| GUINEE: Cellou Dalein Diallo aborde le "dossier Bah Oury" GUINEE: Cellou Dalein Diallo aborde le "dossier Bah Oury" | |
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Article publié par le 7 mai 2012 à 3h44
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Cellou Dalein Diallo aborde le "dossier Bah Oury" Exclusivité Nouvelle République de Guinée « L'UFDG est solidaire
avec Bah Oury et il reste le Vice-président du Parti
malgré son éloignement. Il est en sécurité en France pour l'instant. »
Dixit Cellou Dalein Diallo,
Président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDF) au cours d'un
entretien qu'il nous a accordé le 4 mai à son domicile. Comment se porte votre vice-président ? Il se porte bien, il a un statut de
réfugié en France, avec sa famille. Communiquez-vous souvent ? Oui nous communiquons souvent. Pourquoi était-il absent lors de votre
dernière tournée à l'extérieur du pays ? Il faut rappeler que j'étais à Barcelone,
invité à la 188ème session du Bureau exécutif de l'Internationale libérale.
C'était une invitation personnelle. Bien entendu j'en ai profité pour
rencontrer la communauté guinéenne vivant en Espagne et les militants et
sympathisants de l'UFDG. Après là-bas, comme j'étais invité depuis fort
longtemps au Portugal, c'est à côté, j'en ai profité pour aller rendre visite
aux militants et sympathisants du Parti. Et après je suis allé à Paris, il est à
700km de Paris, il n'a pas pu venir à Paris, donc nous ne nous somme pas vus.
On n'était pas ensemble. Mais je rappelle que l'objet de la mission était de
participer à une réunion. Vous avez peur d'INTERPOL qui serait tenté
de l'arrêter sous la demande des autorités guinéennes
Je pense que la demande des autorités
guinéennes n'a pas été recevable par INTERPOL parce que de toute façon c'est
une affaire politique. Bah Oury est en sécurité,
bénéficiant du statut de refugié en France et il bénéficie d'office de la
protection des autorités françaises. Ne pensez-vous pas que le chef de l'Etat a
violé les règles de procédure en mettant Bah Oury en
cause avant la justice ? Ecoutez ! Je ne crois pas à l'accusation
portée contre Bah Oury, je ne pense pas que ce soit
quelqu'un qui est capable de s'engager dans ce genre d'entreprise. Je pense que
sa mise en cause, qui l'a poussé finalement à l'exil, procède de la volonté du
Pouvoir de déstabiliser l'UFDG qui est une force qu'il redoute. Je pense que le
débauchage de Dr Saliou Béla entre dans la même
logique. C'est une initiative beaucoup plus inspirée par la politique. On vous reproche de n'avoir visiblement
pas suffisamment défendu votre Vice Président contraint à l'exil ! Nous avons dénoncé tout ce que le Pouvoir
a pris comme décision visant à soutenir une accusation relative à sa
participation à cette attaque. Nous n'avons vu aucun élément de preuve. Bien
entendu on n'est pas dans le secret de l'instruction, mais jusqu'à présent on
n'a pas de preuve mais plutôt un Président de la République acharné sur les
individus proches de l'UFDG, c'est le cas de Diallo Sadakadji
et de M Bah Oury qui est le Vice-président du Parti.
Tout cela procède un peu de la volonté du Président de déstabiliser
l'Opposition. Tout récemment les jeunes de Lélouma ont mis le doigt sur la gestion du dossier de M.
Bah Oury. Qu'avez-vous dit à ces jeunes ? Je leur ai dit que nous avons, chaque fois
qu'il y a une dérive dans l'instruction du dossier ou ingérence du Pouvoir
exécutif dans son traitement, nous avons fait un communiqué et nous avons
manifesté pour protester et attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale
sur ce dossier qui est éminemment politique. Mais l'acharnement du Président de
la république contre M. Bah et les proches, amis et collaborateurs du Président
de l'UFDG n'en est qu'une illustration éloquente. Si on le condamne par contumace quelle
stratégie adopterez-vous pour que le juge revoie sa copie ? Pas le juge, s'il y a procès publique, je
suis sûr que nous ne manquerons pas de déceler les faiblesses du dossier. Et
dans ce cas, nous aurions un fondement pour une position plus ferme et visant à
démontrer que c'est une affaire politique. Aujourd'hui nous ne disposons pas
d'élément. Nous avons l'intime conviction que ce n'est qu'une initiative du
Pouvoir de déstabiliser l'UFDG. Mais si demain nous avons les éléments du
dossier, je pense que nous ne manquerons pas d'identifier les faiblesses qui
vont mettre en évidence justement le caractère politique de ce procès. IL a quand même obtenu le droit d'asile
avec sa famille
C'est une bonne chose, je salue la
décision des autorités françaises qui ont voulu assurer la protection de Bah Oury en lui donnant le statut de refugié. Ce n'est pas
étonnant de la part de la France qui est un pays des droits de l'Homme. Comment voyez-vous l'avenir politique de
votre Vice-président ? Je pense qu'il n'y a pas de problème
particulier. Lorsque les éléments du dossier seront connus, je crois qu'il sera
extrêmement facile pour l'opinion de savoir que c'était un dossier plutôt
politique et qu'il n'y a aucun délit commis par Bah Oury.
Cela ne poserait aucun problème si la justice guinéenne était indépendante; on
aurait espéré avoir un acquittement, mais comme elle ne l'est pas, on attend de
voir. Je suis convaincu que nous trouverons des faiblesses qui vont permettre
de conclure que c'était un dossier politique. Que répondez-vous à ceux qui disent
que vos relations avec Bah Oury se dégradent ? C'est vrai qu'il y a parfois des
malentendus. On ne peut pas dire qu'on a toujours la même lecture des choses,
il est en exil, il peut sous-estimer l'effort que nous faisons pour le
défendre. Mais nous savons en âme et conscience que nous faisons notre mieux.
Tout ne peut pas être dit, tout ce que nous faisons pour attirer l'attention
des partenaires de la Guinée sur le caractère politique de ce dossier,
notamment l'aspect qui touche le Vice-président. Alors nous demandons qu'il y
ait un procès transparent et publique pour que tout le monde puisse constater
que ces gens ne disposent d'aucune preuve impliquant le Vice-président de mon
Parti dans cette affaire d'attaque de la résidence du Président de la
République. Un dernier mot sur ce dossier Il faut que tout le monde soit rassuré.
L'UFDG est solidaire avec Bah Oury et il reste le
Vice-président du Parti malgré son éloignement. Il est en sécurité en France pour l'instant.
Certains disent de négocier son retour sécurisé, mais nous ne faisons pas
confiance à la justice guinéenne ni au gouvernement. Il a la chance d'être à
l'abri pour le moment. Nous attendons de disposer d'éléments suffisants pour
réfuter cette accusation et établir son innocence et en ce moment seulement,
nous pourrons nous battre pour un retour normal. Mais aujourd'hui on ne peut
pas le pousser dans la gueule du loup étant donné que nous n'avons
confiance ni au gouvernement ni à la Justice. Interview réalisée par Asmaou
Barry, avec la collaboration d'El Hajj Saïdou Nour Bokoum Une exclusivité www.nrgui.com (Nouvelle
République de Guinée) |
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