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CADUQUE Assemblée Nationale à Conakry : Tentative illégale de prolonger une Assemblée nationale dont le mandat a expiré.(Mamadou Billo Sy Savané)

janvier 9th, 2019 | par Leguepard.net
CADUQUE Assemblée Nationale à Conakry : Tentative illégale de prolonger  une Assemblée nationale dont le mandat a expiré.(Mamadou Billo Sy Savané)
Politique
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Le mandat législatif et de représentation donné à ses députés par le peuple  de Guinée  expirera au plus tard le 13 juillet 2019.  Or de façon délibérée,  le gouvernement et le président  n’ont pas inscrit dans  la Loi de Finance 2018-2019 un budget  relatif  à l’organisation du Rendez-vous constitutionnel  fondamental : l’élection législative. Les députés eux-mêmes ont  opportunément « oublié » de respecter  la légalité qui les a fait s’installer là où ils sont. Monsieur Damaro CAMARA, le Chef des députés du président est si content  de leur stratagème qu’il « sent venir le glissement » comme il le clame avec désinvolture avant de se raviser, et déclarer ne pas souhaiter  recevoir sa rétribution de député.  Son mandat a expiré reconnait-il.  Comprenne qui pourra.
   Le glissement, c’est-à-dire le maintien anticonstitutionnel en place de députés, et après du   président alors que  leur mandat légal a expiré, était donc préparé depuis bien longtemps.  De son « élection » à la magistrature suprême en 2010, à la date d’aujourd’hui,   elhadj professeur président a systématiquement refusé  la mise en place  d’Institutions républicaines comme l’exige la constitution à laquelle il a pourtant, prêté serment de respect, et de fidélité  lors de son installation dans sa fonction. Il en est ainsi de l’Assemblée Nationale,  une des colonnes vertébrales de la République.  Les uns et les autres prétendent continuer à légiférer au nom d’un Peuple qu’il ne représente plus.
Déjà l’ex-C.N.T. (Conseil National de la Transition), une Assemblée provisoire qui aurait dû être remplacée  par une Assemblée de Députés élus  au plus tard six mois après la présidentielle comme le prévoyait l’accord de sortie de crise après les abjections commises le 28 septembre 2009 au stade de DONKA, a été maintenu  durant trois ans, contre l’esprit de l’accord. Les membres  du C.N.T. d’alors  eux-mêmes n’étaient pas pressés de respecter les termes de l’accord auquel ils ont dû pourtant leur  juteuse  place.  L’expédient qui a tant servi les intérêts politiciens personnels de « kôtô » Alpha Condet, est encore  réenclenché.  L’elhadj professeur président en usera, sans limite.
Du glissement illégal de l’Assemblée nationale au glissement anticonstitutionnel  de la présidence en 2020, il y a un grand pas vite franchi  par certains députés, et probablement en 2020 par   Alpha CONDÉ.
Récemment, contre tout bon sens élémentaire, un responsable important de l’U.F.R. (pour d’éventuels lecteurs, c’est le parti auquel j’ai toujours donné ma voix) a déclaré avec une désinvolture ahurissante : « Quand le mandat des députés arrive à terme, il y a deux options. La première, c’est d’arrêter notre participation à l’assemblée nationale et nous tombons dans une situation où c’est le chef d’Etat qui prend toutes les décisions en cumulant le pouvoir exécutif et celui législatif. … C’est de laisser la législature en cours continuer à voter les lois jusqu’à la mise en place d’une nouvelle assemblée ». Et il poursuit avec une ignorance satisfaite d’elle-même. « Ce qu’on fera, c’est de permettre à l’assemblée nationale de subsister jusqu’à l’élection d’une nouvelle assemblée ….  Il n’y aura pas d’illégalité à partir du moment où on prendra des dispositions appropriées pour permettre la prorogation [du mandat des députés]. Il y a une procédure pour le faire ».
Ce député UFR n’est pas isolé dans sa position. Le Conseiller politique de l’ U.F.D.G. défendait pour l’essentiel, la même position à Conakry le 26 Décembre dernier, aux environs de onze heures (heure de Conakry) (devant la banque SGB de Conakry) avec son interlocuteur qui lui disait à peu près ceci : « … Honorable! Vous ne serez bientôt plus député. Votre mandat est terminé… » Ce à quoi le Conseiller politique de M. Cellou Dalein DIALLO, sûr de ce qu’il déclare, répond à son interlocuteur en ces termes « …Non ! Notre mandat fini en Avril 2019. De toute façon, le président va prolonger notre mandature… ». Il est très vraisemblable que dans les deux grands partis, des notabilités en connivence, demandent le glissement des législatives. Le président y accèdera très facilement, puisque lui-même en attend un profit politique personnel à l’approche de 2020. Même un enseignant en droit, « conseiller » officieux d’un parti politique, a joint sa « science » juridique pas très solide à cette cohorte plutôt singulière.
Tout cet embrouillamini politico-intellectuel allant dans le même sens, m’amène en tant que simple Citoyen Guinéen, à ces petites réflexions :
1°. Sur le plan du Droit, seul le peuple est souverain. Il ne peut, ni ne doit être dessaisi de sa souveraineté, pour quelle que raison que ce soit et par qui que ce soit. Pour des raisons pratiques (impossibilité matérielle de réunir tous les jours, mois ou années des milliers, des millions de citoyens en un même lieu et le même jour pour débattre des différentes questions concernant la vie collective….), le Peuple souverain peut mandater pour une certaine durée préalablement fixée, un ou des Citoyens pour édicter des règles collectives (Lois…). Ils représentent alors le peuple (de Guinée) par exemple, pour une durée de cinq ans.   A l’expiration de ce délai, les représentants (Députés) du peuple doivent obligatoirement retourner devant le même peuple qui décidera alors de leur renouveler ou pas leur CONFIANCE. Mis à part de période de trouble grave mettant en danger l’existence même de la Nation comme une guerre par exemple,  aucun Député, aucun Président ne peut, ni ne doit prolonger un mandat  expiré qu’il n’a donc plus. Le faire sous quelque prétexte que ce soit,  c’est changer la nature  du régime politique, c’est sortir de la République et de l’État de Droit.  On tombe alors sous le joug des plus violents,  des plus rusés, ou des plus riches et plus cupides, c’est-à-dire  un État absolu d’oppression,  la dictature absolue. Faut-il le rappeler, un Peuple OPPRIMÉ a, le Devoir ABSOLU de s’INSURGER contre ses oppresseurs afin de les neutraliser par tous les moyens, sans exclusive, et ainsi récupérer sa SOUVERAINETÉ qui lui a été confisquée.
2°. L’intention vraie mais plus ou moins cachée de certains députés et du président elhadj professeur de s’auto-prolonger dans leur fonction respective, incline à penser qu’ils croient être le Peuple, ou qu’ils sont eux, plus intelligents que l’ensemble de nos Concitoyens qu’ils n’auraient donc plus besoin de consulter. J’en déduis qu’ils se considèrent eux-mêmes comme le principe fondateur de leur pouvoir. En clair, à leurs yeux, leur pouvoir (exécutif, législatif et de représentation) trouve son fondement dans leur personne, et non pas nos Textes Fondamentaux.   Ils n’auraient donc pas des comptes à rendre, mais c’est le Peuple dans son entièreté qui leur devrait des comptes. Là, ils nous font tomber dans le sacré, c’est-à-dire le Pouvoir de Droit Divin, puisqu’ils s’érigent en source de leur pouvoir. Ils ne sont pas députés du fait d’avoir été choisis par une procédure (vote) par le Peuple, mais du fait de leur Personne, seraient pré-désignés par je ne sais quels Dieux.  En droit, les vrais juristes reconnaitraient  qu’ils se sont octroyé les Compétences de leur  Compétence. C’est cela la tyrannie.
En réalité, plusieurs députés Guinéens ne sont intéressés, ou ne comprennent leur fonction qu’à hauteur stricte des avantages matériels (4×4, facilités financières, possibilités de voyager et faire voyager gratuitement leurs familles….) et symboliques (considération sociale personnelle, rang protocolaire lors d’incessantes festivités….) qui lui sont liés. Et il faut bien le reconnaître, les Chefs de parti, sans exception, sont plus portés à faire élire ceux et celles qu’ils croient dociles, qu’à soutenir des personnalités solides, capables de crédibiliser sinon l’ensemble de l’Assemblée Nationale, tout au moins leur propre groupe parlementaire. Or leurs « dociles » députés, une fois élus, se vendent au plus offrant, c’est-à-dire au pouvoir en place qui dispose des ressources du pays.
Comme le dit si justement monsieur Faya MILLIMONO, à partir du 14 Avril, tous les Députés devraient quitter l’Assemblée Nationale. En tout cas, ceux de l’opposition devraient le faire, et laisser ainsi ceux d’Alpha CONDÉ s’installer dans une indiscutable ILLÉGALITÉ. Si cela se faisait comme je le souhaite, aucun texte, absolument aucun n’autorise le président à cumuler   les deux pouvoirs, Exécutif et Législatif. Le juriste qui prétend affirmer le contraire, devra indiquer le texte qui autorise une telle pratique. A mon avis, il ne le trouvera pas, parce que c’est strictement interdit par la Constitution. Plus grave. Nous sommes ici dans une situation artificiellement créée dans le but expresse d’être obligé de prolonger une mandature expirée. Je crois que les vrais juristes appellent cela, une FRAUDE à la Loi. C’est-à-dire une manœuvre de contournement de la Loi qu’on refuse d’appliquer. Je ne pense pas être contredit par un juriste, si je dis qu’il y a là, une grave FORFAITURE.
L’élection législative pouvait être organisée dans les délais légaux, si le Président, le Gouvernement et l’Assemblée Nationale l’avaient voulu. Ils ne l’ont pas fait, parce qu’ils visaient la prolongation illégale de leur mandat (Députés et Président). C’est une FRAUDE. Si les Députés devenus illégaux et illégitimes devaient rester en place, alors rien n’empêchera Monsieur Alpha CONDÉ de rester en place à partir de 2020 lui aussi, pour continuer un mandat que le pays ne lui aura pas donné. Il a déjà préparé en amont, le blanchiment (légalisation) d’une FRAUDE immense : Par un PUTSCH, il a mis ses hommes et femmes à lui à la Cour Constitutionnelle. A la Cour Suprême, y siège une bonne partie de ses OBLIGÉS. Donc au plan juridictionnel, les conditions de blanchiment frauduleux d’une ILLÉGALITÉ fondamentale lui sont acquises. Il vient d’entamer une purge d’envergure contre l’ensemble des services de sécurité (police, gendarmerie, armée….).
Sur le plan politique autour du président, certains de ses proches extrémistes souvent Burkinabè, et Sénégalais, ont envisagé un moment l’arrestation et l’embastillement de M.Faya MILLIMONO, pour finalement le faire liquider en prison. Après l’échec de la tentative d’assassinat contre Cellou Dalein DIALLO, la même cellule extrémiste avait échafaudé contre Sidya TOURÉ, un scénario de tentative de « Coup d’État » qu’il aurait prétendument organisé. J’émets l’hypothèse qu’un BOURGI très proche d’Alpha CONDÉ, pourrait avoir suggéré un tel scénario. Ce prétexte serait utilisé pour l’arrêter, l’emprisonner et finalement le faire condamner à une peine qui rendrait sa candidature irrecevable par les magistrats d’Alpha CONDÉ. Ayant mesuré le risque qu’ils prendraient à l’éliminer physiquement, ils se sont contentés d’une élimination judiciarisée. A mon avis, ce scénario est mis en veilleuse, mais pas totalement abandonné. SIDYA liquidé physiquement, ou politiquement, Cellou Dalein ne serait plus un problème pour Alpha CONDÉ. Car d’après eux, il serait plus facile à battre en 2020, électoralement. Tandis que SIDYA serait autrement plus redoutable.
Devant cette nouvelle FORFAITURE après bien d’autres, que faut-il faire ?
Cette question maintes fois posée, suggère que nous Guinéens, nous sommes politiquement immatures, puisque nous abandonnons la Terre de nos ANCÊTRES dans les mains du premier venu. C’est encore le cas avec Monsieur Alpha CONDÉ pour lequel la Guinée est une OCCASION qu’on lui présentée, et qu’il a saisie. Il invite donc ses amis (Boucounta DIALLO, des Burkinabè, un des frères BOURGI) au festin pour dépecer un pays peuplé de « MAUDITS ».
A mon avis, il y a une seule Solution : CHASSER Alpha CONDÉ de notre pays, sans tarder et par tous les moyens. Une armée Digne, Responsable, et Patriote doit aider ses compatriotes maintenant, immédiatement ses compatriotes à se débarrasser de ce « président ». Les conditions juridiques et politiques permettant de neutraliser Alpha CONDÉ sont réunies. Il vend notre pays, morceau par morceau. Il sape les bases des Institutions fondamentales (Putsch contre la Cour Constitutionnelle, mainmise sur la Cour suprême, FRAUDE à la Loi, trucage et vol de scrutin….). Il s’active à la décomposition socio-ethnique de notre pays. Si à tout ce SACCAGE, on ajoute les massacres de GALAPAYE, de M’WOMET, de Conakry, de KÉROUANÉ, de N’Zôo, de Mali, de MANDIANA…., ailleurs en Afrique Subsaharienne, Alpha CONDÉ serait déjà en prison depuis bien longtemps. Je prends la Responsabilité encore une fois d’inviter nos enfants, nos frères, nos amis qui sont en uniforme, de prendre eux aussi leur RESPONSABILITÉ, c’est-à-dire d’être pour une fois ceux qui ont arrêté la DÉCOMPOSITION du pays. Les Patriotes en uniforme doivent avoir un esprit chevaleresque, et de ce fait, arrêter de ne se faire voir que contre les cadavres déjà refoidis (Sékou TOURÉ et Lansana CONTÉ). Sinon, c’est Alpha CONDÉ qui va vous liquider comme il l’a déjà commencé.
   Mamadou Billo SY SAVANÉ.
NB : J’assume la totalité de ce que j’ai écrit ici.

One Comment

  1. Toure de Moriah says:

    Honorables députés.
    Vous êtes devant un piège, si vous acceptez une rallonge de mandat pour des raisons de convenance personnelle vous n’empêcherez pas un cas similaire en 2020.
    Je veux parler de la présidentielle. T

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