unités industrielles, petites et moyennes, dans toutes les régions du pays ! Les archives existent elles dans ce pays après que l’on ait préféré dès le début du CMRN balancer les dossiers gênants à la mer pour ne plus les évoquer. Le Haut représentant vient d’évoquer du bout des lèvres, il y a quelques jours aux GG, huit tonnes d’Or disparus sans préciser l’époque et le lieu.
Sous la 1ère     République furent créées :
– 1- USOA : usine d’outillages agricoles de Mamou où l’on fabriquait des houes, des charrues, des herses, des pelles, des brouettes, des chariots, des haches etc. (80% des guinéens vivaient du travail de la terre) ;
– 2 – L’Usine Textile de Sanoya ;
– 3- L’Huilerie de Dabola ;
– 4- Les briqueteries de Kobaya et de Kankan ; -5- L’usine de sucre de Koba ; -6- La cimenterie de Mali ; -7- L’imprimerie Nationale Patrice Lumumba non loin du grand marché Madina ; -8- L’Usine de meubles de Sonfonia ; -9- L’Usine de Thé de Macenta ; -10- L’Usine de Quinine de Sérédou où il y’avait également une usine de panneaux ; -11- L’Usine Scierie de N’Zérékoré ; -12- L’Usine de jus de fruits de Kankan, dont le jus de mangues était particulièrement apprécié en Arabie Saoudite ; -13- La Scierie de Niandan; -14- La Conserverie de Mamou ; -15- La Parfumerie et l’usine de miel de Labé;
-16- la SIPECO ; -17-SOGUIFAB ; -18-SOGUIREP ; -19-SOMCAG ; -20- L’Usine de Céramique ;
-21- La SOMIGA ; -22- L’Usine de Bougies ; -23- L’Usine d’Acétylène ;
24- ENTA (qui signifiait Entreprise Nationale des Tabacs et Allumettes) ;
-25- CMD ; -26- SOBRAGUI ; -27- AGRIMA ; -28- ALIMAG ; -29- Bâtiport ; -30- Boissogui ;
-31- DIVERMA ; Confection ; -32- CYCLES DE GUINEE ; -33- DROGUERIE de Guinée ; -34- ENIMOG ;
-35- ENIPRA ; -36- IMPORTEX ; -37- LIBRAPORT ; -38- FRUITAGUINEE (chantée par le Bembeya) ;
-39- GUINEXPORT ; – 40- NAFAYA ; -41- OPEMA ; -42- PROSECO ;
-43- QUINCAILLERIE de Guinée ; -44- SABOUYA ; -45- La SNAR ;
-46- SOCOMER ; -47- SOCIPRA ; -48- SOGUILEC ; -49- SOMOVA (garage du gouvernement) ; -50- SONATEX… etc.,
– avec de nombreuses succursales de toutes ces entités.
Et n’oublions pas (non plus) les six cents kilos d’or, (600 kg), ‘’ abandonnés’’ en 1958 dans les caveaux de la BCRG par les autorités coloniales, et qui s’y trouvaient encore 26 ans après, en 1984.
Le 3 Avril 1984, toujours à la BCRG, il y’avait également un fonds de réserve qui s’élevait à trois milliards de Silys … ;
Il y avait aussi un stock de sécurité de 25 kg d’or en Suisse, pour les régulations budgétaires. Ce stock aurait été très rapidement transféré à la Banque de France, bref !
Après les dix premiers mois de pouvoir, une trentaine d’officiers avaient détourné près de deux cents millions de dollars US. Et personne ne nie non plus, tout ce qui s’était passé à cette époque-là ! Laissons de côté le génocide de plus de deux mille militaires et cadres civils en 1984, juillet 1985 et suivantes.
Nous possédions également sous le premier régime :
  1. a) Une compagnie aérienne nationale ‘’Air Guinée’’, avec plusieurs Boeings et des dash ;
  2. b) Quatre aéroports internationaux (Labé, Kankan, Faranah et Conakry), et une bonne quinzaine d’aéroports nationaux à travers tout le pays ;
  3. c) Une voie ferrée de 662 kms, entièrement démantelée et vendue aux chinois et aux indiens, avec des milliers de tonnes de boulons ;
  4. d) Des domaines nombreux de l’Etat, occupés ou bradés par des RESPONSABLES encore désespérément impunis ;
  5. e) Terminons cette énumération pour le moment en citant la grande merveille, appelée ‘’Syli Phone’’, qui était un des fleurons prouvant que CULTURELLEMENT parlant, Sékou Touré avait vu juste avant tout le monde ;
Bon anniversaire à la Guinée et aux Guinéens à l’occasion de ce 60ème anniversaire du 28 Septembre 1958.
Lundi 24 Septembre 2018
  1. Cissé de Bma / essikleduc@gmail.com
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One Comment

  1. Aicha says:

    Cet article reflète les carences de son auteur qui, de mon point de vue, est un autre petit fanfaron qui se prend pour un intellectuel voire un historien guinéen, spécialiste des faits politiques Africains.

    En effet, l’auteur voulait certainement traiter le sujet relatif au bilan des 60 ans d’indépendance de la Guinée (1958 – 2018) et souhaiter aux guinéens une bonne chance dans la lutte pour consolider la démocratie et l’Etat de droit dans l’unité et la paix.

    Il voulait probablement aussi encourager le peuple martyr de Guinée d’entamer enfin un processus de développement historique après 60 ans de gestion politique et socio-économique chaotique.

    Ce qui est malheureusement présenté ici, est un ramassis de  » Pititi-Patata  » d’un félon délateur qui accuse ses bouc-émissaires d’êtres des Féodaux, des Colonialistes, des Impérialistes et des Néocolonialistes.

    L’auteur raconte ses contes imaginaires piochés dans le Royaume de  » Doumbelane « .

    Quand vous dites  » Bon anniversaire à la Guinée et aux Guinéens « , vous adressez finalement à qui après toutes vos colomnies ?

    Tous les paragraphes de cet article sont mélangés et leur contenu est totalement faux.

    Pire, l’histoire de Sékou Touré, du PDG-RDA, de sa doctrine politique originelle, des premiers partis et militants pour l’indépendance de la Guinée sont sciemment rangés aux oubliettes pour glorifier encore et encore Sékou Touré.

    C’est vraiment triste et lamentable de voir que des guinéens persistes encore dans le mensonge à induire les nouvelles générations dans l’obscurantisme ou la confusion.

    PS : Si le fameux auteur de cet article le souhaite, je suis prête à partager nos points de vue pour l’aider à corriger ses nombreuses lacunes sur l’histoire de la Guinée.

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