| Deal secret: Les mines guinéennes bazardées à un milliardaire Sud-africain, Alpha et son fils cité ! Deal secret: Les mines guinéennes bazardées à un milliardaire Sud-africain, Alpha et son fils cité ! | |||
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Article publié par le 4 juin 2012 à 8h0
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Deal secret au sommet de l'Etat : Les mines guinéennes bazardées à un
milliardaire Sud-africain Le samedi 2 juin 2012, lors d'un meeting
des jeunes organisé par la Coalition citoyenne, une énième association se
réclamant de la jeunesse, le président Alpha Condé, invité spécial par les
organisateurs, s'en est violemment attaqué aux prédateurs de l'économie
nationale. Dans un discours très populiste, il a flétri les auteurs d'une tentative de
détournement de 13 milliards de francs guinéens. Il a promis de faire tomber des têtes dans
les jours à venir au niveau des ministères de l'Economie et des Finances, de la
Fonction publique et de la Banque centrale, qui seraient les nids de ces cadres
véreux. Dans la même logique, il a promis de démettre tout ministre ou cadre
impliqué dans cette affaire de détournement. Aussi, il n'a pas manqué
l'occasion de tirer sur ses opposants qu'il qualifie des prédateurs ayant mis à
genou l'économie du pays pendant 25 ans de gestion chaotique à laquelle ils ont
participé. Pour lui, son régime est entrain de réaliser en 2 ans seulement ce
que les autres n'ont pas réussi à faire en 25 ans. Curieusement, c'est au lendemain de cette
sortie tonitruante du Président Alpha Condé que le Sunday
Times, le très respecté journal britannique, nous révèle l'un des plus gros
scandales financiers et au cœur duquel se trouve notre cher président,
démocratiquement élu qui nous promet fermement le changement. Selon ce confrère
londonien dans sa livraison du dimanche 3 juin 2012, le Président Condé a
conclu un accord secret avec Walter Henning, un Sud africain blanc et homme
d'affaires dont l'une des spécialités concerne l'exploitation de diamants en
Angola et en RD Congo. Le Sunday Times soutient avoir eu accès à des documents très
confidentiels révélant le deal. Dans ces documents, il est mentionné qu'en
avril 2011, soit cinq mois avant l'adoption par le Conseil national de la
transition (CNT) du nouveau Code minier qualifié par les analystes comme étant
un complot ourdi contre les investissements étrangers en Guinée, le ministre
guinéen des Mines et de la géologie a contracté un prêt de 25 millions de
dollars auprès de Palladino Capital, une société
appartenant au Sud-africain Walter Henning. Cette société est enregistrée dans
les Iles Vierges, un paradis fiscal bien connu dans le Royaume Uni. Par
ailleurs, on nous apprend que Palladino Capital a été
créée en 2003 par M. Hennign pour servir
d'intermédiaire dans « l'exploitation minière, l'énergie et d'autres actifs en
Afrique ». D'autres sources bien informées précisent que le ministre Mohamed
Lamine Fofana a eu le mandat du président Alpha Condé
dont le fils Mohamed devenu conseiller de son père, chargé de mission et de questions
minières serait en connexion d'affaires avec Palladino,
Mvellapenda du Groupe Tokyo Sexwale
et autres Och Ziff, qui est un fonds d'investissement. Pour
parapher cet accord, du côté guinéen se trouvait outre Mohamed Lamine Fofana, son homologue de l'Economie et des finances Kerfala Yansané et du côté
Sud-africain Samuel Mebiane, présenté comme «
mandataire » de Palladino. Un deal à plusieurs visages Le drame
de ce deal secret à plusieurs visages est que nulle part dans le budget
guinéen, on a fait mention de ce prêt de 25 millions de dollars. Ce qui suscite
assez d'interrogations du genre où est parti le pactole et au profit de qui ?
Ensuite là où le bas blesse, dans cet accord, il est stipulé qu'en cas de non
remboursement de ce prêt par l'Etat guinéen, la compagnie de M. Henning
convertira sa créance en une participation de 30% des actions de la SOGUIPAMI,
la Société guinéenne du patrimoine minier créée par décret présidentiel et
adoptée par le CNT en août 2011. Or, la Guinée qui court derrière le point
d'achèvement de son programme avec le FMI dans le cadre de l'initiative PPTE,
est sous l'œil vigilant des experts de cette institution. Rembourser une somme de 25 millions de dollars contactée dans ces
conditions alors qu'il y a tant des projets de développement en souffrance, est
un crime économique contre la Guinée que les institutions de Bretton Woods et les guinéens
épris de justice ne doivent pas passer sous silence. Il s'agit dès maintenant
de demander des comptes afin que le président et ses deux ministres indiquent
clairement à quoi vont servir ces 25 millions de dollars ainsi que les 700
millions de dollars arrachés chez Rio Tinto courant 2011. Ce qui
revient à dire que ce fameux Walter Henning pour avoir mis un ticket de 25
millions de dollars sous forme de prêt, (on ne sait empoché
par qui), mettra la main sur les 30 pour cent des actions de la SOGUIPAMI. Or,
par le biais de ses actions dans cette société, l'Etat guinéen pourrait
engranger des montants colossaux se chiffrant à 10 milliards de dollars grâce à
ses participations dans les projets de Simandou où
doivent opérer des multinationales que sont Rio Tinto, Chinalco,
Beny Steinmetz, la VBG ou celles qui sont dans
d'autres miniers que doivent exécuter BHP Billiton, Rusal,
Mittal Arcelor ou Bellzone.
Comme on
le voit, cet accord pourrait faire transférer des milliards de dollars d'actifs
miniers appartenant à ces géants miniers - et au détriment de l'Etat guinéen- à
ce milliardaire Sud-africain. Cet accord
viole l'Article 150 du Code minier guinéen qui stipule que « l'Etat se réserve
le droit de vendre tout ou en partie de sa participation en numéraire, sans
droit de préemption des autres actionnaires de la société titulaire du titre
minier, à travers un processus d'enchères ouvert et transparent». Et ce
n'est pas fini, s'il s'avère que Mohamed Condé le fils du président Alpha Condé
est impliqué dans cette affaire, c'est l'Article 39 de la Constitution
guinéenne qui est violé. Celui-ci stipule que « Durant son mandat, le président
de la République ne peut, par lui-même, par un membre de sa famille et même par
autrui, acheter ou prendre en bail un bien qui appartient au domaine de l'État,
sans l'autorisation de la Cour constitutionnelle dans les conditions fixées par
la loi ». Il est à
noter aussi que selon le Sunday Times, cet accord
peut-être encombrant pour Tony Blair, l'ancien Premier ministre britannique et
ami du président Alpha Condé dont il est le conseiller par le biais de son ONG Africa Gouvernance Initiative. Entre Tony Blair et Alpha
Condé se trouve aussi Georges Soros, le milliardaire
américain d'origine hongroise qui évolue entre l'humanitaire et le business.
C'est lui qui a dépêché des experts de ses deux structures l'ISLP (l'International
Senior Lawyers Project) et Revenue Watch, l'ONG
spécialisée dans la proposition des audits aux pays dotés de ressources
pétrolières, gazières et minières, pour rédiger le fameux Code minier 2011 dans
les bureaux contigus du ministère des Mines et de la Géologie. Georges Soros qui vise les mines
guinéennes a été présenté au chef de l'Etat guinéen par l'ancien ministre
français des Affaires étrangères Bernard Kouchner (ami et promotionnaire du
président Alpha Condé). Celui-ci, depuis l'accession à la magistrature suprême
de son « frère jumeau » Alpha est très présent à Conakry où il a ouvert un
chantier de construction d'un centre de santé dénommé Mère et enfant qui, près
d'un an après la pose de la première pierre, peine à décoller du côté de Coronthie à Kaloum. L'an dernier,
les médias français ont fait ressortir que de par sa présence et son influence,
Kouchner joue plutôt le rôle de conseiller occulte d'Alpha Condé. Et lorsqu'un
de ses compatriotes journaliste a voulu qu'il lui en dise un peu plus sur sa
présence trop remarquée dans les rouages de la présidence guinéenne, Kouchner a
piqué une colère noire. Pourtant,
avec l'avènement de ce deal entre le président guinéen, ses ministres et la
compagnie de M. Henning il y a à s'interroger sur le pacte tissé autour de nos
mines puisque pour le moment, l'organisation d'élections législatives devant
doter le pays d'un Parlement responsable ne semble pas être la priorité du
régime. Pauvre Guinée ! Par Ibrahima N'Diaye
de Guineemining.info Transmis par amadou Diallo |
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