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Article publié par le 2 juillet 2012 à 1h8
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Affaires 25 millions de dollars Les ministres Yansané des finances et Fofana des Mines devant les conseillers du CNT Acculé par la presse,
critiqué par l'opposition, le ministre guinéen des mines et de la Géologie,
Mohamed Lamine Fofana, est passé à l'Hémicycle jeudi
devant le Conseil National de la Transition (CNT) pour tenter de se défendre
dans le dossier des 25 millions de dollars liant l'État guinéen à une société
de droit sud-africain, a-t-on assisté sur place. Après la série de
questions des honorables conseillers, le ministre des Mines monte au podium
pour dire la relation existant entre la SOGUIPAMI et son ministère. « Je suis le chef de tutelle de la Société
Guinéenne de Patrimoine Minier (SOGUIPAMI). Je ne m'arrose pas ses droits,
c'est une société anonyme appartenant cent pour cent à l'État par le texte de
l'OHADA. C'est pourquoi on parle de l'administrateur et non de Conseil
d'Administration. Pour qu'il y ait le conseil d'administration, il faut au
moins trois actionnaires. Et celui qui m'a suivi j'ai dit que c'est l'un des
problèmes auxquels nous faisons face ». Pourquoi la SOGUIPAMI n'est pas opérationnelle ? «C'est
trop dire. Elle est opérationnelle parce qu'aujourd'hui, l'État l'accompagne
dans toutes les discussions avec RIO-TINTO. Soyez rassurés, la SOGUIPAMI
encadre les ministères des transports et de l'Économie. Elle a créé des
filiales de minerais de fer, de bauxite, d'alumine et d'aluminium, or, diamant
et matières précieuses et gérant des infrastructures donc elle est devenue une
infrastructure ». Comment on est passé de la SPSM à la SOGUIPAMI ? « La
SPSM a été créée suivant une volonté affichée du gouvernement de trouver une
solution à la séparation entre État actionnaire et État, puissance publique.
C'est dans ce contexte que la SPSM a été créée, il n'existe nul part un texte
qui consacrait la propriété des naturelles de la Guinée à l'État. On disait nos
ressources nous appartiennent mais on s'est rendu compte avec les discussions
que nous avons eu avec les partenaires qu'il fallait que cela soit reconnu, et
lorsque la SPSM a été créée, l'idée qui est venue était de faire en sorte que
on ait l'argent nécessaire pour faire démarrer le secteur minier dans la mesure
où l'Etat a décidé de se débarrasser des composantes qui ne créaient pas assez
de confiance entre lui et les partenaires, comme je l'ai dit tantôt les
investisseurs aiment discuter avec une société privée, pas avec l'État. Lorsqu'on a regardé cette structure, il est apparu
que vraiment la mission est telle que l'on ne pouvait pas continuer avec cette
forme. C'est pourquoi on est revenu avec la SOGUIPAMI. Si vous regardez plus ou
moins, c'est la meilleure mission, mais beaucoup de choses ont été regardées,
c'est pourquoi vous verrez que la SPSM même a été créée en mars 2011 ». Pourquoi cela a pris
du temps ? « Pour prendre une loi ou
un décret créant une structure comme la SOGUIPAMI on ne pouvait pas dire
qu'elle existe, pour que cette structure existe. Il faut élaborer, préparer et
approuver les statuts mais, les discussions au niveau des statuts ont pris
beaucoup de temps. Parce que le notaire qui a été engagé a eu à
résoudre un délai qui consistait à prendre une décision que garder la structure
comme elle est. Donc l'administrateur ou avoir trois coordinateurs pour qu'on
puisse parler d'une structure de contrôle. Cette décision a été prise après une
multitude de discussions entre l'autorité, le ministère des mines et le notaire.
La SOGUIPAMI est un instrument pour le ministère des mines donc pour le
gouvernement. Le mot
confidentialité est revenu à plusieurs reprises. En fait, la confidentialité
est mentionnée dans ces genres de document tout juste pour préserver la compétition,
pour le même objet ou sujet deux ou trois sociétés peuvent se présenter mais si
la condition de la première est connue, c'est d'entrée du jeu un avantage pour
l'État parce que c'est là essayera de s'aligner plus ou moins les conditions de
la première société, c'est pourquoi l'esprit de confidentialités se retrouve au
niveau de tout documents de ce genre, mais au niveau de la reforme que nous
avons entreprise, l'histoire de confidentialité saute. Maintenant, pour tout document contractuel ou
conventionnel, l'État doit signer avec les investisseurs, c'est les
dispositions du nouveaux codes des miniers, toutes les conventions et les
contrats miniers seront publiés, aujourd'hui on a accusé de retard parce que,
lorsqu'on appelle l'évaluation, finalement pour rendre le ministère des mines
opérationnel et poster tous ces contrats à titre convention demande encore
beaucoup d'argent, parce que il faut cela soit géré en temps réel, si on avait
eu l'argent tôt, le site web de ministère des mines serait déjà opérationnel,
il y avait un site qui existait au paravent mais l'endettement du ministère
vis-à-vis du fournisseur a fait que le service a été interrompu..Je vais
revenir sur l'affaire de Paradis fiscaux, les sociétés minières que vous le
voulez ou pas, elles ont toujours leur société minière les Paradis fiscaux En ce qui concerne le remboursement ou la
restitution de ce prêt est effectivement un processus un peu compliqué, il
s'agit d'envoyer à la société Paladino et elle a dix
jours pour accuser la réception et nous dire qu'est ce qu'elle attend de nous
et par la SOGUIPAMI. Pour la gestion de la SOGUIPAMI, elle est autonome
et je ne gère rien au niveau de la SOGUIPAMI, mais toutes les grandes décisions
sont portées à ma connaissance et je valide ou non selon que cela rencontre les
objectifs du gouvernement. La procédure
de traitement des conventions minières, en fait avant il y avait un conseil
ministériel qui statuait sur les demandes de convention et qui négociait sur
les demandes de convention avec la société, au niveau du nouveau code, on a
renforcé ce dispositif en créant ce qu'on appelle la commission nationale des
mines, cette commission nationale des mines comprend tous les départements
ministériels et institutions qui sont impliqués dans l'activité minière de
notre pays ».« Je suis surpris qu'on parle de 25
millions de dollars, alors que la SOGUIPAMI a également contracté dès sa mise
en place un prêt de 150 millions dollars auprès de nos partenaires angolais
pour son fonctionnement. A ce jour, 72 millions de dollars ont été versés. Mais
SOGUIPAMI n'ayant pas des structures institutionnelles pour gérer un tel
montant, il a été demandé à la BCRG de maintenir ces fonds dans un compte
d'attente ». C'est en substance la
réaction de l'argentier du pays, Kerfalla Yansané, lors de son passage devant le Conseil National de
la Transition à l'Hémicycle, a-t-on constaté. Toujours, selon Guineenews, Concernant les 25 millions de dollars, Kerfalla Yansané soutient que
c'est un prêt contracté au nom de SOGUIPAMI en création non pas pour l'Etat
mais pour le patrimoine minier. « Le
ministre des Mines a eu des propositions, il m'a demandé de vérifier le taux
d'intérêt pour voir s'il est conforme à nos engagements. Lorsque cela a été
confirmé, l'accord a été signé pour que SOGUIPAMI puisse fonctionner dès son
installation », a-t-il entamé. « Je suis surpris qu'on parle de 25 millions de
dollars mais on ne parle pas des 150 millions de dollars. Dès sa mise en place,
le directeur de la SOGUIPAMI a également contracté un prêt de 150 millions
dollars auprès de nos partenaires angolais pour avoir des moyens de
fonctionnement. A ce jour, 72 millions de dollars ont été versés. Mais
SOGUIPAMI n'ayant pas des structures institutionnelles pour gérer un tel
montant, il a été demandé à la BCRG de maintenir ces fonds dans un compte
d'attente », a-t-il dit. « Lorsque l'affaire de Paladino
a éclaté, on s'est rendu compte qu'il s'agissait des personnes qui cherchaient
à solliciter des textes prétextant qu'ils ont demandé au ministère des Mines de
payer mais qu'il est en défaut et que dans ces conditions, ils vont saisir les
actions de SOGUIPAMI, ce qui n'est pas exact »,dément-il. Et de poursuivre. « Lorsque les gens écrivent, il faut être très
prudent. Ce sont des gens qui ont cherché à intimider peut-être le ministre des
Mines pour lui donner leur part de gâteau parce que les gens pensent que la
Guinée est un gâteau. Mais ils se trompent. Lorsque le créancier a eu des
prétentions erronées, on a tout simplement demandé à la SOGUIPAMI de rembourser
ce montant, d'autant plus que certains ont accepté de nous prêter 150 millions,
qui sont plus importants que les 25 millions. Pourquoi s'embarrasser alors avec 25 millions alors
qu'on a 150 millions. Pour le moment, 72 millions sont disponibles. Donc, ils
n'ont même pas besoin des 25 millions », a-t-il lâché. «
Donc, les 25 millions ne sont pas les seuls. L'Etat veut doter de SOGUIPAMI de
ressources telles qu'elle pourra traiter d'égal à égal avec nos partenaires.
Lorsqu'on négociait avec Rio Tinto, on n'avait ni avocat, ni ingénieur mais
notre bonne volonté », a-t-il dit. « Les médias et les autres sont libres de dire
ce qu'ils veulent mais il faut que dans cette enceinte des choses sérieuses
soient débattues. Le peuple attend des délibérations concrètes, non pas de
faits divers. On est venu ici parce qu'on est convaincu que le CNT n'est pas
une enceinte de faits divers mais une enceinte nationale qui débat des
questions nationales. Vous avez beaucoup de problèmes à régler, nous aussi,
nous sommes occupés. Mais on accepte de venir pour discuter dans un dialogue
constructif et responsable », a-t-il conclu. Amadou Diallo correspondant du
site « leguepard.net » en Guinée |
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