| Chine/Afrique : resserrement des liens bilatéraux Chine/Afrique : resserrement des liens bilatéraux | |
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Article publié par Ibrahima Sory Makanera le 6 mars 2010 à 10h11
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Chine/Afrique : resserrement des
liens bilatéraux BEIJING, 2 mars (Xinhua) -- Le président zambien
Rupiah Banda est arrivé la semaine dernière en Chine pour une visite d'Etat,
peu après les visites des ministres des Affaires étrangères du Zimbabwe et de
l'Afrique du Sud, signe de l'amitié grandissante entre le continent africain et
la Chine. En 1956, sept ans après la fondation de la Chine Nouvelle, l'Egypte est
devenue le premier pays africain à reconnaître la Chine et à établir des
relations diplomatiques avec la jeune République populaire. Aujourd'hui, la
Chine a développé des relations amicales avec 47 des 53 pays du continent
africain. Mieux encore, ces dernières années, dans un contexte de la globalisation
mondiale, l'amitié traditionnelle entre la Chine et les pays africains a été
élevée au niveau de partenariat stratégique avec une connotation plus riche. Le nouveau partenariat, proposé par le président chinois Hu Jintao en
2006 en marge du Forum sur la coopération sino-africaine auquel ont participé
des dirigeants de 48 pays africains, décrit les principes d'établissement des
liens entre la Chine, le plus grand pays en voie de développement du monde, et
l'Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en
développement, afin de permettre aux deux parties de trouver davantage
d'intérêts communs. Le partenariat stratégique inscrit dans le document politique de la
Déclaration de Beijing insiste sur l'égalité et la confiance mutuelle dans les
affaires politiques, les avantages réciproques et les résultats
gagnants-gagnants dans la coopération économique et une interaction culturelle
pour renforcer la compréhension mutuelle et l'amitié afin de promouvoir un
ordre international plus harmonieux. Comme ce qu'a souligné le président chinois Hu Jintao
lors du sommet de Beijing, le partenariat stratégique sino-africain est non seulement
nécessaire au renforcement de la coopération sino-africaine, mais aussi à la
sauvegarde de la paix et au développement du monde. En savourant les fruits de son propre développement grâce à la politique de
réforme et d'ouverture, la Chine n'a jamais oublié ses engagements faits auprès
de ses amis africains, et c'est grâce au soutien de ces derniers que la Chine a
pu reprendre son siège légal au sein des Nations unies en 1971. Au cours de ces 50 dernières années, la Chine a apporté son aide à 800 projets
dans 53 pays africains, en y construisant plus de 2 000 km de routes et 3 000
km d'autoroutes et en y envoyant des équipes médicales composée de 15 000
personnes pour soigner plus de 240 millions de malades. Ces projets, d'un coût de six milliards de dollars et sans aucune condition
préalable, ont été effectués alors même que la Chine se trouve elle-même en
difficulté économique. Cinq ans après le lancement du Forum sur la Coopération sino-africaine, la Chine
a effacé pour 10,9 milliards de yuans (1,36 milliard de dollars) de dettes des
31 pays africains. La Chine "se sent redevable" au peuple africain, a indiqué le
Premier ministre chinois Wen Jiabao lors de
sa visite en Egypte en 2006. "Nous ne devons jamais nous souvenir des
services que nous avons rendus ni oublier les aides que nous avons
reçues", a ajouté le Premier ministre citant un proverbe chinois. "Les Africains qui sont déterminés à répondre aux défis auxquels font
face leurs pays peuvent tirer profit des expériences de leurs amis chinois, qui
ont remporté de grands succès dans le développement durable et dans la
réduction de la pauvreté", a indiqué de son côté Kofi Annan, ancien
secrétaire général de l'ONU d'alors à l'occasion du sommet de Beijing. Il a qualifié le sommet de Beijing "d'occasion historique permettant à
la Chine et à l'Afrique de réaliser leur idéal commun et de faire avancer la
coopération Sud-Sud". En 2006, la Chine a promis de doubler son aide à l'Afrique en 2009 et
d'augmenter le commerce bilatéral à 100 milliards de dollars avant 2010. Trois années plus tard, malgré la crise financière internationale, la Chine
a tenu sa promesse. En 2008, le commerce bilatéral s'est élevé à 108 milliards
de dollars, presque le double de celui de 2006. Près de la moitié des pays
africains ont augmenté de 50% leurs exportations envers la Chine. Depuis les années 1980, la Chine a diversifié son soutien à l'Afrique en
passant d'une aide purement matérielle en produits et en argent liquide à la
formation de personnel et au transfert de technologie et de connaissance, afin
d'augmenter la capacité autonome de construction, essentielle au développement
de l'Afrique par les Africains. En tant qu'économie émergente, la Chine a renforcé la conscience de sa
responsabilité envers la communauté internationale. Elle a été la première à
proposer clairement et à promouvoir le mécanisme tripartite dans la région du
Darfour au Soudan. C'est aussi le premier pays hors d'Afrique à envoyer des
forces de maintien de la paix au Darfour. Le renforcement de la présence de la Chine en Afrique et le principe de
non-ingérence dans les affaires politiques des pays africains, soutenu par la
Chine, sont pourtant parfois considérés autrement par certains pays occidentaux
qui y voient du "néo-colonialisme". Le président égyptien Hosni Mubarak a souligné,
dans son discours prononcé lors du Sommet de Beijing 2006 : "Nous pensons
que l'établissement d'un nouveau type de partenariat stratégique répond aux
aspirations communes de la Chine et de l'Afrique et c'est un libre choix des
deux parties. Il sert les intérêts communs et aidera à renforcer la solidarité,
le soutien mutuel, l'assistance et l'union des pays en voie de développement,
tout en contribuant à une paix durable et au développement harmonieux du monde". Le nouveau partenariat stratégique sino-africain aidera sans aucun doute
les deux parties à aller plus loin dans l'avenir et tout le monde pourra en
être témoin. |
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