breaking news

GUINEE / Vrai procès ou faux semblant ? (Par Gandhi BARRY le 31 Octobre 2022)

novembre 1st, 2022 | par Leguepard.net
GUINEE / Vrai procès ou faux semblant ?  (Par Gandhi BARRY le 31 Octobre 2022)
Article
0

Tout le monde a l’air de se réjouir de la tenue d’un procès réalisé par la Guinée, 13 ans après les faits1. Au-delà du chiffre 13, porte bonheur ou malheur, que doit-on penser de cet opportunisme éclair ? Peut-il s’agir d’un vrai procès ou l’apparence est-elle trompeuse ?
Rappelons d’abord que le procès n’était pas à l’ordre du jour, les militaires indiquaient que les conditions matérielles n’étaient pas optimales2 et le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo affirmait pince sans rire, qu’il n’y avait pas urgence3 !!!
Entre-temps, les choses ont changé, des manifestants ont été assassinés – comme sous le régime d’Alpha Condé -, sans que cela ne perturbe qui que ce soit au gouvernement. Certains n’ont pas encore compris qu’ils pourraient être un jour déclarés complices. Par ailleurs des rumeurs de plus en plus précises rappellent que d’autres militaires (une cinquantaine ou plus ?) ont perdu la vie lors de la prise du Palais des Nations le 5 Septembre 2021, et comme à l’habitude les militaires n’ont eu aucune considération pour la vie humaine, puisque de nouveaux « disparus » (dans des fosses communes ?) manquent à leur famille. Dès lors tout s’est accéléré…
La décision d’organiser le procès a donc été précipitée et il existe des risques de bâclage. Si les décisions ne sont pas conformes à ce qui est attendu, on les mettra sur le dos de jeunes magistrats inexpérimentés4, voire incompétents, en oubliant que ce choix a été voulu (peut-être en connaissance de cause). Une juridiction ad hoc composée pour l’occasion de magistrats expérimentés et surtout en fin de carrière aurait peut-être été plus indiquée (pourquoi pas leur dernière affaire, de sorte qu’ils n’aient pas en tête la poursuite de leur carrière).
Pourquoi je suis sceptique sur les conclusions de ce procès, tout en rêvant de me tromper…
Il y a des petits signes qui ne trompent pas
Lors d’un reportage sur la Guinée présentant les prémisses de ce procès, j’ai vu des tee-shirts – probablement réalisés par le gouvernement pour faire sa publicité – où il était écrit : « procès des évènements du 28 Septembre 2009 ». Si j’avais été l’auteur de ce tee-shirt, personnellement j’aurais mis le mot « massacres » en lieu et place « d’évènements ». Ce terme apparemment neutre vise à minimiser les faits. Lorsque la reine d’Angleterre est décédée, c’était également un évènement, mais pas de même contenu. De la même façon, le terme peut aussi avoir une connotation positive (un mariage, ou une naissance constituent également des évènements), ce qui n’est nullement le cas pour le terme « massacres ». Si certains considèrent que ce n’est pas important, c’est parce qu’ils ignorent la puissance de la sémantique. Si vous dites que vous avez « neutralisé une cible potentiellement terroriste », ça n’a évidemment pas le même effet que si vous dites que vous venez de « tuer un sympathique père de famille, dont l’épouse vient d’accoucher d’un troisième enfant ».
Par ailleurs, celui qui fait office actuel de Garde des Sceaux (Alphonse Charles Wright), a indiqué que le procès pourrait durer un an, voire plus (parce qu’il y aurait plus de 450 parties civiles à protéger ?). On sait que la discussion la plus sensible entre les politiciens guinéens et le CNRD porte sur la durée de la transition (24 à 36 mois, voire plus si l’on considère un point de départ mouvant). Faire des émissions de télé-réalité de ce procès pourrait donc occuper les Guinéens pendant un certain temps, ce qui permettrait parallèlement de noyer le poisson sur cette fameuse durée de transition. J’ai eu l’opportunité de regarder un extrait de l’interrogatoire d’Aboubacar « Toumba » Diakité, et je suis très déçu par ce procès (j’y reviendrai dans un autre texte), même si cela permet aux Guinéens de comprendre l’intérêt de la procédure contradictoire, qui nécessite d’entendre les 2 versions des faits, avant de conclure. Il a également un intérêt pédagogique, sans compter que de nombreuses zones d’ombre existent, ce qui peut permettre d’y voir plus clair.
Les manques non imputables au CRND
Officiellement 11 personnes sont inculpées pour au moins 157 personnes tuées, au moins 89 disparitions, au moins 109 viols et plus de 1400 blessés. Ces chiffres sont probablement sous-estimés, car beaucoup se sont tus pour différentes raisons, y compris le fait d’être rejetés par leur famille. En effet, au banc des accusés figurent :
  • le capitaine Moussa Dadis Camara,
  • le colonel Moussa Tiégboro Camara,
  • le colonel Claude Pivi,
  • le général Abdoulaye Chérif Diaby,
  • le commandant Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba (incarcéré depuis le 14 Mars 2017),
  • l’adjudant Cécé Raphaël Haba (incarcéré depuis le 14 Mai 2010),
  • le capitaine Marcel Guilavogui (incarcéré depuis le 18 Juin 2010),
  • le colonel Ibrahima Camara dit Kalonzo,
  • le colonel Blaise Goumou,
  • le sergent Paul Mansa Guilavogui (incarcéré depuis le 22 Mai 2015),
  • et le caporal Mamadou Aliou Keita (incarcéré depuis le 30 Avril 2015).
Le général Mamadouba Toto Camara est décédé le 23 Août 2021 et le capitaine Alpha Amadou Baldé, incarcéré depuis le 14 Mai 2010 a, selon le représentant du Ministère public, été libéré en 2011, un PV ayant été établi à cet effet.
Les prévenus sont des hommes qui ont probablement tiré dans le stade, mais aussi des hommes dans des positions de pouvoir, qui ont potentiellement ordonné, planifié et prémédité les actions. Il manque donc d’autres assassins, car on imagine assez facilement que ce ne sont pas que ces personnes qui ont tiré et tué. Où sont les autres, qui peuvent probablement être identifiés ? Concernant les 109 viols, de la même façon, on imagine également que ce ne sont pas ces personnes – voire seulement celles-là – qui ont violé. Où sont les violeurs, qui eux aussi peuvent probablement être identifiés et doivent l’être ?
Selon les différents documents produits au sujet de ces massacres5, il manque au sein du CNDD, le colonel Moussa Keita, Idrissa Chérif (conseiller spécial de Dadis), le procureur Siriman Kouyaté (qui a conclu qu’il n’y avait qu’un seul responsable – en l’occurrence Toumba Diakité – aux massacres du 28 Septembre), Siba Théodore Kourouma (neveu de Dadis), Joseph Loua dit Makambo (celui qui en déviant la balle de Toumba destinée à Dadis, est décédé le 3 Décembre 2009), le colonel Bienvenu Lamah6, le commandant Gono Sangaré7, le colonel Peve Guilavogui, le général Ibrahima Baldé, le colonel Jean-Louis Kpoghomou, etc… J’en oublie forcément, la liste n’est pas exhaustive.
De même, d’autres responsables en poste à l’époque des faits et mentionnés dans le rapport de la Commission d’enquête internationale8 sont passés à travers les mailles du filet des juges d’instruction, notamment le ministre de la Jeunesse et des sports Fodéba Isto Keira (qui aurait détruit les preuves dans le stade), le directeur du stade du 28 Septembre Ibrahima Sory Keïta (dit Petit Sory9), la directrice de l’hôpital Donka, Fatou Sikhe Camara10 (où de nombreux blessés ont été maltraités), le commandant du camp Alpha Yaya Diallo, le colonel Sambarou Diamakan11 (où des manifestants ont été détenus et torturés), le général Oumar Sanoh, alors chef d’état-major général des armées, le capitaine Sory Condé (présent aux côtés du commandant Tiégboro le jour des faits), Valentin Haba (directeur national des services de police à l’époque), le général Ansoumane Camara, (dit Bafoé), alors commandant de la CMIS, de même que plusieurs membres des services de sécurité.
De même, on peut également s’interroger sur les comportements et attitudes de Boubacar Barry (un proche de Dadis), Alexandre Cécé Loua (Ministre des Affaires étrangères) particulièrement zélé pour défendre l’indéfendable, le colonel Siba Lohalamou (Garde des Sceaux) qui n’a pas fait montre d’un zèle particulier, Frédéric Kolié (Ministre de l’intérieur) qui avait des problèmes de vue et même Papa Koly Kourouma, dont l’ambiguïté a toujours posé problème.
Enfin à l’issue de ces massacres, de nombreux dirigeants – notamment au gouvernement – sont restés en place et n’ont pas démissionné du régime de Dadis. Ainsi lorsque je consulte le site Wikipédia – qui n’est pas une référence quant à la crédibilité des faits -, il est indiqué que le premier Ministre de l’époque, en l’occurrence Kabine Komara, a encore duré 4 mois après les faits12. Ce dernier indique même qu’il a démissionné, suite à une crise politique ayant suivi le massacre du 28 Septembre 2009. Quatre mois pour prendre la mesure d’un massacre, sic !!!
Il ne faut pas réécrire l’histoire, ce que de nombreux négationnistes guinéens ont l’habitude de faire régulièrement, en rappelant à toutes fins utiles, que Dadis a été mortellement blessé par balle le 3 Décembre 2009, et que c’est à la suite de son incapacité et de la vacance du pouvoir, que Sékouba Konaté et le gouvernement de transition de Jean-Marie Doré ont été mis en place. Autrement dit si Dadis avait duré, il est fort probable que ces individus seraient restés en place.
Tous les membres de ce gouvernement devraient passer à la barre, pas forcément pour être poursuivis, en l’absence de complicité active ou passive, mais pour au moins pour faire comprendre aux ignares que nous sommes, pourquoi le massacre de Guinéens et la réalisation de crimes innommables n’avait suscité aucune réaction de leur part. Il serait bon que les Guinéens en comprennent le sens. On démissionne dans les pays nordiques pour avoir payé du chocolat avec la carte bleue du ministère13, en Allemagne pour avoir plagié une thèse ayant permis d’obtenir son doctorat14. Mais en Guinée, on tue et cela ne dérange aucun dirigeant.
En effet, 13 ans après il y a encore des gens avec un esprit tordu. Ainsi un certain Oyé Beavogui du RPG, ou Keamou Bogola Haba, affirment que certains leaders ont voulu « souiller » le 28 Septembre 2009 !!! Pourtant il y a eu beaucoup de manifestations en Guinée. Qui se souvient des dates de ces manifestations ? Il faut dire à ces énergumènes, que si on n’avait pas massacré les Guinéens ce 28 Septembre 2009, personne ne se souviendrait de la date de la manifestation, le 28 Septembre 1958 n’étant par ailleurs qu’un simple jour ordinaire où on a voté (à ne pas confondre avec le 2 Octobre 1958, jour de proclamation de l’indépendance et férié depuis). Il est clair qu’il existe des gens pour qui tuer un Guinéen à la machette, violer des femmes, et tirer dans le dos des enfants ne sont que des évènements banals, mais vouloir manifester un 28 Septembre est un crime de lèse majesté, qu’il faudrait absolument sanctionner. Mais il y a pire15. C’est pour des gens de cet acabit, que les fameux camps d’internement à la chinoise seraient à la mode, donc pertinents ?
Enfin à titre personnel, j’aimerai comprendre pourquoi certains individus et non des moindres, tels Sékouba Konaté par exemple, qui était quand même le Ministre de la Défense, étaient tellement loin des lieux ce jour là, qu’il serait difficile en apparence de leur attribuer une quelconque responsabilité. Il faudrait aussi qu’Alpha Condé nous explique non seulement pourquoi des militaires criminels étaient présents dans sa hiérarchie, mais également pourquoi il a minimisé ces massacres, à tel point que l’instruction étant terminée en 2017 sous la pression de la CPI, il a refusé que se tienne un procès. Heureusement cette fois, la CPI a pris ses précautions pour prendre éventuellement la main ultérieurement, la Guinée ayant ratifié les statuts de la CPI en 200316.
Inexpérience et manque de moyens
Il faut savoir que les juges d’instruction n’ont pas bénéficié d’une équipe d’officiers de police judiciaire dédiée spécifiquement à cette affaire hors-norme. La police judiciaire guinéenne est faible tant en expérience qu’en compétences, moyens et équipements. À l’image de la magistrature, elle reste connue pour ses conflits d’intérêt et ses pratiques de corruption et n’a jamais vraiment fait la preuve de sa capacité à enquêter sur des violations des droits de l’homme commises par des agents de l’État. Les choix effectués – parfois volontaires, parfois imposés par le manque de moyens ou les difficultés d’enquêter – par les juges d’instruction de retenir la responsabilité des uns et d’écarter celle des autres – sans argumentation dans l’ordonnance du 29 Décembre 2017 – seront sûrement âprement discutés par les parties lors du procès, voire par la suite…
La conduite d’un tel procès rapidement improvisé en Juillet 2022, risque donc d’être difficile à mener tant au regard des accusés que du nombre de victimes (plus de 500, même si une trentaine seulement de victimes seront appelées à la barre), de la gravité des faits examinés, voire du manque d’expérience de la justice guinéenne en la matière. Comment les témoins et les victimes seront-ils protégés par les autorités nationales durant et après le procès ? Comment les victimes seront-elles indemnisées ? Le procès ne va-t-il pas s’étirer en longueur, à la faveur des multiples renvois et compléments d’information qui seront immanquablement sollicités ? Comment les magistrats, peu formés, pourront-ils prendre la mesure de ces faits et rédiger une décision qui réponde aux standards internationaux ?
De nombreuses zones d’ombre
L’information judiciaire n’a pas permis la constitution d’un dossier complet et détaillé sur les faits qui ont eu lieu au stade de Conakry le 28 Septembre 2009 et dans les jours qui ont suivi. Les 3 juges d’instruction guinéens – qui ont enquêté entre 2012 et 2017 – ont collecté des auditions de victimes, de témoins et des accusés, mais aucune preuve scientifique ou matérielle de l’implication des accusés dans les faits du massacre du stade (d’où la stratégie de négation systématique par certains accusés, des faits). Ils n’ont pas dressé non plus une chronologie précise des faits, ni établi la chaîne de commandement alors en place – ce qui a d’ailleurs, et de manière inexpliquée, abouti à ce que nombre des acteurs du massacre ne soient jamais inquiétés et renvoyés devant le tribunal. C’est seulement avec les déclarations de Toumba Diakité que l’on commence à en comprendre certains tenants et aboutissants.
On ne veut pas d’un procès contre les militaires
Clairement, Alpha Condé ne voulait pas d’un procès. Il est vrai que, depuis 2010, près de 300 opposants ou manifestants avaient péri sous les balles de la police ou de l’armée, sans qu’aucune enquête ou condamnation n’ait eu lieu. D’autres avaient été emprisonnés sur la base de procédures montées de toutes pièces par une police et une justice aux ordres, cela d’autant plus que certaines des personnes mises en cause étaient devenues entre-temps des piliers du régime d’Alpha Condé17. En fait, la mémoire collective couronne un système d’impunité, de répression sanglante depuis l’indépendance du pays. Les fameux complots sous Sékou Touré, les meurtres et tueries sous Lansana Conté en Juillet 1985 et Janvier-Février 200718, ont malheureusement rythmé la vie du pays et cette nouvelle équipe en prend désormais le chemin, comme si la jeunesse qu’ils revendiquent, les dispensait d’humanité.
Pourquoi un revirement à 180° ?
Comme indiqué précédemment, ce procès annoncé précipitamment n’était pas prévu, d’où peut-être un effet d’aubaine pour se refaire une virginité, même les USA approuvent les sanctions de la Cedeao. Mamadi Doumbouya veut sans doute se racheter une image internationale, car Ibrahima Diallo, Foniké Manguè et Saikou Yaya Barry – pour ne citer que ceux-là – sont en prison, Cellou Dalein Diallo, Sydia Touré et Aboubacar Soumah sont en exil de fait.
Depuis 1958, la justice guinéenne n’a jamais réussi à faire juger des violations des droits humains dans un pays qui en a pourtant connu d’innombrables. Elle s’est en revanche toujours montrée intraitable à l’égard des membres de la société civile qui défendaient les libertés, y compris récemment contre les leaders du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) qui militaient contre le troisième mandat d‘Alpha Condé. Ses quelques tentatives d’affirmation d’indépendance sont invariablement brisées, comme le montre la démission forcée, le 31 Décembre dernier, de la ministre de la Justice, Fatoumata Yarie Soumah, pour avoir osé rappeler au secrétaire général de la présidence que seuls le Garde des sceaux et le Conseil supérieur de la magistrature ont autorité sur les magistrats. Plus que jamais, il apparaît que, sans une aide régionale et internationale, la justice guinéenne ne parviendra pas à trouver la force de juger les auteurs des crimes du 28 Septembre 2009. A tel point, que le titre de mon prochain texte sera sans doute : « Dans la Guinée de Doumbouya, tuer est un droit, manifester est un crime ».
Gandhi, citoyen guinéen
« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).
1La Guinée s’est toujours prévalue de sa propre compétence pour éviter que le dossier ne lui échappe et ne soit repris par la Cour pénale internationale (CPI).
2Lors d’une récente visite du Bureau du Procureur de la CPI à Conakry, celui-ci avait exhorté les autorités guinéennes à organiser la tenue du procès au mois de Mars 2022. Cependant, ces dernières avaient refusé au motif que le tribunal ad hoc dans lequel devrait se tenir l’audience se trouvait toujours en travaux.
3« Hissène Habré a commis ses crimes au Tchad, ça a été déclaré crimes contre l’humanité. C’est 20 ans à 25 ans après qu’il a fini par faire face à un tribunal ».
4Les magistrats ont été formés pendant 3 semaines, notamment pour aborder la question des viols de masse.
5https://icsid.worldbank.org/sites/default/files/parties_publications/C3765/Respondent%27s%20Counter-Memorial/Pi%C3%A8ces%20factuelles/R-0088.pdf
https://www.hrw.org/sites/default/files/reports/guinea1209frwebwcover_0.pdf
https://www.amnesty.org/fr/documents/afr29/001/2010/fr/
6Il faudrait interroger les arcanes de la « justice guinéenne » pour comprendre pourquoi certains dirigeants, tels Bienvenu Lamah (dont on dit qu’il dirigeait une milice présente au stade) ou Mathurin Bangoura, ont bizarrement bénéficié d’un non lieu, dont on a peine à comprendre la décision.
7Les rumeurs disent que non seulement l’ex capitaine Gono Sangaré – très lié au colonel Moussa Kéita, l’un des extrémistes du CNDD – était l’un des acteurs du coup d’Etat manqué du 15 Janvier 2010, qui avait pour but de renverser le président par intérim le général Sékouba Konaté, mais qu’il aurait également « liquidé » le capitaine Mohamed 2 Camara (alias Beugré) et ses compagnons, suite à l’attentat du 3 Décembre 2009 sur Dadis Camara. Enfin, il était aussi le chef des miliciens stationnés à Kaléya, qui ont fait usage d’armes blanches lors des massacres du stade.
8Voir note 5
9Le nettoyage du stade aboutit à la destruction des preuves.
10Qui ne sera limogée qu’en Décembre 2021, malgré une autre mauvaise publicité lors d’un séjour à Rouen (France) pour soins, avec prise en charge de la CMU française !!! https://kaloumpresse.com/2016/08/09/scandale-pour-son-controle-medical-la-directrice-du-chu-donka-en-france/
11Décédé en 2019.
12Du 30 Décembre 2008 au 26 Janvier 2010
13https://www.liberation.fr/planete/2015/06/09/en-suede-on-ne-badine-pas-avec-la-morale_1326329/
14https://www.lemonde.fr/europe/article/2013/02/09/accusee-de-plagiat-de-these-la-ministre-allemande-de-l-education-demissionne_1829628_3214.html
15En effet lorsque Bomby Mara, l’avocat du général Abdoulaye Chérif Diaby, indique – au procès des massacres du 28 Septembre – que son client, avait mis en place un comité de crise, en sa qualité de Ministre de la santé, pour évaluer la capacité d’accueil des morgues d’Ignace Deen et de Donka, je suis resté sans voix lorsqu’il a demandé à Toumba Diakité, ce que ce dernier aurait fait en situation de conflit armé, eu égard au tri des cadavres ou des blessés ??? un médecin a t-il l’obligation de soigner les victimes de son camp ou du camp de son ennemi ??? autrement dit en médecine de guerre, un médecin a t-il l’obligation de soigner les blessés de son ennemi ??? Ainsi pour certains militaires (et donc pour certains avocats en 2022), contester leur pouvoir est assimilable à un conflit armé, et le civil ? le peul ? ou l’adversaire politique ? serait un ennemi ? Wouah !!!
16Elle a déposé son instrument de ratification au Statut de Rome le 14 Juillet 2003. La CPI a donc compétence à l’égard des crimes commis sur le territoire guinéen ou par ses ressortissants depuis le 1er Octobre 2003.
17Bien qu’adjudant-chef, Claude Pivi – considéré alors comme le véritable « boss » de l’armée – et ses sbires, avaient débarqué le 17 Juin 2008 à la CMIS de Camayenne, pour tirer sur les policiers grévistes en vue de taire leurs revendications salariales, à la demande de hauts cadres de l’administration, qui les auraient payés. Il deviendra pourtant ministre sous Dadis Camara et même sous Alpha Condé !!!
18Des enquêtes conduites par des ONG des droits de l’homme ont confirmé 226 cas d’exécutions sommaires et 14 cas de disparitions forcées.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *